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Wilde discoveries part 2

23 Dec

Bonjour,

Je vous propose de découvrir mes coups de coeur des six derniers mois dans ce modeste pdf (rassurez-vous, il est deux fois moins long que le précédent)

Wilde discoveries, my very best of part.2

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Dernière mise à jour effectuée le 23 décembre, prêt à être publié !

La chanson que j’fredonne (ou « Adieu mamies… »)

19 Dec

http://www.chemindesdames.fr/pages/actualites_details.asp?actu_id=184

http://www.chemindesdames.fr/pages/actualites_details.asp?actu_id=184

Quand au bout d’un an l’boulot terminé

Quelqu’un va reprendre nos trajets

Notre place est si utile

Trimballant fièr’ment nos piles

De livres aux pépés-mémés

Qui n’peuvent plus marcher

Et le coeur bien gros, comm’ dans un sanglot

On dit adieu au … charriot

Même sans tambours, même sans trompettes

On s’en va au loin en r’tournant la tête

 

Refrain :

Adieu mamies, prêts et retours

Adieu sans une larme

C’est bien fini, mais pour toujours

Vous m’avez marqué l’âme

Moi c’est de Wilde, de Saint-Fargeau

Que j’dois partir si tôt

Mais je connais le chemin

Je r’viendrai p’t’être demain

 

Un an d’portâge, c’est une chance

Et j’ai bonne espérance

Car déjà ma relève

Se montre attentive élève

Même si j’ai le cœur qui m’élance

Je pars en toute confiance

C’est une jeune zélée

Qui vient me remplacer

D’un sourire je salue mes collègues et amis

On s’reverra sûrement un d’ces samedis

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La Rose au coeur qui bat

3 Sep

Un troisième poème de Janine HASSELWANDER, bénéficiaire Port’âge de la bibliothèque Andrée Chedid dans le 15e arrondissement.

Dans la vie, on est heureux

Quand on sait de chaque chose

Déceler l’aspect précieux,

L’éphémère d’une rose.

La rose est comme l’amour

Tant fragile et délicate.

Prends grand soin de ton amour.

C’est la Rose au cœur qui bat.

On retiendra le bonheur

En préservant sa noblesse

Ton amie restera fleur

Si personne ne la blesse

Protège-la de tes ailes

Donne-lui tout son éclat

Elle n’est pas éternelle.

C’est la Rose au cœur qui bat.

 

Elle peut se refermer

Sur un mot, sur des colères

Son besoin de respirer

Rejette les goûts amers.

 

Evite-lui bien l’orage

Ce violent scélérat

Elle meurt à son ombrage.

 

Janine HASSELWANDER

Wilde discoveries part 1

2 Jul

Salut à vous, porteuses et porteurs, lectrices et lecteurs !

Je vous propose de découvrir mes coups de coeur des six premiers mois passés à la bibliothèque Oscar Wilde dans ce pdf d’une petite dizaine de pages.

Wilde discoveries, my very best of part.1

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Le coup de coeur de Mme D.

19 Dec

L’été de la vie de J.M.Coetzee

J.M. Coetzee, L'été de la vie

Mme D. est une aficionado d’André Brink, Henning Mankell ou encore J.M Coetzee.
Son coup de cœur ce mois-ci est L’été de la vie de l’auteur sud-africain J. M Coetzee (Prix Nobel de littérature en 2003).

Dans cette autobiographie fictive l’auteur confie la tâche d’un portrait posthume à un jeune universitaire anglais.
Mme D. a aimé la façon dont Coetzee construit son livre. En effet, le jeune journaliste interroge cinq personnes ayant compté dans la vie de l’auteur.

« Un autoportrait fictif et posthume où l’on retrouve beaucoup d’autodérision » selon Mme D.

Retrouvez ce livre dans les bibliothèques parisiennes

Le coup de cœur de Jacqueline

12 Nov

Maintenant de Lauren Bacall

Maintenant de Lauren Bacall
Avec l’aimable autorisation d’Electre

Jacqueline, du haut de ses 87 ans a eu un coup de cœur pour cette autobiographie, parue en 1998, de la remarquable actrice Lauren Bacall :

Dans ce livre, écrit de sa propre plume leste, Lauren Bacall nous relate les événements qui ont jalonnés sa vie d’actrice et son couple mythique avec Humphrey Bogart. Femme forte au destin exceptionnel, elle nous transmet une vision de la vie où le plus important est de s’épanouir au sein d’une activité qui passionne, afin de se réaliser pleinement.

Pour les amateurs de cinéma mais aussi de belles leçons de vie !

Retrouvez ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

Coup de coeur à la bibliothèque Louise Michel

22 Oct

La tête en fricheMme X est une bénéficiaire de la bibliothèque Louise Michel qui adore le service Port’âge.

Elle n’est pas si âgée que ça (70 ans), mais elle souffre depuis quelques années d’une sclérose en plaques.

Cette maladie l’oblige à marcher avec un trépied et elle est souvent en perte d’équilibre. Pour elle, se déplacer est très difficile.

Je l’avais rencontrée pendant ma période de prospection, dans la rue. Je lui ai donc proposé un tract qu’elle a accepté. Quelques jours plus tard, cette dame m’a joint par téléphone à la bibliothèque.

Ainsi, depuis janvier, je lui apporte des livres et des textes lus chez elle.

Elle a eu un coup de cœur pour le livre de Marie-Sabine Roger,  La tête en friche : l’histoire d’une belle amitié entre une dame âgée et un jeune provincial devenu la risée de ses camarades. Le livre a d’ores et déjà fait l’objet d’une adaptation cinématographique avec, dans les rôles principaux, Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus.

Retrouver ce livre dans les bibliothèques parisiennes.

Retrouver le DVD dans les bibliothèques parisiennes.

Josette is back !

24 Sep

Notre chère Josette est de retour pour vous conseiller un nouveau roman ! Cette fois, il s’agit d’un ouvrage paru en 2007, qui a reçu le Prix Médicis :

Les Disparus de Daniel Mendelsohn

copyright Electre

Dans ce livre, l’auteur nous emmène sur les traces de sa propre quête mondiale de témoins ayant survécu aux camps de la seconde guerre mondiale autour de sa famille. L’enjeu personnel a un rôle primordial dans cette entreprise, sur laquelle de nombreux tabous demeurent… Entre souvenirs captivants, drôles ou émouvants, laissez-vous porter par cette histoire dans l’Histoire.

Le commentaire de Josette :

« Je ne vous remercierai jamais assez de m’avoir permis de lire Les Disparus. Je l’ai lu une fois et demi, c’est pour vous dire ! Sans être complètement un roman, le livre et l’auteur vous emportent dans son enquête sur ces personnes à travers le monde. Passionnant et émouvant. »

 

Retrouvez vite cette aventure dans le catalogue des bibliothèques de Paris !

Le coup de coeur de Louise

3 Sep

Louise, 84 ans, a aimé :

Les insurrections singulières de Jeanne Benameur

Antoine, la quarantaine, se cherche aussi bien dans son boulot à l’usine que dans sa vie personnelle. Héritage familial, relation amoureuse et militantisme syndical sont les thèmes qui participeront au bouleversement intérieur de cet homme, entre France profonde et délocalisation brésilienne. « Parce que les révolutions sont d’abord intérieures. Et parce qu’on n’a pas l’éternité devant nous. Juste la vie. »

« Certains diront que c’est un roman quelconque », mais Louise me l’a confirmé au téléphone et de vive voix : Les insurrections singulières de Jeanne Benameur est un « livre merveilleux » qu’elle aurait aimé acheter si je ne lui avais pas apporté.

Louise est une dame âgée, mais « ce n’est pas parce qu’on est vieux qu’on n’aime que les livres du passé ». Le passé, on l’a déjà vécu, il faut désormais aller de l’avant, et cela vaut aussi pour la littérature : ne pas rester figé dans une époque révolue, et s’intéresser au présent. C’est sur ces critères que je me base lorsque je choisis les documents à lui faire découvrir. Le livre de Jeanne Benameur est un livre « moderne », « en plein dans la vie », un « roman d’aujourd’hui ».

Louise a été touchée par ce roman auquel elle attribue un aspect philosophique. Antoine, le personnage principal, met la main sur de vieux carnets dans lesquels son père faisait le bilan de chaque journée passée.

« Bientôt mon œil est attiré par les passages les plus courts. Certains jours, juste la daté notée. Le trait bien tiré dessous.
Et rien.
Ce sont ces jours de rien qui me bouleversent.
Le besoin de noter la date. Quand même.
Parce qu’un jour ne peut pas totalement se perdre ? »

Louise me dit que ça la fait réfléchir. Cette idée que même les petites choses du quotidien, visiblement sans importance, ne doivent pas être dévalorisées, ou considérées comme des riens. Un baiser avant de partir, un sourire amical, une quelconque émotion, tout cela ne doit pas être rien. « Il se passe toujours quelque chose si on cherche »

« Ça m’a renvoyée à moi-même. Je pense qu’il faut avoir une passion, et s’accrocher dans la vie pour y arriver. » La discussion dévie un instant sur la fille de cette voisine qui change d’ambitions comme de culottes. Cela la désespère…

Une écriture simple et fluide finit de conquérir le cœur de Louise. Une vraie belle découverte.

Découvrez ce livre dans les bibliothèques parisiennes.

 

Le coup de coeur de Marie-Andrée

13 Aug

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee

Ma mère est une grande lectrice. Et je dois l’avouer, lorsque mes lecteurs me disent « Faites comme bon vous semble, apportez-moi ce que vous avez envie de m’apporter », et bien c’est souvent dans les goûts de ma mère que je vais piocher inspiration.

C’est ainsi que j’ai fait découvrir Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee à Marie-Andrée.  Je l’ai lu par la suite, et c’est un réel, énorme coup de cœur commun pour cet ouvrage que nous avons pu partager lors de nos rencontres suivantes :

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est tellement riche, qu’il est assez difficile d’en faire un petit résumé, pour présenter brièvement son contenu. Mais si on essaye, on peut dire que c’est une vision de l’Amérique des années 30, à travers les yeux et les mots de Scout, gamine d’à peine 10ans, dont le père adoré est avocat commis d’office pour défendre un noir accusé d’avoir violé une blanche. Mais le roman parle aussi de l’enfance et de sa curiosité, de son envie d’apprendre, de comprendre, il parle de l’intolérance et surtout de son refus. Oui, c’est bien un hymne à la tolérance, au respect et au droit à la différence que Harper Lee a su mettre en pages dans ce qui reste aujourd’hui encore, sa seule et unique publication.

Ce qui a plu à Marie-Andrée, c’est «  la merveilleuse construction » du récit, qui mélange de petites histoires à la grande, et qui illustre parfaitement la diversité de ce qu’une enfant peut voir, entendre, découvrir et apprendre en grandissant.

Entourée de « personnages forts », Scout découvre cette société qui l’entoure, ses habitants, ses communautés, ses mystères et ses inégalités. Tous ces nombreux personnages, Marie-Andrée s’y est attachée : « Ils restent en mémoire comme si vous les aviez réellement rencontrés ».

Prêter les mots de Scout, petit garçon manqué au caractère bien trempé et à la charmante et drôle espièglerie, à ce sujet grave qu’est la discrimination, donne au roman ce beau mélange entre légèreté et profondeur.

« Cet univers un peu suranné vous séduira par sa fraicheur, mais aussi sa violence ». C’est ce qu’on peut retrouver dans les mots de Marie-Andrée, les miens et dans les mots de tous ceux qui ont apprécié ce livre. Des lecteurs de toutes générations. Car depuis sa parution en 1961, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » n’a cessé de faire sourire, d’émouvoir, et de révolter nombre de lecteurs du monde entier.

Marie-Andrée de conclure : « Un roman intense, à lire en priorité, à relire, à offrir ».

Retrouvez ce livre dans les bibliothèques parisiennes