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Prix Mystère de la Critique 2015

17 fév

Pour la 44e année, le Prix Mystère de la Critique a désigné ses vainqueurs 2015.

Dans la catégorie auteur français, le prix est décerné à Nicolas Mathieu pour son premier roman  Aux animaux la guerre  paru chez Actes Sud (Actes noirs).

Titre que nous avons aimé et retenu dans notre sélection 2014.

Une région sinistrée, une usine qui ferme, une cohorte d’ouvriers sur le carreau, et parmi eux, Martel, le syndicaliste quelque peu ripoux, Bruce, son pote bodybuildé, un rien cinglé, Rita, l’inspectrice du travail, plus quelques truands ainsi que des ados sans projet et déjà résignés.

A travers cette galerie de personnages finement esquissés, Nicolas Mathieu dresse le tableau sombre d’une population borderline qui, en même temps que son travail, a perdu ses illusions.

Un roman noir d’une belle écriture, à la portée sociale indéniable.

Retrouverez Aux animaux la guerre dans les bibliothèques municipales parisiennes (ici).

Pour en savoir plus vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

 

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Notre sélection 2014

11 fév

32 titres retenus

– Camille Anseaume / Un tout petit rien / (Kero)

– Nils Barrellon / Le jeu de l’assassin / (City)

– Inès Benaroya / Dans la remise / (Flammarion)

– Laura Berg / Second portrait d’Irena / (Naive)

– Adrien Bosc / Constellation / (Stock)

– Sophie Brocas / Le cercle des femmes / (Julliard)

– Fabien Cerruti / Le bâtard de Kosigan : l’ombre du pouvoir / (Mnémos)

– Ludovic Debeurme / Océan Park / (Alma Editeur)

– Thierry Des Ouches / Martin de La Brochette / (Daphnis et Chloé)

– Slobodan Despot / Le miel / (Gallimard)

– Corinne Devillaire / C’est quoi ce roman / (T.Marchaise )

– Jean-Paul Didierlaurent / Le liseur de 6h27 / (Au diable Vauvert)

– Vincent Duluc / Le cinquième Beatles / (Stock)

– Alexandre Feraga / Je n’ai pas toujours été un vieux con / (Flammarion)

– Emmanuel Grand / Terminus Belz / (Liana Levi)

– Philippe Hayat / Momo des Halles / (Allary Editions)

– Hedwige Jeanmart / Blanès / (Gallimard)

– Francine Kahn / Au creux les oubliés / (Naive)

– David-James Kennedy / Ressacs / (Fleuve noir)

– Marie-Aimée Lebreton / Cent sept ans / ( Buchet-Chastel)

– Pierre-Yves Leprince/ Les enquêtes de Monsieur Proust / (Gallimard)

– Pierre Lieutaghi / Elio / (Actes Sud)

– Edouard Louis / En finir avec Eddy Bellegueule / (Seuil)

– Anna Lisbeth Marek / Les conversations / (Phébus)

– Vincent Maston / Germain dans le métro / (Lattès)

– Philippe Mathieu / Aux animaux la guerre / (Actes-Sud)

– Véronique Poulain / Les mots qu’on ne me dit pas / (Stock)

– Alexis Ragougneau / La Madone de Notre-Dame / (V. Hamy)

– Emmanuelle Richard / La légèreté / (Olivier)

– Jean-François Roseau / Au plus fort de la bataille / (P.-G. de Roux)

– Tania Sollogoub / La maison russe / (La Martinière)

– Marie Van Moere / Petite Louve / (Les manufacture des livres)

Retrouvez notre sélection sur le catalogue des bibliothèques municipales de Paris :

http://bibliotheques-de-pret.paris.fr/userfiles/file/Bibliographies/premiers-romans-2015/premiers-romans-2015.html#1

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Bibliothèque Saint-Eloi : samedi 7 février à 15h30

29 jan

Ne manquez pas la rencontre-dédicace avec Véronique Poulain.

véronique poulain rencontre facebook

POULAIN, Véronique : Les mots qu’on ne me dit pas. Stock (Bleue)

Dans la famille Poulain (qui est devenue la famille Bélier au cinéma !) Véronique est fille de sourds-muets. De quiproquos burlesques en situations cocasses, elle nous décrit son quotidien .Un parcours de vie où elle devient tour à tour médiatrice, traductrice, entre ses parents et notre monde d’entendants, et construit son identité de jeune femme, riche de cette double culture.

Un récit vivant, surprenant, éclairant. On referme ce livre-témoignage plein de la chaleur et de l’humour qu’il contient et que nous restitue la plume très alerte de l’auteure.

 

Bibliothèque Saint-Eloi
23 rue du Colonel Rozanoff
75012 Paris
01 53 44 70 30
bibliotheque.saint-eloi@paris.fr

 

 

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Les Absents de Georgia Makhlouf remporte le Prix Senghor du Premier roman francophone et francophile

6 nov

Trois titres ont été retenus au dernier tour des délibérations :

Les absents, de Georgia Makhlouf, Ed. Rivages-Payot (Liban)

Là où la terre est rouge, de Thomas Dietrich, Ed. Albin Michel (France)

Les voyages de Daniel Ascher de Déborah Lévy-Bertherat Ed. Rivages-Payot (France)

Lors des délibérations qui ont eu lieu au restaurant le François Coppée ,1 bld de Montparnasse, Paris 6ème et après des discussions très animées, le jury a décidé au 3e tour de scrutin d’attribuer le 9e Prix Senghor, par 6 voix contre 4 à :

Les absents, de Georgia Makhlouf, Ed. Rivages-Payot

Le jury, présidé cette année par Hervé Bertho, rédacteur en chef, Ouest-France Dimanche, a souhaité distinguer Les Absents, un beau roman dont le récit commence sous les auspices d’une enfance heureuse brutalement brisée par la guerre et l’exil.  » Les Absents », ces personnages qui ont croisé son parcours et ont disparus au gré des circonstances… On s’aperçoit au fil des pages que ces portraits entretissés, toujours vivaces et précis, dessinent en négatif l’image volatile de celle qui les brosse, hantée par une absence à soi qui se nourrit des vertiges de la mémoire.  » (4ème de couverture)

  Le jury a récompensé un  ouvrage dont le style et la maîtrise d’écriture promettent une belle carrière littéraire à son auteur.

La lauréate est membre du comité éditorial de L’Orient Littéraire et  partage sa vie entre Beyrouth et Paris.

Le prix d’un montant de 3000 € a été remis le vendredi 17 octobre 2014 au Patronage laïque Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris.

 

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Un yankee à Gamboma de Marius Nguié, Alma Editeur

23 sept

Dans les années 90 en République du Congo (Congo Brazzaville).  Nicolas, le narrateur, âgé de 14 ans, mène une vie tranquille à Gamboma, une ville moyenne du nord Congo. C’ est un enfant sérieux, il entretient un rapport fusionnel avec sa mère qui est veuve. Benjamin,  jeune milicien cocoye au service du président Lissouba,  arrive à l’école des sous-officiers de Gamboma. Il vient du sud Congo, il est violent, incontrolable mais il représente l’autorité présidentielle. Il se lie d’amitié avec Nicolas et sa famille.

A travers la voix de Nicolas, l’auteur nous raconte cette improbable rencontre, une étrange amitié, mêlée d’admiration et de fascination. Un texte court (85p.) qui offre matière à réflexions sur de nombreux thèmes. Il parle de l’état de droit, des enfants soldats, de la violence faite au femme, du tribalisme, de l’amour, de la fraternité.

Marius Nguié, 34 ans, universitaire à Paris, a connu la guerre civile atroce des années 1990 au Congo Brazzaville. Il a écrit son roman « pour comprendre ». Il y rend hommage à toutes les mères. 

Pour en savoir plus, cliquez sur l’image ↓

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En attendant la découverte des premiers romans de la rentrée littéraire, petit rappel de titres parus depuis le début de l’année

22 août

                                 George was the Best

beatlesAucun adversaire ne résistait à George Best, héros du Manchester United de 1963 à 1974. Seulement voilà, même si George aimait par-dessus tout le football, il se perdit ailleurs.

« Les hommes voulaient être George Best, les femmes voulaient George Best. La vie était bien faite : la moitié du monde, à peu de chose près, a eu ce qu’elle voulait ». Mais à quel prix ! « J’ai dépensé tout mon argent dans les voitures, l’alcool et les femmes. Tout le reste, je l’ai gaspillé ».

Gaspillés la vivacité, la flamme, le génie, noyés dans des nuits sans fin et de sinistres petits matins à Londres, à Majorque ou ailleurs.

George Best, né à Belfast dans une famille ouvrière, fut l’un des plus grands attaquants de l’histoire du football.

Vincent Duluc, journaliste au quotidien L’Equipe, rend un vibrant hommage, emprunt d’une grande mélancolie, à l’idole flamboyante et tourmentée de sa jeunesse.

Bien mieux qu’une biographie, un très beau roman.

 

Etre écrivain ? Ecrire en vain ?

buvardLe lieu : une maison dans la campagne anglaise.

Les personnages : Catherine N. Spacek, une femme de 39 ans, écrivaine talentueuse à la réputation sulfureuse et Lou, un jeune aspirant journaliste, admiratif de l’oeuvre de celle-ci.

Le sujet : l’histoire somme toute banale d’un écrivain et de celui qui l’interviewe, si ce n’est que la longue confession de Catherine s’apparente davantage à un monologue intérieur qu’à une invitation au dialogue. Et l’interviewer apparaît comme un révélateur pour elle, mais également pour lui : Lou retrouve dans les dires et les écrits de cette femme les affres de son propre passé douloureux.

Caroline, « vulnérable et solide », écrivaine révoltée au tempérament bien trempé, réfugiée loin du monde après l’avoir arpenté, révèle les chemins cahoteux qui l’ont conduite à l’écriture. Elle parle une dernière fois, beaucoup, n’occultant aucun détail de sa vie amoureuse mouvementée et de son besoin d’écrire. Et Lou, silencieux, note, sans en oublier aucune, les paroles de Catherine.

Julie Kerninon, 27 ans, orchestre cette biographie imaginaire de manière soignée. Un roman cinématographique qui est un hommage à la littérature. Mais le mystère demeure : pourquoi écrire ?

 

 Apprenti comédien : l’avventura

fuir penelopeGabriel, frais émoulu du Conservatoire est engagé par Juan, un jeune cinéaste grec, ancien assistant d’Angélopoulos et admirateur d’Antonioni, qui lui propose le rôle principal de son premier film. Aussi inexpérimentés l’un que l’autre, entourés d’une équipe joliment théâtrale, nous suivons le tournage croquignolesque à travers la Grèce, la France et l’Italie.

Gabriel – une réplique du jeune Podalydès – porte un regard humble, intelligent, juste et amusé sur le métier de comédien. Les scènes de l’apprentissage de la conduite automobile, la contemplation d’un chagrin d’amour, les anecdotes du tournage tumultueux, son amour de Rabelais qui rythme le roman, tout cela est relaté de manière drôle et touchante.

Un premier roman un rien décousu, d’une grande justesse de ton et d’une autodérision épatante.  

 

 

Mustang

mustangUne histoire simple. Une écriture sans fioriture. Cependant, le livre refermé, les quelques personnages qui se sont croisés nous poursuivent avec leur fragilité, leurs blessures et autres chagrins et fêlures.

Loin de l’agitation de New-York, lieu fondateur de l’action, le dernier chapitre se clôt quelque part dans le désert du Nevada, dans un décor à la Edward Hopper, non loin des mustangs, ces chevaux sauvages. Là où une vie peut basculer.

Roman captivant par son atmosphère.

 

 

 

New-York et la bohème des années 80

exil spanish harlemPortrait du New-York des années 80, celui d’avant la crise, d’avant le 11 septembre.

Une jeune Française vit une existence bohème entre Spike, son amant musicien, leur colocataire, des petits boulots…

L’histoire d’un quotidien léger où pointe parfois la mélancolie. Dans le quartier de Spanish Harlem.

Les dialogues sont incisifs, les chapitres courts. Raphaële Eschenbrenner a su peindre le New-York des dernières années insouciantes.

 

 

 Marcel Proust détective

monsieur proust

Ce n’est ni un portrait ni une biographie romancée du futur grand écrivain que sera Proust. Cela ressemble plutôt à un roman feuilleton avec pour fil conducteur l’amitié improbable entre un esthète dandy et un jeune coursier très intelligent, sans le sou. Au prétexte d’enquêtes policières où les personnages pittoresques abondent.

Le tout donne un roman délicieusement désuet aux dialogues savoureux.

Pierre-Yves Leprince est un peintre et un  scénographe reconnu, admirateur de Proust devant l’éternel.

  

 

Chasse à l’homme en Bretagne

terminus belzTous les ingrédients qui font un bon polar sont là : un jeune clandestin poursuivi par la mafia roumaine, une île perdue au large de la Bretagne, des marins rudes et revenus de tout, des légendes et bien sûr un zeste d’amour. Secouez le tout et vous obtenez un cocktail détonnant sur cette île de Belz envoûtante. Envoûtante par ses paysages et ses hommes forts en gueule mais si fragiles.

Emmanuel Grand sait donner une âme à cette île et à ses habitants.

 

 

 

  Après la guerre

le mielVoyage épique d’un fils et de son père, le Vieux, à travers leur pays, la Yougoslavie, devenu un pays étranger depuis la guerre. Les jours heureux où tout semblait possible sont si lointains.

La sagesse du père, un vieil apiculteur, arrivera t-elle à apaiser les désillusions, le chagrin mais surtout la colère du fils ?

Slobodan Despot peint avec tendresse et délicatesse ses personnages ballottés par l’Histoire, mais aussi un pays dont beaucoup d’habitants ne savent plus où est leur place.

 

 

  En finir avec Eddy Bellegueule

eddy bellegueuleEddy Bellegueule a changé de nom. Il est désormais devenu Edouard Louis. C’est donc bien ce dernier qui va pouvoir raconter aujourd’hui son enfance saccagée : la vie d’un petit garçon aux manières efféminées, rejeté par sa famille, une famille de rustres. Une vie, où au quotidien, prospèrent la brutalité, la misère et le racisme. Eddy va rejeter ce milieu qui l’a rejeté.

Une entrée en littérature plus que remarquée pour son auteur.

 

 

 

   Tourments adolescents

légèretéNous ne connaîtrons pas son nom ni même son prénom. Elle a 14 ans. Elle est tout sauf légère. Elle est en vacances sur la très chic île de Ré avec ses parents et son petit frère. Ses parents l’exaspèrent. Elle s’ennuie. Elle se trouve laide. Elle voudrait qu’un garçon la regarde. Elle se fait tout un cinéma.

Nous voyons sa vie et celle de ses proches le plus souvent à travers ses yeux d’adolescente solitaire et parfois sous le regard d’une narratrice.

Un portrait tout en finesse d’une adolescente sauvage dont les quelques certitudes et espoirs sont vite balayés par les doutes sous le soleil brûlant de l’été.

Un premier roman d’une justesse de ton et d’une lucidité remarquables. Qui nous touche profondément. 

 

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Franz de Jacques Raimon aux éditions Books on Demand

21 août

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     François Peretti, tout jeune parisien, est engagé comme soldat au début de la Grande Guerre. Blessé lors d’une attaque, il est fait prisonnier par les troupes allemandes, puis soigné dans un hôpital de la Forêt-Noire. Rétabli, il intègre un camp de travail où il retrouve ses compatriotes : le « petit Fombeur », dont le destin est lié au sien depuis le front, Chapuis, un intellectuel malicieux dont les réparties font toujours mouche, Gervais, qui se voudrait futur curé… D’abord bûcheron, il devient ensuite jardinier, au service d’une jeuneFranz de Jacques Raimon veuve du village, Cornelia von Bohm. La puissance des sentiments se mêlera intimement à l’Histoire, jusqu’au dénouement, à Paris, en juin 1940…

Franz est ancré sur de solides bases historiques et les références y sont nombreuses (Thomas Mann, Guillaume Apollinaire, Charles Baudelaire…). Le portrait de chacun des personnages est brossé avec une attention toute particulière, donnant beaucoup d’humanité à l’ensemble du texte. L’articulation des différentes parties est telle que la lecture en est rendue fluide. Au-delà de l’aspect historique, Franz est avant tout un roman humain où s’entremêlent les sentiments, des sentiments communs face à l’horreur, que l’on soit français ou allemand…coup de coeur !

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C’est quoi ce roman de Corinne Devillaire (éd. Thierry Marchaisse)

20 août

Sur le chemin de retour des vacances, une famille (le père, la mère, les 3 enfants et le chien) décide de faire une halte chez les grands-parents que les enfants n’ont jamais vus.

Une tentative de réconciliation entre une mère et son fils, qui va tourner au désastre. Une histoire de famille avec ses secrets, ses non-dits. Personne n’est épargné, pas même le chien de Pierre, le petit dernier.

 L’originalité de ce roman tient surtout à sa structure. Les membres de la famille livrent pêle-mêle leurs passions, leurs rancœurs et  s’expriment sur des supports différents. La grand-mère Malou tient son journal intime. Le fils, Frédéric décrit ses séances chez le psy. Katrin, sa femme, et Clarisse, leur seconde fille parlent sous la forme d’une déposition à la police. Le petit dernier, Pierre entretient une correspondance avec sa grand-mère et Clothilde l’aînée raconte ses mémoires.

Une écriture cinématographique, haletante et pleine d’humour.

Corinne Devillaire est germaniste. Après avoir vécu quelques années en Autriche, elle est aujourd’hui professeur agrégée d’allemand et enseigne à Lyon. 

 

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Autour du « livre » (2)

28 juil

Voici le second volet de cette saga estivale, avec cette fois-ci, un éclairage particulier sur l’écriture et notamment l’origine des mots…

Le bout de la langue de Jean-Marc Vernoy aux éditions Balland.

Le bout de la langue

     David Griret est un professeur de lettres reconnu à l’université de Paris-Jussieu. Ce spécialiste de Victor Hugo décide, contre toutes attentes, de partir en retraite. Une phrase énigmatique, « il n’y a pas de sécule à pampam » vient progressivement hanter cet amoureux des mots. Il n’aura alors de cesse que d’en rechercher la signification, plongeant ainsi dans un passé intimement lié à l’Histoire…

Le bout de la langue est un court roman. L’écriture soignée, et des références judicieusement utilisées (par deux fois, Walter Benjamin), donnent du relief à l’ensemble. On suit sans relâche le narrateur dans son « enquête », jusqu’au dénouement final…

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Autour du « livre » (1)

15 juil

Le monde des livres (création, production, édition…) est souvent source d’inspiration pour les romanciers. En cette période estivale propice à la découverte littéraire, voici, sur ce thème, deux focus à suivre sur des premiers romans 2014.

Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent, aux éditions Au diable vauvert.

  Le liseur du 06h27 / Jean-Paul Didierlaurent (Au diable vauvert)     Guylain Vignolles, la trentaine, travaille bon gré mal gré dans une usine de destruction de livres invendus en banlieue parisienne. Il parvient néanmoins à s’évader de son quotidien en devenant le liseur du 6h27. Chaque matin dans le rer, il s’applique à lire les feuillets sauvés la veille de la destruction, pour le plus grand plaisir des usagers. Jusqu’au jour où il trouve une clés USB sous son strapontin…et des dizaines de fichiers texte à lire…

Jean-Paul Didierlaurent est né en 1962. Il est déjà auteur de nouvelles, parues en recueils (« Brume » et « Mosquito » ont obtenus le prix Hemingway).

Guylain Vignolles, le fiancé d’Amélie Poulain ? Peut-être car l’histoire « ordinaire » de ce personnage, qui donne tant aux autres et si peu à lui-même, est magnifiquement bien racontée. On s’attache aussi au fil des pages à tous les autres personnages, plus truculents les uns que les autres. Il y a dans ce roman, tout comme dans le film de Jean-Pierre Jeunet, une atmosphère bienveillante et rassurante qui nous fait du bien…coup de coeur !

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