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L’Anglaise d’Azur de Gabrielle Lassus de Saint-Geniès

15 Oct

Canglaise-dazure roman biographique nous fait découvrir Anna Atkins, botaniste et illustratrice britannique du 19ème siècle. Grâce à son père, un naturaliste réputé ouvert et curieux, elle avait baigné dès son enfance dans un esprit de découverte et de partage de connaissances qui caractérisait tout son entourage – botanistes, entomologistes, chimistes… – tous savants et poètes partageant le même amour de la science et de la littérature. Elle lit Byron, Shelley et Keat et côtoie entre autres le physicien et chimiste Michael Faraday, l’ornithologue et peintre J.J. AudubonJohn Herschel et William Henry Fox Talbot, pionniers de la photographie. Ces derniers vont lui faire connaître la technique du cyanotype, procédé enchanteur qui permet d’obtenir un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan, qu’elle sera la première à vulgariser en tant qu’illustration d’ouvrages imprimés.

En 1843, elle publiera 256 dessins illustrant la traduction anglaise d’Histoire des mollusques, ouvrage essentiel de Jean-Baptiste de Lamarck.

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Ce livre passionnant trace le portrait d’une femme hors du commun de son époque, par sa curiosité inlassable, son intelligence et son talent, et qui mérite amplement d’être connue des non-initiés de la botanique et de la photographie. C’est aussi une excellente évocation de cette période exaltante de recherches et d’innovations scientifiques que fut la seconde moitié du 19ème siècle.

Pour en savoir plus sur les cyanotypes d’Anna Atkins : http://www.laboiteverte.fr/les-herbiers-danna-atkins-en-cyanotypes

Consultez aussi le blog de l’auteure : La Plume de l’Oiseau-Lyre

Retrouvez ce titre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

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La Vraie Vie, d’Adeline Dieudonné, éditions L’iconoclaste, 2018.

13 Oct

la-vraie-vie-2Vous rappelez vous la première fois où vous avez voulu rembobiner ? Remonter le temps pour que tout redevienne comme avant ?

C’est un conte contemporain, dans une banlieue pavillonnaire de préfabriqués monotones, entourée par le bois des Petits Pendus, la forêt noire et terrifiante.

Et dans ce décor pour enfant fané, une jeune fille rêve de revenir juste avant l’incident qui semble avoir à jamais volé le sourire de son frère.

Elle ne peut rien pour son père, un chasseur violent et terrible. Ni pour sa mère, un « ectoplasme », une « amibe ».

Mais elle voudrait sauver son frère.

Après avoir vu Retour vers le futur, et avec l’aide de l’amicale fée Monica, elle se passionne pour les sciences.

Et la machine du roman d’apprentissage s’active, grand collisionneur de particules, où l’amour, la peur, le désir et la mort se fracassent dangereusement.

D’une plume assurée aux images drôles, libres et puissantes, Adeline Dieudonné dissèque une cellule familiale où règne la violence, à travers le regard d’une jeune fille alerte.

Prix Première Plume 2018

Prix du roman FNAC 2018

Déjà en bibliothèque, à emprunter absolument ! Consultez le catalogue

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« Là où les chiens aboient par la queue » d’Estelle-Sarah Bulle, Editions Liana Levi, 2018

5 Oct

la-ou-les-chiens-aboientL’auteure retrace l’histoire de la Guadeloupe, à partir des années 1940, à travers la vie d’une famille.

Afin de mieux connaître ses racines, la narratrice recueille les souvenirs de ses tantes paternelles Antoine et Lucinde et de son père « Petit-Frère », le benjamin de la fratrie.

Nous suivons leur trajectoire tout au long du récit. Tous trois passent leur enfance à Morne-Galant, village situé dans un coin si perdu de la campagne, que les Guadeloupéens disent de lui, « C’est là où les chiens aboient par la queue« .

Leur père, Hilaire, était descendant d’esclaves, leur mère, Eulalie, était issue d’une famille de colons bretons arrivés en Guadeloupe deux siècles auparavant.

Après la mort de leur mère, Antoine, la fille aînée, au caractère fort et indépendant, principal personnage du récit, s’enfuit à Pointe-à-Pitre à l’âge de seize ans. Son frère et sa sœur la rejoindront quelque temps après.

« A seize ans, j’ai attendu mon heure, j’ai bravé les esprits de la nuit et au pipirit chantant, j’étais sur  la route, partie sans me retourner. »

Après avoir travaillé chez une de ses cousines, elle ouvre un commerce de tissus et de bibelots de toutes sortes. Sa vie est parsemée d’aventures plus ou moins rocambolesques.

Antoine raconte également la transformation de la Guadeloupe au fil des années et la disparition des cultures locales. Elle assiste à l’exode de nombreux Guadeloupéens qui partent pleins d’espoir pour la France.

« On entendait dire qu’en métropole, c’était la croissance et le plein emploi. Ici, les usines fermaient les unes après les autres. La banane et le rhum antillais n’étaient plus rentables. Il y avait de nouvelles activités dans l’île, car les gens ne peuvent pas rester simplement à regarder des bateaux passer. Mais les immeubles qui fleurissaient dans Pointe-à-Pitre, le tourisme et l’électricité, c’était le fait d’entreprises réservées aux Blancs qui avaient les moyens d’investir depuis la métropole, directement par-dessus nos têtes. »

Mais l’exil en France fut parfois décevant pour ces « immigrés de l’intérieur ».

Suite à la répression sanglante des manifestations indépendantistes de mai 1967, à Pointe-à-Pitre, événement peu connu des métropolitains, Antoine décide de quitter son île et de rejoindre son frère et sa sœur à Paris.

Ce beau roman empreint de poésie, écrit dans un français émaillé de créole, nous fait découvrir la Guadeloupe, les modes de vie et les croyances de ses habitants ainsi que des pans entiers de son histoire souvent méconnus.

« Là où les chiens aboient par la queue » a été récompensé par le prix Stanislas du premier roman.

Interview d’Estelle-Sarah Bulle

Vous pouvez trouver ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris

 

 

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La guerre le thème central de plusieurs premiers romans de la rentrée littéraire

15 Sep

La guerre d’Algérie  avant, pendant et après l’Indépendance dans le livre  d’Aurélie Razimbaud « Une vie de pierres chaudes »( éditions Albin Michel)

Dovig  Heonig, 86 ans  dans « Rue du Triomphe » (Editions Robert Laffont)  évoquera  dans un récit largement autobiographique  le destin d’un jeune homme, victime de la répression contre les juifs en Roumanie entre 1941 et 1944 qui  participera ensuite à la fondation de l État d’Israël en 1947.

Plusieurs sagas familiales  relateront  aussi les soubresauts de l’histoire du  XXème siècle :

 Le comédien Philippe  Torreton  s’attachera à La personnalité de son père, envoyé en Indochine faire la guerre dans « Jacques à la guerre » chez Plon.

Marie-Aude Murail auteur de romans à destination de la jeunesse retracera  cette fois-ci pour un public d’adultes  l’histoire de sa famille depuis  la première guerre mondiale jusqu’à nos jours dans « En nous beaucoup d’hommes respirent » aux éditions de l’Iconoclaste.

Bibliothèque Saint-Eloi

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Un certain nombre de premiers romans sera consacré à des personnages historiques

10 Sep

Un portrait d’Anna Atkins  une scientifique de l’époque victorienne contemporaine  des pionniers de la photographie W-H.  Fox Talbot et J. Herschel paraitra aux éditions Erick Bonnier sous le titre de «  l’Anglaise d’Azur « ».  Cette femme  volontaire est à l’origine de la production  de plusieurs centaines de cyanotypes à fond bleu  d’algues,  de fougères  et de fleurs  illustrant les découvertes de son père le botaniste  et zoologiste de même nom.

Judith Housez , offrira une fiction,(Editions des Équateurs )   sur « Honoria » princesse romaine  de l’Antiquité tardive, au destin romanesque  qui  eut  une passion amoureuse avec  un affranchi  et  demanda  ensuite  vers  le milieu du 5ème siècle   la main du chef Attila ;.

Clélia Renucci  dans « Concours pour le paradis » chez Albin Michel   s’intéressera à la Venise renaissante avec  l’immense toile du Paradis,  qui vit la rivalité  entre Véronèse et  Le  Tintoret.

« L’été des quatre rois » de Camille Pascal aux éditions Plon nous fera revivre les événements de juillet 1830 et la succession  sur le trône en deux mois  de  quatre rois : Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe.

François-Xavier Delmas dans « Ma vie de saint » chez Anne Carrière met en parallèle sa propre vie avec celle de son saint patron, cofondateur de l’ordre des jésuites et missionnaire en extrême orient au Japon et en Inde

  A paraître  aussi aux éditions Autrement une biographie romancée  de  Jacques Brel aux Marquises « Mourir n’est pas de mise : Brel les dernières années »  par David  Hennebelle

 

Bibliothèque Saint-Eloi

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La rentrée Littéraire 2018

5 Sep

Selon Livres Hebdo ,  une source de presse  commune  aux libraires et aux  bibliothécaires,  94 premiers romans sont annoncés pour la rentrée littéraire 2018.

Les bibliothèques de la Ville de Paris  ont d’ores et déjà repérés   75 titres .

Le benjamin  de la sélection  est âgé de  22 ans. Dans son roman

 « La Purge » (Editions Julliard), Arthur Nesnidal ,

nous  raconte son expérience dans une classe d’ Hypokhâgne.,

Le  doyen Dov Hoenig,  86 ans rapporte  dans

« rue du triomphe« (Edition Robert Laffont) ses souvenirs de la persécution nazie contre les juifs en Roumanie puis son adhésion à la création de l’Etat d’Israël en 1947.

Voici la liste complète :

AUTEUR TITRE EDITEUR
Adler, Patrick Un père et passe le Sémaphore
Aidara, Aminata Je suis quelqu’un Gallimard
Alaoui, Meryem La vérité sort de la bouche du cheval Gallimard
Albecker, Marie-Fleur Et j’abattrai l’arrogance des tyrans Aux forges de Vulcain
Ambrosini, Isabelle Les secrets de la montagne : une histoire de famille en héritage Cerf
Arcelin, Laure Un écrivain R. Laffont
Arnaud, Juliette Comment t’écrire adieu Belfond
Badea, Andreea Liliana La traversée de nos rêves Mazarine
Baranger, Jonathan Chokolov city Champ Vallon
Barré, Jean-Luc Pervers Grasset
Barthe, Christine Que va-t-on faire de Knut Hamsun ? R. Laffont
Bayard, Inès Le malheur du bas Albin Michel
Béhergé, Paul Les nougats Buchet Chastel
Beraber, Anton La grande idée Gallimard
Berrou, Christine A la recherche du temps perdu sur Internet Flammarion
Besace, Daniel Cachalot : roman marin Riveneuve
Borie, Cathy Dans la chair des anges Carnets Nord
Brunel, Camille La guérilla des animaux Alma éditeur
Bulle, Estelle-Sarah Là où les chiens aboient par la queue Liana Levi
Cabocel, Julien Bazaar l’Iconoclaste
Catherine, Laure Les enfants frapperont-ils encore ? Editions de l’Observatoire
Chabossot, Aloysius Fallait pas l’inviter ! Eyrolles
Chillet, Fabrice Un feu éteint Finitude
Citti, Marc Sergent papa Calmann-Lévy
Cordonnier, Amélie Trancher Flammarion
Delabroy-Allard, Pauline Ca raconte Sarah Minuit
Delmas, François-Xavier Ma vie de saint A. Carrière
Delome, Didier Jour de dèche Dilettante
Descraques, François 3e droite Flammarion
Dezzi, Alexandra Silence, radieux Léo Scheer
Dieudonné, Adeline La vraie vie l’Iconoclaste
Dutheil, Bertille Le fou de Hind Belfond
Duyck, Alexandre Augustin Lattès
Essengue, Thierry Un long chemin depuis la rivière des crevettes Éd. de l’Onde
Fauré, Blandine Faune et flore du dedans Arléa
Gauthier, Steyer La nuit a mangé le ciel Denoël
Gharbi, Aymen Magma Tunis Asphalte éditions
Gutman, Colas Le complexe d’Hoffman Ed. de l’Olivier
Haenel, Clémentine Mauvaise passe Gallimard
Hennebelle, David Mourir n’est pas de mise : Brel, les dernières années Autrement
Héripret, Jacques Les osselets l’Editeur
Hoenig, Dov Rue du triomphe R. Laffont
Housez, Judith Honoria Ed. des Equateurs
Jambon-Puillet, Matthias Objet trouvé A. Carrière
Jaspard, Alain Pleurer des rivières Ed. Héloïse d’Ormesson
Lahouze, Vincent Rubiel e(s)t moi M. Lafon
Lamberterie, Olivia de Avec toutes mes sympathies Stock
Lassus Saint-Geniès, Gabrielle de L’Anglaise d’Azur Editions Erick Bonnier
Le Bihan, Samuel Un bonheur que je ne souhaite à personne Flammarion
L’Etang, Gerry|Batraville, Dominique Fillette Lalo HC
Malfilâtre, Mathilde-Marie de Babylone express Dilettante
Manigne, Sarah L’atelier Mercure de France
Marchese, Sabrina Une semaine sur deux (ou presque) Albin Michel
Mathis, Hector KO Buchet Chastel
Mauduit, Hélène Le bar des solitudes Temps des cerises
Murail, Marie-Aude En nous beaucoup d’hommes respirent l’Iconoclaste
Nesnidal, Arthur La purge Julliard
Pascal, Camille L’été des quatre rois Plon
Petitjean, Marc Le Coeur : Frida Kahlo à Paris Arléa
Pommier, Frédéric Suzanne Ed. des Equateurs
Raffin, Joy Atlantic city NIL
Razimbaud, Aurélie Une vie de pierres chaudes Albin Michel
Renucci, Clélia Concours pour le paradis Albin Michel
Richer, Eric La rouille Ogre
Roubato, Sarah 30 ans dans une heure Editions publie.net
Rouzin, Marie Circulus Serge Safran éditeur
Rupert, Raphaël Anatomie de l’amant de ma femme Arbre vengeur
Seyer, Laurent Les poteaux étaient carrés Finitude
Sibony, Judith La femme de Dieu Stock
Thu, Thi Presque une nuit d’été Rivages
Torreton, Philippe Jacques à la guerre Plon
Trompas, Jacques-Olivier Au pays des borgnes Suivi de Postures calédoniennes Regain de lecture
Villeminot, Vincent Fais de moi la colère Editions les Escales
Wanda, Ludovic-Hermann Prisons L’Antilope
Yot, Nathalie Le nord du monde Editions La Contre-allée

Vous pouvez dès à présent  vous procurer certains   de ces  titres dans le réseau des Bibliothèques de la Ville de Paris.

 

Bibliothèque Saint -Eloi

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Mauvaise Passe, de Clémentine Haenel, éditions L’Arpenteur, 2018.

29 Août

mauvaisepasseElle regarde sa vie s’écouler dans la passivité et l’indifférence.

Dès les premières phrases, l’érotisme est anéanti sous un rouleau compresseur :

« La nuit, je m’ouvre. Je me dévoile ; je me déshabille. On peut me rouler dessus »

Elle laisse des hommes prendre possession de son corps. On se croit d’abord face au portrait d’une prostituée. Dans ce cas, le titre est un jeu de mots. Ce serait l’histoire d’une passe qui tourne mal…

« Je m’enfonce dans mes travers, je bois et je veille. »

Alors, on se laisse entraîner dans ses déambulations nocturnes :

« Il m’arrive de marcher sans direction : je fume des cigarettes qui brûlent la gorge, je lève la tête vers les fenêtres des derniers étages, je remarque parfois les gargouilles sur les façades des immeubles. Les prostituées, elles, gardent les rues et ne me reconnaissent plus. »

Et on découvre une jeune femme désorientée, qui aime en vain un homme marié, ne cherche pas de travail, et se fascine pour les meurtres en série, dont elle transpose l’horreur dans le torrent désordonné de sa conscience. Elle cherche tous les moyens pour être dépossédée de son corps: le sexe, l’alcool, les médicaments ou la fuite à Londres, à New York puis en Suède. Avant de reprendre goût, doucement, à la tendresse…

Clémentine Haenel, née en 1992, raconte, dans un roman concis, l’errance d’une jeune femme. Le style est d’abord neutre et analytique, ce qui rend toutes choses sordides. Peu à peu, on se rend compte qu’il y a quelque-chose qui cloche, une forme d’humour acéré, une misanthropie désarmante. Ce personnage atypique, lassé et tourmenté, nous offre finalement un regard original sur une nouvelle génération perdue.

 

Mauvaise Passe, Clémentine Haenel, L’arpenteur, Gallimard. Paru le 23 août 2018.

Disponible dans vos bibliothèques. Consultez le catalogue.

 

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Les frémissements d’une sélection

24 Août

Les frémissements d’une sélection

Ça y est, c’est parti pour la rentrée littéraire. On se prépare pour le prix du premier roman des lecteurs de la Ville de Paris. On a nos premiers critères de sélection : « Les romans retenus pour concourir sont des ouvrages écrits par des auteurs  francophones publiant pour la première fois un roman pour un public adulte. En outre la date de parution du roman doit être postérieure au 15 août 2018. »

Alors on se prépare, on épluche les futures parutions, on échange entre bibliothécaires, surtout ne rien rater ! On lit la presse, les critiques littéraires sont en avance sur nous, ils les ont déjà lus, eux. On découvre les sélections de Télérama, du Monde des livres, des Inrocks , de Lire

Surtout ne rien rater !

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Certains premiers romans attirent l’attention parce que l’auteure est connue comme celui de la critique littéraire Olivia de Lamberterie, chroniqueuse au Masque et la Plume, à Télématin, dans ELLE. Parce que le titre est joli,  Avec toutes mes sympathies, parce que la couverture nous attendrit avec cette photo d’elle et de son petit frère, on est déjà bouleversé de savoir qu’il traite de sa mort trop tôt, trop jeune.

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Un autre titre a déjà de bonnes critiques, sélectionné pour le prix du livre Fnac et du prix Stanislas, celui d’Adeline Dieudonné, on se dit que pour un prix du premier roman, on aimerait un auteur pas connu, à faire connaître, et là c’est déjà trop tard, on nous l’a déjà pris. Ne rien rater !

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On n’a encore rien lu et déjà envie d’en lire, rien que pour le plaisir de la découverte, pour ce plaisir si particulier du premier roman, parce que souvent on y retrouve les fondamentaux d’un auteur, ce qu’il a maturé, malaxé, digéré ou pas, de lui, d’elle, de ses passions, de sa famille, de ses origines, de son milieu, de son écriture. Cela fait autant de rencontres possibles.

Alors à la louche, on a envie de rencontrer Meryem Alaoui et son récit dans le milieu de la prostitution au Maroc, envie de découvrir l’enfer d’hypokhâgne avec Arthur Nesnidal et envie de pleurer sur un chagrin d’amour  en chanson avec Juliette Arnaud.

 

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Des Premiers Romans et des Prix !

11 Juil

La récolte des fruits « littéraires » de l’été est arrivée ! Cet été, emportez avec vous un Premier Roman !

 

 

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Isabelle Carré a obtenu le Grand prix RTL/«Lire» et le Prix de l’Héroïne Madame Figaro 2018 pour son premier roman «Les rêveurs»/Editeur Grasset/10-01-2018 : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1142939/les-reveurs

« Je pense que c’est une histoire qui est par moments dure et violente, mais aussi émouvante et lumineuse puisque chacun finit par trouver sa place … » Isabelle Carré, entretien du 13/01/2018 LaLibre.Be

 

 

David Lopez a reçu Le prixhttps://images-eu.ssl-images-amazon.com/images/I/415KpkK3pTL.jpg du Livre Inter 2018 avec son premier roman, « Fief »/Editeur Seuil/17-08-2017 : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/1110296/fief

« J’ai choisi ce titre après avoir fait le deuil de mon premier titre, qui était « Aquarium ». L’aquarium, c’est le lieu où l’on tourne en rond. La pièce close… Le fief c’est l’endroit où on est chez soi, auprès des siens… » Interview du 06/10/2017 Rubrique Livres de Culturebox

 

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Un dissident de François-Régis de Guenyveau

26 Juin

Un dissidentChristian Sitel passe son enfance dans un village de Provence dans les années 80. Très encouragé par sa mère et son oncle dans sa scolarité, il devient vite un petit génie en sciences. Après ses études, il part aux Etats-Unis pour intégrer un laboratoire de la société Trans K installé dans le nord de New York. Cette entreprise, fondée par son oncle, est spécialisée dans le domaine des nanotechnologies, des sciences cognitives, de la biologie et de l’informatique.

Dans le but de construire un monde meilleur, Christian travaille, par le biais de manipulations génétiques, à l’émergence d’un homme nouveau, augmenté, d’un homme-Dieu, maître de tout.

Mais, enfermé dans son laboratoire, Christian souffre de problèmes relationnels et n’est pas heureux. La visite de son ami d’enfance, Martin, artiste, homme simple, respectueux de la nature,  et sa rencontre avec des moines dont la vie est consacrée à l’accueil des plus pauvres  vont bouleverser sa vie.

Christian commence, en effet, à douter de l’utilité de ses recherches. Il comprend peu à peu que la science ne « fait pas tout » et que « quelque chose » d’essentiel au bonheur de l’être humain lui échappe.

 » Il contempla cette mobilité paisible, ce monde autour de lui, ses affaires, ses livres, ses instruments, tous ces objets qui l’entouraient, ces arbres qui vacillaient dehors, lentement, dans une inexplicable assiduité. Qu’était-ce, au juste ? Quelle force subtile reliait les engrenages ?  Et quel était cet univers qui connaissait tout du corps et rien de l’âme ? (p. 260).

Ce roman d’actualité, très bien écrit, de lecture aisée, traite du transhumanisme, de la place des sciences, de l’homme et de la religion dans nos sociétés.

Passionnant.

Vous pouvez trouver ce livre dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

Interview de François-Régis de Guenyveau

 

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