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Des Premiers Romans et des Prix !

11 Juil

La récolte des fruits « littéraires » de l’été est arrivée ! Cet été, emportez avec vous un Premier Roman !

 

 

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Isabelle Carré a obtenu le Grand prix RTL/«Lire» et le Prix de l’Héroïne Madame Figaro 2018 pour son premier roman «Les rêveurs»/Editeur Grasset/10-01-2018 : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1142939/les-reveurs

« Je pense que c’est une histoire qui est par moments dure et violente, mais aussi émouvante et lumineuse puisque chacun finit par trouver sa place … » Isabelle Carré, entretien du 13/01/2018 LaLibre.Be

 

 

David Lopez a reçu Le prixhttps://images-eu.ssl-images-amazon.com/images/I/415KpkK3pTL.jpg du Livre Inter 2018 avec son premier roman, « Fief »/Editeur Seuil/17-08-2017 : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1110296/fief

« J’ai choisi ce titre après avoir fait le deuil de mon premier titre, qui était « Aquarium ». L’aquarium, c’est le lieu où l’on tourne en rond. La pièce close… Le fief c’est l’endroit où on est chez soi, auprès des siens… » Interview du 06/10/2017 Rubrique Livres de Culturebox

 

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Un dissident de François-Régis de Guenyveau

26 Juin

Un dissidentChristian Sitel passe son enfance dans un village de Provence dans les années 80. Très encouragé par sa mère et son oncle dans sa scolarité, il devient vite un petit génie en sciences. Après ses études, il part aux Etats-Unis pour intégrer un laboratoire de la société Trans K installé dans le nord de New York. Cette entreprise, fondée par son oncle, est spécialisée dans le domaine des nanotechnologies, des sciences cognitives, de la biologie et de l’informatique.

Dans le but de construire un monde meilleur, Christian travaille, par le biais de manipulations génétiques, à l’émergence d’un homme nouveau, augmenté, d’un homme-Dieu, maître de tout.

Mais, enfermé dans son laboratoire, Christian souffre de problèmes relationnels et n’est pas heureux. La visite de son ami d’enfance, Martin, artiste, homme simple, respectueux de la nature,  et sa rencontre avec des moines dont la vie est consacrée à l’accueil des plus pauvres  vont bouleverser sa vie.

Christian commence, en effet, à douter de l’utilité de ses recherches. Il comprend peu à peu que la science ne « fait pas tout » et que « quelque chose » d’essentiel au bonheur de l’être humain lui échappe.

 » Il contempla cette mobilité paisible, ce monde autour de lui, ses affaires, ses livres, ses instruments, tous ces objets qui l’entouraient, ces arbres qui vacillaient dehors, lentement, dans une inexplicable assiduité. Qu’était-ce, au juste ? Quelle force subtile reliait les engrenages ?  Et quel était cet univers qui connaissait tout du corps et rien de l’âme ? (p. 260).

Ce roman d’actualité, très bien écrit, de lecture aisée, traite du transhumanisme, de la place des sciences, de l’homme et de la religion dans nos sociétés.

Passionnant.

Vous pouvez trouver ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

Interview de François-Régis de Guenyveau

 

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Le nom du lauréat enfin connu ! c’était le 26 mai au Carreau du Temple, Paris, 3ème.

29 Mai

Le Prix du premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris a été attribué à Pierre Souchon pour Encore vivant publié aux éditions du Rouergue en août 2017.
Avec ce roman autobiographique, Pierre Souchon nous révèle les épreuves auxquelles le soumet sa bipolarité, des crises maniaco-dépressives aux séjours en hôpital psychiatrique. Cette réflexion sur la maladie mêle habilement son histoire et l’histoire, celle d’un monde paysan en train de disparaître, celle de ses ancêtres soldats lors des deux guerres mondiales du XXe siècle. Sans pathos mais avec beaucoup de rage et d’ironie, l’auteur démêle les fils de sa vie dans ce texte fort et engagé.

souchonA la rencontre de Pierre Souchon

Le jury a été touché par la sincérité du roman de Pierre Souchon, par cette immersion sans concession dans le chaos de la maladie. Encore vivant est apparu comme un texte riche, permettant plusieurs niveaux de lecture. L’humour, une certaine forme de radicalité et une dimension politique trouvent leur place dans un texte au ton plein de rage. Catherine Pont-Humbert, journaliste, animatrice des rencontres du jury.

A la rencontre du jury des lecteurs

À travers ce Prix du Premier Roman, les bibliothèques de la Ville de Paris témoignent de leur rôle engagé dans la diffusion des œuvres et l’émergence de nouveaux talents.

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Remise du Prix du Premier Roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris le samedi 26 mai au Carreau du Temple

11 Mai

Vous avez été nombreux à voter en ligne pour votre Premier Roman préféré parmi les dix titres proposés. Nous vous en remercions!

Le jury du Prix du Premier Roman, composé de lecteurs des bibliothèques participant au prix ainsi que de son parrain, Thomas B. Reverdy et de Sandrina Martins, directrice de notre partenaire le Carreau du Temple, s’est réuni samedi 5 mai et a délibéré! Les votes en ligne ont été intégrés au décompte des voix.

Le nom du lauréat sera dévoilé le samedi 26 mai à 16h au Carreau du Temple, 2, rue Perrée, Paris 3e, Métro : Temple/République.

Entrée gratuite, réservation conseillée au 01 44 78 80 50.

Le prix sera annoncé et remis par Thomas B. Reverdy. Des extraits du texte promu seront lus par une comédienne. Une vente-dédicace sera également organisée.

Nous vous attendons nombreux!

Pour rappel, les 10 romans en lice étaient :

Jean-Baptiste Andrea Ma reine (L’Iconoclaste, 2017)
Clarence Boulay Tristan (S. Wespieser, 2018)
Olivier Chantraine Un élément perturbateur (Gallimard, 2017)
Yves Flank Transport (L’Antilope, 2017)
Violaine Huisman Fugitive parce que reine (Gallimard, 2018)
David Lopez Fief (Seuil, 2017)
Marion Messina Faux départ (Dilettante, 2017)
Guillaume Poix Les fils conducteurs (Verticales, 2017)
Marie Richeux Climats de France (S. Wespieser, 2017)
Pierre Souchon Encore vivant (Rouergue, 2017)

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Comment prendre la machine à remonter le temps en lisant des premiers romans

28 Fév

J’ai embarqué dans la machine à remonter le temps – mais je ne le savais pas encore- en lisant La Théorie des nuages, premier roman de Stéphane Audéguy paru en 2005. Tout dernièrement en feuilletant le catalogue des bibliothèques  de Paris avec l’idée de ne rater aucun titre de Stéphane Audéguy,  j’ai trouvé L’enfant du Carnaval paru dans la collection L’Un et l’Autre qui m’a attirée car c’est une collection que je vous recommande. Stéphane Audéguy y parle d’un auteur complètement oublié de nos jours et qui, pourtant connut la gloire au XVIIIème / XIXème s. Pigault-Lebrun connut aussi le succès notamment avec ce titre, L’Enfant du Carnaval. Et … c’était son premier roman publié en 1796. Je n’ai pas pu résister et en fouillant dans le catalogue des bibliothèques de Paris -c’est une manie-, je l’ai repéré à la Réserve Centrale. Je l’ai lu avec délice tant la verve de l’auteur est entraînante. L’intrigue est échevelée mettant en scène le fils d’un moine Capucin et d’une servante qui épouse la fille d’un Lord anglais… elle se déroule au XVIIIème siècle et le livre a été publié en 1796.

C’est ainsi qu’en lisant Stéphane Audéguy puis Pigault-Lebrun j’ai eu le sentiment d’avoir embarqué dans la machine à remonter le temps.

Je vous invite à en faire de même…

 

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Le Sans Dieu de Virginie Caillé -Bastide

27 Fév

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Embarquez ! Dans ce  roman palpitant qui débute en Bretagne pendant le Grand hiver de 1709 et se poursuit au large des Caraïbes en 1715 en compagnie de pirates qui vous entraînent dans des aventures passionnantes ! Grâce à sa très belle écriture empruntée au 18ème siècle, ce roman historique, vous permet de vivre une immersion totale dans cette époque et vous tient en haleine jusqu’au bout …du voyage !

Le Sans Dieu / Virginie Caillé -Bastide  Editions Héloïse d’Ormesson

 

       Pirates ! A l’abordage… pour prolonger cette lecture et vous plonger dans l’univers des pirates …quelques lectures ! :

 

 

 

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Que le meilleur gagne !

13 Fév

     Ce matin les bibliothécaires se sont réunis et ont établi la liste des dix titres sélectionnés pour le Prix des lecteurs des bibliothèques de Paris. Les discussions ont été vives mais toujours amicales : les bibliothécaires sont gens de bonne compagnie. Les fiches remplies par les lecteurs ont été lues attentivement, les livres ont circulé… Les bibliothécaires sont, aussi,  gens scrupuleux et ce n’est donc pas à la légère qu’ils ont choisi :

Climats de France, Marie Richeux. S. Wespieser, 2017

Encore vivant, Pierre Souchon. Rouergue, 2017

Faux départ, Marion Messina. Dilettante, 2017

Fief, David Lopez. Seuil, 2017

Fugitive parce que reine, Violaine Huisman. Gallimard, 2018 (bientôt dans nos bibliothèques)

Les fils conducteurs, Guillaume Poix. Verticales, 2017

Ma reine, Jean-Baptiste Andrea. L’Iconoclaste, 2017

Transport, Yves Flank. L’Antilope

Tristan, Clarence Boulay. S. Wespieser, 2018

Un élément perturbateur, Olivier Chantraine. Gallimard, 2018.

     Les bibliothécaires laissent maintenant la main au jury composé de sept lecteurs volontaires inscrits dans les bibliothèques participantes à l’opération, du parrain de l’opération, Thomas B. Reverdy, de la directrice du Carreau Temple, Sandrina Martins. Il se réunira deux fois : le 17 mars à 15 h. à la bibliothèque Germaine Tillion (Paris, 16ème) et le 5 mai à la bibliothèque Marguerite Duras (Paris, 20ème).

       Tous les Parisiens pourront voter sur le portail des bibliothèques de Paris à partir du 17 mars. Leur vote comptera pour 30% dans le choix final.

     Le samedi 7 avril au Carreau du Temple chacun pourra rencontrer auteurs et éditeurs sélectionnés. Des tables rondes seront organisées. Elles seront animées par Catherine Pont-Humbert, auteur et journaliste littéraire.

     Ce sera une une belle fête autour de la littérature, de ses jeunes auteurs prometteurs et de leurs lecteurs.

      Le prix sera remis le 26 mai au Carreau du Temple.

Alors lisons, votons….

et que le meilleur gagne !

 

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Il était une nouvelle fois un café des lecteurs de premiers romans…

6 Fév

Nous étions toujours ce samedi de novembre à la bibliothèque Saint-Eloi. Les lecteurs avaient tour-à-tour parlé de leurs preøiers romans. Ils étaient maintenant à l’écoute. Peut-être certains avaient repris une tasse de café, car il faut bien le dire ce matin-là le café avait rencontré plus de succès que le thé ! Toujours est-il qu’ils se préparaient pour le récit des premiers romans de leurs bibliothécaires. Ceux-ci avaient comme si souvent prévu beaucoup BEAUCOUP de titres à présenter. Il faudrait qu’ils trouvent le rythme, le débit de parole qui va bien pour ne pa les endormir… Les livres, ils les avaient choisis sur le conseil d’un collègue ou sur l’attrait pour une thématique. La liste est longue la voilà : 

Le presbytère, Ariane Monnier, Lattès

Balthazar Béranger, médecin, s’installe avec son épouse dans un ancien presbytère, dans les années 1970. Il entend élever ses enfants en les initiant à la musique et à la morale, et en les coupant d’un monde jugé néfaste. 

Mademoiselle, à la folie !Pascale Lécosse, La Martinière

Catherine, actrice célèbre, fantasque et admirée, côtoie les acteurs les plus séduisants. Jean, ministre marié, est son amant et Mina, son assistante, sa confidente et sa meilleure amie. Pourtant, un jour, Catherine ne comprend plus rien, tout s’embrouille. Mina fait alors tout pour la protéger de la maladie qui ne dit pas son nom.

Faux départMarion Messina, Dilettante

Aurélie, une Grenobloise d’origine modeste, subit un quotidien morne. Enfermée dans la frustration, elle enchaîne les déceptions, dans sa vie étudiante, professionnelle, ses relations amoureuses.

La fille du vanLudovic Ninet, Serge Safran

Sonja, choquée par son expérience d’infirmière militaire en Afghanistan, n’a plus de lien avec sa famille. Elle se déplace et vit dans un van. Elle rencontre ainsi Pierre, Sabine et Abbes. Ils rêvent tous d’un avenir meilleur.

Imago, Cyril Dion, Actes sud

Entre Rafah et Paris, le long voyage de Nadr, un Palestinien pacifiste de trente ans voulant sauver son frère qui a rejoint les forces du djihad.

Les talons rouges, Antoine de Baecque, Stock 

La famille Villemort, composée de nobles vampires dont l’existence se fonde sur l’idéologie du sang, est divisée suite à la Révolution française.

Demain sera tendrePauline Perrignon, Stock

Evocation des rapports d’une fille, dernière de sa famille, à son père, homme doux et têtu, militant pour une autre gauche. Ce dernier voit grandir sa famille et disparaître ses espoirs.

Climats de France, Marie Richeux, Sabine Wespieser

En 2009, sur les hauteurs de Bab el-Oued, Marie est subjuguée par la cité construite par l’architecte Fernand Pouillon entre 1954 et 1957. Saisie par la nécessité de comprendre l’émotion qui l’étreint, elle se replonge dans son passé. Une succession de récits comme autant de fragments d’une même histoire entre l’Algérie et la France.

Un élément perturbateur, Olivier Chantraine, Gallimard

Serge Horowitz est hostile à toute forme d’engagement. Hébergé par sa soeur, il ne doit son travail dans un cabinet de consulting spécialisé en optimisation fiscale qu’au réseau de son frère, François, ministre des Finances. Hypocondriaque, il fait échouer une affaire avec une société japonaise après une crise qui le rend aphone. Son patron lui ordonne de réparer les dégâts.

Neverland, Timothée de Fombelle, L’iconoclaste

Un matin d’hiver, le narrateur quitte la ville pour rejoindre sa maison de famille sur une île de la Sèvre nantaise.

Petits hommesKonrad Laghos, Intervalles

André, 10 ans, est un petit garçon comme les autres, si ce n’est son don pour le piano. Lorsque, pour la première fois de sa vie, son père vient le chercher à l’école, il est bouleversé par cet événement, banal pour tant d’autres enfants. Un récit sur la relation au père et le passage de l’enfance à l’adolescence.

PetiteCarole Bressan, La part commune

Pénélope raconte son enfance blessée, sa jeunesse déçue ainsi que les troubles qu’elle connaît dans ses rapports avec sa famille, mais aussi la façon dont l’amour et l’attirance pour le beau lui permettent de surmonter la culpabilité et la honte.

Belle merveilleJames Noel, Zulma

Sans l’amour de la belle Napolitaine venue comme bénévole d’ONG à l’issue du séisme du 12 janvier 2010, Bernard aurait été un de ces survivants haïtiens vides, déboussolés, fous. Au premier regard, c’est le coup de foudre : Amore extrait Bernard du chaos de la ville en lui proposant un voyage à Rome.

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Portrait mystère

24 Jan

Sans doute l’avez-vous déjà croisée à la bibliothèque Saint-Eloi, c’est une de nos grandes lectrices et c’est elle qui portera nos couleurs dans le jury du Prix du Premier roman. Voici son portrait !

portrait

portait

[…]

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Le café des lecteurs de premiers romans

18 Jan

Un samedi matin de novembre, alors que l’hiver était à peine installé, les lecteurs de premiers romans se réunissaient autour d’un bon café. Nous étions encore aux débuts de nos recherches du Premier roman 2017. Les tasses se remplissaient, les cuillères s’entrechoquaient. Il y avait sans doute pour accompagner ce rituel d’initiés une ou deux pâtisseries.

braultLes tasses étaient encore fumantes lorsque Sylvie prit la parole. Elle avait lu Les peaux rouges d’Emmanuel Brault. Les peaux rouges, ce sont les peaux noires dans ce texte sur le racisme primaire. Celui-ci décrit une société du bien-pensé qui crée de l’écervelage. Il propose également quelques pages très intéressante sur la vie des milieux populaires.

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Mary avait choisi au hasard (je précise « au hasard car il y eut une longue et riche conversation sur les raisons qui nous poussent à lire un livre, s’agissant de premiers romans, la question est encore plus épineuse). C’était donc par hasard que Mary avait choisi Encore vivant de Pierre Souchon. Le livre commence très fort, se souvenait Mary, le personnage principal est en train de hurler en haut d’une statue. Les policiers le font descendre et le font hospitaliser. Ce n’est pas un livre que l’on peut raconter de façon linéaire. Il est à la fois très drôle et très triste, racontant la violence de l’enfermement dans le milieu hospitalier et la violence ressentie par le narrateur par rapport à sa trajectoire sociale, de ses origines paysannes au monde intellectuel et bourgeois, ses sentiments de trahison, etc…

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Francine avait lu La fuite de Paul-Bernard Moracchini. Ce premier roman contient lui aussi une scène de folie. Le personnage principal est peu sympathique. Chasseur, il quitte la campagne pour la ville, jusqu’au jour où il se réfugie dans la montagne avec son fusil pour vivre de sa chasse.

Ainsi c’étaient exprimées les 3 lectrices de premiers romans. L’assemblée était conquise et convaincue.

Si les bibliothécaires présents avaient su donner envie de lire d’autres premiers romans ? Ceci est une autre histoire que je vous conterai dans mon prochain billet.

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