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Prévert

17 avr

Un second poème de Janinie HASSELWANDER, bénéficiaire Port’âge de la bibliothèque Andrée Chedid dans le 15e arrondissement.

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CC by Houbazur

 

Avec lui je veux chanter

La révolte salutaire,

La suivre les yeux fermés

Dans la voie humanitaire,

En douceur, avec amour,

Ou poussé par la passion,

Sur la teinte de l’humour

Au vif de l’indignation,

Crier la réalité

Désenchantée.

 

Je veux lui prendre la main

En toute simplicité,

Et sur le même chemin

Noble de la liberté,

Choquer l’imagination

De trop de gens, de dormeurs,

De brebis et de moutons,

Afin de piquer les cœurs

De tous ces contemporains

Pauvres humains !

 

Chanter avec eux, Prévert

Sur la clé de sol privée,

Ses mots simples ordinaires

D’une justice bafouée :

L’éternelle histoire de l’homme

Après la pomme.

 

Avec lui je veux chanter

Les mots, la prose et les vers,

En rêvant d’un jour changer

Cette atmosphère !

 

 

Janine HASSELWANDER

De Piaf à Trenet

9 avr

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir un premier poème de Janinie HASSELWANDER, bénéficiaire Port’âge de la bibliothèque Andrée Chedid dans le 15e arrondissement.

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CC BY-SA Paul Stumpr

 

De Piaf à Trenet

De ceux-là on dira : ils n’ont rien inventé !

Pourquoi sont-ils ici s’ils ne font que chanter ?

Jusque-là sur le livre, à petit, on lisait

De l’homme, le savant, sa route et son progrès,

Avec, sur une page, ici ou là soudain,

Un poète, un sportif, un roi, un écrivain,

Un peintre, un musicien, et même un président,

Dans l’ordre mentionné chronologiquement.

Pourquoi ne pourrait-on citer quelques chanteurs qui nous ont tant offert de leur monde enchanteur ?

A leur manière aussi, avec la modestie,

L’indispensable et rare espèce de génie

Qui nous a fait vibrer ? …Telle Piaf éternelle,

Effaçant sur sa voix l’existence cruelle.

Comme Aznavour, Ferré, Brel, Ferrat et Dumont,

Montand, Brassens, Trénet, princes de la chanson,

Qui ont marqué avec leur personnalité,

Dans l’univers enfin, toute l’humanité !

 

En parlant de Montand, sur cette note-là,

Il me vient  à l’esprit le flash du cinéma,

Deux grandes dames qu’il ne faudrait oublier,

Comédiennes, chanteuses, au talent singulier : Marylin Monroe et Simone  Signoret,

L’une et l’autre en plein cœur de l’immense succès,

Deux beaux rôles complets, différents d’émotion,

Devant lesquels on pleure et rit d’admiration.

 

De tous ceux-là on dit : s’ils n’ont rien inventé

Pourquoi sont-ils avec les savants notifiés ?

… Parce qu’ils sont de tels artistes de renom

Qu’on ne peut, qu’on ne doit … en oublier les noms !!

Janine HASSELWANDER

 

PRINTEMPS DES POETES 2014 : L’Amérique latine & l’Espagne à l’honneur à la bibliothèque Andrée Chedid

2 avr

 

IMG_0873Le jeudi 6 mars 2014 avait lieu un atelier consacré au Printemps des Poètes à la Résidence Quintinie-Procession, dans le 15e arrondissement de Paris. Cette année, nous avons décidé de mettre l’Amérique latine et l’Espagne à l’honneur.

IMG_0878C’est une résidence que nous choyons beaucoup au service Port’âge de la bibliothèque Andrée Chedid, et comme à chaque visite mensuelle, ce fut l’occasion d’échanger et de parler littérature avec un public féminin aguerri et bien sympathique. Parmi les femmes qui étaient présentes, notons l’engouement et la ferveur de mesdames Janine Hasselwander, Colette Villard, Gilberte Borenfreund et Jeanne Jambu.

IMG_0875Autour d’un bon café et de quelques douceurs, comme dans un salon de thé, nous leur avons présenté les plus grandes plumes poétiques de l’Argentine, de la Bolivie, du Chili, d’Equateur, du Pérou, de l’Uruguay, ainsi que d’Espagne. Si les noms de Juan Gelman, Jorge Luis Borges, Rodolfo Alonso, Anahi Mallol, Santiago Vega, Enrique Santos Discepolo, Eladia Blázquez, Homero Manzi, Óscar Cerruto, Jaime Saenz, Pablo Neruda, Arturo Borja, Humberto Fierro, César Dávila Andrade, Samuel Brejar, Cesar Vallejo, Mario Benedetti, Federico García Lorca, ou encore Luis García Montero ne vous disent rien, il est grand temps de nous faire une visite à la bibliothèque Andrée Chedid. Un joli recueil de poésie latine, confectionné par nos soins, vous y attend pour lecture sur place.

IMG_0883Venez découvrir cette belle langue latine qu’est l’espagnol à travers les pratiques poétiques des plus grands poètes de langue espagnole. Plus qu’un art poétique, la poésie est une culture et une arme sociale puissante pour ces nombreux artistes d’Amérique latine et d’Espagne qui la pratiquent.IMG_0877

Que ce soit à travers les tangos, comme Eladia Blázquez ou encore Homero Manzi, ou à travers l’engagement journalistique et/ou politique, notamment d’Oscar Cerruto ou encore de Jaime Saenz, les poètes de langue latine ont su être des témoins vifs et actifs de leur temps. La plupart ont, d’ailleurs, laissé un héritage colossal aux générations qui ont suivi.

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Anna, volontaire Port’âge à la bibliothèque Andrée Chedid

Geoffrey, 24 ans, volontaire à la bibliothèque Arthur Rimbaud

20 mar

Après de longs mois de travaux, la bibliothèque Arthur Rimbaud, située dans la mairie du 4e arrondissement de Paris, a rouvert au public samedi 8 mars dernier dans des locaux neufs et splendides. Le service du Port’âge a continué d’être assuré pendant la fermeture par Geoffrey, son volontaire. Rencontre avec lui et Charlotte, sa tutrice.

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Charlotte, décris Geoffrey en une maxime, un proverbe, une expression.
Charlotte : Oh, c’est horrible comme question ! J’avais préparé une réponse à la question de le décrire en trois mots (rires). « Les sportifs ne sont pas des intellectuels » (rires).

Geoffrey: Ce n’est pas gentil.

Charlotte : C’est parce qu’on a une bénéficiaire qui dit que Geoffrey étant sportif, il ne peut pas être intelligent. Or, il l’est.

Geoffrey, décris Charlotte en une maxime, un proverbe, une expression.
Geoffrey: Une énergie débordante. Moi aussi, je trouve que c’était bien de décrire en trois mots.

Charlotte, c’est ta première expérience de tutrice et d’encadrement. Pourquoi avoir accepté ?
C : J’étais volontaire car j’aurais bien aimé faire du Port’âge moi aussi si cela avait déjà existé auparavant. Lorsque j’étais en stage dans une bibliothèque en Normandie, j’en avais fait un peu. Tous les mois, on allait faire l’équivalent du Port’âge dans une maison de retraite.

Geoffrey, pourquoi fais-tu le Port’âge ? Est-ce de faire un service civique ou de travailler dans une bibliothèque qui t’a attiré ?
G: Je cherchais une première expérience professionnelle et à gagner un peu d’argent. Je suis tombé sur cette mission, et elle m’a semblé intéressante. Aujourd »hui, je vois combien elle m’a apporté, elle m’a enrichi humainement.

Charlotte, tu aurais aimé faire un service civique ?
C : oui.  J’aurai bien aimé allier la notion d’être utile en faisant un service civique pendant mes études.

Alors pourquoi ne pas avoir été volontaire d’un service militaire ?
C : (rires) A cause du coté ordre et rigueur qui sont forcés qui me déplait.

Geoffrey, le métier de bibliothécaire correspond-il à l’idée que tu t’en faisais ?
G: L’image poussiéreuse que l’on s’en fait au lycée est fausse. C’est un travail qui peut se révéler très intéressant. Je n’en ferai pas mon métier, mais il est vraiment sympa.

La bibliothèque Arthur Rimbaud a rouvert au public après un « lifting » de plusieurs mois de travaux. Qu’en pense la professionnelle ?
C : Je suis ravie et comblée. Tout est neuf, le mobilier, l’organisation des espaces, nous avons de nombreux retours positifs des usagers. C’est une belle réussite.

Et celui du volontaire ?

G : C’est plus petit que la bibliothèque Marguerite Audoux où j’étais installé pendant les travaux, mais elle est vraiment jolie et surtout lumineuse.

Justement Geoffrey, tu étais en poste à Marguerite Audoux. T’y es-tu senti à l’aise, un bibliothécaire membre de l’équipe ?
G : Je me suis senti bien intégré, oui, surtout avec certaines personnes.

Enfin Charlotte, comment vois-tu Geoffrey ? Comme un collègue ? Quelqu’un sous tes ordres ou sur qui tu dois veiller ?
C : Geoffrey est indépendant et autonome. En fait, j’ai tendance à vouloir m’occuper de lui, mais il n’en a pas besoin (rires).

 

La speed interview

Pourquoi le BN sourit-il alors qu’il va se faire manger ?
Geoffrey : Il a été endoctriné pour ça.
Charlotte : Il est content de venir dans notre corps.

Donne-moi un synonyme de brouette
Geoffrey : Je vais éviter la première réponse qui me vient à l’esprit, et dire charette.
Charlotte : Roule pratique.

Pourquoi ouvre-t-on toujours les médicaments du côté de la notice ?
Geoffrey :
Je ne prends jamais de médicaments.
Charlotte :
Parce qu’on est malchanceux.

Si les français lancent du riz aux mariages, est-ce que les asiatiques lancent du pain ?
Geoffrey : Ils demandent de l’argent.
Charlotte : De la mie de pain.

Pourquoi les emballages CD et DVD sont-ils toujours difficiles à ouvrir ?
Geoffrey : A cause d’un complot de la société de plastique.
Charlotte : Pour qu’on s’énerve.

La retraite: une seconde jeunesse?

12 mar

Ce mardi 11 Février avait lieu le « Salon du bien vieillir » dans le 15e arrondissement. Pour l’occasion, le dispositif Port’âge représenté par les bibliothèques Vaugirard et Andrée Chedid y a tenu un stand.

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Préparer sa retraite ou simplement comment bien vieillir, nombreux et nombreuses sont ceux qui y pensent. Le Salon du bien vieillir était l’occasion pour de nombreuses personnes âgées, du 15e arrondissement mais aussi du reste de l’Île de France, de découvrir les associations de quartier et organismes s’adressant à eux.

photo7Faire vérifier sa vue, s’inscrire pour faire du sport (comme le volleyball) ou encore jeter un coup d’œil aux structures d’accueil médicalisé, les nombreux stands donnaient une vue d’ensemble des possibilités pour les futurs retraités et seniors.

photo5Mais il y avait également quelques organismes promouvant la lecture à tout âge. Et le stand du Port’âge a attiré, tout au long de la journée, un large panel de curieux, friands de lecture, et heureux qu’un tel service leur soit proposé.

photo6Les passants, qui se sont arrêtés pour discuter longuement au stand, étaient d’autant plus ravis en apprenant la gratuité de ce service qu’il s’adresse autant aux personnes âgées ayant des difficultés à se déplacer qu’aux personnes handicapées ou temporairement immobilisées.

photo4Ce salon des seniors étaient également l’occasion de présenter les différents types d’ouvrages que proposent les bibliothèques Vaugirard et Andrée Chedid dans le cadre du Port’âge: livres en gros caractères, livres audios, DVD, les CD.

photo3N’hésitez donc pas à faire appel à nos services!

 

Anna, volontaire à la bibliothèque Andrée Chedid dans le 15e arrondissement de Paris

 

Pauline Episode 02 Fort Boyard

4 mar

imagesFort Boyard, c’est chez Madame L.

Tout le monde connait cette émission où des célébrités se retrouvent dans le fort vers l’île d’Oléron et cherche des clés.

Chez Mme L., c’est le même jeu, mais avec des livres.

Cette petite mamie (oui, petite, car elle ne fait pas plus d’1m55) gentille et souriante, vie dans un petit appartement BIEN rempli.

C’est une fois arrivée chez elle que le sport et le jeu commence. Car, ayant elle-même des livres en quantité, elle mélange ceux de la bibliothèque et les siens.

Il me faut alors me mettre en chasse : escalader les piles de vêtements, écarter les valises de plusieurs tonnes, faire abstraction des assiettes sales pour chercher les documents. Le tout bien souvent en équilibre sur une jambe, la liste des documents manquant dans une main et continuant ma discussion avec elle.

Pour parfaire le tout, les lions sont remplacés par un angora ayant pour prénom Vanille et choisissant ces moments de recherche pour se frayer un chemin entre mes jambes.

« Vous avez-vue comme elle est belle ma fille ! Elle est toute mignonne, elle est vraiment importante pour moi. » La réponse, la seule pouvant être donnée est : « Oui, elle est belle. » Mais intérieurement ça donne plutôt : « Oui, elle est très belle. Mais là, si vous pouviez l’enfermer dans une cage, ce serait super sympa. J’aimerais éviter de tomber sur vos aiguilles à tricoter. »

Ce n’est qu’après 15mn de recherche intensive que je peux vraiment constater que OUI, le chat angora, je veux le même chez moi.

Pauline Episode 01 Le grand saut

14 fév

Profil Pauline ParmentierPauline est volontaire à la bibliothèque Parmentier depuis octobre 2013. Après 4 mois, elle nous raconte le début de sa mission. Aujourd’hui, son arrivée à la bibliothèque, et ses premiers contacts avec ses collègues.

 

Avant de pouvoir franchir la grille de ce nouveau lieu de perdition (ha ha), je dois passer par l’étape OUVREZ MOI !!!! Et ça, ce n’est pas gagné.

Pour pénétrer en ce lieu de culture en dehors des horaires d’ouverture, il faut montrer patte blanche. Alors après cinq minutes à m’en prendre à la sonnette et voir passer mes futurs collègues qui me regarde sans venir m’ouvrir, je trouve mon salut de l’extérieur. C’est la conservatrice qui arrive et qui me souhaite la bienvenue.

Je n’ai pas fait un pas dans la bibliothèque que je suis confiée au bon soin d’un de mes tuteurs. Il me fait gentiment une première visite des lieux, rapide hein, ils ont deux réunions avant 13h. Les livres, bin, dans des rayons, sur des étagères quoi. Les postes de service public : « De toute façon tu ne fais pas de service public donc, c’est juste pour te montrer. »

Et hop, je passe dans les mains de mon second tuteur. Parce que oui, ils devaient tellement avoir peur que je sois seule qu’ils m’ont plutôt bien entouré pour le nombre de responsables : 3. Pour moi toute seule !!! (Ce n’est pas un peu beaucoup quand même ?)

Ben en réalité non, je sais dans les grandes lignes en quoi consiste mon travail. Mais eux, ben c’est pareil… QUOI ?! Des novices !

Cool, ils vont être aussi largués que moi ! Me voilà entre de bonnes mains (enfin, je pense…).

Première réunion et pas des moindre. Mis à part ceux qui ne travaillent pas ce jour, tout le monde est là. Oh, c’est gentil de faire un tel comité d’accueil pour mon premier jour, mais il ne fallait pas. Nan, ce n’est pas pour moi ? Dommage.

Bon redevenons sérieux, c’est pour traiter des points importants concernant la bibliothèque. Mais avant ça, ben retour à l’école : « Pauline, tu vas rester avec nous pendant un an. Mais comme nous ne te connaissons pas, tu peux te présenter toi, ton parcours et pourquoi tu souhaitais un Service Civique. ». Euuuuuh… Alleeeeez, fait pas ta timide, ça n’est pas la mer à boire que de présenter la moitié de ta vie devant 20 personnes parfaitement inconnue !

Ouf, travail accompli. Maintenant, oublié moi pendant 5 mn.

Après cette réunion, un petit gâteau et un jus d’orange, je me dirige dans les bureaux. C’est grand, mais il n’y a pas suffisamment de postes informatiques pour tout le monde.

« Trouve-toi un poste de libre, on va jeter un œil sur les bénéficiaire de l’année dernière. »

Manque de chance pour moi, les données dont je dispose sont légèrement en sous nombre, on se prend la tête (littéralement) avec mes tuteurs pour retrouver un semblant d’information dans toute cette masse informe. Je ne suis pas encore prête à rencontrer les lecteurs avec tout ça.

Après une après-midi de déblayage de l’ordinateur, au motoculteur, je tiens une liste à peu prêt droite de personnes à contacter. Mais il est déjà 18h, allez, rentre chez toi, on se voit la semaine prochaine pour prendre contact avec eux.

C’est déjà fini !!! Et oui, après ma première journée de travail, je suis déjà en week-end ! En souhaitant que la suite me réserve de bonnes surprises.

Remerciement à une volontaire

28 jan

NathalieMadame C-E. est une bénéficiaire Port’âge à la bibliothèque Hélène Berr dans le 12e arrondissement. Depuis 4 mois, Nathalie lui apporte régulièrement des livres et passe du temps en sa compagnie. Très heureuse de ses rencontres, elle lui a envoyée un courrier jeudi dernier.

Merci Nathalie, pour votre efficacité, et votre gentillesse.
C’est un plaisir de vous recevoir et de constater que vous êtes celle qui me permettait d’accéder à des livres que je voulais lire depuis longtemps. Même plus vaillante, je n’aurai pas réussie aussi bien que vous..
J’apprécie aussi votre volonté de réaliser vos projets et vos capacités de travail.
Donc vous avez tout pour réussir et aussi pour trouver du bonheur. C’est “la mamie” qui  vous parle….
Très amicalement et à bientôt.

PAUL PORTEUR A LA BIBLIOTHEQUE BUFFON

24 déc

 

Depuis octobre, Paul est volontaire Port’âge de la bibliothèque Buffon. En trois mois, il s’est bien intégré à l’équipe, et à sa mission.

 

Paul-BuffonPrésente-toi en 3 mots.
Classe, distrait et tenace.

Pourquoi fais-tu un service civique ?
Je désirais prendre pied dans le monde du travail, tout en effectuant mes études. Ayant déjà travaillé dans une maison de retraite,  j’allais en terrain connu en faisant la mission Port’âge. J’ai l’impression de faire quelque chose d’utile.

C’est le service Port’âge qui t’attirait vraiment ?
Oui. De toutes les missions que j’ai vu, c’est bien le Port’âge qui m’attirait le plus.

Que veux-tu faire après ?
Je compte devenir bibliothécaire, justement ! . Faire le Port’âge, ça me met dans le bain.

Pourquoi veux-tu devenir bibliothécaire ?
Parce que pour moi, le livre est une représentation du savoir, l’aventure vers l’éventail des sciences et de l’humain. Rien que ça vaut le coup d’être un bibliothécaire. Le lecture est ma passion. Petit, je voulais être astronaute, aventurier, journaliste ou bibliothécaire.

En fait, tu voulais être Indiana Jones.
(rires) Bah oui ! Tu peux le dire.

Qu’est-ce que tu lis ?
Un peu de tout. J’ai un gros faible pour la SF, notamment Barjavel, Asimov, Bradbury. Récemment, j’ai essayé de lire la Divine Comédie de Dante, mais je n’ai pas réussi à finir, c’est passionnant, mais compliqué à lire en une fois. J’ai aussi lu Gatsby le Magnifique.

Un moment fort ou une anecdote à nous raconter ?
Jusqu’à maintenant, j’ai de la chance, je n’ai eu que des gens sympathiques. Mais hier, j’ai rencontré une nouvelle bénéficiaire du service. Elle est très gentille, très intéressante, mais surtout très bavarde. Je suis arrivé chez elle vers 15h, et en suis reparti à 17h30.

Quelque chose te déplait ?
[Il réfléchit] Pour le moment, non. La seule chose un peu déplaisante, ce sont les gros livres, les pavés, à transporter. Mais après avoir travaillé pour une entreprise horticole ou aux Archives (où c’est presque de l’esclavagisme), on ne peut pas se plaindre.

Un mot sur ta tutrice ?
[Sourire]. C’est une crème !

La speed interview

Que fais-tu en premier le matin ?
J’écoute les catastrophes dans le monde à la radio, ça me permet de relativiser ma propre vie.

Est-ce que tu aimerais, juste une fois, que Coyote attrape Bip-Bip ?
Oh oui ! J’ai  prié toute mon enfance pour ça.

Quel est ton plat préféré et ton plat détesté?
J’aime beaucoup les œufs cambodgiens avec l’alcool de riz et le serpent. Je n’ai pas de plat détesté, je mange de tout.

Mais pourquoi Noé a-t-il emmené les deux moustiques dans l’arche au lieu de les écraser ?
Pour que sa femme reste éveillée la nuit.

Il fait manger 5 fruits et 5 légumes par jour. Pour les fruits, tu les prends en liqueur ou en pâtes de fruits ?
Ni l’un, ni l’autre ! Je prends une sucette pomme-kiwi-abricot-banane-poire.

Pourquoi les ouragans ont-ils des prénoms féminins ?
Si vous connaissiez mon ex, vous les nommeriez toujours avec des prénoms féminins.

Naturopathie

17 déc

Je tiens à préciser que cet article n’est pas à prendre au premier degré c’est bien entendu en rigolant que je vous raconte cette anecdote qui m’a plutôt marqué. Cette personne se plaît tout à fait dans son mode de vie et ne veut absolument rien en changer. Elle revendique d’ailleurs ce quotidien plutôt hors du commun et je respecte totalement cela.

 

Mme K est une dame âgée de petite taille, bossue, pourvue d’une calvitie bien marquée sur le haut du crâne. Elle porte des lunettes (de la même épaisseur que le double vitrage de mes fenêtres) qui lui font des yeux minuscules (un peu comme la tortue qui respire avec une paille dans le nez dans l’âge de glace haha), et vit dans un atroce appartement plein de poussière et de découpages de catalogue collés sur les murs où l’air y est totalement irrespirable (vive mon écharpe pleine de parfum).

Le pompon: c’est une naturopathe passionnée par les boissons naturelles comme le thé à base de SA PROPRE URINE et les bains d’yeux faits dans SA PROPRE URINE également.

Bref, cette certaine madame K. tente chaque fois que je vais la voir, de m’initier à la naturopathie en me proposant des tasses de « thé » dont la couleur ne m’enchante guère et que je refuse bien gentiment (pour ma survie personnelle en réalité), cette « créature effrayante » me trouve particulièrement gentille et ne se gêne pas pour m’inviter à m’asseoir sur « son bordel » qui est en réalité son lit (dont les draps n’ont pas été changés depuis «  belle lurette » comme elle dit).  Elle en profite également pour essayer de m’apprendre des choses nouvelles pour me montrer qu’elle n’est pas «  à la masse » (à prononcer « ô lo mosse »), et répète sans cesse « comprenez c’que j’dis ?! Hein, comprenez ?! »Hahaha.

En tout cas, cela fait à peine 2 mois que je travaille ici et je vois déjà parmi les bénéficiaires des spécimens très rares et en voie d’extinction (je l’espère pour les suivants porteurs du moins, haha). En tout cas, au nom de tous les porteurs (je suppose qu’ils font face à d’étranges petits bonhommes aussi), je le dis et je l’’affirme : ces petits vieux nous tueront à la tâche ! ^^

Marie (volontaire à la bibliothèque Couronnes)