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Mes moments de Port’âge à travers Instagram

4 Jun

De par l’essence même de la mission, les volontaires du service civique sont amenés à beaucoup se déplacer, pas seulement dans l’arrondissement où ils sont nommés mais aussi dans tout Paris lors de réunion ou de formation.

En bonne photo addict j’ai pris plusieurs photos pendant mes 7 mois de Port’âge et j’aimerais les partager avec vous.

Il ne fait pas toujours beau lorsque l’on doit aller en réunion mais au moins il y a le bus.

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Une de mes bénéficiaires habite un peu loin de la bibliothèque mais au moins je passe près du métro Parmentier.

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Certains de mes bénéficiaires ont besoin de livres en gros caractères et nous n’en avons pas à la bibliothèque, alors je vais me fournir dans le 12e arrondissement.

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Quand on se rencontre entre porteurs c’est dans le Marais, près de l’église Saint-Paul.

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Et parfois on se retrouve aussi dans d’autres bibliothèques, par exemple à la bibliothèque Marguerite Duras.

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Le onzième arrondissement est vraiment plein de trésors avec ses immeubles impressionnants.

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Et puis il y a quelques semaines nous avons été invités à l’hôtel de ville de Paris par la maire de Paris Anne Hidalgo.

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Elle était même présente pour nous remercier de notre engagement et de celui des jeunes en contrats d’avenir.

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Et enfin pour finir, les réalisations de ma bénéficiaire la plus âgée. Elle a 103 ans et a traversé la première guerre mondiale dont elle conserve un souvenir : un éclat d’obus dans la jambe qui fait sonner les portiques des aéroports. Elle lit et elle fait des petits chats en crochet.

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Et oui le port’âge c’est aussi ça ! 🙂

Priscillia, volontaire à la bibliothèque Parmentier.

Non à l’involontaire du service civique

26 Feb

Un petit article « coup de gueule » écrit au fil du clavier et de la toile, veuillez en excuser la médiocre rédaction et organisation.

Il y a quelques mois, F. Hollande a entamé une campagne de publicité pour le service civique.

Quelques conséquences :
– On ne dira plus à la / au jeune volontaire « ah bon, je croyais qu’on avait supprimé le service militaire » ?
– Les médias ont redécouvert ce service social pourtant existant depuis cinq ans.
– Les contrats de douze mois ont été supprimés et l’indemnisation des frais de transport légèrement diminuée.

Passe encore ; mais à la question « faut-il rendre le service civique obligatoire ? » Je dis NON, et  suis loin d’être la seule. Désolée pour la première partie un peu rébarbative qui suit :

I – QUELQUES DEFINITIONS

Définition tirée du Lexis (Larousse) de 2009 , sous-entrée

  • Volontaire : du latin voluntarius, 1361. 1. Qui se fait de pure volonté, sans contrainte. 2. Qui agit de sa propre volonté, sans contrainte. 3. Se dit de ce qui manifeste une volonté ferme, de ce qui traduit la volonté.

Du Gaffiot abrégé de1989 :

  •  Voluntarius, a um. Volontaire, qui agit librement, volontairement. Ne pas confondre avec Volo, volonis, volones, volonum (velle) : esclaves rachetés aux frais du trésor public et enrôlés dans l’armée : volontaires.

De la fiche « Définition: bénévolat, volontariat, salariat », 2006 (http://www.francebenevolat.org/):

  • Volontariat :

1- Il n’y a pas, pour le moment, de définition juridique générale etglobale du volontariat, mais des définitions propres à certainessituations réglées par des textes spécifiques.
Les statuts quiconcernent plus particulièrement les associations sont :
– le volontariat de solidarité internationale initialement prévupar le décret n°94-95 du 30 janvier 1995 et récemmentmodifié par la loi du 23/2/2005- le volontariat civil de cohésion sociale et de solidaritéinstitué par la loi n°2000-1159 du 14 mars 2000, et sesdécrets d’application,inscrit dans le code du service national ;
– le volontariat associatif institué par la loi 2006-586 du 23mai 2006 ;
le service civil volontaire institué par la loi 2006-396 du 31mars 2006 pour l’égalité des chances;
– le volontariat des sapeurs-pompiers, inscrit dans le codegénéral des collectivités territoriales (loi n°96-370 du 3 mai1996 et loi n° 2002-276 du 27 février 2002).
2- Le volontariat se situe entre le salariat et le bénévolat auxquels ilemprunte certaines formes. Ce caractère « mixte » explique qu’iln’y a pas de volontariat sans texte (loi ou décret) qui détermineses conditions d’exercice.S’il n’y a pas de définition globale etexplicite du volontariat, l’âge du volontaire peut varier selon lesformules (18 à 28 ans pour le volontariat civil de la loi de 2000 ;personnes majeures pour le volontariat de solidarité internationaledu décret de 1995 ; personnes de plus de 16 ans pour le volontariatassociatif ; de 16 à 25 ans pour le service civil volontaire), mais descaractéristiques communes se dégagent des différents statutsparticuliers.

3- En effet, le volontariat se situe entre droit privé et droit public,ce dernier ayant un caractère plus ou moins marqué selon les cas. Ilpoursuit toujours un but d’intérêt général (sécurité,coopération,cohésion sociale, …) et s’exerce (sauf exception pour l’étranger)uniquement dans des organismes sans but lucratif (collectivitéspubliques, associations, ONG, …).De plus, le volontariat suppose toujours autorisation administrative,parfois double ou même triple : agrément de l’activité donnant lieu àvolontariat, agrément ou conventionnement de la structure,agrément du volontaire.Enfin, le volontaire peut être placé directement sous l’autorité del’Etat, même lorsqu’il travaille dans le cadre d’une association (casdu volontariat civil de la loi de 2000). En toute hypothèse, les textesofficiels fournissent les principaux éléments obligatoires du statut duvolontaire :principe d’une indemnité, couverture sociale,obligationde formation, durée maximum de la relation…

 

  • Du Rapport de groupe de travail portant sur la défense service civique (Commission Armée-Jeunesse 2011-2012)

2005. Les banlieues s’embrasent. Le Président de la République déclare alors : « le devoir de la République c’est d’offrir partout et à chacun les mêmes chances… Nous le savons bien, les discriminations sapent les fondements mêmes de notre République. .. Pour mieux aider les jeunes en difficulté à aller vers l’emploi, j’ai décidé de créer un service civil volontaire associant accompagnement et formation. Il concernera 50 000 jeunes en 2007.

Il n’est guère étonnant que, suite aux attentats de janvier dernier, les tentations du « Patriot Act à la française » et de la remise au goût du jour du service militaire se firent de nouveau sentir.

II – UN RESSENTI

Chers consœurs et confrères (ex-)volontaires,

Vous avez entendu parler comme moi, de ces cas heureusement exceptionnels, de jeunes engagés qui l’étaient bel et bien sur le papier mais absolument pas sur le terrain. Ce cas d’école qui résonn(er)a aux oreilles des volontaires du service Port’âge des bibliothèques de Paris : X vaquait à ses propres occupations lors de ses heures de travail, négligeant ainsi des personnes âgées, parfois mal/non-voyantes dont la lecture de livres imprimés et audio constituait l’une des seules distractions gratuites et disponibles. Suite à de nombreuses plaintes, le contrat de X fut cassé.

Cas moins rares, des jeunes poussés par leurs parents à « faire un petit job », un mi-temps, pourquoi pas un service civique ? Ceux-ci n’auront aucun zèle pour leur mission, portant ainsi préjudice à l’image et la qualité du service civil.

Nous « faisons dans le social ». Et donc, malgré les recommandations professionnelles, nous nous rapprochons affectivement de (quelques-uns de) nos bénéficiaires, qui plus encore que de livres, ont besoin de compagnie, d’écoute, bref de chaleur humaine. Les spots sur la « Journée de la Solitude » ne manquent pas de le rappeler sur les grandes chaînes une fois par an.

Chers lectrices et lecteurs, vous êtes tous concernés.

Voudriez-vous qu’un proche ou que vous-même, en situation de handicap ou de détresse, ait affaire à un(e) jeune qui n’en a rien à faire de sa mission, pestant tout bas contre la basse rémunération d’une besogne qu’elle ou il exècre ?

Il se fait tard et je me dois de conclure ; ne cédons pas aux peurs et crispations actuelles dans la précipitation. Ce serait dommageable sur le long terme, et à grande échelle. NON AU CARACTERE OBLIGATOIRE DU SERVICE CIVIQUE.

Ex-Volontairement Vôtre,
Anaïs THIBAULT – Duna.

Des valeurs, un engagement

27 Oct

De nombreuses personnes postulent pour remplir la mission Port’âge. Pourquoi ? Qu’imaginent-elles ? Imad est volontaire depuis une semaine à la bibliothèque Place des Fêtes dans le 19e arrondissement de Paris. En quelques lignes, il nous fait comprendre la valeur de son engagement, et ce que représente le Port’âge à ses yeux au moment de postuler. Rendez-vous dans un an pour un bilan.

Les personnes âgées sont au cœur du débat politique en France, partagées entre les polémiques sur les régimes des retraites ou encore même leur vulnérabilité quand il est question de canicules. En guise d’introduction, mon propos dans cet article sera essentiellement ciblé sur leurs souffrances face à l’exclusion et la mise en avant d’actions proposées par le gouvernement en réponse à cette triste réalité.

Nombreux sont les facteurs qui peuvent contribuer à l’isolement de ces personnes au grand âge: le départ à la retraite, la perte de mobilité, les troubles amnésiques, les violences en tout genre… Face à ce constat, en 2007, la mairie de Paris a mis en place la « mission du service civique », un dispositif qui permet de leur offrir une assistance personnalisée par la création d’emplois jeunes basés sur le volontariat. A titre d’exemple, Amina, 21 ans, étudiante en communication témoigne de son expérience « en parallèle de mes études je réalise depuis plus de 4 mois des actions de solidarité envers les personnes âgées. Je me suis tournée tout naturellement vers ce milieu car je voulais utiliser mon temps libre à bon escient et venir en aide à ces individus parfois en manque d’affection et de présence ». En outre, depuis 2009, avec l’accroissement du nombre de volontaires, cette association s’est développée dans de nombreux autres domaines. Le déploiement initial de cette action sociale en faveur des personnes âgées aura permis de sensibiliser d’autres publics exclus…Un contrepied à l’isolement.

Autrefois, la transmission de valeurs se faisait tout naturellement et l’on souffrait moins de l’individualisme et de la mobilité des individus d’aujourd’hui. La famille apparaissait comme le meilleur refuge, lieu privilégié de solidarité, d’accueil, d’échanges affectifs et matériels. De nos jours ces liens ont quasiment disparu surtout dans les sociétés occidentales où l’on accorde plus d’importance à la construction de maisons de retraites qu’à la reconnaissance de nos ainés. « La société actuelle est exigeante ! Les familles n’ont même plus de temps et l’enjeu est là !… Ces personnes n’ont rien demandé ! L’avantage dans ce métier est de pouvoir les aider mais surtout il y a un réelle connexion, un partage des savoirs enrichissants », confirme Amina.

Et d’ajouter « Mon rôle est de maintenir un lien social en les aidant à rompre  avec l’isolement. Toutes les semaines je suis contactée par la bibliothèque du 19ème arrondissement. Le portage de livre à domicile est nécessaire pour les personnes à mobilités réduites, enfermées entre quatre murs. Mon rôle est  de discuter avec eux, partager des choses. Il est important d’agir contre l’exclusion. Une fois ma tournée terminée, il m’arrive même d’être invitée à boire le thé avec certaines dames parfois très bavardes! » (Rire).

Les crises sociales ont renforcé la solidarité entre les jeunes et les personnes âgées, de telle manière qu’on assiste a une réelle réciprocité des services entres ces deux publics: aides aux logements pour les uns, accompagnements et offre culturelle à domicile pour les autres… Aujourd’hui ce lien intergénérationnel a encore de beaux jours devant lui, même face à la crise… un engagement civique, certes mais nécessaire pour tous!

Imad FAHMY

Pauline, volontaire à Parmentier

11 Sep

Pauline est volontaire Port’âge de la bibliothèque Parmentier. Elle nous raconte comment le Port’âge a changé ses plans d’avenir.

Photo interview

Présente-toi en 3 mots.

Joyeuse, gentille et stressée.

Pourquoi fais-tu un service civique ?

Pour ne pas perdre mon temps. J’ai arrêté mes études et au lieu de chercher que faire de ma vie sur mon canapé ou de faire des hamburgers, j’ai voulu faire quelque chose de concret. Et surtout, c’est Sarah, une ancienne volontaire d’Hélène Berr qui m’en a parlé.

Pourquoi le Port’âge ?

Parce ce que c’est une mission en bibliothèque, et que j’aime bien lire, même si j’ai eu peu de temps pour le faire cette année. Et je viens d’une famille où l’on s’occupe des personnes âgées.

C’est particulier pour toi, tu as un tuteur et deux tutrices. Donne une qualité et un défaut pour chacun d’eux, sans les nommer.

En qualité, je dirai : attentifs, très sympa et drôle. C’est valable pour les trois. En défaut : parfois absent, peut s’échauffer vite, parle constamment à son ordinateur (rires). Ils se reconnaîtront, je pense (rires).

Que veux-tu faire après le Port’âge ?

Je veux continuer à m’occuper des personnes âgées, sur un plan d’animation et de loisirs. Je veux leur changer les idées.

C’est ce que tu voulais faire, ou l’idée t’est venue avec la mission ?

C’est avec le Port’âge. Au début, je voulais travailler en bibliothèque, mais par la suite, l’aspect humain a pris le dessus, et modifié mes envies.

Un moment fort ou une anecdote à nous raconter sur ta vie à la bibliothèque ?

Il y en a pas mal. Je dirai Patrick, l’un de mes tuteurs, debout sur une chaise, une règle à la main, qui tape sur les luminaires pour qu’ils fonctionnent bien, qu’ils arrêtent de clignoter à cause d’un faux contact.

Tu te sens intégrée à l’équipe ?

Oui ! Oh oui ! Finalement, comme je suis curieuse, j’ai beaucoup observé et posé des questions sur ce qui se passait à la bibliothèque, et je fais partie de la « machine ».

Un moment fort ou une anecdote à nous raconter à propos d’un(e) bénéficiaire ?

Une bénéficiaire qui me parle de certaines vieilles brûlures qu’elle a, se lève, et baisse son pantalon pour me montrer une cicatrice.

Le métier de bibliothécaire correspond-il à l’idée que tu t’en faisais ?

Oui, j’en avais une vision assez juste parce que j’ai une année de formation en DUT Métiers du Livre. Je savais que ce métier n’a rien à voir avec l’idée que les gens s’en font en général.

Et un service civique européen, ça pourrait te tenter ?

Oui. Peu importe le domaine du moment qu’il est intéressant. J’aurai aimé un service civique en Asie, mais s’il doit être en Europe, j’irai bien en Italie.

 

La speed interview

 

Pourquoi le BN sourit-il alors qu’il va se faire manger ?

Parce qu’il est heureux de se faire manger, sa vie touche enfin son but.

Les Extra-terrestres croient-ils en nous ?

Vaudrait mieux pas pour eux. S’ils débarquaient, ils se feraient tuer à tous les coups.

Quel est ton plat préféré et ton plat détesté?

Je n’ai pas de plat préféré. J’aime tout, sauf la rhubarbe.
Quand l’homme a découvert que la vache donnait du lait, que cherchait-il à faire ?

Un truc vraiment cochon (rires).

Boire, fumer, manger gras, sucré et salé. Pourquoi tout ce qui est bon est mauvais pour la santé ?

Parce que ce qui est bon est toujours moins intéressant. Et manger ce qui n’est pas bon nous permet de nous transformer en petite boule.

Prochain lieu à visiter ou vivre ?

Séoul ! C’est mon grand rêve. D’ailleurs, il ne faut pas le dire, mais je me mets au coréen.

Papot’âge 6

27 Aug

Sixième et dernier volet de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission. Merci à eux pour leur participation.

 

Pauline Episode 03 Histoire d’une vie

20 Aug

Après une première approche humoristique de la bibliothèque et d’une de mes lectrices, je vais redevenir sérieuse le temps d’un article. Cette fois-ci, il est question d’une lectrice et de son parcours. Celui de sa jeunesse, qui marqua le reste de sa vie et ce encore maintenant.

Shoah_Memorial_at_Sephardic_Jewish_Cemetery,_CaracasFrançaise, elle avait 12 ans quand la seconde guerre mondiale a éclaté. Mais, comme il arrive parfois à des personnes que l’on rencontre au travers des reportages sur cette période, elle n’a pas reçu directement la menace qui pesait sur elle. D’origine juive, elle devait être envoyée dans un camp en Pologne. Elle aurait très certainement été gazée comme le seront ses parents. Pourtant, c’est la maladie qui lui sauva la vie : elle avait la tuberculose.

Pour être soignée, m’a-t-elle raconté, elle fut envoyée dans les Alpes. Elle pouvait ainsi profiter de l’air de la montagne, plus sain pour ses poumons. Elle n’a jamais été prise, elle pense que les infirmières cachaient les enfants malades juifs. Malgré tout, elle garde une trace encrée profondément en elle de cette période. Bien qu’ayant survécu avec son frère, sa famille n’a pas eu la même chance.

 Elle m’a racontée son histoire la deuxième fois où je l’ai vue, elle voulait absolument que je lui amène un livre sur la Shoa. Je ne comprenais pas bien son « obsession » pour cette période noire de sa vie. Mais avec un sourire et un tintement de tristesse dans la voix elle m’a dis que c’était pour ne pas oublier. Elle ne veut pas perdre cette période qui l’attriste toujours, mais qui, je me suis rendu compte au fil de mes visites, l’a rendu forte et combative.

Bien que fatiguée, elle lit toujours et est contente de voir que j’ai compris son besoin, son attente. Alors, avec le sourire, je lui montre le livre en question à chacune de mes visites.

Papot’âge 5 (Speed Interview partie 2)

14 Aug

Cinquième volet de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission. Suite et fin de la speed interview.

Sophia, volontaire à Vaclav Havel

6 Aug

Depuis octobre 2013, Sophia est volontaire Port’âge de la bibliothèque Vaclav Havel. Arrivée au bout de sa mission, elle nous livre son ressenti.

SophiaPourquoi fais-tu le service civique Port’âge ?
Au départ, je cherchais un travail. Après, avoir l’opportunité de faire une mission de service civique, c’était génial pour moi. Aider, et être payée, c’est génial.

Et ton arrivée à la bibliothèque ?
L’ensemble de l’équipe m’a super bien accueillie. Au départ, j’avais un tuteur, Maxime, un ancien volontaire Port’âge, puis on m’a attribué une autre tutrice qui avait envie de le faire, Caroline. Et puis, il y a Aymane, un autre volontaire avec moi. Et même le reste de l’équipe, ils sont super gentils, ils m’aident et me conseillent dès que j’ai besoin. Même quand je suis absente. Lorsque des bénéficiaires m’appellent pour un livre et que je ne suis pas là, les collègues vont chercher l’ouvrage, l’enregistre sur la carte correspondante et le dépose sur mon bureau. En rentrant, je n’ai plus qu’à l’apporter à la personne.

Décris ta tutrice en une qualité et un défaut.
Wow !!! En qualité, je dirai joyeuse. En défaut … maniaque, dans le sens de perfectionniste.

Au début, tu as eu du mal avec les personnes âgées ?
J’appréhendais un peu, mais non, ça va, ça s’est super bien passé. Les seules personnes âgées que j’ai côtoyées par le passé, ce sont mes grands-parents. Là, c’est autre chose. Si on leur montre du respect, elles vous traitent avec le même respect, comme des adultes, des amis.

Tu parles d’un autre volontaire, Aymane. Tu es contente de travailler avec lui ?
Facile, parce qu’à la base, c’est un ami, on s’entend super bien. On s’est rencontré, il cherchait le chemin de la bibliothèque qui n’était pas encore ouverte. Il y avait deux postes de service civique à pourvoir. Je l’ai accompagné pour ne pas qu’il se perde, et de fil en aiguille, j’ai passé aussi l’entretien et été retenue. Forcément, ça crée du lien.

Tu n’aurais pas préféré le faire avec une autre fille, comme ton amie Bénédicte, volontaire à la bibliothèque Edmond Rostand ?
Ah, c’est autre chose encore. Bénédicte, c’est moi qui lui en ai parlé, je lui ai donné l’idée.

Un moment fort ou une anecdote à nous raconter sur ton année de mission ?
La remise de médaille des 100 ans d’une de mes bénéficiaires. Elle est même passée aux informations régionales de France 3, c’était trop drôle. Ils lui ont demandé ce qu’elle faisait de ses journées, elle a dit : « je m’emmerde ».

Un regret ?
De partir, et de laisser mes bénéficiaires.

Quels sont les avantages de faire le Port’âge dans le quartier de la Chapelle ?
En fait, je ne le fais pas que dans le 18e arrondissement, je fais aussi le nord des 19e et 9e arrondissements. Mon avantage, c’est de pouvoir tout faire à pied, et de découvrir des quartiers de Paris.

Que comptes-tu faire après le Port’âge ?
[Grand sourire]. Continuer mes études de droit. Je veux devenir avocate.

La speed interview

Comment utiliser une tablette avec les doigts cassés?
Avec les doigts de pied.

À quoi sert Pi ?
Wow ! (longue hésitation). C’est pour le cercle … pour mesurer … Wow !

Pourquoi les ouragans ont-ils des noms féminins ?
Déjà, ça ne se fait pas ça, c’est injuste. Après, c’est vrai que nous sommes toutes dame nature.

Que boivent les poissons ?
Est-ce qu’ils boivent déjà ? Du cidre, peut-être.

Qu’est-ce que les femmes font de mieux que les hommes ?
Tout, je suis désolé mais c’est vrai. On fait mieux la cuisine, ou écrire. Par exemple, Aymane écrit comme un gaucher, mais avec la main droite. On fait même des ouragans, nous.

Le plat de ton enfance ?
Le couscous.

Papot’âge 4 (Speed Interview partie 1)

17 Jul

Quatrième volet de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission. Début de la speed interview.

Papot’âge (3)

9 Jul

Troisième volet de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission.