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Des valeurs, un engagement

27 oct

De nombreuses personnes postulent pour remplir la mission Port’âge. Pourquoi ? Qu’imaginent-elles ? Imad est volontaire depuis une semaine à la bibliothèque Place des Fêtes dans le 19e arrondissement de Paris. En quelques lignes, il nous fait comprendre la valeur de son engagement, et ce que représente le Port’âge à ses yeux au moment de postuler. Rendez-vous dans un an pour un bilan.

Les personnes âgées sont au cœur du débat politique en France, partagées entre les polémiques sur les régimes des retraites ou encore même leur vulnérabilité quand il est question de canicules. En guise d’introduction, mon propos dans cet article sera essentiellement ciblé sur leurs souffrances face à l’exclusion et la mise en avant d’actions proposées par le gouvernement en réponse à cette triste réalité.

Nombreux sont les facteurs qui peuvent contribuer à l’isolement de ces personnes au grand âge: le départ à la retraite, la perte de mobilité, les troubles amnésiques, les violences en tout genre… Face à ce constat, en 2007, la mairie de Paris a mis en place la « mission du service civique », un dispositif qui permet de leur offrir une assistance personnalisée par la création d’emplois jeunes basés sur le volontariat. A titre d’exemple, Amina, 21 ans, étudiante en communication témoigne de son expérience « en parallèle de mes études je réalise depuis plus de 4 mois des actions de solidarité envers les personnes âgées. Je me suis tournée tout naturellement vers ce milieu car je voulais utiliser mon temps libre à bon escient et venir en aide à ces individus parfois en manque d’affection et de présence ». En outre, depuis 2009, avec l’accroissement du nombre de volontaires, cette association s’est développée dans de nombreux autres domaines. Le déploiement initial de cette action sociale en faveur des personnes âgées aura permis de sensibiliser d’autres publics exclus…Un contrepied à l’isolement.

Autrefois, la transmission de valeurs se faisait tout naturellement et l’on souffrait moins de l’individualisme et de la mobilité des individus d’aujourd’hui. La famille apparaissait comme le meilleur refuge, lieu privilégié de solidarité, d’accueil, d’échanges affectifs et matériels. De nos jours ces liens ont quasiment disparu surtout dans les sociétés occidentales où l’on accorde plus d’importance à la construction de maisons de retraites qu’à la reconnaissance de nos ainés. « La société actuelle est exigeante ! Les familles n’ont même plus de temps et l’enjeu est là !… Ces personnes n’ont rien demandé ! L’avantage dans ce métier est de pouvoir les aider mais surtout il y a un réelle connexion, un partage des savoirs enrichissants », confirme Amina.

Et d’ajouter « Mon rôle est de maintenir un lien social en les aidant à rompre  avec l’isolement. Toutes les semaines je suis contactée par la bibliothèque du 19ème arrondissement. Le portage de livre à domicile est nécessaire pour les personnes à mobilités réduites, enfermées entre quatre murs. Mon rôle est  de discuter avec eux, partager des choses. Il est important d’agir contre l’exclusion. Une fois ma tournée terminée, il m’arrive même d’être invitée à boire le thé avec certaines dames parfois très bavardes! » (Rire).

Les crises sociales ont renforcé la solidarité entre les jeunes et les personnes âgées, de telle manière qu’on assiste a une réelle réciprocité des services entres ces deux publics: aides aux logements pour les uns, accompagnements et offre culturelle à domicile pour les autres… Aujourd’hui ce lien intergénérationnel a encore de beaux jours devant lui, même face à la crise… un engagement civique, certes mais nécessaire pour tous!

Imad FAHMY

Pauline, volontaire à Parmentier

11 sept

Pauline est volontaire Port’âge de la bibliothèque Parmentier. Elle nous raconte comment le Port’âge a changé ses plans d’avenir.

Photo interview

Présente-toi en 3 mots.

Joyeuse, gentille et stressée.

Pourquoi fais-tu un service civique ?

Pour ne pas perdre mon temps. J’ai arrêté mes études et au lieu de chercher que faire de ma vie sur mon canapé ou de faire des hamburgers, j’ai voulu faire quelque chose de concret. Et surtout, c’est Sarah, une ancienne volontaire d’Hélène Berr qui m’en a parlé.

Pourquoi le Port’âge ?

Parce ce que c’est une mission en bibliothèque, et que j’aime bien lire, même si j’ai eu peu de temps pour le faire cette année. Et je viens d’une famille où l’on s’occupe des personnes âgées.

C’est particulier pour toi, tu as un tuteur et deux tutrices. Donne une qualité et un défaut pour chacun d’eux, sans les nommer.

En qualité, je dirai : attentifs, très sympa et drôle. C’est valable pour les trois. En défaut : parfois absent, peut s’échauffer vite, parle constamment à son ordinateur (rires). Ils se reconnaîtront, je pense (rires).

Que veux-tu faire après le Port’âge ?

Je veux continuer à m’occuper des personnes âgées, sur un plan d’animation et de loisirs. Je veux leur changer les idées.

C’est ce que tu voulais faire, ou l’idée t’est venue avec la mission ?

C’est avec le Port’âge. Au début, je voulais travailler en bibliothèque, mais par la suite, l’aspect humain a pris le dessus, et modifié mes envies.

Un moment fort ou une anecdote à nous raconter sur ta vie à la bibliothèque ?

Il y en a pas mal. Je dirai Patrick, l’un de mes tuteurs, debout sur une chaise, une règle à la main, qui tape sur les luminaires pour qu’ils fonctionnent bien, qu’ils arrêtent de clignoter à cause d’un faux contact.

Tu te sens intégrée à l’équipe ?

Oui ! Oh oui ! Finalement, comme je suis curieuse, j’ai beaucoup observé et posé des questions sur ce qui se passait à la bibliothèque, et je fais partie de la « machine ».

Un moment fort ou une anecdote à nous raconter à propos d’un(e) bénéficiaire ?

Une bénéficiaire qui me parle de certaines vieilles brûlures qu’elle a, se lève, et baisse son pantalon pour me montrer une cicatrice.

Le métier de bibliothécaire correspond-il à l’idée que tu t’en faisais ?

Oui, j’en avais une vision assez juste parce que j’ai une année de formation en DUT Métiers du Livre. Je savais que ce métier n’a rien à voir avec l’idée que les gens s’en font en général.

Et un service civique européen, ça pourrait te tenter ?

Oui. Peu importe le domaine du moment qu’il est intéressant. J’aurai aimé un service civique en Asie, mais s’il doit être en Europe, j’irai bien en Italie.

 

La speed interview

 

Pourquoi le BN sourit-il alors qu’il va se faire manger ?

Parce qu’il est heureux de se faire manger, sa vie touche enfin son but.

Les Extra-terrestres croient-ils en nous ?

Vaudrait mieux pas pour eux. S’ils débarquaient, ils se feraient tuer à tous les coups.

Quel est ton plat préféré et ton plat détesté?

Je n’ai pas de plat préféré. J’aime tout, sauf la rhubarbe.
Quand l’homme a découvert que la vache donnait du lait, que cherchait-il à faire ?

Un truc vraiment cochon (rires).

Boire, fumer, manger gras, sucré et salé. Pourquoi tout ce qui est bon est mauvais pour la santé ?

Parce que ce qui est bon est toujours moins intéressant. Et manger ce qui n’est pas bon nous permet de nous transformer en petite boule.

Prochain lieu à visiter ou vivre ?

Séoul ! C’est mon grand rêve. D’ailleurs, il ne faut pas le dire, mais je me mets au coréen.

La Rose au coeur qui bat

3 sept

Un troisième poème de Janine HASSELWANDER, bénéficiaire Port’âge de la bibliothèque Andrée Chedid dans le 15e arrondissement.

Dans la vie, on est heureux

Quand on sait de chaque chose

Déceler l’aspect précieux,

L’éphémère d’une rose.

La rose est comme l’amour

Tant fragile et délicate.

Prends grand soin de ton amour.

C’est la Rose au cœur qui bat.

On retiendra le bonheur

En préservant sa noblesse

Ton amie restera fleur

Si personne ne la blesse

Protège-la de tes ailes

Donne-lui tout son éclat

Elle n’est pas éternelle.

C’est la Rose au cœur qui bat.

 

Elle peut se refermer

Sur un mot, sur des colères

Son besoin de respirer

Rejette les goûts amers.

 

Evite-lui bien l’orage

Ce violent scélérat

Elle meurt à son ombrage.

 

Janine HASSELWANDER

Papot’âge 6

27 août

Sixième et dernier volet de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission. Merci à eux pour leur participation.

 

Pauline Episode 03 Histoire d’une vie

20 août

Après une première approche humoristique de la bibliothèque et d’une de mes lectrices, je vais redevenir sérieuse le temps d’un article. Cette fois-ci, il est question d’une lectrice et de son parcours. Celui de sa jeunesse, qui marqua le reste de sa vie et ce encore maintenant.

Shoah_Memorial_at_Sephardic_Jewish_Cemetery,_CaracasFrançaise, elle avait 12 ans quand la seconde guerre mondiale a éclaté. Mais, comme il arrive parfois à des personnes que l’on rencontre au travers des reportages sur cette période, elle n’a pas reçu directement la menace qui pesait sur elle. D’origine juive, elle devait être envoyée dans un camp en Pologne. Elle aurait très certainement été gazée comme le seront ses parents. Pourtant, c’est la maladie qui lui sauva la vie : elle avait la tuberculose.

Pour être soignée, m’a-t-elle raconté, elle fut envoyée dans les Alpes. Elle pouvait ainsi profiter de l’air de la montagne, plus sain pour ses poumons. Elle n’a jamais été prise, elle pense que les infirmières cachaient les enfants malades juifs. Malgré tout, elle garde une trace encrée profondément en elle de cette période. Bien qu’ayant survécu avec son frère, sa famille n’a pas eu la même chance.

 Elle m’a racontée son histoire la deuxième fois où je l’ai vue, elle voulait absolument que je lui amène un livre sur la Shoa. Je ne comprenais pas bien son « obsession » pour cette période noire de sa vie. Mais avec un sourire et un tintement de tristesse dans la voix elle m’a dis que c’était pour ne pas oublier. Elle ne veut pas perdre cette période qui l’attriste toujours, mais qui, je me suis rendu compte au fil de mes visites, l’a rendu forte et combative.

Bien que fatiguée, elle lit toujours et est contente de voir que j’ai compris son besoin, son attente. Alors, avec le sourire, je lui montre le livre en question à chacune de mes visites.

Papot’âge 5 (Speed Interview partie 2)

14 août

Cinquième volet de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission. Suite et fin de la speed interview.

Sophia, volontaire à Vaclav Havel

6 août

Depuis octobre 2013, Sophia est volontaire Port’âge de la bibliothèque Vaclav Havel. Arrivée au bout de sa mission, elle nous livre son ressenti.

SophiaPourquoi fais-tu le service civique Port’âge ?
Au départ, je cherchais un travail. Après, avoir l’opportunité de faire une mission de service civique, c’était génial pour moi. Aider, et être payée, c’est génial.

Et ton arrivée à la bibliothèque ?
L’ensemble de l’équipe m’a super bien accueillie. Au départ, j’avais un tuteur, Maxime, un ancien volontaire Port’âge, puis on m’a attribué une autre tutrice qui avait envie de le faire, Caroline. Et puis, il y a Aymane, un autre volontaire avec moi. Et même le reste de l’équipe, ils sont super gentils, ils m’aident et me conseillent dès que j’ai besoin. Même quand je suis absente. Lorsque des bénéficiaires m’appellent pour un livre et que je ne suis pas là, les collègues vont chercher l’ouvrage, l’enregistre sur la carte correspondante et le dépose sur mon bureau. En rentrant, je n’ai plus qu’à l’apporter à la personne.

Décris ta tutrice en une qualité et un défaut.
Wow !!! En qualité, je dirai joyeuse. En défaut … maniaque, dans le sens de perfectionniste.

Au début, tu as eu du mal avec les personnes âgées ?
J’appréhendais un peu, mais non, ça va, ça s’est super bien passé. Les seules personnes âgées que j’ai côtoyées par le passé, ce sont mes grands-parents. Là, c’est autre chose. Si on leur montre du respect, elles vous traitent avec le même respect, comme des adultes, des amis.

Tu parles d’un autre volontaire, Aymane. Tu es contente de travailler avec lui ?
Facile, parce qu’à la base, c’est un ami, on s’entend super bien. On s’est rencontré, il cherchait le chemin de la bibliothèque qui n’était pas encore ouverte. Il y avait deux postes de service civique à pourvoir. Je l’ai accompagné pour ne pas qu’il se perde, et de fil en aiguille, j’ai passé aussi l’entretien et été retenue. Forcément, ça crée du lien.

Tu n’aurais pas préféré le faire avec une autre fille, comme ton amie Bénédicte, volontaire à la bibliothèque Edmond Rostand ?
Ah, c’est autre chose encore. Bénédicte, c’est moi qui lui en ai parlé, je lui ai donné l’idée.

Un moment fort ou une anecdote à nous raconter sur ton année de mission ?
La remise de médaille des 100 ans d’une de mes bénéficiaires. Elle est même passée aux informations régionales de France 3, c’était trop drôle. Ils lui ont demandé ce qu’elle faisait de ses journées, elle a dit : « je m’emmerde ».

Un regret ?
De partir, et de laisser mes bénéficiaires.

Quels sont les avantages de faire le Port’âge dans le quartier de la Chapelle ?
En fait, je ne le fais pas que dans le 18e arrondissement, je fais aussi le nord des 19e et 9e arrondissements. Mon avantage, c’est de pouvoir tout faire à pied, et de découvrir des quartiers de Paris.

Que comptes-tu faire après le Port’âge ?
[Grand sourire]. Continuer mes études de droit. Je veux devenir avocate.

La speed interview

Comment utiliser une tablette avec les doigts cassés?
Avec les doigts de pied.

À quoi sert Pi ?
Wow ! (longue hésitation). C’est pour le cercle … pour mesurer … Wow !

Pourquoi les ouragans ont-ils des noms féminins ?
Déjà, ça ne se fait pas ça, c’est injuste. Après, c’est vrai que nous sommes toutes dame nature.

Que boivent les poissons ?
Est-ce qu’ils boivent déjà ? Du cidre, peut-être.

Qu’est-ce que les femmes font de mieux que les hommes ?
Tout, je suis désolé mais c’est vrai. On fait mieux la cuisine, ou écrire. Par exemple, Aymane écrit comme un gaucher, mais avec la main droite. On fait même des ouragans, nous.

Le plat de ton enfance ?
Le couscous.

Portrait : Janine Hasselwander

28 juil

Nous avons choisi de vous présenter une des fidèles bénéficiaires du service Port’âge de la Bibliothèque Andrée Chedid (anciennement Beaugrenelle, 15e arrondissement). Voici le portrait de Madame Janine Hasselwander.

Résidente de la structure Quintinie-Procession dans le 15e arrondissement de Paris, Janine Hasselwander est aussi une lectrice à l’appétit vorace, et une poétesse à la verve désarmante. D’ailleurs, nous vous avions présenté quelques-uns de ses écrits, comme « Prévert » ou encore « De Piaf à Trenet » à l’occasion du Printemps des Poètes, en mars dernier.

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Mais il est temps d’en apprendre davantage sur cette femme aux multiples vies, rythmées par la soif d’apprendre, ainsi qu’une immense dévotion pour les plus démunis, et son amour pour la poésie et l’écriture. Voici son histoire.

Une vie et une carrière vouées à autrui 

Au premier abord, cette femme de quatre-vingt ans est non seulement impressionnante de part son expérience du tiers-monde, où elle a exercé le métier d’infirmière. Davantage, sa culture littéraire et son humour caustique sont désarmants. Et plus on apprend à la connaître et plus se dessine un personnage complexe et torturée, qui rit volontiers de ses malheurs et se raconte sans ambages:

« Je suis née le 14 avril 1934, à Chaume, en Haute-Marne. J’ai eu des frères et sœurs, mais on ne s’est pratiquement pas connu. J’ai été infirmière dans le tiers-monde, et quand je suis revenue malade, j’ai été obligé d’aller en résidence. J’ai été pas mal malade jeune, et je trouvais ce métier formidable. Soigner, ça me paraissait normal.  J’avais envie de soigner les gens pauvres, j’avais envie quoi.  Je ne peux pas dire. J’aimais les gens quoi, les gens pauvres, c’est pour ça que je suis mal dans le 15e arrondissement. »

D’ailleurs, c’est en compagnie de ses deux compères, Colette Villard et Gilberte Borenfreund, qu’elle se livre le plus. D’ailleurs, celles que l’on surnomme les Trois Mousquetaires sont inséparables, à la résidence Quintinie, où elles vivent toutes les trois.

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L’écriture : un « paratonnerre »

Cependant, son enfance trouble ne l’a pas empêché d’accéder aux études.Et c’est d’ailleurs la rencontre d’un professeur de lycée, chez qui elle travaillait, qui va changer significativement son avenir, comme elle nous l’a raconté:

« Disons qu’à 14 ans, j’ai été placé comme bonniche, par l’assistance publique, chez un professeur de lycée. Et que ce professeur, il trouvait que comme bonne on faisait mieux, et que j’étais meilleure comme élève, donc il m’a pris comme élève. C’est comme ça que j’ai pu passer le bac, et faire quelques études. »

Ainsi, cette rencontre déterminante lui permettra non seulement de devenir infirmière dans les années qui suivirent, mais  également de se tourner vers la littérature. Mais ce qui l’intéressait le plus, c’était la poésie. C’est donc tout naturellement qu’elle se tournera vers l’écriture poétique, un exerce vite devenu un besoin:

« À un moment, c’était [ndlr. L’écriture] un besoin. Mais c’était tout ce qui était autour. C’est-à-dire pour enregistrer et tout, je n’étais pas très douée. Mais longtemps, j’ai eu l’envie d’écrire. Dès fois, ça [ndlr. L’écriture]  me permettait d’accepter, d’accepter la vie même.  Disons que c’est comme un exutoire, ou plutôt un paratonnerre. Avant d’éclater, je mets le paratonnerre. Disons que j’ai quand même eu une enfance assez dure, très dure : j’ai eu faim, … enfin j’ai eu des tas de problèmes étant jeune.  C’est comme ça, et ça me permet, au moins des fois, de l’exprimer mieux quoi. C’est une façon de calmer le jeu. Vous savez j’ai eu beaucoup de problèmes, dans ma jeunesse… Je n’avais pas le droit d’être malade, donc je n’avais pas beaucoup le droit de m’exprimer. Le proviseur du lycée m’a un jour dit que j’étais un peu comme une écorchée vive. Et la plupart du temps, je me protégeais. Et puis par moment, j’éclatais. »

Le mot de la fin sur Janine par Colette & Gilberte:

-Gilberte : « Malgré son état, malgré ses souffrances, ses tourments, son éveil reste constante. (…) Je suis souvent déçue parce qu’on ne peut pas la voir comme il faut. Dans le bordel des réunions collectives, on ne peut pas la sentir. J’aime bien la voir en tête à tête, mais c’est souvent difficile.»

-Colette : « Souvent, elle m’embête (rires), donc dès fois je le prends mal. Je boude pendant trois jours. Et après, on se réconcilie. On se réconcilie tout le temps. Toutes les amies que j’ai eu, je ne me suis jamais disputée avec elles, il n’y avait pas d’engueulades. Du coup, ça me change. »

Papot’âge 4 (Speed Interview partie 1)

17 juil

Quatrième volet de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission. Début de la speed interview.

Papot’âge (3)

9 juil

Troisième volet de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission.