Paris.fr
Accueil

Des Premiers Romans et des Prix !

11 Juil

La récolte des fruits « littéraires » de l’été est arrivée ! Cet été, emportez avec vous un Premier Roman !

Mahir Guven remporte le Goncourt du Premier Roman 2018, le prix Régine Déforges et le prix Première 2018 pour « Grand frère »/Editeur Philippe Rey /05-10-2017 : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1119443/grand-frere-roman

« La vie ? J’ai appris à la tutoyer en m’approchant de la mort. Je flirte avec l’une, en pensant à l’autre. Tout le temps, depuis que l’autre chien, mon sang, ma chair, mon frère, est parti loin, là-bas, sur la terre des fous et des cinglés … » Extrait de « Grand Frère »

 

 

https://images-eu.ssl-images-amazon.com/images/I/51giYJmfxEL.jpg

Isabelle Carré a obtenu le Grand prix RTL/«Lire» et le Prix de l’Héroïne Madame Figaro 2018 pour son premier roman «Les rêveurs»/Editeur Grasset/10-01-2018 : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1142939/les-reveurs

« Je pense que c’est une histoire qui est par moments dure et violente, mais aussi émouvante et lumineuse puisque chacun finit par trouver sa place … » Isabelle Carré, entretien du 13/01/2018 LaLibre.Be

 

 

David Lopez a reçu Le prixhttps://images-eu.ssl-images-amazon.com/images/I/415KpkK3pTL.jpg du Livre Inter 2018 avec son premier roman, « Fief »/Editeur Seuil/17-08-2017 : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1110296/fief

« J’ai choisi ce titre après avoir fait le deuil de mon premier titre, qui était « Aquarium ». L’aquarium, c’est le lieu où l’on tourne en rond. La pièce close… Le fief c’est l’endroit où on est chez soi, auprès des siens… » Interview du 06/10/2017 Rubrique Livres de Culturebox

 

Share

Un dissident de François-Régis de Guenyveau

26 Juin

Un dissidentChristian Sitel passe son enfance dans un village de Provence dans les années 80. Très encouragé par sa mère et son oncle dans sa scolarité, il devient vite un petit génie en sciences. Après ses études, il part aux Etats-Unis pour intégrer un laboratoire de la société Trans K installé dans le nord de New York. Cette entreprise, fondée par son oncle, est spécialisée dans le domaine des nanotechnologies, des sciences cognitives, de la biologie et de l’informatique.

Dans le but de construire un monde meilleur, Christian travaille, par le biais de manipulations génétiques, à l’émergence d’un homme nouveau, augmenté, d’un homme-Dieu, maître de tout.

Mais, enfermé dans son laboratoire, Christian souffre de problèmes relationnels et n’est pas heureux. La visite de son ami d’enfance, Martin, artiste, homme simple, respectueux de la nature,  et sa rencontre avec des moines dont la vie est consacrée à l’accueil des plus pauvres  vont bouleverser sa vie.

Christian commence, en effet, à douter de l’utilité de ses recherches. Il comprend peu à peu que la science ne « fait pas tout » et que « quelque chose » d’essentiel au bonheur de l’être humain lui échappe.

 » Il contempla cette mobilité paisible, ce monde autour de lui, ses affaires, ses livres, ses instruments, tous ces objets qui l’entouraient, ces arbres qui vacillaient dehors, lentement, dans une inexplicable assiduité. Qu’était-ce, au juste ? Quelle force subtile reliait les engrenages ?  Et quel était cet univers qui connaissait tout du corps et rien de l’âme ? (p. 260).

Ce roman d’actualité, très bien écrit, de lecture aisée, traite du transhumanisme, de la place des sciences, de l’homme et de la religion dans nos sociétés.

Passionnant.

Vous pouvez trouver ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

Interview de François-Régis de Guenyveau

 

Share

Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

19 Juin

fugitive

Dans ce roman d’inspiration autobiographique, Violaine Huisman revient sur son enfance centrée autour d’une mère tyrannique et excessive, débordant pourtant d’un amour total pour ses deux filles. Au-delà d’un portrait impitoyable, l’auteure cherche à retracer celui de cette si singulière Catherine, mettant une distance volontaire dans l’écriture, modifiant ainsi son regard sur elle qui « lui rend son humanité ».

Dans les deux parties du récit, la même démesure, le même rythme impétueux font corps avec la violence des sentiments. Violaine Huisman affiche une plume précise, drôle ou émouvante, à laquelle il est difficile de résister.

Un titre poétique et mystérieux qui cache un très beau message d’amour douloureux et passionné au-delà de la mort.

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

et sur la Bibliothèque Numérique

Share

Le nom du lauréat enfin connu ! c’était le 26 mai au Carreau du Temple, Paris, 3ème.

29 Mai

Le Prix du premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris a été attribué à Pierre Souchon pour Encore vivant publié aux éditions du Rouergue en août 2017.
Avec ce roman autobiographique, Pierre Souchon nous révèle les épreuves auxquelles le soumet sa bipolarité, des crises maniaco-dépressives aux séjours en hôpital psychiatrique. Cette réflexion sur la maladie mêle habilement son histoire et l’histoire, celle d’un monde paysan en train de disparaître, celle de ses ancêtres soldats lors des deux guerres mondiales du XXe siècle. Sans pathos mais avec beaucoup de rage et d’ironie, l’auteur démêle les fils de sa vie dans ce texte fort et engagé.

souchonA la rencontre de Pierre Souchon

Le jury a été touché par la sincérité du roman de Pierre Souchon, par cette immersion sans concession dans le chaos de la maladie. Encore vivant est apparu comme un texte riche, permettant plusieurs niveaux de lecture. L’humour, une certaine forme de radicalité et une dimension politique trouvent leur place dans un texte au ton plein de rage. Catherine Pont-Humbert, journaliste, animatrice des rencontres du jury.

A la rencontre du jury des lecteurs

À travers ce Prix du Premier Roman, les bibliothèques de la Ville de Paris témoignent de leur rôle engagé dans la diffusion des œuvres et l’émergence de nouveaux talents.

Share

Remise du Prix du Premier Roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris le samedi 26 mai au Carreau du Temple

11 Mai

Vous avez été nombreux à voter en ligne pour votre Premier Roman préféré parmi les dix titres proposés. Nous vous en remercions!

Le jury du Prix du Premier Roman, composé de lecteurs des bibliothèques participant au prix ainsi que de son parrain, Thomas B. Reverdy et de Sandrina Martins, directrice de notre partenaire le Carreau du Temple, s’est réuni samedi 5 mai et a délibéré! Les votes en ligne ont été intégrés au décompte des voix.

Le nom du lauréat sera dévoilé le samedi 26 mai à 16h au Carreau du Temple, 2, rue Perrée, Paris 3e, Métro : Temple/République.

Entrée gratuite, réservation conseillée au 01 44 78 80 50.

Le prix sera annoncé et remis par Thomas B. Reverdy. Des extraits du texte promu seront lus par une comédienne. Une vente-dédicace sera également organisée.

Nous vous attendons nombreux!

Pour rappel, les 10 romans en lice étaient :

Jean-Baptiste Andrea Ma reine (L’Iconoclaste, 2017)
Clarence Boulay Tristan (S. Wespieser, 2018)
Olivier Chantraine Un élément perturbateur (Gallimard, 2017)
Yves Flank Transport (L’Antilope, 2017)
Violaine Huisman Fugitive parce que reine (Gallimard, 2018)
David Lopez Fief (Seuil, 2017)
Marion Messina Faux départ (Dilettante, 2017)
Guillaume Poix Les fils conducteurs (Verticales, 2017)
Marie Richeux Climats de France (S. Wespieser, 2017)
Pierre Souchon Encore vivant (Rouergue, 2017)

Share

Prix Premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris

3 Avr

Avec la participation de leurs lecteurs, les bibliothèques parisiennes Buffon (Ve),
Germaine Tillion (XVIe), Louise Michel (XXe), Marguerite Audoux (IIIe),
Saint-Eloi (XIIe), Vaugirard (XVe) et la médiathèque Marguerite Duras (XXe)
ont sélectionné 10 premiers romans en lice
pour le Prix des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris.
La rencontre avec les auteurs initialement prévue
le Samedi 7 avril à partir de 15h 
au Carreau du Temple
est annulée.
Les usagers de toutes les bibliothèques de la Ville de Paris peuvent voter
pour leur premier roman préféré jusqu’à fin avril sur le site
Dans un second temps, un jury  – principalement composé de lecteurs,
de l’auteur Thomas B. Reverdy, parrain du prix et de Sandrina Martins,
directrice de notre partenaire le Carreau du Temple –
animé par l’auteure et journaliste littéraire Catherine Pont-Humbert,
donnera son avis final sur le lauréat qui sera annoncé
le samedi 26 mai au Carreau du Temple (IIIe).
Les dix titres sélectionnés:
Ma reine, Jean-Baptiste Andrea. L’Iconoclaste, 2017
Tristan, Clarence Boulay. Sabine Wespieser, 2018
Un élément perturbateur, Olivier Chantraine. Gallimard, 2017
Transport, Yves Flank. L’Antilope
Fugitive parce que reine, Violaine Huisman. Gallimard, 2018
Fief, David Lopez. Seuil, 2017
Faux départ, Marion Messina. Dilettante, 2017
Les fils conducteurs, Guillaume Poix. Verticales, 2017
Encore vivant, Pierre Souchon. Rouergue, 2017
Climats de France, Marie Richeux. Sabine Wespieser, 2017
Share

Le Seigneur de Charny de Laurent Decaux, éditions Xo, 2017

29 Mar

Nous sommes en 1382, époque de la guerre de cent ans. Les conflits et l’épidémie de la Peste noire ont ravagé la France.

Charles VI encore adolescent est roi, mais ses oncles, ne cherchant qu’à défendre leurs propres intérêts gouvernent à sa place.

En outre, l’Eglise est divisée : un pape siège à Rome, un antipape demeure en Avignon, c’est  la période du Grand Schisme d’Occident. Le culte des reliques se développe dans tout le Royaume.

C’est dans ce contexte mouvementé, qu’après six années de croisade, le jeune seigneur  Jacques de Charny, revient sur ses terres de Lirey situées en Champagne non loin de Troyes. Dès son arrivée, il se heurte à l’hostilité de son entourage et notamment à celle de sa mère, Jeanne. Les années passées à combattre en Orient ont en effet « coûté beaucoup d’argent », et pour subvenir aux besoins de ses proches, Jeanne se voit désormais obligée, malgré l’interdiction et les menaces de l’évêque de Troyes, d’exposer le Saint Suaire détenu par sa famille depuis des décennies. Des foules de pèlerins viennent de toute l’Europe pour se recueillir devant le linceul représentant le corps torturé du Christ.

Dans ce climat de tension familiale, se présente au château un jeune visiteur inconnu des seigneurs de Charny, Charles de Mestréal, désireux de voir la Sainte Relique. Jacques se lie d’amitié avec lui.

Lorsque le Saint Suaire disparaît, Jacques et ses deux amis d’enfance, Arnaud de Thouars et Miles de la Roche, personnages pittoresques, partent à sa recherche tout en comptant sur l’aide de Charles de Mestréal.

Ce roman d’aventure, historique,  est extrêmement bien documenté. Pour l’écrire, l’auteur, Laurent Decaux, fils d’Alain Decaux, s’est appuyé sur des faits réels. En effet, avant d’être conservé dans la cathédrale de Turin, le Saint Suaire se trouvait en France, en Champagne et appartenait à la famille de Charny.

Ouvrage à lire pour voyager dans la France du Moyen Âge, et passer un agréable moment.

 Retrouver ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

Vidéo de Laurent Decaux

 

 

 

 

Share

Belle merveille de James Noël

23 Mar

LaSolutionEsquimauAW

« Belle merveille » est l’expression créole qui traduit autant le sublime et l’heureux que le malheur. Malheur absolu, si l’on en juge par le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti suivi de l’ouragan destructeur Matthew puis du choléra, maladie inédite jusque-là.

7  ans après cette catastrophe sans précédent (plus de 300 000 morts, sans compter les blessés, les traumatisés et ceux qui ont tout perdu) le poète haïtien James Noël nous offre un texte plus qu’un roman construit en courts chapitres, plus souvent des fragments voire des lambeaux traversés de fulgurances, à l’image du chaos ressenti. Mais c’est aussi le récit d’une rédemption par l’amour, celle de Bernard, retrouvé sous les décombres par Amore, une napolitaine qui travaillait alors pour une ONG.

Grâce à une magnifique écriture nerveuse et poétique, une langue riche d’allégories, parfois crûe et toujours remarquablement inventive et musicale, James Noël réussit à exprimer la confusion, l’absurdité, le paroxysme et dire l’indicible.

Le séisme est une « subite explosion démographique dans le royaume des trépassés »

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

Share

L’Ile de Luna d’Edgar Morin, Actes Sud 2017

16 Mar

cvt_lile-de-luna_5802

Un enfant de 11 ans, « Mercier », perd brutalement sa mère « Luna » à laquelle il est très attaché. On lui cache la vérité. Un jour, son oncle l’attend à la sortie de l’école et lui dit que sa mère est partie en cure à Vittel.

A l’attitude de ses proches, vêtus de noir, à leurs regards  « mi-lâches, mi-insistants,  du style attendri », l’enfant comprend, malgré les non-dits, ce qu’il s’est passé.

Il n’accepte pas cette réalité trop douloureuse pour lui.

« A aucun prix il ne voulait se rendre compte de ce qu’il avait compris. A aucun prix il ne savait ce qu’il avait compris. A aucun prix il ne pensait à ce qu’il fallait comprendre ». 

Mercier se réfugie alors dans le rêve, tout en ressentant en son for intérieur de la colère face à l’hypocrisie de son entourage. Son comportement, apparemment désinvolte, se heurte à l’incompréhension totale de son père, en plein désarroi, ainsi qu’à celle de sa tante et de son oncle, qui ne voient en lui qu’un enfant gâté et sans cœur.

Cet ouvrage autobiographique écrit il y a 70 ans mais non publié jusqu’ici, nous révèle un aspect méconnu de la personnalité d’Edgar Morin. En effet, nous connaissions le sociologue auteur d’essais de sciences humaines parfois complexes, avec « L’île de Luna », nous découvrons un romancier auteur d’un texte poignant et empreint d’une grande sensibilité.

 

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques

Ecoutez Edgar Morin interrogé par Olivia Gesbert. (France culture, La grande Table, 01/01/2018)

 

 

 

Share

Votre avis nous intéresse !

5 Mar


Vous souhaitez donner votre avis sur un premier roman ?

Rendez-vous sur le Portail des bibliothèques

Voici la marche à suivre !

mode-demploi-pour-ecrire-un-avis

 

 

 

Share