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Sébastien Spitzer lauréat du prix Stanislas 2017

30 Aug

Ces rêves qu'on piétine

Le prix Stanislas 2017 vient d’être décerné à Sébastien Spitzer  pour Ces rêves qu’on piétine aux éditions de l’Observatoire. Le prix lui sera remis le 9 septembre prochain, lors de la manifestation Le Livre sur la Place, à Nancy. A noter que ce titre est toujours en lice pour le prix du roman Fnac 2017.

Sébastien Spitzer - PIERRE VILLARD/L'OBSERVATOIRE

Sébastien Spitzer – PIERRE VILLARD/L’OBSERVATOIRE

 

Retour en images sur l’annonce du prix, par le président du jury Daniel Picouly :

Un titre que vous retrouverez prochainement dans le réseau municipal parisien.

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Vénéneux et magistral, le premier roman d’Emmanuelle Caron.

24 Aug

Tous les âges me diront bienheureuse : retenez bien ce titre de la rentrée littéraire 2017, vous allez forcément en entendre parler !
emmanuelle caron, tous les âges me diront bienheureuse, premier roman 2017, rentrée littéraire

Ce roman s’adresse à ceux qui aiment être charmés par une langue belle et organique, qui m’a rappelée celle de Valentine Goby ou de Léonora Miano. […]

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Une bouche sans personne

16 Aug

Attention, pépite !

Unune bouche sans personne, gilles marchande bouche sans personne est un premier roman remarquable, un roman qui laisse un souvenir prégnant une fois la dernière page lue, et qui diffuse et vous imprègne encore quelques jours, tant l’émotion y est intense sans jamais tomber dans l’excès de la démonstration.

Ce joli roman m’a été conseillé par une lectrice, qui a eu un coup de cœur pour ce titre, et m’en a si chaleureusement parlé que j’ai « rattrapé » cet oubli et l’ai commandé pour la bibliothèque.
Depuis, je l’ai lu, et j’ai percé le mystère de ce titre si intrigant. (Et ne comptez pas sur moi pour vous spoiler !)

[…]

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Sélection du prix Stanislas 2017

10 Jul

10 premiers romans sont dans l’ultime sélection du prix Stanislas 2017 :

  • Olivier El Khoury, Surface de réparation (Noir sur Blanc)
  • Paul-Bernard Moracchini, La fuite (Buchet Chastel)
  • Jean-Baptiste Andrea, Ma Reine (L’Iconoclaste)
  • David Lopez, Fief (Seuil)
  • Cyril Dion, Imago (Actes Sud)
  • Sébastien Spitzer, Ces rêves qu’on piétine (L’Observatoire)
  • Emmanuel Brault, Les peaux rouges (Grasset)
  • Victor Pouchet, Pourquoi les oiseaux meurent (Finitude)
  • Pascale Lecosse, Mademoiselle, à la folie ! (La Martinière)
  • Thomas Flahaut, Ostwald (L’Olivier)

 

prix-Stanislas-2017

 

Le prix Stanislas Groupama-Le Livre sur la Place sera remis le 9 septembre prochain lors de la 39e édition du Livre sur la Place, à Nancy.

Créé en 2016, ce prix récompense un premier roman publié à la rentrée littéraire de septembre. Qui succèdera à Elodie Llorca, la lauréate 2016 pour La correction (Rivages) ?

 

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Lucie ou la vocation

9 Dec

Maëlle Guillaud propose un premier roman au sujet ambitieux, puisqu’elle traite ici du thème bien particulier de la vocation religieuse, interrogée par la meilleure amie de l’héroïne, qui ne comprend absolument pas cette décision.

Juliette, sa meilleure amie, mais aussi la maman de Lucie : toutes les deux sont désemparées face à ce choix « radical », puisqu’il entraîne progressivement mais sans retour possible Lucie loin d’elles, dans une vocation qui demandera de nombreux sacrifices.

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Le récit accroche assez vite le lecteur, dans un style précis et en même temps elliptique, où le choix de Lucie de rentrer dans les ordres s’accompagne d’une véritable déconvenue : toute entière tournée vers ce choix spirituel, rien ne l’avait préparée aux codes tacites et aux règles très dures de la vie en communauté.

Très rapidement, le malaise s’installe : pourquoi faut-il absolument terminer son assiette, si peu appétissante qu’elle en devient un réel défi personnel ?
Pourquoi ce miroir dans la chambre des novices, quand leur lien au corps est coupé, le port de l’habit voilant et neutralisant le corps unique et particulier de chacune, dans une norme à respecter sans concession possible.

A travers le rapport au corps, à la nourriture, à travers l’éloignement progressif mais inéluctable des proches, en proie à une vraie souffrance de voir s’éloigner l’être cher sans possibilité de dialogue ou de contact, Maëlle Guillaud « teste » la foi en Dieu de son héroïne, Lucie.

Lucie un peu perdue, Lucie qui doute, mais toujours se ravise : là est sa place, elle en est convaincue.

Le roman se termine sur une sorte de revirement de situation, je n’en dirais bien sûr pas plus pour ne pas « spoiler ». Pour autant, il m’a laissé un goût d’inachevé, peut-être parce que le roman s’achève sur une note amère, qui ne dévoile pas grand-chose de l’état d’esprit de Lucie, qu’on a suivi pourtant dans sa métamorphose tant corporelle que spirituelle.

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© Philippe MATSAS

L’auteure s’en sort très bien pour un premier roman, distillant le doute et le malaise par petites doses, harponnant le lecteur dans les mêmes questions qui tourmentent Juliette, la meilleure amie de Lucie : pourquoi ce choix, pourquoi maintenant, et à quel prix ?
Dommage qu’il manque un peu d’enjeu : car finalement, non seulement le lecteur restera avec beaucoup de questions en suspens non résolues, mais l’aspect psychologique sera effleuré plus que fouillé. C’était pourtant un axe très intéressant pour aborder ce thème : comment s’adapter à un mode de vie plus subi que voulu, sous la pression d’un groupe aux codes fermement établis ? Jusqu’où peut-on aller pour assumer une soif de spiritualité qui se heurte à un quotidien anxiogène ?

Un premier roman qui divise, dans les réactions de ses lecteurs… Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Retrouvez-le dans les bibliothèques parisiennes.

 

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De nos frères blessés – Joseph Andras, éditions Actes Sud

19 Oct

« Quand la Justice s’est montrée indigne, la littérature peut demander réparation ». Cette phrase qui figure sur la  quatrième de couverture résume bien le cheminement de Joseph Andras à propos de ce roman.

Fernand Iveton, jeune ouvrier communiste et militant anticolonialiste, est  condamné à mort en 1956 pour attentat terroriste en Algérie. Il a déposé une bombe artisanale dans un local désaffecté de l’usine où il travaille. Il ne voulait surtout pas tuer des innocents. Ayant été dénoncé, la bombe est désarmorcée. Il est arrêté, torturé, condamné à la suite de son procès, au moment des « événements » d’Algérie. Il est guillotiné le 11 février 1957, pour l’exemple, victime d’une raison d’état. Le Président Coty a refusé sa grâce et expliqué qu’il mourrait pour la France…

Joseph Andras raconte les derniers mois de la vie de Fernand Iveton et revient sur sa rencontre avec Hélène qui deviendra sa femme et le soutiendra jusqu’au bout. Fernand était un homme bon, amoureux et épris de liberté. Joseph Andras lui rend un bel hommage, avec un style sobre et percutant. Un livre exemplaire.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article de « balises le webmagazine de la Bibliothèque publique d’information » en cliquant sur le logo ci-dessous :

Aller à l’accueil du site Balises

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Le grand marin de Catherine Poulain (éditions de l’Olivier)

11 Oct

Lili plaque tout et décide de partir en Alaska, atteindre la dernière frontière pour devenir pêcheuse de morue et de flétan sur un bateau. Elle embarque à bord du « Rebel » et essaye d’être accepter dans ce monde d’homme, elle est la seule femme.

C’est un véritable combat qu’elle mène – se faire accepter, ne pas se plaindre même quand le corps n’en peut plus, gagner la confiance de l’équipage. Le travail est dur et harassant mais Lili aime ça et quand elle doit quitter le bateau pour une infection grave, elle ne pense qu’à repartir. En attendant de rembarquer, elle traîne dans les bars avec les hommes et partage leur vie enfiévrée.

Écrit avec des phrases courtes et simples qui donne une dynamique au récit, pas le temps de s’ennuyer aussi bien à bord qu’en lisant. Le rythme est intense. et on ne peut qu’admirer la force et le courage de l’héroïne.

Galerne – Le Havre, rencontre avec Catherine Poulain

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques municipales de Paris :

https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1045090/le-grand-marin

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Désorientale de Négar Djavadi (Liana Levi)

5 Oct

L’histoire débute dans une salle d’attente d’un hôpital parisien, une jeune femme, Kimiâ (la narratrice) attend son tour et se remémore à rebours les événements qui ont mené sa famille à l’exil. Elle évoque ses parents, grands-parents, oncles N°1 puis N°2… et même son arrière grand-père Montazemolmolk, sans oublier l’Histoire de L’Iran au cours de ce XXème siècle.

Une grande fresque passionnante qui tient à la fois des Mille et Une Nuits revisitées et du récit intimiste, où il est question d’exil, d’héritage culturel et familial, d’intégration, de maternité, d’homosexualité, de quête d’identité…

Négar Djavadi naît en Iran en 1969 dans une famille d’intellectuels, opposants aux régimes du Shah puis de Khomeiny. Elle arrive en France à l’âge de onze ans, après avoir traversé les montagnes du Kurdistan à cheval avec sa mère et sa sœur. Diplômée de l’INSAS, une école de cinéma bruxelloise, elle travaille quelques années derrière la caméra. Elle est aujourd’hui scénariste, aussi bien de documentaires que de séries, et vit à Paris.

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques municipales de Paris

https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1065488/desorientale

 

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« Comme neige » de Colombe Boncenne aux éditions Buchet-Chastel

3 May

Comme neige / Colombe Boncenne (Buchet-Chastel     De passage à la maison de la presse de Crux-la-Ville, dans la Nièvre, Constantin Caillaud est surpris d’y découvrir Neige noire, un roman d’Emilien Petit qu’il ne connaissait pas. Constantin, qui pensait pourtant avoir  lu l’intégralité de son œuvre, voit là l’occasion de renouer avec Hélène, sa maitresse avec qui il a découvert l’auteur. Mais le roman disparait et « reste introuvable » au moment de leur rencontre. Constantin se lance alors dans une quête effrénée, espérant ainsi retrouver une trace de ce roman. Editeur, entourage, Emilien Petit lui-même : nul ne semble savoir de quoi il s’agit…

     Comme neige est un superbe roman à tiroirs : suspense, romance, quêtes personnelle et littéraire… Colombe Boncenne mêle subtilement ces « petites histoires » pour n’en faire qu’une et nous conduire à un final très réussi. C’est concis, maitrisé et efficace. Une mention particulière pour le regard porté sur le monde de l’édition et des auteurs.

Interview Colombe Boncenne

 

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« Ahlam » de Marc Trévidic aux éditions JC Lattès

17 Mar

Première de couverture du premier roman "Ahlam" de Marc Trévidic aux éditions JC Lattès     Aux débuts des années 2000, Paul, jeune peintre français de renommée mondiale, part s’installer aux Kerkennah, un archipel tunisien, dans l’espoir de trouver de nouvelles sources d’inspiration. Très rapidement, il se lie d’amitié avec Farhat, un pêcheur qui lui fait découvrir les plus beaux endroits de l’archipel. Il noue également une relation privilégiée avec Issam et Ahlam, les enfants de son ami, en leur enseignant respectivement la peinture et la musique. Devant tant de potentiel, il décide de poursuivre le travail de ses parents défunts : mélanger musique et peinture en une seule et même œuvre. Ainsi passent les années. Mais la chute du régime de Ben Ali et la montée de l’islamisme finiront par briser cet équilibre…

     Marc Trévidic est un ancien juge d’instruction, spécialiste de l’antiterrorisme. Prenant comme point de départ l’histoire contemporaine de la Tunisie, il réalise avec Ahlam une brillante œuvre de fiction, réaliste, inquiétante mais non dénuée d’espoir. Il réussit adroitement à rendre ses personnages attachants. La part belle faite aux arts et son opposition au fanatisme rendent le tout très cohérent. Une réussite !

Pour plus d’informations sur Marc Trévidic : cliquez ICI

Interview de Marc Trévidic à La grande librairie

 

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