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Un dissident de François-Régis de Guenyveau

26 Juin

Un dissidentChristian Sitel passe son enfance dans un village de Provence dans les années 80. Très encouragé par sa mère et son oncle dans sa scolarité, il devient vite un petit génie en sciences. Après ses études, il part aux Etats-Unis pour intégrer un laboratoire de la société Trans K installé dans le nord de New York. Cette entreprise, fondée par son oncle, est spécialisée dans le domaine des nanotechnologies, des sciences cognitives, de la biologie et de l’informatique.

Dans le but de construire un monde meilleur, Christian travaille, par le biais de manipulations génétiques, à l’émergence d’un homme nouveau, augmenté, d’un homme-Dieu, maître de tout.

Mais, enfermé dans son laboratoire, Christian souffre de problèmes relationnels et n’est pas heureux. La visite de son ami d’enfance, Martin, artiste, homme simple, respectueux de la nature,  et sa rencontre avec des moines dont la vie est consacrée à l’accueil des plus pauvres  vont bouleverser sa vie.

Christian commence, en effet, à douter de l’utilité de ses recherches. Il comprend peu à peu que la science ne « fait pas tout » et que « quelque chose » d’essentiel au bonheur de l’être humain lui échappe.

 » Il contempla cette mobilité paisible, ce monde autour de lui, ses affaires, ses livres, ses instruments, tous ces objets qui l’entouraient, ces arbres qui vacillaient dehors, lentement, dans une inexplicable assiduité. Qu’était-ce, au juste ? Quelle force subtile reliait les engrenages ?  Et quel était cet univers qui connaissait tout du corps et rien de l’âme ? (p. 260).

Ce roman d’actualité, très bien écrit, de lecture aisée, traite du transhumanisme, de la place des sciences, de l’homme et de la religion dans nos sociétés.

Passionnant.

Vous pouvez trouver ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

Interview de François-Régis de Guenyveau

 

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Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

19 Juin

fugitive

Dans ce roman d’inspiration autobiographique, Violaine Huisman revient sur son enfance centrée autour d’une mère tyrannique et excessive, débordant pourtant d’un amour total pour ses deux filles. Au-delà d’un portrait impitoyable, l’auteure cherche à retracer celui de cette si singulière Catherine, mettant une distance volontaire dans l’écriture, modifiant ainsi son regard sur elle qui « lui rend son humanité ».

Dans les deux parties du récit, la même démesure, le même rythme impétueux font corps avec la violence des sentiments. Violaine Huisman affiche une plume précise, drôle ou émouvante, à laquelle il est difficile de résister.

Un titre poétique et mystérieux qui cache un très beau message d’amour douloureux et passionné au-delà de la mort.

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

et sur la Bibliothèque Numérique

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Prix Premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris

3 Avr

Avec la participation de leurs lecteurs, les bibliothèques parisiennes Buffon (Ve),
Germaine Tillion (XVIe), Louise Michel (XXe), Marguerite Audoux (IIIe),
Saint-Eloi (XIIe), Vaugirard (XVe) et la médiathèque Marguerite Duras (XXe)
ont sélectionné 10 premiers romans en lice
pour le Prix des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris.
La rencontre avec les auteurs initialement prévue
le Samedi 7 avril à partir de 15h 
au Carreau du Temple
est annulée.
Les usagers de toutes les bibliothèques de la Ville de Paris peuvent voter
pour leur premier roman préféré jusqu’à fin avril sur le site
Dans un second temps, un jury  – principalement composé de lecteurs,
de l’auteur Thomas B. Reverdy, parrain du prix et de Sandrina Martins,
directrice de notre partenaire le Carreau du Temple –
animé par l’auteure et journaliste littéraire Catherine Pont-Humbert,
donnera son avis final sur le lauréat qui sera annoncé
le samedi 26 mai au Carreau du Temple (IIIe).
Les dix titres sélectionnés:
Ma reine, Jean-Baptiste Andrea. L’Iconoclaste, 2017
Tristan, Clarence Boulay. Sabine Wespieser, 2018
Un élément perturbateur, Olivier Chantraine. Gallimard, 2017
Transport, Yves Flank. L’Antilope
Fugitive parce que reine, Violaine Huisman. Gallimard, 2018
Fief, David Lopez. Seuil, 2017
Faux départ, Marion Messina. Dilettante, 2017
Les fils conducteurs, Guillaume Poix. Verticales, 2017
Encore vivant, Pierre Souchon. Rouergue, 2017
Climats de France, Marie Richeux. Sabine Wespieser, 2017
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Le Seigneur de Charny de Laurent Decaux, éditions Xo, 2017

29 Mar

Nous sommes en 1382, époque de la guerre de cent ans. Les conflits et l’épidémie de la Peste noire ont ravagé la France.

Charles VI encore adolescent est roi, mais ses oncles, ne cherchant qu’à défendre leurs propres intérêts gouvernent à sa place.

En outre, l’Eglise est divisée : un pape siège à Rome, un antipape demeure en Avignon, c’est  la période du Grand Schisme d’Occident. Le culte des reliques se développe dans tout le Royaume.

C’est dans ce contexte mouvementé, qu’après six années de croisade, le jeune seigneur  Jacques de Charny, revient sur ses terres de Lirey situées en Champagne non loin de Troyes. Dès son arrivée, il se heurte à l’hostilité de son entourage et notamment à celle de sa mère, Jeanne. Les années passées à combattre en Orient ont en effet « coûté beaucoup d’argent », et pour subvenir aux besoins de ses proches, Jeanne se voit désormais obligée, malgré l’interdiction et les menaces de l’évêque de Troyes, d’exposer le Saint Suaire détenu par sa famille depuis des décennies. Des foules de pèlerins viennent de toute l’Europe pour se recueillir devant le linceul représentant le corps torturé du Christ.

Dans ce climat de tension familiale, se présente au château un jeune visiteur inconnu des seigneurs de Charny, Charles de Mestréal, désireux de voir la Sainte Relique. Jacques se lie d’amitié avec lui.

Lorsque le Saint Suaire disparaît, Jacques et ses deux amis d’enfance, Arnaud de Thouars et Miles de la Roche, personnages pittoresques, partent à sa recherche tout en comptant sur l’aide de Charles de Mestréal.

Ce roman d’aventure, historique,  est extrêmement bien documenté. Pour l’écrire, l’auteur, Laurent Decaux, fils d’Alain Decaux, s’est appuyé sur des faits réels. En effet, avant d’être conservé dans la cathédrale de Turin, le Saint Suaire se trouvait en France, en Champagne et appartenait à la famille de Charny.

Ouvrage à lire pour voyager dans la France du Moyen Âge, et passer un agréable moment.

 Retrouver ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

Vidéo de Laurent Decaux

 

 

 

 

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Belle merveille de James Noël

23 Mar

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« Belle merveille » est l’expression créole qui traduit autant le sublime et l’heureux que le malheur. Malheur absolu, si l’on en juge par le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti suivi de l’ouragan destructeur Matthew puis du choléra, maladie inédite jusque-là.

7  ans après cette catastrophe sans précédent (plus de 300 000 morts, sans compter les blessés, les traumatisés et ceux qui ont tout perdu) le poète haïtien James Noël nous offre un texte plus qu’un roman construit en courts chapitres, plus souvent des fragments voire des lambeaux traversés de fulgurances, à l’image du chaos ressenti. Mais c’est aussi le récit d’une rédemption par l’amour, celle de Bernard, retrouvé sous les décombres par Amore, une napolitaine qui travaillait alors pour une ONG.

Grâce à une magnifique écriture nerveuse et poétique, une langue riche d’allégories, parfois crûe et toujours remarquablement inventive et musicale, James Noël réussit à exprimer la confusion, l’absurdité, le paroxysme et dire l’indicible.

Le séisme est une « subite explosion démographique dans le royaume des trépassés »

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

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L’Ile de Luna d’Edgar Morin, Actes Sud 2017

16 Mar

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Un enfant de 11 ans, « Mercier », perd brutalement sa mère « Luna » à laquelle il est très attaché. On lui cache la vérité. Un jour, son oncle l’attend à la sortie de l’école et lui dit que sa mère est partie en cure à Vittel.

A l’attitude de ses proches, vêtus de noir, à leurs regards  « mi-lâches, mi-insistants,  du style attendri », l’enfant comprend, malgré les non-dits, ce qu’il s’est passé.

Il n’accepte pas cette réalité trop douloureuse pour lui.

« A aucun prix il ne voulait se rendre compte de ce qu’il avait compris. A aucun prix il ne savait ce qu’il avait compris. A aucun prix il ne pensait à ce qu’il fallait comprendre ». 

Mercier se réfugie alors dans le rêve, tout en ressentant en son for intérieur de la colère face à l’hypocrisie de son entourage. Son comportement, apparemment désinvolte, se heurte à l’incompréhension totale de son père, en plein désarroi, ainsi qu’à celle de sa tante et de son oncle, qui ne voient en lui qu’un enfant gâté et sans cœur.

Cet ouvrage autobiographique écrit il y a 70 ans mais non publié jusqu’ici, nous révèle un aspect méconnu de la personnalité d’Edgar Morin. En effet, nous connaissions le sociologue auteur d’essais de sciences humaines parfois complexes, avec « L’île de Luna », nous découvrons un romancier auteur d’un texte poignant et empreint d’une grande sensibilité.

 

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques

Ecoutez Edgar Morin interrogé par Olivia Gesbert. (France culture, La grande Table, 01/01/2018)

 

 

 

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Votre avis nous intéresse !

5 Mar


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Il était une nouvelle fois un café des lecteurs de premiers romans…

6 Fév

Nous étions toujours ce samedi de novembre à la bibliothèque Saint-Eloi. Les lecteurs avaient tour-à-tour parlé de leurs preøiers romans. Ils étaient maintenant à l’écoute. Peut-être certains avaient repris une tasse de café, car il faut bien le dire ce matin-là le café avait rencontré plus de succès que le thé ! Toujours est-il qu’ils se préparaient pour le récit des premiers romans de leurs bibliothécaires. Ceux-ci avaient comme si souvent prévu beaucoup BEAUCOUP de titres à présenter. Il faudrait qu’ils trouvent le rythme, le débit de parole qui va bien pour ne pa les endormir… Les livres, ils les avaient choisis sur le conseil d’un collègue ou sur l’attrait pour une thématique. La liste est longue la voilà : 

Le presbytère, Ariane Monnier, Lattès

Balthazar Béranger, médecin, s’installe avec son épouse dans un ancien presbytère, dans les années 1970. Il entend élever ses enfants en les initiant à la musique et à la morale, et en les coupant d’un monde jugé néfaste. 

Mademoiselle, à la folie !Pascale Lécosse, La Martinière

Catherine, actrice célèbre, fantasque et admirée, côtoie les acteurs les plus séduisants. Jean, ministre marié, est son amant et Mina, son assistante, sa confidente et sa meilleure amie. Pourtant, un jour, Catherine ne comprend plus rien, tout s’embrouille. Mina fait alors tout pour la protéger de la maladie qui ne dit pas son nom.

Faux départMarion Messina, Dilettante

Aurélie, une Grenobloise d’origine modeste, subit un quotidien morne. Enfermée dans la frustration, elle enchaîne les déceptions, dans sa vie étudiante, professionnelle, ses relations amoureuses.

La fille du vanLudovic Ninet, Serge Safran

Sonja, choquée par son expérience d’infirmière militaire en Afghanistan, n’a plus de lien avec sa famille. Elle se déplace et vit dans un van. Elle rencontre ainsi Pierre, Sabine et Abbes. Ils rêvent tous d’un avenir meilleur.

Imago, Cyril Dion, Actes sud

Entre Rafah et Paris, le long voyage de Nadr, un Palestinien pacifiste de trente ans voulant sauver son frère qui a rejoint les forces du djihad.

Les talons rouges, Antoine de Baecque, Stock 

La famille Villemort, composée de nobles vampires dont l’existence se fonde sur l’idéologie du sang, est divisée suite à la Révolution française.

Demain sera tendrePauline Perrignon, Stock

Evocation des rapports d’une fille, dernière de sa famille, à son père, homme doux et têtu, militant pour une autre gauche. Ce dernier voit grandir sa famille et disparaître ses espoirs.

Climats de France, Marie Richeux, Sabine Wespieser

En 2009, sur les hauteurs de Bab el-Oued, Marie est subjuguée par la cité construite par l’architecte Fernand Pouillon entre 1954 et 1957. Saisie par la nécessité de comprendre l’émotion qui l’étreint, elle se replonge dans son passé. Une succession de récits comme autant de fragments d’une même histoire entre l’Algérie et la France.

Un élément perturbateur, Olivier Chantraine, Gallimard

Serge Horowitz est hostile à toute forme d’engagement. Hébergé par sa soeur, il ne doit son travail dans un cabinet de consulting spécialisé en optimisation fiscale qu’au réseau de son frère, François, ministre des Finances. Hypocondriaque, il fait échouer une affaire avec une société japonaise après une crise qui le rend aphone. Son patron lui ordonne de réparer les dégâts.

Neverland, Timothée de Fombelle, L’iconoclaste

Un matin d’hiver, le narrateur quitte la ville pour rejoindre sa maison de famille sur une île de la Sèvre nantaise.

Petits hommesKonrad Laghos, Intervalles

André, 10 ans, est un petit garçon comme les autres, si ce n’est son don pour le piano. Lorsque, pour la première fois de sa vie, son père vient le chercher à l’école, il est bouleversé par cet événement, banal pour tant d’autres enfants. Un récit sur la relation au père et le passage de l’enfance à l’adolescence.

PetiteCarole Bressan, La part commune

Pénélope raconte son enfance blessée, sa jeunesse déçue ainsi que les troubles qu’elle connaît dans ses rapports avec sa famille, mais aussi la façon dont l’amour et l’attirance pour le beau lui permettent de surmonter la culpabilité et la honte.

Belle merveilleJames Noel, Zulma

Sans l’amour de la belle Napolitaine venue comme bénévole d’ONG à l’issue du séisme du 12 janvier 2010, Bernard aurait été un de ces survivants haïtiens vides, déboussolés, fous. Au premier regard, c’est le coup de foudre : Amore extrait Bernard du chaos de la ville en lui proposant un voyage à Rome.

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Retour sur la nuit des premiers romans

30 Jan

Une soirée formidable  sur les premiers romans à la bibliothèque Marguerite Audoux, dans le cadre de la Nuit de la lecture le samedi 20 janvier 2018.

Étaient réunis des bibliothécaires des bibliothèques Marguerite Audoux, Saint-Eloi, Germaine Tillion et Vaugirard, ainsi que des membres du café littéraire de le bibliothèque Marguerite Audoux et autres passionnés de lecture.

Pour commencer les organisateurs du Prix du 1er roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris ont présenté l’opération dans ses détails. Puis Mathieu Brosseau a lu un texte extrait de  Ecrire  de Marguerite Duras, pour nous faire entrer en littérature. Puis échanges, coups de cœur, lectures ont rythmé la soirée, autour d’univers très différents, rires et plaisirs de lecture…

Présentation par Florence (bibliothèque Marguerite Audoux) : Neverland de Timothée de Fombelle (L’Iconoclaste)

Présentation par Josyane (du Café Littéraire de la bibliothèque Marguerite Audoux) : Fief  de David Lopez (Seuil), avec une lecture d’extraits : « la dictée » et « Voltaire » Par Christine (bibliothèque Marguerite  Audoux).

Présentation par Frédérique (du Café Littéraire de la bibliothèque Marguerite Audoux) : Petits hommes de Konrad Laghos (Intervalles) et Le dernier prophète de Léon A. Nicols (Les presses littéraires).

Lecture par Guillaume (bibliothèque Saint-Eloi) : Encore vivant de Pierre Souchon (Rouergue)

Présentation par Christine (bibliothèque Marguerite Audoux) : Les fils conducteurs  de Guillaume Poix (Éditions Verticales)

Lecture par Isabelle (bibliothèque Saint-Eloi) : La distance d’Alexandre Steiger (Léo Scheer)

lecture par Nadia (bibliothèque Germaine Tillion) : Le Sans Dieu de Virginie Caillé-Bastide (Héloïse d’Ormesson)

Présentation par Nicolas (bibliothèque Saint-Eloi) : Grand-frère de Mahir Guven (Philippe Rey)

Neverland | Timothée de Fombelle (1973-....). AuteurFief | David Lopez. AuteurPetits hommes | Konrad Laghos (1989-....). AuteurEncore vivant | Pierre Souchon. AuteurLes fils conducteurs | Guillaume Poix. AuteurLa distance : roman | Alexandre Steiger (1976-....). AuteurLe Sans Dieu | Virginie Caille-Bastide. AuteurGrand frère : roman | Mahir Guven. Auteur

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Le café des lecteurs de premiers romans

18 Jan

Un samedi matin de novembre, alors que l’hiver était à peine installé, les lecteurs de premiers romans se réunissaient autour d’un bon café. Nous étions encore aux débuts de nos recherches du Premier roman 2017. Les tasses se remplissaient, les cuillères s’entrechoquaient. Il y avait sans doute pour accompagner ce rituel d’initiés une ou deux pâtisseries.

braultLes tasses étaient encore fumantes lorsque Sylvie prit la parole. Elle avait lu Les peaux rouges d’Emmanuel Brault. Les peaux rouges, ce sont les peaux noires dans ce texte sur le racisme primaire. Celui-ci décrit une société du bien-pensé qui crée de l’écervelage. Il propose également quelques pages très intéressante sur la vie des milieux populaires.

souchon

Mary avait choisi au hasard (je précise « au hasard car il y eut une longue et riche conversation sur les raisons qui nous poussent à lire un livre, s’agissant de premiers romans, la question est encore plus épineuse). C’était donc par hasard que Mary avait choisi Encore vivant de Pierre Souchon. Le livre commence très fort, se souvenait Mary, le personnage principal est en train de hurler en haut d’une statue. Les policiers le font descendre et le font hospitaliser. Ce n’est pas un livre que l’on peut raconter de façon linéaire. Il est à la fois très drôle et très triste, racontant la violence de l’enfermement dans le milieu hospitalier et la violence ressentie par le narrateur par rapport à sa trajectoire sociale, de ses origines paysannes au monde intellectuel et bourgeois, ses sentiments de trahison, etc…

moracchini

Francine avait lu La fuite de Paul-Bernard Moracchini. Ce premier roman contient lui aussi une scène de folie. Le personnage principal est peu sympathique. Chasseur, il quitte la campagne pour la ville, jusqu’au jour où il se réfugie dans la montagne avec son fusil pour vivre de sa chasse.

Ainsi c’étaient exprimées les 3 lectrices de premiers romans. L’assemblée était conquise et convaincue.

Si les bibliothécaires présents avaient su donner envie de lire d’autres premiers romans ? Ceci est une autre histoire que je vous conterai dans mon prochain billet.

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