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Sélection pour le Goncourt du premier roman 2017

8 Apr

4 titres sont en lice pour le Goncourt du premier roman 2017 :

Le nom du lauréat sera dévoilé le 3 mai prochain.

Manuel Benguigui "Un collectionneur allemand"Blandine Rinkel "L'abandon des prétentions"Maryam Madjidi "Marx et la Poupée"Alexia Stresi "Looping"

Pour en savoir plus :

http://www.livreshebdo.fr/article/les-livres-selectionnes-pour-le-goncourt-du-premier-roman-2017

http://www.magazine-litteraire.com/actualit%C3%A9/la-s%C3%A9lection-du-goncourt-du-premier-roman-d%C3%A9voil%C3%A9e

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/goncourt-du-premier-roman-l-academie-goncourt-devoile-sa-liste-04-04-2017-6823431.php

 

 

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Festival du premier roman de Chambery

4 Apr

Il n’y a pas que dans les bibliothèques de la ville de Paris que le premier roman est à l’honneur !

Saviez-vous que le festival du premier roman fête ses 30 ans à Chambéry en 2017?

La ville de Jean-Jacques Rousseau accueille cet événement littéraire depuis de nombreuses années.

Hier

Jacques Charmatz, enseignant a initié ses élèves à ce projet en 1987 pour leur faire découvrir de nouveaux auteurs.

Connaissez-vous les auteurs des précédentes éditions ?

Aujourd’hui

Les premiers romans sont à l’honneur du 18 au 21 mai 2017 à Chambéry !

Découvrez le programme !

L’Italie sera à l’honneur lors de films, livres et même cuisine!

Venez rencontrer Jean-Paul Didier Laurent, célèbre depuis la parution de son roman « le liseur du 6h27« , François Garde avec « Ce qu’il advint du sauvage blanc« , d’autres auteurs et beaucoup de surprises littéraires!

Consultez la page Facebook de l’événement !

Demain

Et si vous étiez le prochain auteur de premier roman récompensé au prochain festival ?

Plaquette de saison

Bibliothèque Vaugirard

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Premiers romans : rencontre ou Le petit bonheur d’une bibliothécaire

21 Mar

   Un de mes bonheurs de bibliothécaire est de voir sortir les auteurs de leurs livres et de leurs rayons (de bibliothèque) bien rangés et de les rencontrer en chair, en os, en paroles. Aussi est-ce presqu’en dansant que je suis allée à la rencontre des quatre primo-romanciers « sortis » de la sélection 2016.
Et je n’étais pas toute seule dans la jolie salle claire de la bibliothèque Vaugirard pour rencontrer Madeleine de Place Petites misères d’une presque trentenaire, Sylvie Yvert Mousseline la sérieuse, Yan Gauchard Le cas Annunziato et Colombe Boncenne Comme neige de gauche à droite, comme on dit, sur la photo. La rencontre fut modérée de main de maître par Catherine Pont-Imbert qui présenta et organisa les interventions de chacun.
Colombe Boncenne nous dit qu’elle tomba toute petite dans la littérature auprès de ses parents éditeurs et journalistes, Madeleine de Place qu’elle se fâcha tout rouge au cours préparatoire quand on voulut lui faire coller des gommettes au lieu de lui apprendre à écrire, Sylvie Yvert qu’elle avait beaucoup écrit dans sa prime jeunesse –prose, poésie, prose, et encore poésie- et qu’elle avait gardé très longtemps dans un coin de son esprit des idées de livre avant de s’y mettre et Yan Gauchard qu’il avait rédigé une œuvre de fiction en guise de mémoire de fin d’étude d’école de journalisme pour se prouver qu’il était capable de mener à bien un texte.
Il ajouta qu’il était très ému d’être publié chez Minuit comme Duras, Tanguy Viel, Echenoz…, Colombe Boncenne que son manuscrit avait été refusé chez Minuit et qu’elle était très heureuse d’être publiée chez Buchet-Chastel dont elle appréciait le travail, Sylvie Yvert que l’éditeur de chez Héloïse d’Ormesson avait été le seul à comprendre tout de suite le travail qu’elle voulait faire, pas un roman historique ni une biographie et Madeleine de Place qu’elle avait cru à un canular quand un éditeur l’avait contacté un 1er avril (si, si…) pour lui proposer d’éditer un texte d’elle car il appréciait son blog.
Tous dirent que leur livre avait été reçu très positivement, Madeleine de Place ajoutant que les lecteurs de son blog étaient parfois très durs, grossiers tandis que les lecteurs de son livre étaient beaucoup plus courtois. L’aura de l’imprimé ? ou bien, pour les lecteurs du blog, le masque de l’anonymat ?
    Ils ont tous quatre entrepris un autre roman : pour Madeleine de Place ce sera une histoire avec un personnage qui n’aura rien à voir avec elle, Yan Gauchard qu’il avait l’impression de redémarrer à 0 –son nouveau texte sera-t-il retenu chez Minuit ?- Colombe Boncenne a dit un peu la même chose et Sylvie Yvert qu’elle écrivait un autre livre moins difficile à porter.
Maintenant que je vous ai vus avec votre jolie coiffure, vous Madeleine de Place, le choix de couleurs acidulées de vos vêtements, vous Sylvie Yvert, votre émotion d’être publié chez Minuit, vous Yann Gauchard et vous Colombe Boncenne, votre timidité émouvante, que je vous ai entendus parler de votre premier roman, je n’ai qu’une envie vous retrouver dans votre deuxième roman. A bientôt !20170311_161104_resized

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Premiers Romans 2016

2 Mar

Avant la rencontre du samedi 11 mars à la bibliothèque Vaugirard, redécouvrez la sélection 2016 des titres qui vous – et nous – ont le plus marqués tout au long de l’année.

Sélection premiers romans 2016

Une sélection que vous retrouvez aussi sur le portail des bibliothèques de prêt : http://bit.ly/2kqcTT8

 

Des premiers romans 2016 qui sont également mis à l’honneur sur la bibliothèque numérique de la Ville de Paris : http://bit.ly/2lxOv2 Conditions d’accès et de prêt : ici

 

 

 

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Des romans à caractère historique – volet 2-

23 Feb

L’époque plus contemporaine n’est pas oubliée avec un titre sur la naissance de l’hôtellerie de luxe, mais aussi l’histoire de l’URSS des années 50

ritzy

Laburte, Pauline-Gaïa : Ritzy.

Albin Michel

Ce récit conte le fabuleux destin de César Ritz, devenu à la fin du 19ème siècle l’inventeur de l’hôtellerie de luxe. Cet enfant pauvre du Valais, autodidacte et passionné, accomplira ses rêves les plus fous, puis sombrera progressivement à la fin de sa vie, dans l’épuisement et la dépression. Le roman est servi par un style alerte et concis, aux phrases courtes qui évite l’écueil de la biographie.

 

 

 

 

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Greveillac, Paul : Les âmes rouges.

Gallimard (Blanche)

Un employé du GavLit, l’organisme de censure littéraire soviétique commence sa carrière dans les années de libéralisation kroutchévienne. Bureaucrate loyal et un peu terne, sa passion littéraire lui donne les moyens de gravir les échelons. Avec le temps et de nouvelles glaciations politiques, elle va aussi émousser ses certitudes, en faire un dissident caché. Au travers d’histoires individuelles, une histoire politique et littéraire de l’URSS du milieu des années 50 à sa chute. Un bel hommage aux livres et aux écrivains.

 

 

 

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Des romans à caractère historique…volet 1

16 Feb

Les auteurs découvrent parfois dans l’Histoire le sujet principal de leur roman

Dans la sélection  2016 , 5 romans historiques  :

 Joseph Andras  : De nos frères blessés (voir post déjà publié) ; Paul  Greveillac : Les âmes rouges ;  Pauline-Gaïa Laburte  : Ritzy  ; Frédéric Surville : Hippolyte ou Les orages de l’histoire : le rôle du climat à la veille de la Révolution française ;   Sylvie Yvert : Mousseline la sérieuse.

 Présentation -volet 1-

2 auteurs nous font revivre la période tourmentée de  la  révolution française :

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Surville, Frédéric : Hippolyte ou Les orages de l’histoire : le rôle du climat à la veille de la Révolution française.

le Cherche Midi

De juillet 1783 à décembre 1789, l’étude des phénomènes météorologiques et de leurs impacts sociaux-économiques, au travers des aventures d’un jeune orphelin métisse, sensibilisé à cette cause par Jacob Lambertz. Un roman historique de qualité, accessible et très bien documenté, où l’intrigue est menée de main de maître. Frédéric Surville a publié en 2010 le journal météorologique de Jacob Lambertz, avec Emmanuel Garnier, spécialiste de l’histoire du climat, qui signe ici la postface. Un roman qui invite à la réflexion, après la Conférence de Paris de 2015 sur le climat.

 

 

 

mousseline la sérieuse

Yvert, Sylvie : Mousseline la sérieuse.

Ed. Héloïse d’Ormesson

Au soir de sa vie, Madame Royale, se souvient. Devant le lecteur se déroule alors la longue vie de Marie-Thérèse (1778-1851), seule enfant de Louis XVI et Marie Antoinette à avoir survécu à la terreur. Ce récit particulièrement bien documenté par de solides références historiques évoque avec beaucoup de justesse les bouleversements de la Révolution à travers le prisme tragique des enfants royaux.

L’écriture retrace à merveille la sensibilité bouleversante de cette princesse oubliée de l’Histoire.

 

 

Sylvie Yvert sera présente lors de  la rencontre du samedi 11 Mars à la bibliothèque Vaugirard !!

 

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La rencontre de l’année se déroulera le samedi 11 Mars 2017 à la bibliothèque Vaugirard !

9 Feb

Venez rencontrer quatre des auteurs sélectionnés par les lecteurs et les bibliothécaires

le samedi 11 Mars 2017 à la bibliothèque Vaugirard à 16h !

Yann Gauchard, pour son livre Le cas Annunziato, éd. Minuit

Madeleine Place, pour son livre Petites misères d’une trentenaire, éd. Carnet nord/éd. Montparnasse.

Sylvie Yvert, pour son livre Mousseline la sérieuse, éd. Héloïse d’Ormesson

Colombe Boncenne, pour son livre Comme neige, éd. Buchet-Chastel

Cette rencontre sera modérée par la journaliste littéraire Catherine Pont-Imbert

réservation par téléphone : 01 48 28 77 42
réservation par messagerie : bibliotheque.vaugirard@paris.fr
réservation en ligne : http://bit.ly/29uha4R

Bibliothèque Vaugirard

154 rue Lecourbe 75015 Paris

Bus : lignes 39, 70, 80, 88, 89 Tél. : 01 48 28 77 42

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7 Jan

quelques coups de cœur 2016

 

de nos frères blessés

      ANDRAS, Joseph : De nos frères blessés. Actes Sud

Il s’appelait Fernand Iveton. Il était ouvrier, militant communiste, partisan de l’indépendance algérienne. En 1956, il plastiqua un local désaffecté dans l’usine où il travaillait. Pour marquer les esprits, non pour faire des victimes. Condamné à mort, il fut guillotiné en février 1957. En retraçant avec force et de manière poignante l’engagement de ce militant, son attachement pour sa terre, l’Algérie, son amour pour sa femme, Joseph Andras rend ici justice à un homme, oublié de l’Histoire. Un roman, empreint d’une profonde humanité, qui va bien au-delà d’une simple biographie romancée.

collongues

COLLONGUES, Anne : Ce qui nous sépare. Actes Sud

Un RER file dans la nuit. Dans l’une des rames, sept personnages qui ne se connaissent pas, se voient à peine et sont tout à leurs pensées. La jeune auteure, photographe de profession, nous fait découvrir sept destinées attachantes avec une grande sensibilité, un sens de l’observation aigu et une certaine poésie. Anne Collongues nous révèle sept vies minuscules dans leur humanité avec les fêlures, les doutes, les peurs qui les habitent.

 

wandererLEON, Sarah : Wanderer. Héloïse d’Ormesson

Dans un huis-clos entremêlant passé et présent, baigné par le romantisme de Schubert, Sarah Léon met en scène les retrouvailles d’un maître de musique et de son élève mystérieusement disparu dix ans auparavant. Au cœur de l’hiver, dans une maison battue par les vents et enfouie sous la neige, les deux hommes se font face, confrontés à leurs tourments. Porté par une écriture délicate, ce roman de la jeune Sarah Léon dit les désirs inavoués.

 

marin-chilien

MATHIEU-DAUDÉ, Agnès : Le marin chilien. Gallimard

Alberto, un géologue chilien, n’a de marin que le sobriquet dont on l’affuble. Lorsqu’il débarque en Islande pour surveiller un volcan capricieux, il ne s’attend pas le moins du monde à être entraîné dans une histoire rocambolesque. Si le réveil du volcan se fait attendre, il n’est point besoin de patienter pour voir certains habitants entrer en éruption. C’est ainsi qu’Alberto, qui se retrouve propriétaire d’une usine fantôme de sardines, est, entre autres aventures, notamment poursuivi par un mari irascible et entraîné dans une traversée de l’île en compagnie d’une adolescente fugueuse. Une histoire rocambolesque racontée avec une douce ironie.

 

meme-ciel

RIBEIRO, Ludivine : Le même ciel. JC Lattès

Le ciel, le soleil et la mer. Et six personnages en mal de vivre. Lupo, un dessinateur secret et son chien bizarrement dénommé Avocado Shrimp. Nils et Tessa, un couple qui s’étourdit dans des fêtes. Line, leur fille, une adolescente fragile, qu’un rien submerge. Tom, leur petit garçon questionneur en diable. Sans oublier Vanina Silver, une femme dont la disparition va déclencher bien des remises en question. Un joli roman empreint d’élégance sur le temps qui passe et le deuil de l’enfance.

 

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ZAMIR, Ali : Anguille sous roche. Le Tripode

La jeune Anguille, en train de se noyer au large de Mayotte, nous entraîne irrémédiablement avec elle en une longue phrase sinueuse de 360 pages. Avant de sombrer corps et âme, elle a le temps de pousser un dernier cri de rage. À travers l’histoire d’Anguille, Ali Zamir écrit un roman qui, sous des airs faussement naïfs, dit superbement les épreuves et l’insoumission.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sélection des trente 1ers romans 2016

7 Jan

premiers-romans

 

Voici la sélection  2016 des trente romans retenus par les lecteurs et les bibliothécaires

Joseph ANDRAS / De nos frères blessés (Actes Sud)

Philippe ARONSO / Un trou dans le ciel (L’Inculte)

Morgan AUDIC / Trop de morts au pays des merveilles (Rouergue noir)

Baron de S. / La démence de François (Tallandier)

Colombe BONCENNE / Comme neige (Buchet Chastel)

Olivier BOURDEAUT / En attendant Bojangles (Finitude)

François BUGEON / Le monde entier (Rouergue)

Jean-Marie CECI / Monsieur Origami (Gallimard)

Anne COLLONGUES / Ce qui nous sépare (Actes Sud)

Stéphanie DUPAYS / Brillante (Mercure de France)

Gaël FAYE / Petit Pays (Grasset)

Yan GAUCHARD / Le cas Annunziato (Minuit)

Nathalie GENDROT / Le monde sensible (L’Olivier)

Paul GREVEILLAC / Les âmes rouges (Gallimard)

Maëlle GUILLAUD / Lucie ou la vocation (Héloïse d’Ormesson)

Stéphane JOLIBERT / Dedans ce sont des loups (Le Masque)

Pauline-Gaïa LABURTE / Ritzy (Albin Michel)

Sarah LEON / Wanderer (Héloïse d’Ormesson)

Agnès MATHIEU-DAUDE / Un marin chilien (Gallimard)

Madeleine de PLACE / Petites misères d’une presque trentenaire (Carnets Nord & Montparnasse)

Catherine POULAIN / Le grand marin (Gallimard)

Didier POURQUERY / L’été d’Agathe (Grasset)

Yan PRADEAU / Algèbre (Allia)

Ludivine RIBEIRO / Le même ciel (Lattès)

Frédéric SURVILLE / Hippolyte ou les orages de l’Histoire (Le Cherche Midi)

Ahmed TIAB / Le Français de Roseville (L’Aube)

Marc TREVIDIC / Ahlam (Lattès)

Sophie de VILLENOISY / Joyeux suicide et bonne année (Denoël)

Sylvie YVERT / Mousseline la sérieuse (Héloïse d’Ormesson)

Ali ZAMIR / Anguille sous roche (Le Tripode)

 

 

 

 

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Lucie ou la vocation

9 Dec

Maëlle Guillaud propose un premier roman au sujet ambitieux, puisqu’elle traite ici du thème bien particulier de la vocation religieuse, interrogée par la meilleure amie de l’héroïne, qui ne comprend absolument pas cette décision.

Juliette, sa meilleure amie, mais aussi la maman de Lucie : toutes les deux sont désemparées face à ce choix « radical », puisqu’il entraîne progressivement mais sans retour possible Lucie loin d’elles, dans une vocation qui demandera de nombreux sacrifices.

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Le récit accroche assez vite le lecteur, dans un style précis et en même temps elliptique, où le choix de Lucie de rentrer dans les ordres s’accompagne d’une véritable déconvenue : toute entière tournée vers ce choix spirituel, rien ne l’avait préparée aux codes tacites et aux règles très dures de la vie en communauté.

Très rapidement, le malaise s’installe : pourquoi faut-il absolument terminer son assiette, si peu appétissante qu’elle en devient un réel défi personnel ?
Pourquoi ce miroir dans la chambre des novices, quand leur lien au corps est coupé, le port de l’habit voilant et neutralisant le corps unique et particulier de chacune, dans une norme à respecter sans concession possible.

A travers le rapport au corps, à la nourriture, à travers l’éloignement progressif mais inéluctable des proches, en proie à une vraie souffrance de voir s’éloigner l’être cher sans possibilité de dialogue ou de contact, Maëlle Guillaud « teste » la foi en Dieu de son héroïne, Lucie.

Lucie un peu perdue, Lucie qui doute, mais toujours se ravise : là est sa place, elle en est convaincue.

Le roman se termine sur une sorte de revirement de situation, je n’en dirais bien sûr pas plus pour ne pas « spoiler ». Pour autant, il m’a laissé un goût d’inachevé, peut-être parce que le roman s’achève sur une note amère, qui ne dévoile pas grand-chose de l’état d’esprit de Lucie, qu’on a suivi pourtant dans sa métamorphose tant corporelle que spirituelle.

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© Philippe MATSAS

L’auteure s’en sort très bien pour un premier roman, distillant le doute et le malaise par petites doses, harponnant le lecteur dans les mêmes questions qui tourmentent Juliette, la meilleure amie de Lucie : pourquoi ce choix, pourquoi maintenant, et à quel prix ?
Dommage qu’il manque un peu d’enjeu : car finalement, non seulement le lecteur restera avec beaucoup de questions en suspens non résolues, mais l’aspect psychologique sera effleuré plus que fouillé. C’était pourtant un axe très intéressant pour aborder ce thème : comment s’adapter à un mode de vie plus subi que voulu, sous la pression d’un groupe aux codes fermement établis ? Jusqu’où peut-on aller pour assumer une soif de spiritualité qui se heurte à un quotidien anxiogène ?

Un premier roman qui divise, dans les réactions de ses lecteurs… Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Retrouvez-le dans les bibliothèques parisiennes.

 

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