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Edwige, volontaire à la bibliothèque Vaclav Havel

18 Sep

_40p-cBVEdwige est volontaire dans la bibliothèque Vaclav Havel

Pourquoi avoir fait un service civique ?

J’ai fini mes études et dans mon domaine (histoire de l’art) c’est compliqué de trouver du travail. Du coup, j’ai postulé sur le site du service civique à plusieurs offres mais je n’ai pas eu de réponses. Je suis allée sur le site de la mairie de Paris et là, j’ai vu qu’ils cherchaient des volontaires pour le port’âge.

Pourquoi le Port’âge ?

C’était en bibliothèque, ça avait l’air intéressant. J’ai regardé les vidéos sur le blog, ça m’a permis de me faire une idée.

Peux-tu décrire ta tutrice en une qualité et un défaut ?

Une qualité : elle est super gentille, elle est tout le temps en train de rire. Je n’ai pas été confrontée personnellement à ses défauts.

Te sens-tu intégré à l’équipe de la bibliothèque Vaclav Havel ?

Il y a beaucoup de monde, au début j’avais du mal avec les prénoms. Mais ils sont super sympas, c’est une équipe jeune, sans prise de tête. Comme je suis souvent en déplacement, je ne suis pas tout le temps avec les autres mais je me sens intégrée à l’équipe.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Le tournage des sketchs pour la vidéo des commandements du porteur. Ou sinon plus généralement, une bénéficiaire avec qui je m’entends vraiment bien, qui est intéressée par le cinéma. On a les mêmes goûts, on en parle beaucoup. C’est ma plus belle rencontre.

Quel est ton pire souvenir ?

Certaines remarques racistes entendues. Parfois tu te dis d’une personne que tu l’aimes bien et au bout de 3 ou 4 rendez vous, elle te sort un truc…

Que veux-tu faire après ton service civique ?

Préparer les concours pour travailler en bibliothèque, rester dans ce milieu-là.

Comment est-ce que ton regard sur les personnes âgées a changé ?

Je suis devenu plus bienveillante. Je les vois un peu différemment vu que j’en ai côtoyé. Quand on en voit pas, on ne se rend pas compte à quel point elles peuvent être intéressantes. Quand tu es vieux, les gens ne font plus attention à toi et je pense que c’est une connerie.

La speed interview

Tu préfères être un poisson qui ne sait pas nager ou un oiseau qui ne sait pas voler ?

Un oiseau qui ne sait pas voler. Regarde les autruches, elles s’en sortent pas si mal.

Prochain voyage ?

J’aimerais bien aller vers l’Europe de l’est

Plat préféré ?

Raclette

Plat détesté ?

Les endives au jambon

Ta madeleine de Proust ?

L’odeur du monoï

Pourquoi le BN sourit-il ?

Il est masochiste. Il est content de mourir.

Pourquoi les ouragans ont des noms de filles ?

Parce qu’il faut se méfier d’elles

Qu’est-ce qui est petit, carré et jaune ?

Un apéricube avec du colorant alimentaire

Priscillia, volontaire à la bibliothèque Parmentier

11 Sep

Rencontre avec la volontaire de la bibliothèque Parmentier dans le 11e arrondissement

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Pourquoi avoir fait un service civique ?

A la base c’est le port’âge en particulier qui m’intéressait. J’ai vu des infos sur le site de la mairie de Paris et je me suis dit que cela pouvait être une bonne idée pour avoir quelque chose à faire après avoir fini mon master d’histoire.

Peux-tu décrire tes tuteurs en une qualité et un défaut ?

C’est un peu spécial parce que j’en ai trois. Donc je dirais pour les qualités: attentive, gentil et drôle.

Pour les défauts c’est plus compliqué

Te sens-tu intégré à l’équipe de la bibliothèque Parmentier ?

Clairement oui. J’ai mis du temps. Un certain temps même mais je suis devenu vraiment très proche de certains de mes collègues donc forcément ça aide à se sentir intégré.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Si j’étais honnête je dirais certains moments passés avec mes collègues. Sinon, le jour où lors d’un rendez vous avec une dame que j’apprécie, je lui ai expliqué que j’avais trouvé du travail pour l’an prochain et elle m’a aggrippé la main en me disant qu’elle était hyper heureuse pour moi, et bref c’était vraiment émouvant.

Quel est ton pire souvenir ?

Quand une de mes bénéficiaires m’a ouvert la porte les seins à l’air. Bon maintenant j’en rigole mais sur le coup on se sent un peu mal

Que veux-tu faire après ton service civique ?

Je vais entamer un master littérature pour la jeunesse, travailler à la BNF et préparer les concours pour travailler en bibliothèque.

Comment est-ce que ton regard sur les personnes âgées a changé ?

J’étais assez peu au courant des difficultés que les personnes âgées traversent et je pense surtout que le port’âge m’a sensibilisé sur le sujet. Quand on en parle dans les journaux ou à la TV je me sens concerné ce qui n’était pas le cas avant et rien que pour ça, ça valait vraiment le coup.

La speed interview

Tu préfères être un poisson qui ne sait pas nager ou un oiseau qui ne sait pas voler ?

Je préférerai être un kangourou qui ne sait pas sauter.

Prochain voyage ?

Brighton

Plat préféré ?

La Kartoffensalat, bon la salade de pomme de terre quoi mais à la manière allemande ^^

Plat détesté ?

En général tout ce qui vient de la mer

Ta madeleine de Proust ?

L’odeur de la confiture de fraise, ça me rappelle la maternelle quand on faisait les petits déjeuners dans la classe.

Pourquoi le BN sourit-il ?

Parce qu’il est trop classe!

Pourquoi les ouragans ont des noms de filles ?

Peut être à cause de l’habitude et de la société qui est encore un peu patriarcale. ahahah

Qu’est-ce qui est petit, carré et jaune ?

Un petit carré jaune. Badam tsss

 

Jaoo, coordinateur port’âge « Merci pour ce moment »

4 Sep

36384_1458453934828_1082362_nJaoo est notre coordinateur Port’âge. Il s’occupe du recrutement des volontaires et de gérer certains problèmes avec les bénéficiaires. Il est d’un grand soutien et nous permet aussi surtout de nous réunir lors de réunions d’échange sur nos expériences. Il s’envole vers d’autres horizons après plusieurs années de bons et loyaux services et il m’a proposé de l’interviewer pour le blog.

Comment es tu arrivé sur ce poste ?
L’ancienne coordinatrice partait, le poste a été proposé aux agents des bibliothèques, j’ai postulé et j’ai été retenu. Faire de la gestion humaine, développer l’aspect social du métier de bibliothécaire m’a attiré.

Quel est ton rôle dans la mission Port’âge ?
Penser la mission d’un aspect général, sur tout Paris. Outre la gestion administrative des volontaires, je fais connaître le service auprès des acteurs sociaux parisiens, et j’essaie de créer des projets communs pour les volontaires, comme les différents courts-métrages.

Comment décrirais-tu la mission en quelques mots ?
Aide, compagnie, lecture.

Quel est le profil recherché ?
De la patience, de l’empathie, l’envie de donner de soi à l’autre et de discuter et même plutôt d’écouter. Mais pour tout ce qui concerne la lecture c’est du bonus. Un bon sens de l’orientation aussi, ça peut aider, certains volontaires ont du mal au début (rires).

Qu’est-ce qui t’a le plus plu dans ton expérience à ce poste ?
Çà m’a permis de rester jeune dans ma tête au contact des volontaires. Je vois aussi le métier de bibliothécaire d’un point de vue extérieur.

Comment ton rapport aux jeunes a évolué ?
Mes rapports avec les jeunes tiennent à leur personnalité. Mais, je vois que je prends de l’âge, maintenant je parle de vous en disant les jeunes alors qu’au début je ne le disais pas (sourires).

Comment ton rapport aux personnes âgées a évolué ?
J’ai très peu de contact avec eux, j’ai plus appris sur les problèmes qu’ils rencontrent via les organismes sociaux que j’ai rencontré.

Une anecdote sympa à nous raconter ?
Le pot de départ/dîner que des volontaires ont fait l’année dernière. On s’est dit plein de choses, je n’en dirais pas plus.

Ton pire souvenir ?
Quand des volontaires me demandent du soutien parce que des bénéficiaires sont décédés.

– Quelques mots pour ton successeur ?^^
D’être vigilant auprès de ses volontaires, aussi bien par rapport aux soucis avec les bénéficiaires que dans leur vie de tous les jours. Certains font l’amalgame avec les personnes âgées qu’ils vont voir et les personnes âgées de leur famille. Même si la personne en face est une personne âgée, il faut surtout l’envisager comme une personne, un adulte. J’ai passé trois ans sur ce poste, c’est passé vite mais j’ai l’impression d’y avoir passé 10 ans tellement j’ai vécu de choses. Et je me suis éclaté, notamment avec certains volontaires.

La speed interview

– Pourquoi le BN sourit ?
Pour t’amadouer pour ne pas que tu le croques.

– Qu’est-ce qui est petit, carré et jaune ?
Bob l’éponge

– Plat préféré ?
Le poulpe fait par ma maman

– Ta madeleine de Proust ?
Un comics Spider-man

– Tu préfères être un oiseau qui ne sait pas voler ou un poisson qui ne sait pas nager ?

L’oiseau parce que je serais une autruche

– Pourquoi les ouragans ont des noms de filles ?
Parce que c’est les garçons qui décident des noms.

Pauline, volontaire à la bibliothèque Buffon

27 Aug

Allo le blog, ici Priscillia. Je suis volontaire à la bibliothèque Parmentier et je me suis occupé de faire quelques interviews des volontaires Port’âge de cette année 2014-2015.

On commence donc par Pauline de la bibliothèque Bibliothèque Buffon.

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Pourquoi avoir fait un service civique ?

C’est la mission Port’âge qui m’intéressait tout particulièrement.

J’étais en stage à la bibliothèque Marguerite Duras et j’ai entendu parlé de la mission que je trouvais intéressante. Cela me permettait notamment de m’ouvrir au public senior que je ne connaissais pas bien puisque j’étais en stage en section jeunesse. C’était donc l’occasion de découvrir un autre public qui fréquente beaucoup les bibliothèques.

Peux tu décrire ta tutrice en une qualité et un défaut?

Pour la qualité je dirais disponible, elle est toujours présente quand j’ai besoin d’elle.

Pour le défaut je dirais trop gentille ou trop patiente.

Te sens-tu intégrée à l’équipe de la bibliothèque Buffon ?

Oui complètement. Les collègues m’ont tout de suite accueilli. Avec une collègue de la section discothèque, on organise des ateliers contes et musique en maison de retraite. J’ai voulu travailler en maison de retraite, je voulais proposer un atelier lecture et finalement en discutant avec ma collègue, il nous est venu l’idée d’associer cela à la musique pour mettre en valeur le fonds de la discothèque. Je choisis un conte d’un pays et elle choisit la musique d’accompagnement. Je choisis aussi les contes en section jeunesse. En demandant conseil à mes collègues, cela me permet de me sentir intégré.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Je dirais que c’est lorsque lors d’un atelier conte, des personnes complètement endormis au début sortent de leur état de sommeil et rient après la lecture des contes arabes de Nassredine Hodja.

Quel est ton pire souvenir ?

En maison de retraite lorsqu’une patiente m’a dit « on n’a pas besoin de vous, rentrez chez vous ! »

Que veux tu faire après ton service civique ?

Travailler en bibliothèque.

Comment la mission a impacté ton projet ?

Cela m’a permis de m’ouvrir sur la section adulte. En découvrant le fond, je suis maintenant capable de conseiller les gens sur leurs lectures. Cela m’a aussi permis de découvrir le travail d’animation et de contact avec le public dans cette section.

Comment est-ce que ton regard sur les personnes âgées a changé ?

Déjà, travailler dans une bibliothèque du 5e arrondissement m’a permis de m’enlever le cliché sur le fait qu’il n’y a pas de public populaire dans cet arrondissement.

Ensuite cela m’a fait prendre conscience de l’extrême solitude dans laquelle les personnes âgées vivent. Et aussi à quel point des choses simples de tous les jours, comme prendre le métro, peuvent être très compliquées pour elles.

Mes moments de Port’âge à travers Instagram

4 Jun

De par l’essence même de la mission, les volontaires du service civique sont amenés à beaucoup se déplacer, pas seulement dans l’arrondissement où ils sont nommés mais aussi dans tout Paris lors de réunion ou de formation.

En bonne photo addict j’ai pris plusieurs photos pendant mes 7 mois de Port’âge et j’aimerais les partager avec vous.

Il ne fait pas toujours beau lorsque l’on doit aller en réunion mais au moins il y a le bus.

1

Une de mes bénéficiaires habite un peu loin de la bibliothèque mais au moins je passe près du métro Parmentier.

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Certains de mes bénéficiaires ont besoin de livres en gros caractères et nous n’en avons pas à la bibliothèque, alors je vais me fournir dans le 12e arrondissement.

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Quand on se rencontre entre porteurs c’est dans le Marais, près de l’église Saint-Paul.

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Et parfois on se retrouve aussi dans d’autres bibliothèques, par exemple à la bibliothèque Marguerite Duras.

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Le onzième arrondissement est vraiment plein de trésors avec ses immeubles impressionnants.

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Et puis il y a quelques semaines nous avons été invités à l’hôtel de ville de Paris par la maire de Paris Anne Hidalgo.

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Elle était même présente pour nous remercier de notre engagement et de celui des jeunes en contrats d’avenir.

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Et enfin pour finir, les réalisations de ma bénéficiaire la plus âgée. Elle a 103 ans et a traversé la première guerre mondiale dont elle conserve un souvenir : un éclat d’obus dans la jambe qui fait sonner les portiques des aéroports. Elle lit et elle fait des petits chats en crochet.

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Et oui le port’âge c’est aussi ça ! 🙂

Priscillia, volontaire à la bibliothèque Parmentier.

Mon expérience de porteuse en maison de retraite

27 Apr

Dans le dispositif Port ‘âge depuis octobre 2014 à la bibliothèque Buffon (Paris 5e), J’ai eu l’opportunité de découvrir le monde merveilleux des maisons de retraites parisiennes ! Pleine de bonne volonté je contacte la direction cultuelle de ces maisons « Oui oui la bibliothèque peut apporter à vos bénéficiaires des livres audio et même des livre imprimés en gros caractères… » « C’est Parfait ! Alors rendez-vous mercredi prochain pour rencontrer les personnes » Et voila on y est … Très vite je m’aperçois en déambulant avec un chariot de livres dans les couloirs de la maison de retraite, que le principe de notre mission qui est portage de documents+ discussion ne pourra pas s’effectuer. La plupart sont effectivement trop fatigués ou séniles pour lire ou même pour se souvenir du dernier que vous leur avez si gentiment prêté ! Pourtant en observant les résidents, je sentais avec l’animatrice culturelle qui m’accompagnait un véritable intérêt pour le livre. Afin de s’adapter à ces personnes nous proposions individuellement aux personnes âgées de regarder avec elles un magazine ou de parler d’un livre de leur choix pendant une dizaine de minutes. En effectuant régulièrement des visites, je constate toutes les vertus du livre en maison de retraite. Il permet aux personnes de les réveiller de la torpeur lié à l’ennui. Le livre est effectivement un bon moyen pour entamer une discussion avec les personnes et pour leur permettre de s’exprimer sur tel ou tel point. Pour enrichir cet accompagnement individuel, je propose à ces personnes une fois par mois une lecture de contes accompagnés d’extraits de musiques choisis par une collègue qui travaille à la section discothèque de la bibliothèque. Les contes et la musique donnent là aussi la possibilité aux personnes âgées de s’évader et de transcender leur vie quotidienne à la maison de retraite pas vraiment idyllique. Et quel bonheur de voir des visages s’illuminer un moment à la lecture d’un conte qui leur à plu ! En bref aller en maison de retraite c’est accepter de vivre et de capter l‘instant présent.

Voila l’expérience que je voulais partager car la maison de retraite est souvent un endroit qui fait peur et qui rebute (et c’est bien naturel !) C’est pourquoi il est nécessaire de ne jamais être seul à y aller mais je pense que c’est important qu’une bibliothèque municipale soit présente d’une manière ou d’une autre dans les maisons de retraites avoisinantes. Si ce type de partenariats entre bibliothèque et maison de retraite ne fait pas forcément augmenter les statistiques de prêt ou multiplier par 15 le nombre de bénéficiaires Port ‘âge, il est à mon avis fondamentale.

Pauline, volontaire à la bibliothèque Buffon

Non à l’involontaire du service civique

26 Feb

Un petit article « coup de gueule » écrit au fil du clavier et de la toile, veuillez en excuser la médiocre rédaction et organisation.

Il y a quelques mois, F. Hollande a entamé une campagne de publicité pour le service civique.

Quelques conséquences :
– On ne dira plus à la / au jeune volontaire « ah bon, je croyais qu’on avait supprimé le service militaire » ?
– Les médias ont redécouvert ce service social pourtant existant depuis cinq ans.
– Les contrats de douze mois ont été supprimés et l’indemnisation des frais de transport légèrement diminuée.

Passe encore ; mais à la question « faut-il rendre le service civique obligatoire ? » Je dis NON, et  suis loin d’être la seule. Désolée pour la première partie un peu rébarbative qui suit :

I – QUELQUES DEFINITIONS

Définition tirée du Lexis (Larousse) de 2009 , sous-entrée

  • Volontaire : du latin voluntarius, 1361. 1. Qui se fait de pure volonté, sans contrainte. 2. Qui agit de sa propre volonté, sans contrainte. 3. Se dit de ce qui manifeste une volonté ferme, de ce qui traduit la volonté.

Du Gaffiot abrégé de1989 :

  •  Voluntarius, a um. Volontaire, qui agit librement, volontairement. Ne pas confondre avec Volo, volonis, volones, volonum (velle) : esclaves rachetés aux frais du trésor public et enrôlés dans l’armée : volontaires.

De la fiche « Définition: bénévolat, volontariat, salariat », 2006 (http://www.francebenevolat.org/):

  • Volontariat :

1- Il n’y a pas, pour le moment, de définition juridique générale etglobale du volontariat, mais des définitions propres à certainessituations réglées par des textes spécifiques.
Les statuts quiconcernent plus particulièrement les associations sont :
– le volontariat de solidarité internationale initialement prévupar le décret n°94-95 du 30 janvier 1995 et récemmentmodifié par la loi du 23/2/2005- le volontariat civil de cohésion sociale et de solidaritéinstitué par la loi n°2000-1159 du 14 mars 2000, et sesdécrets d’application,inscrit dans le code du service national ;
– le volontariat associatif institué par la loi 2006-586 du 23mai 2006 ;
le service civil volontaire institué par la loi 2006-396 du 31mars 2006 pour l’égalité des chances;
– le volontariat des sapeurs-pompiers, inscrit dans le codegénéral des collectivités territoriales (loi n°96-370 du 3 mai1996 et loi n° 2002-276 du 27 février 2002).
2- Le volontariat se situe entre le salariat et le bénévolat auxquels ilemprunte certaines formes. Ce caractère « mixte » explique qu’iln’y a pas de volontariat sans texte (loi ou décret) qui détermineses conditions d’exercice.S’il n’y a pas de définition globale etexplicite du volontariat, l’âge du volontaire peut varier selon lesformules (18 à 28 ans pour le volontariat civil de la loi de 2000 ;personnes majeures pour le volontariat de solidarité internationaledu décret de 1995 ; personnes de plus de 16 ans pour le volontariatassociatif ; de 16 à 25 ans pour le service civil volontaire), mais descaractéristiques communes se dégagent des différents statutsparticuliers.

3- En effet, le volontariat se situe entre droit privé et droit public,ce dernier ayant un caractère plus ou moins marqué selon les cas. Ilpoursuit toujours un but d’intérêt général (sécurité,coopération,cohésion sociale, …) et s’exerce (sauf exception pour l’étranger)uniquement dans des organismes sans but lucratif (collectivitéspubliques, associations, ONG, …).De plus, le volontariat suppose toujours autorisation administrative,parfois double ou même triple : agrément de l’activité donnant lieu àvolontariat, agrément ou conventionnement de la structure,agrément du volontaire.Enfin, le volontaire peut être placé directement sous l’autorité del’Etat, même lorsqu’il travaille dans le cadre d’une association (casdu volontariat civil de la loi de 2000). En toute hypothèse, les textesofficiels fournissent les principaux éléments obligatoires du statut duvolontaire :principe d’une indemnité, couverture sociale,obligationde formation, durée maximum de la relation…

 

  • Du Rapport de groupe de travail portant sur la défense service civique (Commission Armée-Jeunesse 2011-2012)

2005. Les banlieues s’embrasent. Le Président de la République déclare alors : « le devoir de la République c’est d’offrir partout et à chacun les mêmes chances… Nous le savons bien, les discriminations sapent les fondements mêmes de notre République. .. Pour mieux aider les jeunes en difficulté à aller vers l’emploi, j’ai décidé de créer un service civil volontaire associant accompagnement et formation. Il concernera 50 000 jeunes en 2007.

Il n’est guère étonnant que, suite aux attentats de janvier dernier, les tentations du « Patriot Act à la française » et de la remise au goût du jour du service militaire se firent de nouveau sentir.

II – UN RESSENTI

Chers consœurs et confrères (ex-)volontaires,

Vous avez entendu parler comme moi, de ces cas heureusement exceptionnels, de jeunes engagés qui l’étaient bel et bien sur le papier mais absolument pas sur le terrain. Ce cas d’école qui résonn(er)a aux oreilles des volontaires du service Port’âge des bibliothèques de Paris : X vaquait à ses propres occupations lors de ses heures de travail, négligeant ainsi des personnes âgées, parfois mal/non-voyantes dont la lecture de livres imprimés et audio constituait l’une des seules distractions gratuites et disponibles. Suite à de nombreuses plaintes, le contrat de X fut cassé.

Cas moins rares, des jeunes poussés par leurs parents à « faire un petit job », un mi-temps, pourquoi pas un service civique ? Ceux-ci n’auront aucun zèle pour leur mission, portant ainsi préjudice à l’image et la qualité du service civil.

Nous « faisons dans le social ». Et donc, malgré les recommandations professionnelles, nous nous rapprochons affectivement de (quelques-uns de) nos bénéficiaires, qui plus encore que de livres, ont besoin de compagnie, d’écoute, bref de chaleur humaine. Les spots sur la « Journée de la Solitude » ne manquent pas de le rappeler sur les grandes chaînes une fois par an.

Chers lectrices et lecteurs, vous êtes tous concernés.

Voudriez-vous qu’un proche ou que vous-même, en situation de handicap ou de détresse, ait affaire à un(e) jeune qui n’en a rien à faire de sa mission, pestant tout bas contre la basse rémunération d’une besogne qu’elle ou il exècre ?

Il se fait tard et je me dois de conclure ; ne cédons pas aux peurs et crispations actuelles dans la précipitation. Ce serait dommageable sur le long terme, et à grande échelle. NON AU CARACTERE OBLIGATOIRE DU SERVICE CIVIQUE.

Ex-Volontairement Vôtre,
Anaïs THIBAULT – Duna.

Les exigences littéraires des bénéficiaires du Port’âge

11 Feb

Ça fait maintenant bientôt quatre mois que j’effectue mon service civique à la meilleure bibliothèque du monde Vaclav Havel et j’ai choisi de faire cet article pour traiter d’une question que je me suis rapidement posée au moment de commencer ce service civique et que, peut-être certains  futur(es) porteur(se)s se poseront également.  Cette question, c’est la suivante :

Est-ce que je vais être à la hauteur des exigences littéraires de mes bénéficiaires, moi, pauvre petite chose sans défense ?

Bon, pour être honnête, je me suis posée cette question bien avant de commencer ma mission et je dois avouer que j’avais même parcouru Google et ce blog de long en large pour y trouver des avis sur la question.

Moi stressée ? Je ne vois pas de quoi vous parlez.

Scared

J’avais juste envie de mettre un gif de Maman j’ai raté l’avion.

 

Alors bien sûr… je ne suis pas complètement inculte, mais je me disais qu’avec toute une vie derrière soi, eh bien on en accumule des connaissances, on en connaît des auteurs, des livres et on s’imagine vite que les attentes des bénéficiaires risquent d’être importantes… Et moi, je dois avouer qu’avec mes études d’histoire de l’art, j’avais un peu délaissé mes lectures personnelles au profit de livres plus en rapport avec ma spécialité.

Bon, mais vous savez quoi ? En fait on s’en sort largement.

Au début, j’appréhendais mes choix de livres, j’y allais parfois un peu au hasard en me basant sur des auteurs dont j’avais parfois vaguement entendu parler, sur lesquels je faisais des recherches (MERCI INTERNET) et j’en passe. Je cherchais parallèlement également les prix littéraires récents, essayais de regarder la liste des livres que l’ancienne porteuse de ma bibliothèque apportait aux bénéficiaires etc. Tout ça rassure et peut aider dans sa quête des livres.

Bien sûr, il y a des personnes qui savent exactement ce qu’elles veulent, qui vous donnent des auteurs, des titres précis, qui veulent le dernier prix Goncourt ou Nobel de littérature… Et dans ce cas là, c’est assez simple, il n’y a qu’à piocher dans les rayons de la bibliothèque (à condition qu’ils soient disponibles, mais ça c’est une autre histoire !)
En revanche, certaines autres sont plus vagues et disent simplement qu’elles s’intéressent à des genres, en donnant des pistes. Par exemple : « Moi, Marie-Francine-Huguette, j’aime les romans d’action, d’amour, policiers. » (Bon, c’est rarement les trois en même temps. Quoique…) Et là, à vous de vous débrouiller !

Suzy, du film Moonrise Kingdom, en lectrice assidue

 

En fait, c’est surtout à force d’expérience qu’on se sent à l’aise avec ses choix et quand on voit que les personnes sont satisfaites de ce qu’on leur apporte qu’on prend confiance. Au début, on peut patauger un peu et ce n’est pas dramatique.

Bien sûr, il arrive que des livres ne plaisent pas aux bénéficiaires, c’est tout à fait normal et ce n’est pas de notre faute. Un vieil adage dit : « Tous les goûts sont dans la nature, pas ma faute si t’as pas de goût Jeannette ! » ; et dans ce cas, il est intéressant d’en parler, de comprendre pourquoi le bénéficiaire n’a pas aimé etc, en bref, de dialoguer, ce qui est aussi notre rôle (pas des moindres, il est enrichissant !).

Parce que oui, le Port’âge, c’est aussi un enrichissement réciproque, un moyen de découvrir l’autre à travers sa vie, son passé, sa culture littéraire mais pas que. Je ne me serais jamais doutée que j’en viendrais à apporter The Walking Dead (bon, pas le comic mais quand même) à une dame de plus de 80 ans. Et pourtant, SI SI c’est vraiment arrivé !
Et on se dévoile aussi soi-même. Vous ne connaissez peut-être pas ce grand auteur du XVIIIe siècle, et alors ? N’en ayez pas honte. Vous avez vos propres connaissances, votre propre richesse et toute une vie pour développer ça.

Soyez à l’écoute, compréhensif, ouvert d’esprit et ayez confiance en vous.

Edwige G.

Wilde discoveries part 2

23 Dec

Bonjour,

Je vous propose de découvrir mes coups de coeur des six derniers mois dans ce modeste pdf (rassurez-vous, il est deux fois moins long que le précédent)

Wilde discoveries, my very best of part.2

signblogportage

Dernière mise à jour effectuée le 23 décembre, prêt à être publié !

La chanson que j’fredonne (ou « Adieu mamies… »)

19 Dec

http://www.chemindesdames.fr/pages/actualites_details.asp?actu_id=184

http://www.chemindesdames.fr/pages/actualites_details.asp?actu_id=184

Quand au bout d’un an l’boulot terminé

Quelqu’un va reprendre nos trajets

Notre place est si utile

Trimballant fièr’ment nos piles

De livres aux pépés-mémés

Qui n’peuvent plus marcher

Et le coeur bien gros, comm’ dans un sanglot

On dit adieu au … charriot

Même sans tambours, même sans trompettes

On s’en va au loin en r’tournant la tête

 

Refrain :

Adieu mamies, prêts et retours

Adieu sans une larme

C’est bien fini, mais pour toujours

Vous m’avez marqué l’âme

Moi c’est de Wilde, de Saint-Fargeau

Que j’dois partir si tôt

Mais je connais le chemin

Je r’viendrai p’t’être demain

 

Un an d’portâge, c’est une chance

Et j’ai bonne espérance

Car déjà ma relève

Se montre attentive élève

Même si j’ai le cœur qui m’élance

Je pars en toute confiance

C’est une jeune zélée

Qui vient me remplacer

D’un sourire je salue mes collègues et amis

On s’reverra sûrement un d’ces samedis

signblogportage