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Un bonheur que je ne souhaite à personne de Samuel Le Bihan

30 Jan

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C’est le combat de Laura presque quarante ans, deux enfants, Ben 15 ans et César… austiste. Depuis le couperet du diagnostic, Laura qui souhaite le meilleur avenir pour cet enfant différent se voit obligée de se battre sur tous les fronts, surtout pour lui permettre simplement d’aller à l’école. Elle est persuadée du bienfait de le mettre au contact des enfants dits « normaux » alors qu’on la culpabilise et prône l’enfermement pour César. Et pour essayer d’ouvrir les portes de notre société bien normée, elle se démène, crée une association et se montre même capable d’un coup d’éclat final dans l’intérêt de son enfant.

Un roman criant de vérité – et pour cause, l’auteur étant lui même père d’une petite fille autiste – sur les préjugés, les discriminations, les manquements de l’Etat, les contrats précaires des AVS, les coups d’éclat pour réussir à se faire entendre que connaissent bien les familles d’autistes. Un beau portrait de femme qui n’abandonne pas, de belles relations entre frères, de la tendresse et de l’humour qui prouvent qu’à travers l’épreuve on peut heureusement s’approcher du bonheur.

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

ainsi que dans la bibliothèque numérique

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Organigramme de Jacques Pons, édition Hugo Roman

17 Jan

Au cours d’un séminaire de « créativité et de libération des énergies » organisé à Marrakech par la « Maison Louis Laigneau » spécialisée dans le domaine de la Haute Couture, un membre du comité de Direction est égorgé. Ses collègues quant à eux, sont drogués lors d’une soirée.

A Paris, de nouveaux crimes sont perpétrés parmi le personnel. Une tension extrême s’installe au sein de l’entreprise. Les salariés se soupçonnent mutuellement.

Après de multiples rebondissements, l’on constate que le meurtrier connaît tous les secrets de la « Maison ». Son seul objectif est de faire imploser l’entreprise en s’attaquant à l’équipe de direction « l’organigramme ». Mais pour quelle raison ?

Dans ce thriller de lecture aisée et prenante, l’auteur dénonce les méthodes de management en vigueur dans le secteur de la mode mais également dans la plupart des milieux professionnels. En effet en recherchant la performance à tout prix, en écartant les  employés les plus fragiles, en  » annihilant les personnalités », ces pratiques peuvent mener au burn-out, à la folie et à la mort.

« Comme tous les autres,  je suis un outil. Quand un outil est précieux, on en prend soin, on l’entretient, on le bichonne. Quand un outil est obsolète, on s’en débarrasse ».

« Le monde du travail est organisé de telle sorte que la fonction prime sur l’essence, que l’effet devance la cause. Le monde du travail détruit l’humain en prétendant le promouvoir et le mettre « au coeur de sa stratégie ».

« Organigramme » est un coup de cœur RTL 2018

Pour retrouver cet ouvrage dans les bibliothèques de la Ville de Paris

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Le malheur du bas, Inès Bayard, Albin Michel

6 Déc

largeDès les premières pages, Inès Bayard ne nous ménage pas : ni la fin, ni la violence de la situation.

L’écriture est âpre et percutante, le malheur de son héroïne Marie aussi.

Le drame, c’est un crime, un viol et de ce crime naît la descente dans l’anéantissement.

Alors oui, on est obligé de fermer le livre quelques instants pour faire des pauses devant tant de brutalité subie par Marie et puis plus tard qu’elle fera elle-même subir  à son enfant, à sa famille, à son mari, à elle-même, à sa vie parfaite.

Alors non,  Le malheur du bas ne peut pas être un livre « coup de cœur », un livre qu’on offre, un livre qui fait du bien, c’est juste un livre qui remue et nous questionne sur  la maternité, les rapports hommes-femmes , et les violences sexuelles.

A emprunter d’urgence dans nos bibliothèques

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La vraie vie d’Adeline Dieudonné, éditions L’iconoclaste, 2018

16 Nov

Le roman d’Adeline Dieudonné vient de recevoir le prix Renaudot des lycéens. L’occasion est donc idéale pour vous faire part d’une autre critique d’un bibliothécaire.

La vraie vie, est-ce vraiment celle que l’on voit à travers les petits faits divers du quotidien ? Dans ce texte il n’en est rien.
C’est une famille ordinaire, les parents, les enfants, le pavillon jusqu’au jour où tout bascule. Ce jour-là le marchand de glace est défiguré devant les enfants. La violence, le traumatisme transforme la vie entière de ces enfants. Ils en subiront les conséquences lentement jusqu’à commettre les pires atrocités.
Un livre bouleversant qu’on ne peut pas quitter et qui vous glace. A lire absolument ! Sans conteste une des réussites littéraires de cette rentrée.

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Et j’abattrai l’arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker, les Forges de Vulcain, 2018

15 Nov

La guerre de cent ans et la grande peste ont ruiné l’Angleterre. Nous sommes en juin 1381 dans le royaume d’Angleterre du temps du vieux roi Edward III. Son petit fils le futur Richard II a treize ans. Joanna Ferrour, une femme féministe avant l’heure se bat comme un soldat pour défendre ses idées avant-gardistes, ou plutôt féministes. Elle parle aussi comme un soldat. L’auteure ne ménage d’ailleurs pas ses propres commentaires avec le parler franc d’une femme d’aujourd’hui. Même si elle raconte l’histoire d’un paysan, de soulèvements de gens ordinaires, une histoire de liberté d’injustice et de foi.
Et on ne s’ennuie pas dans le récit de tous ces combats et de ces règlements de comptes. Des détails historiques ainsi que des biographies de personnages qui ont réellement existé plongent le lecteur dans un univers moyenâgeux. L’auteure sait les mettre en valeur dans un style très imagé et faire revivre Joanna femme libre de son corps et de ses sentiments avec vélocité et humour.

Ce roman est disponible dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

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Jacques à la guerre de Philippe Torreton, Plon, 2018

13 Nov

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En cette période de commémoration du centenaire de la Grande Guerre « Jacques à la guerre » est publié. Un livre de plus sur la guerre ? Oui mais un texte si bien construit, au style rapide et tonique sans emphase qui emporte dans un monde humain. C’est vraiment avec sensibilité et naturel que les événements sont présentés. Depuis la grande guerre puis la guerre de 40 puis celle d’Algérie ? Toutes les générations de cette famille ont pris une part active aux différentes guerres, une famille française courageuse et déterminée.
Dans cette famille de soldats, plusieurs générations d’hommes ont connu et vécu les guerres et laissent leurs témoignages. Ce qui est surprenant c’est l’état d’esprit de soumission des générations antérieures. Néanmoins, le plus jeune de la lignée se fait réformer, évite de partir au service militaire. Il explique d’ailleurs quelle a été sa stratégie. Est-il dégoûté par ses ancêtres qui se sont sacrifiés pour leur pays ?
Entrecoupant les récits poignants des acteurs de ces guerres, la fin de vie de ce grand-père dépendant physiquement qui petit à petit s’éteint comme une bougie, dans le silence, emportant les souvenirs avec lesquels il survivait, entouré de sa famille. Comment ne pas être insensible à ce texte atypique ?

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

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Trancher d’Amélie Cordonnier, Flammarion, 2018

8 Nov

97820814395350-5210033Trancher, comme une parole tranchante, une parole qui fait mal, qui détruit un couple lentement, profondément.

L’auteure nous emporte dans un récit bouleversant, tenu par une urgence à échapper à la violence insidieuse des mots qui assassinent.

Ces mots c’est Aurélien, le mari, l’amant qui les assène, les crache.

On ne saura rien de l’origine du mal, seules comptent les émotions et sensations du quotidien de cette famille qui pourrait être presque normale si ce n’était le pouvoir ravageur des mots qui blessent, qui humilient.

Le talent d’Amélie Cordonnier est de nous donner l’impression que ces mots s’adressent aussi à nous. Et c’est glaçant.

Disponible dans vos bibliothèques. Consultez le catalogue.

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La vérité sort de la bouche du cheval de Meryem Alaoui. Gallimard, 2018

31 Oct

Jmiia, prmeryem-alaouiostituée de 34 ans, nous raconte sa vie sur le trottoir de Casablanca. La misère et les trafics en tout genre font son quotidien et l’alcool l’aide à trouver la vie moins pénible. Avec son caractère bien trempé, elle séduit une jeune cinéaste d’origine marocaine, exilée aux Pays-Bas, qui cherche à s’imprégner du milieu des prostituées pour rendre son film réaliste. La réalisatrice, surnommée « bouche de cheval », propose à Jmiia d’interpréter le rôle féminin de son film.

Écrit  sous la forme d’un journal adressé à un inconnu qu’elle interpelle régulièrement et avec son franc-parler sans tabou, entrecoupé de mots marocains, sa vitalité et sa joie de vivre, Jmiia nous dresse une peinture du Maroc aux couleurs chaudes mais sans concession.

Feuilletez le livre sur le site des éditions Gallimard.

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

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Babylone express, Mathilde-Marie de Malfilâtre. Le Dilettante

25 Oct

Un vrai go-fast littéraire !

Voilà un 97828426395250-5166754récit à 300 à l’heure tenu par une urgence à vivre, à goûter tous les plaisirs, à plonger dans la drogue et le sexe. Âmes prudes s’abstenir ! L’auteure nous entraîne dans les tréfonds de la vie underground de Paris à Berlin en passant par le Maroc entre orgies, drogues et rave-party.

La langue est crue, une vraie force pour un récit haletant sous fond de trafic de drogues, de passion amoureuse et de perdition.

Consulter le catalogue

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Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard. Editions de Minuit

19 Oct

C’sarahest l’histoire d’un amour fou, brûlant entre deux femmes. L’une, la narratrice est seule avec une enfant dont le père a disparu sans crier gare. Depuis elle a le sentiment de vivre un moment de latence. Elle est professeure de lycée, gentille, attentive aux autres. L’autre, Sarah est violoniste dans un quatuor. Elle est vive, passionnée, exubérante, elle parcourt le monde de concert en concert.

Sarah entre dans la vie de la narratrice un soir de réveillon. Elles se lient d’amitié puis tombent très amoureuse. La vie de la narratrice est totalement chamboulée par cette passion dévorante.

Construit en deux parties, le roman raconte la naissance et l’épanouissement de la passion puis la souffrance, la désillusion de la narratrice qui erre en Italie et peu à peu perd pied.

Avec des phrases courtes, percutantes, un rythme rapide l’auteur nous décrit une passion qui vous entraîne, qui vous dévore, qui vous détruit. Ça raconte la vie, l’amour avec un grand A, le désespoir, la souffrance.

En savoir + ou feuilleter un extrait  http://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Ca_raconte_Sarah-3272-1-1-0-1.html

Vous pouvez trouver ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

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