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Les exigences littéraires des bénéficiaires du Port’âge

11 Feb

Ça fait maintenant bientôt quatre mois que j’effectue mon service civique à la meilleure bibliothèque du monde Vaclav Havel et j’ai choisi de faire cet article pour traiter d’une question que je me suis rapidement posée au moment de commencer ce service civique et que, peut-être certains  futur(es) porteur(se)s se poseront également.  Cette question, c’est la suivante :

Est-ce que je vais être à la hauteur des exigences littéraires de mes bénéficiaires, moi, pauvre petite chose sans défense ?

Bon, pour être honnête, je me suis posée cette question bien avant de commencer ma mission et je dois avouer que j’avais même parcouru Google et ce blog de long en large pour y trouver des avis sur la question.

Moi stressée ? Je ne vois pas de quoi vous parlez.

Scared

J’avais juste envie de mettre un gif de Maman j’ai raté l’avion.

 

Alors bien sûr… je ne suis pas complètement inculte, mais je me disais qu’avec toute une vie derrière soi, eh bien on en accumule des connaissances, on en connaît des auteurs, des livres et on s’imagine vite que les attentes des bénéficiaires risquent d’être importantes… Et moi, je dois avouer qu’avec mes études d’histoire de l’art, j’avais un peu délaissé mes lectures personnelles au profit de livres plus en rapport avec ma spécialité.

Bon, mais vous savez quoi ? En fait on s’en sort largement.

Au début, j’appréhendais mes choix de livres, j’y allais parfois un peu au hasard en me basant sur des auteurs dont j’avais parfois vaguement entendu parler, sur lesquels je faisais des recherches (MERCI INTERNET) et j’en passe. Je cherchais parallèlement également les prix littéraires récents, essayais de regarder la liste des livres que l’ancienne porteuse de ma bibliothèque apportait aux bénéficiaires etc. Tout ça rassure et peut aider dans sa quête des livres.

Bien sûr, il y a des personnes qui savent exactement ce qu’elles veulent, qui vous donnent des auteurs, des titres précis, qui veulent le dernier prix Goncourt ou Nobel de littérature… Et dans ce cas là, c’est assez simple, il n’y a qu’à piocher dans les rayons de la bibliothèque (à condition qu’ils soient disponibles, mais ça c’est une autre histoire !)
En revanche, certaines autres sont plus vagues et disent simplement qu’elles s’intéressent à des genres, en donnant des pistes. Par exemple : « Moi, Marie-Francine-Huguette, j’aime les romans d’action, d’amour, policiers. » (Bon, c’est rarement les trois en même temps. Quoique…) Et là, à vous de vous débrouiller !

Suzy, du film Moonrise Kingdom, en lectrice assidue

 

En fait, c’est surtout à force d’expérience qu’on se sent à l’aise avec ses choix et quand on voit que les personnes sont satisfaites de ce qu’on leur apporte qu’on prend confiance. Au début, on peut patauger un peu et ce n’est pas dramatique.

Bien sûr, il arrive que des livres ne plaisent pas aux bénéficiaires, c’est tout à fait normal et ce n’est pas de notre faute. Un vieil adage dit : « Tous les goûts sont dans la nature, pas ma faute si t’as pas de goût Jeannette ! » ; et dans ce cas, il est intéressant d’en parler, de comprendre pourquoi le bénéficiaire n’a pas aimé etc, en bref, de dialoguer, ce qui est aussi notre rôle (pas des moindres, il est enrichissant !).

Parce que oui, le Port’âge, c’est aussi un enrichissement réciproque, un moyen de découvrir l’autre à travers sa vie, son passé, sa culture littéraire mais pas que. Je ne me serais jamais doutée que j’en viendrais à apporter The Walking Dead (bon, pas le comic mais quand même) à une dame de plus de 80 ans. Et pourtant, SI SI c’est vraiment arrivé !
Et on se dévoile aussi soi-même. Vous ne connaissez peut-être pas ce grand auteur du XVIIIe siècle, et alors ? N’en ayez pas honte. Vous avez vos propres connaissances, votre propre richesse et toute une vie pour développer ça.

Soyez à l’écoute, compréhensif, ouvert d’esprit et ayez confiance en vous.

Edwige G.

Papot’âge (2)

24 Jun

Suite de la série de vidéos tournées par plusieurs volontaires dans lesquelles ils répondent à des questions sur leur mission.

 

REPORT’ÂGE

22 May

En 2013, trois volontaires du service Port’âge, David ANTONIOTTI, Sarah BIAU et Simon PRIMARD, ont tourné et réalisé un documentaire afin de montrer le quotidien de leur mission de service civique dans les bibliothèques de la Ville de Paris.


Report’âge par Bibliotheques-Paris

Papot’âge (1)

24 Apr

Cette semaine, nous commençons une série de vidéos tournées par plusieurs volontaires. Ils répondent à des questions sur leur mission.

papot’âge (1) par Bibliotheques-Paris

La retraite: une seconde jeunesse?

12 Mar

Ce mardi 11 Février avait lieu le « Salon du bien vieillir » dans le 15e arrondissement. Pour l’occasion, le dispositif Port’âge représenté par les bibliothèques Vaugirard et Andrée Chedid y a tenu un stand.

photophoto2

Préparer sa retraite ou simplement comment bien vieillir, nombreux et nombreuses sont ceux qui y pensent. Le Salon du bien vieillir était l’occasion pour de nombreuses personnes âgées, du 15e arrondissement mais aussi du reste de l’Île de France, de découvrir les associations de quartier et organismes s’adressant à eux.

photo7Faire vérifier sa vue, s’inscrire pour faire du sport (comme le volleyball) ou encore jeter un coup d’œil aux structures d’accueil médicalisé, les nombreux stands donnaient une vue d’ensemble des possibilités pour les futurs retraités et seniors.

photo5Mais il y avait également quelques organismes promouvant la lecture à tout âge. Et le stand du Port’âge a attiré, tout au long de la journée, un large panel de curieux, friands de lecture, et heureux qu’un tel service leur soit proposé.

photo6Les passants, qui se sont arrêtés pour discuter longuement au stand, étaient d’autant plus ravis en apprenant la gratuité de ce service qu’il s’adresse autant aux personnes âgées ayant des difficultés à se déplacer qu’aux personnes handicapées ou temporairement immobilisées.

photo4Ce salon des seniors étaient également l’occasion de présenter les différents types d’ouvrages que proposent les bibliothèques Vaugirard et Andrée Chedid dans le cadre du Port’âge: livres en gros caractères, livres audios, DVD, les CD.

photo3N’hésitez donc pas à faire appel à nos services!

 

Anna, volontaire à la bibliothèque Andrée Chedid dans le 15e arrondissement de Paris

 

Pauline Episode 02 Fort Boyard

4 Mar

imagesFort Boyard, c’est chez Madame L.

Tout le monde connait cette émission où des célébrités se retrouvent dans le fort vers l’île d’Oléron et cherche des clés.

Chez Mme L., c’est le même jeu, mais avec des livres.

Cette petite mamie (oui, petite, car elle ne fait pas plus d’1m55) gentille et souriante, vie dans un petit appartement BIEN rempli.

C’est une fois arrivée chez elle que le sport et le jeu commence. Car, ayant elle-même des livres en quantité, elle mélange ceux de la bibliothèque et les siens.

Il me faut alors me mettre en chasse : escalader les piles de vêtements, écarter les valises de plusieurs tonnes, faire abstraction des assiettes sales pour chercher les documents. Le tout bien souvent en équilibre sur une jambe, la liste des documents manquant dans une main et continuant ma discussion avec elle.

Pour parfaire le tout, les lions sont remplacés par un angora ayant pour prénom Vanille et choisissant ces moments de recherche pour se frayer un chemin entre mes jambes.

« Vous avez-vue comme elle est belle ma fille ! Elle est toute mignonne, elle est vraiment importante pour moi. » La réponse, la seule pouvant être donnée est : « Oui, elle est belle. » Mais intérieurement ça donne plutôt : « Oui, elle est très belle. Mais là, si vous pouviez l’enfermer dans une cage, ce serait super sympa. J’aimerais éviter de tomber sur vos aiguilles à tricoter. »

Ce n’est qu’après 15mn de recherche intensive que je peux vraiment constater que OUI, le chat angora, je veux le même chez moi.

Pauline Episode 01 Le grand saut

14 Feb

Profil Pauline ParmentierPauline est volontaire à la bibliothèque Parmentier depuis octobre 2013. Après 4 mois, elle nous raconte le début de sa mission. Aujourd’hui, son arrivée à la bibliothèque, et ses premiers contacts avec ses collègues.

 

Avant de pouvoir franchir la grille de ce nouveau lieu de perdition (ha ha), je dois passer par l’étape OUVREZ MOI !!!! Et ça, ce n’est pas gagné.

Pour pénétrer en ce lieu de culture en dehors des horaires d’ouverture, il faut montrer patte blanche. Alors après cinq minutes à m’en prendre à la sonnette et voir passer mes futurs collègues qui me regarde sans venir m’ouvrir, je trouve mon salut de l’extérieur. C’est la conservatrice qui arrive et qui me souhaite la bienvenue.

Je n’ai pas fait un pas dans la bibliothèque que je suis confiée au bon soin d’un de mes tuteurs. Il me fait gentiment une première visite des lieux, rapide hein, ils ont deux réunions avant 13h. Les livres, bin, dans des rayons, sur des étagères quoi. Les postes de service public : « De toute façon tu ne fais pas de service public donc, c’est juste pour te montrer. »

Et hop, je passe dans les mains de mon second tuteur. Parce que oui, ils devaient tellement avoir peur que je sois seule qu’ils m’ont plutôt bien entouré pour le nombre de responsables : 3. Pour moi toute seule !!! (Ce n’est pas un peu beaucoup quand même ?)

Ben en réalité non, je sais dans les grandes lignes en quoi consiste mon travail. Mais eux, ben c’est pareil… QUOI ?! Des novices !

Cool, ils vont être aussi largués que moi ! Me voilà entre de bonnes mains (enfin, je pense…).

Première réunion et pas des moindre. Mis à part ceux qui ne travaillent pas ce jour, tout le monde est là. Oh, c’est gentil de faire un tel comité d’accueil pour mon premier jour, mais il ne fallait pas. Nan, ce n’est pas pour moi ? Dommage.

Bon redevenons sérieux, c’est pour traiter des points importants concernant la bibliothèque. Mais avant ça, ben retour à l’école : « Pauline, tu vas rester avec nous pendant un an. Mais comme nous ne te connaissons pas, tu peux te présenter toi, ton parcours et pourquoi tu souhaitais un Service Civique. ». Euuuuuh… Alleeeeez, fait pas ta timide, ça n’est pas la mer à boire que de présenter la moitié de ta vie devant 20 personnes parfaitement inconnue !

Ouf, travail accompli. Maintenant, oublié moi pendant 5 mn.

Après cette réunion, un petit gâteau et un jus d’orange, je me dirige dans les bureaux. C’est grand, mais il n’y a pas suffisamment de postes informatiques pour tout le monde.

« Trouve-toi un poste de libre, on va jeter un œil sur les bénéficiaire de l’année dernière. »

Manque de chance pour moi, les données dont je dispose sont légèrement en sous nombre, on se prend la tête (littéralement) avec mes tuteurs pour retrouver un semblant d’information dans toute cette masse informe. Je ne suis pas encore prête à rencontrer les lecteurs avec tout ça.

Après une après-midi de déblayage de l’ordinateur, au motoculteur, je tiens une liste à peu prêt droite de personnes à contacter. Mais il est déjà 18h, allez, rentre chez toi, on se voit la semaine prochaine pour prendre contact avec eux.

C’est déjà fini !!! Et oui, après ma première journée de travail, je suis déjà en week-end ! En souhaitant que la suite me réserve de bonnes surprises.

MESSAGE AUX TUTEURS

20 Nov

Depuis la mi-septembre dernier, je participe au recrutement du Port’âge. Mon travail en tant que coordinateur Port’âge consiste à évaluer les postulants, avec l’aide de tuteurs ou responsables d’établissement. Je ne juge pas seulement si un volontaire est qualifié pour cette mission. J’essaie aussi de déterminer, en fonction de son profil, dans quelle bibliothèque le placer, pour qu’il soit le plus à l’aise. Les paramètres que je prends en compte sont les tuteurs et responsables que je connais, mais aussi les différents publics à desservir selon les quartiers.

Au cours de ces recrutements où on passe un peu plus de 20 minutes avec ces jeunes, on essaie de déterminer ce que ce serait de passer du temps avec chacun, en tant que collègue, mais aussi en tant que bénéficiaire. Parfois, je fais donc comme certaines des personnes âgées, et je les titille gentiment, avec humour. Beaucoup ont de la répartie, et me répondent gentiment, avant d’entamer une discussion. Je me rends compte alors que leur compagnie est appréciable.

Tous les volontaires qui ont été choisis m’ont paru agréable, et je me projetais à chaque fois sur ce que ce serait de travailler au quotidien avec eux, de les former, les conseiller, les aider à s’intégrer à l’équipe. Chez beaucoup, j’ai senti un enthousiasme à travailler en bibliothèque.

Mais une fois qu’ils sont engagés, qu’ils ont signé leur contrat et été affecté, je dois me rendre compte que ce n’est pas moi qui vais avoir la chance de travailler au quotidien avec eux. C’est pourquoi, je demande à leur tuteur de veiller sur eux, et de profiter de la chance de travailler avec eux pendant un an, parce qu’en les engageant, je les leur confie. Le recrutement est clos, la session 2013-2014 peut commencer.

Journal d’un Report’âge

4 Oct

Sarah a fait son service civique dans le cadre du Port’âge d’octobre 2012 à septembre 2013 à la médiathèque Hélène Berr, dans le 12e arrondissement de Paris. Elle a réalisé avec deux autres volontaires, Simon et David, le documentaire Report’âge, qui sera bientôt visible et accessible à tout le monde. Elle nous raconte la semaine de tournage, loin d’être facile, mais pleine de bons souvenirs.

Le premier jour a été consacré à la réception du matériel ainsi qu’à sa découverte. Nous avons donc passé notre après midi en compagnie d’un mode d’emploi de cent cinquante pages contenant toutes les caractéristiques d’une caméra professionnelle. Il était impératif que pendant cette semaine de tournage nous faisions le moins d’erreurs possible car cela faciliterait grandement le montage et le visionnage des rushs.

Le mardi a été le jour de la découverte et du stress. Nous avions décidé qu’il serait sympa de tourner une scène dans la médiathèque où on me verrait prendre des livres, une courte scène d’une minute pas plus. Nous avons passé la matinée à la tourner, entre les mauvais plans, la vitesse de passage, car nous avons réussi un exploit : nous avons réussi à transformer un chariot de bibliothèque en un rail de travelling !!!

L’après midi les interviews de bénéficiaires commencèrent. Avec Simon nous nous étions mis d’accord pour choisir en premier une bénéficiaire de David afin que l’on puisse tous les deux bien comprendre le fonctionnement de la caméra et réussir les prises de plans. Nous nous rendîmes tous les trois chez cette dame. Coup de théâtre, devant sa porte son voisin nous apprend qu’elle a fait un AVC deux jours auparavant. Nous sommes bien sûr tristes pour cette bénéficiaire, mais aussi nous perdons un après-midi de tournage et sur une semaine cela fait beaucoup. Après que David a téléphoné à sa bénéficiaire et pris de ses nouvelles (elle va très bien et n’a aucune séquelle), nous allons voir une autre dame chez qui David apporte des livres. Elle ne répond pas à la porte et nous la voyons arriver en ambulance de l’hôpital et elle a l’air très fatigué. Nous rentrons donc à la médiathèque un peu dépités après cette journée de tournage désastreuse.

Le mercredi matin « un nouveau jour » commence… ou pas. Le seul homme qui avait bien accepté l’interview refuse au dernier moment. Nous ne pouvons pas nous permettre de reperdre un après-midi où sinon nous n’aurons pas assez de matière. Simon appelle une de ses bénéficiaires qui accepte au dernier moment. Ouf. Deux interviews sont réalisées dans la journée. Nous nous réunissons tous les trois le soir pour voir les premiers rushs, sauf que nous viennent plein d’idées pour rendre le documentaire plus joyeux et léger. Nous décidons qu’il serait sympa de tourner des petits intermèdes dans la médiathèque et dans les quartiers du 12e et du 20e arrondissement. Notre imagination est au rendez-vous (à 23h), nous marquons sur une feuille pleins de scénettes complètement décalées et loufoques que nous tournerons le vendredi.

Un rendez-vous est pris le jeudi matin avec Jaoo (le coordinateur Port’ âge) dans un café du 20e arrondissement pour une petite interview concernant ce service civique et ses différents aspects.  Tout se passe comme prévu. Nous restons toute la journée dans cet arrondissement car l’après-midi nous avons rendez-vous avec une autre bénéficiaire de David. Nous arrivons chez elle et nous faisons la plus grosse interview de la semaine (2h30). Cette personne nous reçoit avec du gâteau à la rhubarbe et une petite coupe de champagne pour fêter la fin de l’interview.

Le vendredi est consacré aux scènes décalées dans la bibliothèque, tournées durant la matinée. Nous n’avions que quarante cinq minutes devant nous avant l’ouverture de la médiathèque au public. Nous avons un carton de livres destinés au pilon pour tourner en vitesse une dizaine de scénettes que nous inclurons dans le documentaire. L’après-midi une documentariste de l’école Louis Lumière accepte gentiment de nous aider pour tourner des scènes dans le quartier du 12e, notamment sur la place de la Nation où nous nous servons de Vélibs. Après cette  journée de rires, mais de sérieux également, il nous reste une interview à réaliser. Nous finissons notre journée à 21h mais elle a été pleine de matière pour le montage.

Le samedi est le dernier jour de tournage. Une atmosphère de stress mais aussi de nostalgie se dégage. Il ne faut rien rater de cette journée, ne rien oublier car nous n’avons pas le matériel indéfiniment ; après c’est fini, l’aventure prend fin.

David contacte une de ses bénéficiaires, une dame passionnée par l’opéra qui n’a jamais pu en faire son métier. Nous nous rendons chez elle et réalisons l’interview la plus émouvante. Nous mangeons avec elle le gâteau d’anniversaire que David lui a apporté et elle nous sert un verre de Porto. Elle nous fait un peu entrer dans son intimité en nous montrant ses albums photos. L’après-midi est consacré à des scènes tournées à la bibliothèque Oscar Wilde car nous manquons de matière présentant ce que nous faisons avant de nous rendre chez les bénéficiaires. Nous sommes fatigués mais nous sommes arrivés à tourner  tout ce que nous voulions. Nous allons ensuite déposer le matériel dans l’appartement de David pour pouvoir le rendre le lundi qui arrive. Chez lui nous vient l’idée de nous filmer en train de parler de nos ressentis pendant ce service qui arrive presque à son terme pour deux d’entre nous. Les quinze premières minutes sont catastrophiques, nous partons de fou rire en fou rire, nous sommes incapables de prononcer trois mots. La fatigue nerveuse de cette semaine se fait ressentir mais elle est positive. Nous arrivons à nous lancer au bout d’un moment et quel lancement ! Plus d’une heure de discussion portant sur notre ressenti de ce service civique, autant que sur notre vision des personnes âgées et de leur place dans la société. Clap final et champagne pour cette dernière prise.

Cette expérience aura été pour ma part une grande aventure pleine de joies et de surprises.  Je remercie chaleureusement toutes les bénéficiaires qui ont accepté de se prêter au jeu et qui nous ont livré une partie de leur vie pendant quelques instants.

Sarah

Défilé du 14 juillet

25 Jul

Défilé ChristopheLe 14 juillet dernier, pour le traditionnel défilé sur les Champs-Élysées, des volontaires du service civique ont participé. Christophe, volontaire Port’âge à la bibliothèque Parmentier, dans le 11e arrondissement, nous raconte cette journée spéciale, ainsi que les répétitions.

I/ Les raisons de ma motivation à défiler le 14 juillet :

Je me suis porté volontaire pour deux raisons principales. A vrai dire, dans un premier temps, j’ai voulu le faire pour une raison familiale car trois membres de ma famille avaient déjà défilés auparavant. Je voulais en être le quatrième.

La deuxième raison concerne plus particulièrement mon projet de m’engager dans la Marine Nationale. En effet, je pense qu’avoir défilé sur la Concorde peut éventuellement être un bon point afin d’y entrer.

II/ Le déroulement des répétitions :

Les répétitions se sont déroulées du mardi 9 au vendredi 12 juillet. Nous répétions de 3h45 jusqu’à 11h00, dans un premier temps sur les Champs-Elysées puis à la caserne de Satory à Versailles. Nous nous levions donc entre 2h30 et 2h45. C’était un rythme certes à adopter mais surtout assez effréné, car il s’agissait du mode de vie dans un contexte « militaire ».

Les répétitions étaient, il faut le dire, très douloureuse, car au-delà du réveil des plus matinaux, nous devions restés en position de garde à vous pendant un certain nombre d’heure, et les pieds ne sont guère fan de cela (rires). L’épuisement se faisait plus sentir à Satory car dès 8h nous devions libérer la circulation sur l’avenue des Champs-Elysées. A Satory c’était de 9h00 à 11h00 aux coté des forces armées, et autant dire que la discipline était de rigueur.

III/ Le grand jour

Alors, le jour J, il est presque inutile de préciser que l’atmosphère était des plus tendues. Se dire que quelques 22 millions de personnes vous regardent, c’est tout de même quelque chose. Quand vous avez passé 5 jours sous une pression omniprésente du staff, et que soudain vous allez vous montrer devant la France entière, c’est un sentiment d’excitation puis de frisson qui prend place. Le fait que mon équipe et moi-même étions chargé de l’animation finale, les heures et les minutes étaient longues. De plus, nous redoutions que quelqu’un fasse un malaise. Fort heureusement il n’y en a eu aucun (sourire).

Finalement, tout s’est bien passé. J’ai été satisfait de notre prestation, je pense que nous avons relevé le défi  à la lettre, Nous avons été à la hauteur des exigences de nos supérieurs. Surtout, face au sourire un peu narquois de certains militaires, nous avons pu démontrer que des civils peuvent être à leur place dans le défilé du 14 juillet.

IV/ Conclusion :

Pour moi, vivre une telle expérience à été un véritable plaisir. C’était un honneur de pouvoir y participer et j’en suis très fier. En ayant défilé sur les Champs-Elysées, nous avons rempli une mission, un objectif que le Service Civique voulait remplir depuis sa création en 2010. Cet objectif était tel que l’avait dit M. Martin Hirsch, Président de l’Agence du Service Civique : «Réconcilier l’armée et la Nation ».

Nous étions la première promotion à le faire, et j’espère vivement revoir dans 1 an les prochains volontaires défiler. Je le dis tout le temps, et je continuerai à le dire : toutes expérience mérite d’être vécue, et ces quelques jours en valaient vraiment la peine. Si j’avais refusé au dernier moment, j’aurai eu du regret pendant très longtemps. C’était un projet unique pour un jour magique.

Fait par Christophe V. (volontaire du service portage), le jeudi 18/07/13.