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Sophia, volontaire à Vaclav Havel

6 Aug

Depuis octobre 2013, Sophia est volontaire Port’âge de la bibliothèque Vaclav Havel. Arrivée au bout de sa mission, elle nous livre son ressenti.

SophiaPourquoi fais-tu le service civique Port’âge ?
Au départ, je cherchais un travail. Après, avoir l’opportunité de faire une mission de service civique, c’était génial pour moi. Aider, et être payée, c’est génial.

Et ton arrivée à la bibliothèque ?
L’ensemble de l’équipe m’a super bien accueillie. Au départ, j’avais un tuteur, Maxime, un ancien volontaire Port’âge, puis on m’a attribué une autre tutrice qui avait envie de le faire, Caroline. Et puis, il y a Aymane, un autre volontaire avec moi. Et même le reste de l’équipe, ils sont super gentils, ils m’aident et me conseillent dès que j’ai besoin. Même quand je suis absente. Lorsque des bénéficiaires m’appellent pour un livre et que je ne suis pas là, les collègues vont chercher l’ouvrage, l’enregistre sur la carte correspondante et le dépose sur mon bureau. En rentrant, je n’ai plus qu’à l’apporter à la personne.

Décris ta tutrice en une qualité et un défaut.
Wow !!! En qualité, je dirai joyeuse. En défaut … maniaque, dans le sens de perfectionniste.

Au début, tu as eu du mal avec les personnes âgées ?
J’appréhendais un peu, mais non, ça va, ça s’est super bien passé. Les seules personnes âgées que j’ai côtoyées par le passé, ce sont mes grands-parents. Là, c’est autre chose. Si on leur montre du respect, elles vous traitent avec le même respect, comme des adultes, des amis.

Tu parles d’un autre volontaire, Aymane. Tu es contente de travailler avec lui ?
Facile, parce qu’à la base, c’est un ami, on s’entend super bien. On s’est rencontré, il cherchait le chemin de la bibliothèque qui n’était pas encore ouverte. Il y avait deux postes de service civique à pourvoir. Je l’ai accompagné pour ne pas qu’il se perde, et de fil en aiguille, j’ai passé aussi l’entretien et été retenue. Forcément, ça crée du lien.

Tu n’aurais pas préféré le faire avec une autre fille, comme ton amie Bénédicte, volontaire à la bibliothèque Edmond Rostand ?
Ah, c’est autre chose encore. Bénédicte, c’est moi qui lui en ai parlé, je lui ai donné l’idée.

Un moment fort ou une anecdote à nous raconter sur ton année de mission ?
La remise de médaille des 100 ans d’une de mes bénéficiaires. Elle est même passée aux informations régionales de France 3, c’était trop drôle. Ils lui ont demandé ce qu’elle faisait de ses journées, elle a dit : « je m’emmerde ».

Un regret ?
De partir, et de laisser mes bénéficiaires.

Quels sont les avantages de faire le Port’âge dans le quartier de la Chapelle ?
En fait, je ne le fais pas que dans le 18e arrondissement, je fais aussi le nord des 19e et 9e arrondissements. Mon avantage, c’est de pouvoir tout faire à pied, et de découvrir des quartiers de Paris.

Que comptes-tu faire après le Port’âge ?
[Grand sourire]. Continuer mes études de droit. Je veux devenir avocate.

La speed interview

Comment utiliser une tablette avec les doigts cassés?
Avec les doigts de pied.

À quoi sert Pi ?
Wow ! (longue hésitation). C’est pour le cercle … pour mesurer … Wow !

Pourquoi les ouragans ont-ils des noms féminins ?
Déjà, ça ne se fait pas ça, c’est injuste. Après, c’est vrai que nous sommes toutes dame nature.

Que boivent les poissons ?
Est-ce qu’ils boivent déjà ? Du cidre, peut-être.

Qu’est-ce que les femmes font de mieux que les hommes ?
Tout, je suis désolé mais c’est vrai. On fait mieux la cuisine, ou écrire. Par exemple, Aymane écrit comme un gaucher, mais avec la main droite. On fait même des ouragans, nous.

Le plat de ton enfance ?
Le couscous.

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