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« L’homme qui ment » de Marc Lavoine chez Fayard

26 mai

L'homme qui ment/Marc Lavoine      Cet « enjoliveur » dont il est question, c’est Lulu, le père de Marc. Personnage haut en couleur, ancien combattant d’Algérie et partisan communiste, il est le noyau dur de la famille Lavoine. Son goût pour l’alcool et les femmes auront finalement raison de lui, fragilisant au passage l’équilibre familial…

     Dans ce roman à caractère autobiographique, Marc Lavoine aborde son enfance avec subtilité. Et réussit à livrer un récit pudique, drôle et émouvant à la fois. C’est avec une certaine tendresse qu’il nous parle de son père Lucien, de sa famille et de son origine modeste en banlieue parisienne, près d’Orly. Avec L’homme qui ment, l’interprète d’ Elle à les yeux revolver tire un grand coup et nous touche en plein cœur !                                                                                                                                                                                                                                             Pour les nostalgiques : 

Elle à les yeux revolver/Marc Lavoine

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Kamel Daoud, prix Goncourt du premier roman 2015

6 mai

crédits photo : AFP/AFP/Archives

crédits photo : AFP/AFP/Archives

     Kamel Daoud, journaliste et écrivain algérien, vient de recevoir le prix Goncourt du premier roman 2015 pour son titre « Meursault, contre-enquête »pour lequel il avait déjà obtenu les prix François-Mauriac et des cinq continents de la Francophonie en 2014. Belle récompense enfin pour Kamel Daoud, présent dans la dernière sélection du prix Goncourt 2014 et pour ce titre, librement inspiré de L’Etranger d’Albert Camus et qui avait suscité une vague de polémiques lors de sa sortie. Meursault

 

 

     Kamel Daoud est également l’auteur d’un recueil de nouvelles, Minotaure 504, présent dans la sélection des prix Goncourt de la nouvelle et Wepler-Fondation La Poste en 2011.

 

 

 

      Retrouvez ici une interview de Kamel Daoud à propos de Meursault, contre-enquête :

Portrait © DR

Portrait © DR

 

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15 avr

Une enfance basque

Trois langues dans ma bouche Frédéric ARIBITTrois langues dans ma bouche / Frédéric ARIBIT (Belfond)

 « Pris sans le vouloir dans ce terrible étau, tiraillé entre cette langue qui avait été la mienne, (…) et qui était tombée dans le fond de ma gorge, que j’avais avalée de travers puis recrachée sans m’en rendre compte et cette autre langue, là, qui avait enflé, avait pris toute la place », Frédéric Aribit part sur les traces de son enfance et de la langue basque, jamais apprise, mais qui a bercé son enfance et son adolescence dans les années 80 et qui, soudain, se réveille en lui.
Roman d’apprentissage ? Récit ? Qu’importe. Parfois, nous sommes un peu perdus dans « l’archéologie personnelle » de Frédéric Aribit partagé qu’il est entre sa mystérieuse langue maternelle basque (qui peut être celle également des engagements politiques radicaux), la langue française (qui est celle de l’ouverture sur le monde, de la littérature), enfin la langue, cet organe avec lequel nous parlons, goûtons, embrassons.
De cette quête d’identité tournée vers l’enfance et des êtres qui la peuplaient, Frédéric Aribit fait une aventure tourbillonnante, humoristique, sensuelle et très poétique.
Une écriture talentueuse et vive.

 

Une fable merveilleuse

 

Le voyage d’Octavio  Miguel BONNEFOYLe voyage d’Octavio / Miguel BONNEFOY (Rivages)

C’est l’histoire d’Octavio, un doux colosse analphabète doué d’une force surhumaine. L’histoire de ce paysan qui va apprendre à lire, à écrire et à aimer grâce à une belle comédienne de Maracaïbo dénommée Venezuela. C’est le récit épique de ses tribulations à travers son pays, le Venezuela, avant son retour dans le village de Saint Paul du Limon où tout a commencé.
Pour l’auteur, cette quête d’Octavio représente, en vérité, l’allégorie du peuple vénézuélien.
Depuis sa parution, ce court roman d’un jeune auteur de 28 ans, chilien par son père et vénézuélien par sa mère, a bénéficié de critiques très élogieuses qui évoquent un superbe roman épique, ou encore une œuvre empreinte de réalisme magique à l’instar de celle de Garcia Marquez.
Ajoutons qu’une écriture, en rien démonstrative, permet au lecteur de s’approprier l’histoire avec juste ce qui est nécessaire de distance.

 

Une vie minuscule

 

L’homme incertain Stéphanie CHAILLOUL’homme incertain / Stéphanie CHAILLOU (Alma)

 « Il arrive que nous vivions séparés de « ce que nous pouvons ». C’est même le sort de la plupart des hommes, la plupart du temps. » Gilles Deleuze.
C’est l’histoire d’un homme qui rêvait d’une vie simple. Avoir une ferme, une femme qui l’aime, des enfants. Cultiver la terre. En somme, être heureux.
Mais le rêve se brisa net dans les années 70 lorsque la politique agricole commune fit son apparition et emporta tout sur son passage : la ferme, les bêtes, les champs et l’espoir.
En un long monologue, cet homme nous livre le récit d’une vie tiraillée entre désarroi et culpabilité. D’une vie qu’il pense ratée. En contrepoint de ce témoignage, s’entend une autre voix douce et si présente, celle des enfants du fermier qui, telle une comptine, évoque les jours heureux à la ferme.
Une prose simple, délicate et profonde qui va à l’essentiel.

 

Retour vers la terre natale

 

La terre sous les onglesLa terre sous les ongles / Alexandre CIVICO (Rivages)

 Au volant d’une berline allemande, un homme quitte Paris et se dirige vers l’Espagne (là où tout avait commencé). Dans le coffre de la voiture, un mystérieux « paquet qui cogne au moindre virage dans un bruit anthracite ».
86 pages sans véritable intrigue et sans suspense, empreintes de mélancolie et de violence.
86 pages pour revisiter une histoire familiale et pour dire l’humiliation de l’immigré, empêtré entre sa langue maternelle « rustre, courtaude (…). La langue espagnole est ta conscience honteuse, l’ancre qui te tient attachée à l’en-bas. Tu la revendiques et tu la hais à la fois.» et la langue française, langue de la liberté mais qui « résiste, trop grosse, trop épaisse, comme une énorme tranche de pain ».
86 pages pour dire le déchirement – cette terre sous les ongles dont on ne parvient pas à se défaire – et le tiraillement entre deux cultures.
Alexandre Civico, directeur des éditions Inculte, signe ici un court mais percutant roman.

 

 

Portraits de femmes

 

La saison des mangues / Cécile HUGUENIN (Héloïse d’Ormesson)La saison des mangues Cécile HUGUENIN

Trois femmes, trois générations, trois continents. De l’Inde à l’Afrique en passant par l’Angleterre, Cécile Huguenin met en scène Radhika, la belle Indienne, sa fille Anita et Mira la fille de cette dernière. Trois destins confrontés à l’exil, aux préjugés et qui, chacun à sa manière, surmonteront le déracinement.
Des portraits délicats de femmes qui trouveront le chemin de la sérénité.
Une écriture très délicate au plus près des sentiments.

 

 

 

 

Chassés croisés

 

Le sens de l’orientation Arrigo LESSANALe sens de l’orientation / Arrigo LESSANA (Christian Bourgois)

 Le sens de l’orientation, Ferdinand, un chirurgien cardiaque et Valentin son psychanalyste (qui pourrait être son double) l’ont un peu perdu. En plein désarroi existentiel au mitan de leur vie, entourés d’une galerie de personnages plus ou moins fantasques, entre chassés croisés amoureux et amitié sur les contreforts de la montagne, comment se repérer dans sa vie ? Comment lui donner un sens ?
Entre humour et tragédie, sur un rythme soutenu, en entrecoupant son texte d’intertitres comme dans un film muet, Arrigo Lessana essaie de répondre.

 

 

 

 

La terre et le feu

 

D’argile et de feu Océane MADELAINED’argile et de feu / Océane MADELAINE ( Éd. des Busclats)

Deux Marie. L’une, la jeune narratrice, en fuite, voulant oublier un passé douloureux, tapie dans une cabane au fond d’un bois. C’est là qu’elle va découvrir la trace de l’autre Marie, Marie Prat, une potière qui vivait au XIXème siècle. Une femme de caractère, dans un milieu masculin,  qui inventait et signait ses pots « fait par moi». Une femme hors du commun dont le destin va ouvrir la jeune narratrice sur le monde.
Un sujet mille fois rebattu mais Océane Madelaine, elle-même jeune potière, le traite de manière sensible et discrète. Une atmosphère intimiste. Autant de raisons pour lire ce court roman.

 

 

Aventures aztéco-stambouliotes

 

Comment les grands de ce monde se promènent en bateauComment les grands de ce monde se promènent en bateau / Mélanie SADLER (Flammarion)

À Buenos-Aires, le vieux professeur Javier Leonardo Borges n’en croit pas ses yeux lorsqu’il découvre sur un manuscrit turc du XVIème siècle une princesse aztèque ! Cuauhtémoc, le dernier empereur aztèque, pour échapper à la barbarie du conquérant Cortès, aurait donc traversé l’océan et rejoint la cour de Soliman le Magnifique, le sultan de Constantinople ? Aidé de Hakan, un universitaire turc, Borges va mener l’enquête.
Et Mélanie Sadler, jeune universitaire bordelaise, va revisiter l’Histoire dans une intrigue menée tambour battant avec humour et inventivité, citations à l’appui.
152 pages d’aventures rocambolesques, farfelues et très drôles.

 

 

Tout sur Karen Blixen

 

Baronne Blixen Dominique de SAINT-PERNBaronne Blixen / Dominique de SAINT PERN (Stock)

Dans cette biographie romancée, Dominique de Saint Pern livre tous les visages de Karen Blixen, cette femme flamboyante et complexe.
C’est par le regard et la voix de Clara Svenden, qui fut sa secrétaire après son retour d’Afrique, que Karen Blixen renaît. Si Meryl Streep rendit la romancière célèbre en l’incarnant dans le film Out of Africa de Sydney Pollack, Dominique de Saint Pern, quant à elle, décrit également les drames qui ont jalonné sa vie (son père se suicide alors qu’elle avait 10 ans, elle se marie par défaut au frère jumeau de l’homme qu’elle aimait, cet homme lui transmettra la syphilis, son grand amour, Denys Fynch Hatton, se tuera en avion…). A son retour au Danemark dans la maison familiale, elle écrira des contes et des romans qui auront un très grand succès. A la fin de sa vie, Karen Blixen ressemblait à une brindille, une brindille de 31kg outrageusement fardée. Mais quelle femme, quel destin !
Dominique de Saint Pern la fait revivre avec tant de justesse.

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Salon du livre 2015 : à la rencontre des auteurs

14 mar

Salon du livre 2015 : à la rencontre des auteurs

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Prix Mystère de la Critique 2015

17 fév

Pour la 44e année, le Prix Mystère de la Critique a désigné ses vainqueurs 2015.

Dans la catégorie auteur français, le prix est décerné à Nicolas Mathieu pour son premier roman  Aux animaux la guerre  paru chez Actes Sud (Actes noirs).

Titre que nous avons aimé et retenu dans notre sélection 2014.

Une région sinistrée, une usine qui ferme, une cohorte d’ouvriers sur le carreau, et parmi eux, Martel, le syndicaliste quelque peu ripoux, Bruce, son pote bodybuildé, un rien cinglé, Rita, l’inspectrice du travail, plus quelques truands ainsi que des ados sans projet et déjà résignés.

A travers cette galerie de personnages finement esquissés, Nicolas Mathieu dresse le tableau sombre d’une population borderline qui, en même temps que son travail, a perdu ses illusions.

Un roman noir d’une belle écriture, à la portée sociale indéniable.

Retrouverez Aux animaux la guerre dans les bibliothèques municipales parisiennes (ici).

Pour en savoir plus vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

 

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Notre sélection 2014

11 fév

32 titres retenus

– Camille Anseaume / Un tout petit rien / (Kero)

– Nils Barrellon / Le jeu de l’assassin / (City)

– Inès Benaroya / Dans la remise / (Flammarion)

– Laura Berg / Second portrait d’Irena / (Naive)

– Adrien Bosc / Constellation / (Stock)

– Sophie Brocas / Le cercle des femmes / (Julliard)

– Fabien Cerruti / Le bâtard de Kosigan : l’ombre du pouvoir / (Mnémos)

– Ludovic Debeurme / Océan Park / (Alma Editeur)

– Thierry Des Ouches / Martin de La Brochette / (Daphnis et Chloé)

– Slobodan Despot / Le miel / (Gallimard)

– Corinne Devillaire / C’est quoi ce roman / (T.Marchaise )

– Jean-Paul Didierlaurent / Le liseur de 6h27 / (Au diable Vauvert)

– Vincent Duluc / Le cinquième Beatles / (Stock)

– Alexandre Feraga / Je n’ai pas toujours été un vieux con / (Flammarion)

– Emmanuel Grand / Terminus Belz / (Liana Levi)

– Philippe Hayat / Momo des Halles / (Allary Editions)

– Hedwige Jeanmart / Blanès / (Gallimard)

– Francine Kahn / Au creux les oubliés / (Naive)

– David-James Kennedy / Ressacs / (Fleuve noir)

– Marie-Aimée Lebreton / Cent sept ans / ( Buchet-Chastel)

– Pierre-Yves Leprince/ Les enquêtes de Monsieur Proust / (Gallimard)

– Pierre Lieutaghi / Elio / (Actes Sud)

– Edouard Louis / En finir avec Eddy Bellegueule / (Seuil)

– Anna Lisbeth Marek / Les conversations / (Phébus)

– Vincent Maston / Germain dans le métro / (Lattès)

– Philippe Mathieu / Aux animaux la guerre / (Actes-Sud)

– Véronique Poulain / Les mots qu’on ne me dit pas / (Stock)

– Alexis Ragougneau / La Madone de Notre-Dame / (V. Hamy)

– Emmanuelle Richard / La légèreté / (Olivier)

– Jean-François Roseau / Au plus fort de la bataille / (P.-G. de Roux)

– Tania Sollogoub / La maison russe / (La Martinière)

– Marie Van Moere / Petite Louve / (Les manufacture des livres)

Retrouvez notre sélection sur le catalogue des bibliothèques municipales de Paris :

http://bibliotheques-de-pret.paris.fr/userfiles/file/Bibliographies/premiers-romans-2015/premiers-romans-2015.html#1

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Bibliothèque Saint-Eloi : samedi 7 février à 15h30

29 jan

Ne manquez pas la rencontre-dédicace avec Véronique Poulain.

véronique poulain rencontre facebook

POULAIN, Véronique : Les mots qu’on ne me dit pas. Stock (Bleue)

Dans la famille Poulain (qui est devenue la famille Bélier au cinéma !) Véronique est fille de sourds-muets. De quiproquos burlesques en situations cocasses, elle nous décrit son quotidien .Un parcours de vie où elle devient tour à tour médiatrice, traductrice, entre ses parents et notre monde d’entendants, et construit son identité de jeune femme, riche de cette double culture.

Un récit vivant, surprenant, éclairant. On referme ce livre-témoignage plein de la chaleur et de l’humour qu’il contient et que nous restitue la plume très alerte de l’auteure.

 

Bibliothèque Saint-Eloi
23 rue du Colonel Rozanoff
75012 Paris
01 53 44 70 30
bibliotheque.saint-eloi@paris.fr

 

 

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Les Absents de Georgia Makhlouf remporte le Prix Senghor du Premier roman francophone et francophile

6 nov

Trois titres ont été retenus au dernier tour des délibérations :

Les absents, de Georgia Makhlouf, Ed. Rivages-Payot (Liban)

Là où la terre est rouge, de Thomas Dietrich, Ed. Albin Michel (France)

Les voyages de Daniel Ascher de Déborah Lévy-Bertherat Ed. Rivages-Payot (France)

Lors des délibérations qui ont eu lieu au restaurant le François Coppée ,1 bld de Montparnasse, Paris 6ème et après des discussions très animées, le jury a décidé au 3e tour de scrutin d’attribuer le 9e Prix Senghor, par 6 voix contre 4 à :

Les absents, de Georgia Makhlouf, Ed. Rivages-Payot

Le jury, présidé cette année par Hervé Bertho, rédacteur en chef, Ouest-France Dimanche, a souhaité distinguer Les Absents, un beau roman dont le récit commence sous les auspices d’une enfance heureuse brutalement brisée par la guerre et l’exil.  » Les Absents », ces personnages qui ont croisé son parcours et ont disparus au gré des circonstances… On s’aperçoit au fil des pages que ces portraits entretissés, toujours vivaces et précis, dessinent en négatif l’image volatile de celle qui les brosse, hantée par une absence à soi qui se nourrit des vertiges de la mémoire.  » (4ème de couverture)

  Le jury a récompensé un  ouvrage dont le style et la maîtrise d’écriture promettent une belle carrière littéraire à son auteur.

La lauréate est membre du comité éditorial de L’Orient Littéraire et  partage sa vie entre Beyrouth et Paris.

Le prix d’un montant de 3000 € a été remis le vendredi 17 octobre 2014 au Patronage laïque Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris.

 

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Un yankee à Gamboma de Marius Nguié, Alma Editeur

23 sept

Dans les années 90 en République du Congo (Congo Brazzaville).  Nicolas, le narrateur, âgé de 14 ans, mène une vie tranquille à Gamboma, une ville moyenne du nord Congo. C’ est un enfant sérieux, il entretient un rapport fusionnel avec sa mère qui est veuve. Benjamin,  jeune milicien cocoye au service du président Lissouba,  arrive à l’école des sous-officiers de Gamboma. Il vient du sud Congo, il est violent, incontrolable mais il représente l’autorité présidentielle. Il se lie d’amitié avec Nicolas et sa famille.

A travers la voix de Nicolas, l’auteur nous raconte cette improbable rencontre, une étrange amitié, mêlée d’admiration et de fascination. Un texte court (85p.) qui offre matière à réflexions sur de nombreux thèmes. Il parle de l’état de droit, des enfants soldats, de la violence faite au femme, du tribalisme, de l’amour, de la fraternité.

Marius Nguié, 34 ans, universitaire à Paris, a connu la guerre civile atroce des années 1990 au Congo Brazzaville. Il a écrit son roman « pour comprendre ». Il y rend hommage à toutes les mères. 

Pour en savoir plus, cliquez sur l’image ↓

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En attendant la découverte des premiers romans de la rentrée littéraire, petit rappel de titres parus depuis le début de l’année

22 août

                                 George was the Best

beatlesAucun adversaire ne résistait à George Best, héros du Manchester United de 1963 à 1974. Seulement voilà, même si George aimait par-dessus tout le football, il se perdit ailleurs.

« Les hommes voulaient être George Best, les femmes voulaient George Best. La vie était bien faite : la moitié du monde, à peu de chose près, a eu ce qu’elle voulait ». Mais à quel prix ! « J’ai dépensé tout mon argent dans les voitures, l’alcool et les femmes. Tout le reste, je l’ai gaspillé ».

Gaspillés la vivacité, la flamme, le génie, noyés dans des nuits sans fin et de sinistres petits matins à Londres, à Majorque ou ailleurs.

George Best, né à Belfast dans une famille ouvrière, fut l’un des plus grands attaquants de l’histoire du football.

Vincent Duluc, journaliste au quotidien L’Equipe, rend un vibrant hommage, emprunt d’une grande mélancolie, à l’idole flamboyante et tourmentée de sa jeunesse.

Bien mieux qu’une biographie, un très beau roman.

 

Etre écrivain ? Ecrire en vain ?

buvardLe lieu : une maison dans la campagne anglaise.

Les personnages : Catherine N. Spacek, une femme de 39 ans, écrivaine talentueuse à la réputation sulfureuse et Lou, un jeune aspirant journaliste, admiratif de l’oeuvre de celle-ci.

Le sujet : l’histoire somme toute banale d’un écrivain et de celui qui l’interviewe, si ce n’est que la longue confession de Catherine s’apparente davantage à un monologue intérieur qu’à une invitation au dialogue. Et l’interviewer apparaît comme un révélateur pour elle, mais également pour lui : Lou retrouve dans les dires et les écrits de cette femme les affres de son propre passé douloureux.

Caroline, « vulnérable et solide », écrivaine révoltée au tempérament bien trempé, réfugiée loin du monde après l’avoir arpenté, révèle les chemins cahoteux qui l’ont conduite à l’écriture. Elle parle une dernière fois, beaucoup, n’occultant aucun détail de sa vie amoureuse mouvementée et de son besoin d’écrire. Et Lou, silencieux, note, sans en oublier aucune, les paroles de Catherine.

Julie Kerninon, 27 ans, orchestre cette biographie imaginaire de manière soignée. Un roman cinématographique qui est un hommage à la littérature. Mais le mystère demeure : pourquoi écrire ?

 

 Apprenti comédien : l’avventura

fuir penelopeGabriel, frais émoulu du Conservatoire est engagé par Juan, un jeune cinéaste grec, ancien assistant d’Angélopoulos et admirateur d’Antonioni, qui lui propose le rôle principal de son premier film. Aussi inexpérimentés l’un que l’autre, entourés d’une équipe joliment théâtrale, nous suivons le tournage croquignolesque à travers la Grèce, la France et l’Italie.

Gabriel – une réplique du jeune Podalydès – porte un regard humble, intelligent, juste et amusé sur le métier de comédien. Les scènes de l’apprentissage de la conduite automobile, la contemplation d’un chagrin d’amour, les anecdotes du tournage tumultueux, son amour de Rabelais qui rythme le roman, tout cela est relaté de manière drôle et touchante.

Un premier roman un rien décousu, d’une grande justesse de ton et d’une autodérision épatante.  

 

 

Mustang

mustangUne histoire simple. Une écriture sans fioriture. Cependant, le livre refermé, les quelques personnages qui se sont croisés nous poursuivent avec leur fragilité, leurs blessures et autres chagrins et fêlures.

Loin de l’agitation de New-York, lieu fondateur de l’action, le dernier chapitre se clôt quelque part dans le désert du Nevada, dans un décor à la Edward Hopper, non loin des mustangs, ces chevaux sauvages. Là où une vie peut basculer.

Roman captivant par son atmosphère.

 

 

 

New-York et la bohème des années 80

exil spanish harlemPortrait du New-York des années 80, celui d’avant la crise, d’avant le 11 septembre.

Une jeune Française vit une existence bohème entre Spike, son amant musicien, leur colocataire, des petits boulots…

L’histoire d’un quotidien léger où pointe parfois la mélancolie. Dans le quartier de Spanish Harlem.

Les dialogues sont incisifs, les chapitres courts. Raphaële Eschenbrenner a su peindre le New-York des dernières années insouciantes.

 

 

 Marcel Proust détective

monsieur proust

Ce n’est ni un portrait ni une biographie romancée du futur grand écrivain que sera Proust. Cela ressemble plutôt à un roman feuilleton avec pour fil conducteur l’amitié improbable entre un esthète dandy et un jeune coursier très intelligent, sans le sou. Au prétexte d’enquêtes policières où les personnages pittoresques abondent.

Le tout donne un roman délicieusement désuet aux dialogues savoureux.

Pierre-Yves Leprince est un peintre et un  scénographe reconnu, admirateur de Proust devant l’éternel.

  

 

Chasse à l’homme en Bretagne

terminus belzTous les ingrédients qui font un bon polar sont là : un jeune clandestin poursuivi par la mafia roumaine, une île perdue au large de la Bretagne, des marins rudes et revenus de tout, des légendes et bien sûr un zeste d’amour. Secouez le tout et vous obtenez un cocktail détonnant sur cette île de Belz envoûtante. Envoûtante par ses paysages et ses hommes forts en gueule mais si fragiles.

Emmanuel Grand sait donner une âme à cette île et à ses habitants.

 

 

 

  Après la guerre

le mielVoyage épique d’un fils et de son père, le Vieux, à travers leur pays, la Yougoslavie, devenu un pays étranger depuis la guerre. Les jours heureux où tout semblait possible sont si lointains.

La sagesse du père, un vieil apiculteur, arrivera t-elle à apaiser les désillusions, le chagrin mais surtout la colère du fils ?

Slobodan Despot peint avec tendresse et délicatesse ses personnages ballottés par l’Histoire, mais aussi un pays dont beaucoup d’habitants ne savent plus où est leur place.

 

 

  En finir avec Eddy Bellegueule

eddy bellegueuleEddy Bellegueule a changé de nom. Il est désormais devenu Edouard Louis. C’est donc bien ce dernier qui va pouvoir raconter aujourd’hui son enfance saccagée : la vie d’un petit garçon aux manières efféminées, rejeté par sa famille, une famille de rustres. Une vie, où au quotidien, prospèrent la brutalité, la misère et le racisme. Eddy va rejeter ce milieu qui l’a rejeté.

Une entrée en littérature plus que remarquée pour son auteur.

 

 

 

   Tourments adolescents

légèretéNous ne connaîtrons pas son nom ni même son prénom. Elle a 14 ans. Elle est tout sauf légère. Elle est en vacances sur la très chic île de Ré avec ses parents et son petit frère. Ses parents l’exaspèrent. Elle s’ennuie. Elle se trouve laide. Elle voudrait qu’un garçon la regarde. Elle se fait tout un cinéma.

Nous voyons sa vie et celle de ses proches le plus souvent à travers ses yeux d’adolescente solitaire et parfois sous le regard d’une narratrice.

Un portrait tout en finesse d’une adolescente sauvage dont les quelques certitudes et espoirs sont vite balayés par les doutes sous le soleil brûlant de l’été.

Un premier roman d’une justesse de ton et d’une lucidité remarquables. Qui nous touche profondément. 

 

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