Le club des lecteurs : lire pour rire

       Samedi dernier se sont solennellement réunis autour d’une table 11 lecteurs, 3 stagiaires, 2 bibliothécaires pour évoquer le « hihihi ! », le « hahaha ! », le « hohoho ! » en littérature. Soudain, la foule est devenue incontrôlable…

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Wilt 1 ou Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore | Tom SharpeLa cérémonie a commencé avec Tom Sharpe et son Wilt 1, ou Comment se sortir d’une poupée gonflable et de beaucoup d’autres ennuis encore. Professeur au lycée face à des étudiants pas brillants, saoulé par sa femme au point de se demander comment l’assassiner, Wilt est aigri et a trop conscience de sa médiocrité. Heureusement, sa femme va se mettre à fréquenter une voisine peu recommandable et s’en suivra une série d’évènements loufoques.
Ce roman très anglais fait la critique de la société et de l’Université anglaises, et vous fera sûrement hurler de rire. Si vous n’en avez pas assez, Tom Sharpe (Tom le futé ou Tom le cinglant) a poursuivi les aventures de son héros jusqu’à un cinquième tome. Notons la traduction aux petits oignons !

« La scène où la poupée gonflable remonte à la surface est géniale ! » Mary

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Le guide du voyageur galactique | Douglas Adams (1952-2001). AuteurOlivier s’est chargé de lire le premier tome de la saga du Guide du voyageur intergalactique écrite par Douglas Adams et qui en compte 5 au total. Ce roman assez court et mené tambour battant raconte l’histoire d’Arthur Dent, un humain tout ce qu’il y a de plus banal, qui va se rendre compte le même jour que son meilleur ami est un extraterrestre et que la terre va être détruite par d’autres aliens belliqueux afin de permettre la construction d’une autoroute interplanétaire.
Le point fort du roman, toujours selon Olivier, est d’avoir incorporé de vraies idées de SF (comme le merveilleux vaisseau spatial fonctionnant à la probabilité),ce qui n’en fait pas une parodie de science-fiction mais bien un roman de science-fiction drôle.

«  Le livre est drôle dans l’ensemble même si l’auteur a voulu trop en faire. Comprendre : il veut faire rire à chaque phrase. En découle un trop-plein d’humour qui finit par être contre-productif. On rit quand même de bon cœur devant des situations rocambolesques pleines de cet humour si anglais. » Olivier

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De Gaulle à la plage | Jean-Yves Ferri (1959-....). AuteurSérieux, ordre et discipline, pour continuer cette séance avec De Gaulle à la plage, une bande-dessinée de Jean-Yves Ferri parue en 2007. Tout se passe à la plage, durant l’été 56, loin de la chose politique : il y a Charles qui dépasse du cadre parce qu’il est trop grand, il y a Yvonne qui même sur le sable, continue son tricot, il y a l’aide camp qui même en maillot, au bord de l’eau, est au service du Général; allant tremper en premier son orteil dans la mer pour voir si son supérieur peut s’y baigner…
On prend énormément de plaisir à lire cet album : on y retrouve les mots, les discours de de Gaulle, sa silhouette également, dans une posture inattendue, celle du vacancier.

« Le chien dans cette bd, comme tous les chiens, est stupide » Philippe

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Mon chien stupide | John FantePhilippe l’a dit… Un auteur américain devenu mythique l’a écrit : Mon chien Stupide de John Fante. Le héros est américain d’origine italienne et fantasme un retour aux sources romaines ; il vit dans une famille déjantée avec 4 enfants ingrats. Écrivaillon, il oscille entre contrats d’écriture de scénarios pour des projets peu glorieux et les joies des allocations chômage… Un élément très perturbateur fait son entrée : un chien, un molosse, vient s’installer au centre de la maison y semant le chaos, tout en faisant le bonheur du père.
Folie des paroles, bouffonnerie et audace… Venez découvrir ce qui a longtemps été un secret bien gardé !

« Loufoque et provoquant » Liliane

 

Francis blaireau farceur | Claire (1970-....). IllustrateurPoursuivons dans la série animalière avec une autre bête à poil (qui d’autre est bête et a des poils… ?). Francis blaireau farceur de Claire et Jack est le premier album des aventures de Francis qui, par la suite veut mourir ; cherche l’amour ; sauve le monde ; rate sa vie ; est malade. La trame se répète en 6 cases.  Il y a systématiquement, le même début tranquille : « Francis se promène dans la campagne »… Et une fin improbable, confinant au grand n’importe quoi : « Heureusement, un attentat terroriste massif réconcilie tout le monde » ou encore, « Il couche avec la femme de son ami Lucien ». Bon… Et bien, je crois que tout est dit !

« La bd la plus drôle de l’histoire ! La seule bd que j’offre systématiquement à un anniversaire » Pénélope Bagieu (présente par la pensée lors de cette séance)

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Dans la gueule de l'alligator : roman | Carl Hiaasen (1953-....). AuteurCette séance, somme toute très animale, s’est conclue avec Dans la gueule de l’alligator de Hiaasen Carl. Richard rencontre sur une plage Shink, homme sans toit, crado et déglingo qui, on l’apprendra, est un ancien gouverneur sorti des circuits puisque passé pour mort. Tous deux partent à la recherche de la cousine du premier, enlevée par on ne sait quel arnaqueur rencontré sur le web. D’aucuns parlent de ce roman jeune adulte comme d’un « thriller écologico-burlesque »… Une telle appellation mérite bien le coup d’œil, non ?

« C’était moyen drôle… Je vous conseille de le lire » Thomas (en effet, il n’aurait souri que du côté gauche…)

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       Durant ce club de lecteur, les rires, les éclats et les chouquettes ont fusé, je m’attendais personnellement, moi, C., humble stagiaire, à plus de calme et moins de sucre au sein d’une bibliothèque… Que voulez-vous, les temps changent ! Heureusement, la prochaine séance du Club des lecteurs aborde un thème qui imposera plus de rigueur -quoique…- : les coups de cœur ! Samedi 21 mai de 10h30 à 12h00.

Drôles de petits conseils des lecteurs avant de partir :

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Un club des lecteurs coups de gueule : une idée pas si excellente que ça ?

Cher monsieur DuhamelO,

Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps… Sur votre demande, le thème du club était les « coups de gueule » et ce malgré le pacifisme patenté de nos clubistes. En témoigna Mary qui n’avait jamais rencontré de livres qu’elle eût détestés en 40 ans de lectures assidues.

Ce n’est pas pour vous fâcher mais il faut quand même que je vous dise que nous nous sommes bien amusés. Je ne sais pas si ce sont les thés exotiques de Lisa ou les rochers de Mary qui étaient alcoolisés mais dès le départ Philippe s’exclama « j’aime pas Houellebecq » et tout le monde se mit à causer en même temps. Les bibliothécaires consciencieuses que nous sommes avions prévu de tout enregistrer pour nous éviter de faire un compte rendu écrit qui n’aurait jamais pu arriver à la cheville du vôtre. Mais nous comprîmes dès la première minute (assourdissante !) que notre stratégie avait échouée. Aussi, puisque vous n’aurez pas l’occasion de l’écouter et que nous préférons préserver vos oreilles, nous vous en livrons le résumé que voici :

Philippe : « c’est du roman érotique de gare à acheter avant de prendre le train » et « il y a une scène de sexe toutes les 3 pages, toutes les 5 pages cela aurait suffit ! »

Christelle abonda. Elle n’aimait guère Houellebecq.

Lisa estimait qu’il avait un style efficace et son personnage public sympathique et attachant.

Sylvie trouvait qu’il sculptait bien la société et que le sexe était de toute façon présent chez tous les auteurs contemporains. Tous ses amis détestaient mais elle se plaisait à dire en société qu’elle appréciait bien l’auteur pour voir les réactions que cela suscitait.

Et Mathilde notre stagiaire les trouvait drôle (les romans de Houellebecq, pas les clubistes hein.).

Ghislaine, qui venait pour la première fois n’avait pas oublié d’amener son coup de gueule : en l’occurrence Eloge du moi de Daniel Prévost, qui nous permit d’apprendre que le recyclage des acteurs en romanciers n’est pas toujours réussi : « ça n’a ni queue ni tête, il a les chevilles qui enflent ». Heureusement, tout le monde fut rassuré : elle ne l’avait acheté qu’1.50 euros. Inutile d’ajouter que personne n’eut envie de le lire.

Mais, monsieur DuhamelO, ce n’était qu’un début. Mary tenta une pirouette, voire un double salto, en nous affirmant qu’elle allait nous présenter des livres qu’elle n’avait pas lu alors qu’en fait elle avait lu : Bel Ordure d’Elise Fontenaille. Sur ce livre, qu’elle trouva passionnant, l’audience a surtout retenu qu’avant cette histoire amoureuse/harcèlement, elle signait ses livres du nom de « Fontenaille N’Diaye » et que depuis ce livre elle s’appelle « Fontenaille »  tout court ! De là, à en déduire que c’est autobiographique… Elle a aussi écrit des romans pour ados queMary compte lire et un documentaire/enquête : Blue book que Christelle (pas la bibliothécaire) avait lu sur un génocide malheureusement oublié qui a eu lieu en Namibie en 1904 et perpétré par les Allemands.

Sylvie était bien parmi nous alors qu’elle nous avait affirmé être restée en Asie depuis le dernier club des lecteurs, au Tibet plus précisément avec Une terre de lait et de miel de Fan Wen, très beau et poétique. Un coup de gueule pour satisfaire M. DuhamelO ? Non aucun, elle a aimé aussi le livre du juge Trevidic Ahlam, sur la radicalisation des jeunes…

Mais vous allez quand même vous réjouir du lapidaire : « j’ai pas aimé le fusil de chasse ». Pour plus de précisions voir le Compte-rendu précédent car nous n’avons pas pu obtenir plus d’information, elle a même oublié de quoi ça cause ! Si ça ce n’est pas un vrai coup de gueule !

Liliane n’a pas aimé Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (encore un conseil de sa fille soit dit en passant…) « on ne peut pas sauver plus de 10 pages » a-t-elle affirmé pour ce classique encensé dans le monde entier. Par contre, elle a été bouleversée par Mutilée, témoignage de Khady, excisée à 7 ans.

Chrystelle (avec un Y : c’est moi) aussi avait un vrai coup de gueule (une chance !) avec Histoire de la violence, le deuxième roman d’Edouard Louis après En finir avec Eddy Bellegueule. Justement, le deuxième est aussi lourd, long et pompeux que le premier était court, efficace et sans état d’âme. Une seule nuit ressassée sur 400 pages avec un procédé stylistique lourdingue qui consiste à faire de la sœur le narrateur pendant que lui commente en l’écoutant derrière la porte. Cherchez pas à comprendre, c’est juste nul !

Christelle (la non-bibliothécaire), habitante de Strasbourg, qui a fait quand même 4h de train pour nous parler de son coup de gueule – je pense que rien que pour ça elle mérite votre estime à jamais !-, nous entretint alors de Tokyo ville occupée de David Peace . Mais ce roman, qu’elle avait lu il y a 4 ans, l’avait très clairement énervée car « le synopsis est bien mais la narration est tellement bizarre avec des slashs : //// à chaque fin de phrase alors que ce n’est même pas une liste d’adresse IP. » Elle avait également poussé un coup de gueule contre la bibliothèque de Strasbourg qui a décidé d’arrêté le club des lecteurs auquel elle participe. Rassurez vous il sera sûrement pris en charge par les participants !

Enfin, Lisa, parla de ses coups de cœurs et finalement ce sont ses livres que tout le monde eut envie de lire, c’est dire si l’idée des coups de gueule était une bien mauvaise idée !!  La vie rêvée de Rachel Waring de Stephen Benatar « Mon coup de cœur littéraire 2014, la descente vers la folie d’une quarantenaire passionnée par les comédies musicales des années 30, avec de l’humour noir anglais ». L’auteur s’est auto-édité alors qu’il avait reçu un prix littéraire (1er coup de gueule pour cet auteur qui n’a pas eu le succès mérité). Et le deuxième coup de gueule de Lisa c’est qu’on n’ait pas acheté à Vacláv Havel le second roman traduit chez le Tripode de cet excellent auteur, Daisy, daisy, sous prétexte que le précédent n’aurait fait que trois prêts ! Et là je dis oui, monsieur DuhamelO. Au lieu d’acheter Houellebecq en 3 exemplaires, pourquoi n’achetons nous pas Daisy, Daisy ? Hein ? Ah vous ne dites rien monsieur DuhamelO !  Mary ajouta également qu’au club de lecteur d’Antibes (où elle a passé ses vacances) on lui a donné envie de lire Le testament de Jessy Lamb et qu’il ne se trouvait pas à Vacláv Havel, quelle honte…

Voilà pourquoi monsieur DuhamelO, il faut que je vous dise une dernière chose, ma décision est prise, je m’en vais déserter ! Si vous me poursuivez, monsieur DuhamelO, sachez que je serai dans le 20ème arrondissement.

Chrystelle T dite Tridonc.

P.S. : et pour ajouter aux coups de gueule, un dernier coup de gueule : cet article est publié en retard !!!!

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Le Club des lecteurs : un voyage inattendu

Samedi (pas le dernier, celui d’avant), devant la grisaille parisienne qui insidieusement dévorait nos os, nous avons décidé de partir en voyage.

Notre destination ? L’Asie. Oui l’Asie tout entière, un continent pour nous et nos explorations littéraires. Ce n’est pas de trop !

Pour ce faire, nous avons choisi la meilleure compagnie aérienne qui soit : celle qui allie un prix minime à des prestations formidables et surtout de la place pour les pieds même en classe Eco (riposa in pace, Umberto) (c’est de l’Italien) (ça veut dire repose en paix, Umberto, parce qu’il était Italien) (et qu’il est décédé) (Non, je ne parle pas Italien, j’ai fait une traduction Google.)

Cette compagnie, vous la connaissez, vous l’avez déjà prise, vous l’adorez.

Cette compagnie n’utilise qu’un seul avion, un magnifique quadriréacteur ionique plus rapide que la pensée structurée : l’imagination.

Cette compagnie, c’est le Club des Lecteurs.

Séchez vos larmes, je sais que c’est beau, que c’est émouvant, mais nous n’en sommes encore qu’au début de l’article, vous verrez que nous, chez le Club des Lecteurs, on peut vous mener très très loin.

Récit d’un voyage comme on n’en fait qu’un par existence.


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Chapelle Numérique, ou l’Histoire de la Chapelle à portée de clic

CHAPNUMLOGO

Vous n’avez pas été sans remarquer, chers lecteurs, l’apparition au premier étage de la bibliothèque d’un étrange panonceau qui matérialise l’avènement de la Chapelle numérique.

Vous ne vous êtes probablement pas demandés de quoi il s’agit. La raison d’être de cet article est, cher lecteur, de répondre à votre manque criant de curiosité intellectuelle.

La Chapelle numérique est un fonds quartier.

Que dis-je! C’est une démarche philosophique. Un mode de vie ! Presque une religion. C’est la collecte et la mise en commun de ressources numérisées, libres de droits parce qu’elles sont tombées dans le domaine public ou parce que leurs auteurs en ont autorisé le partage.

La Chapelle numérique tente de rendre justice à un quartier qui présente plus de facettes que ne pourront jamais en compter toutes les boules du même nom. Ces collections numériques se doublent d’une collection physique, qui pour le moment vous abasourdira certainement plus par sa qualité que par son volume, et que vous pouvez retrouver précisément en dessous de l’étrange panonceau susmentionné, au premier étage de la bibliothèque.

Rapide tour d’horizon d’un fonds qui poursuit son irrésistible progression à l’instant même où vous lisez ces lignes.

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Combien de lecteurs encore en France ?

Ce matin, en exclusivité, nous allons vous diffuser le plus incroyable des reportages. Nous sommes allés dans un club étonnant où se réunissent des lecteurs. Oui, vous avez bien entendu des « lecteurs ». En 2015, sur France Inter, nous nous demandions encore s’il fallait faire de la lecture une priorité nationale. En 2056, nous pensions ce loisir* DISPARU ! Mais non, nos reporters à l’affût de la moindre information hors norme les ont trouvés, ces lecteurs de 2056. Nous en avons trouvés huit. Mais nous sommes en droit de nous demander s’ils ne sont pas plus nombreux.

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SHIGERU MIZUKI

Le 30 Novembre dernier, Shigeru Mizuki nous quittait à 93 ans après une vie et une carrière bien remplies. Le club manga a donc décidé de revenir sur cet incontournable de l’histoire du manga autour de deux œuvres présentes dans notre fonds.

NonNonBâ (Nonnonbâ to ore)

Inspirée des souvenirs d’enfance de l’auteur, NonNonBâ nous narre le quotidien d’un jeune garçon dans le Japon rural d’avant-guerre, et la relation qu’il développe avec sa gouvernante, une vieille dame connue sous le nom de Nonnonbâ. Celle-ci lui fera découvrir le monde fascinant des yôkai, petits monstres et fantômes peuplant les légendes japonaises depuis des siècles…

Sensible et plein d’humour (malgré le tragique de certaines situations), cet album primé à Angoulême est une intéressante porte d’entrée vers un Japon aujourd’hui quasiment disparu, qui a nourri l’inspiration et l’univers intime de son auteur. Un récit fantastique autant qu’initiatique, qui séduira autant les fans de Shigeru Mizuki que les novices désirant découvrir son œuvre

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Disponible ici.

Kitarô le repoussant.

Kitarô, enfant-zombie aux pouvoirs mystérieux, affronte au cours de nombreuses aventures les plus terribles représentants du monde des yôkai… ce qui ne l’empêche pas de se faire aussi de nombreux amis parmi eux !

Connue au japon sous le nom de GeGeGe no Kitarô, cette série créée par Shigeru Mizuki en 1959 est celle qui a fait de son auteur une véritable star du monde du manga. Aujourd’hui encore, de nombreux dessins animés, jeux, jouets sont créés à l’effigie de notre héros, et à Sakaiminato, où l’auteur a passé la majorité de sa vie, une rue entière a été décorée de statues de bronze représentant ses yôkai et autres héros. Très vivant et inventif, doté d’une narration parfois « foutraque » qui ajoute au charme de l’oeuvre plus qu’elle ne gêne la lecture (les yôkai n’étant pas à proprement parler les représentants de l’ordre et de la discipline…), Kitarô le Repoussant est un classique incontournable de l’histoire de la bande dessinée japonaise.

Image de prévisualisation YouTube

Le générique de la première série animée (1968), devenu un classique du genre et repris à quasiment chaque nouvelle adaptation de l’œuvre…

Disponible ici.

Nous espérons que ce petit aperçu vous donnera l’envie de découvrir davantage l’œuvre de cet auteur hors du commun, dont voici la liste des titres présents dans l’ensemble du réseau des médiathèques de Paris :

Vie de Mizuki : autobiographie de l’auteur, de son enfance à sa carrière de mangaka en passant par ses difficiles années de guerre…

Disponible ici.

Opération Mort : récit inspiré de l’expérience de Mizuki, vétéran de la guerre du Pacifique dans laquelle il perdit un bras…

Disponible ici.

Hitler : une biographie du personnage historique.

Disponible ici.

3 rue des Mystères : un recueil d’histoires courtes en deux tomes autour des yôkai.

Disponible ici.

Mon copain le kappa/Kappa et compagnie/Moi, la mort et kappa : série en trois tomes racontant l’amitié qui se développe entre petit garçon et un kappa, célèbre yôkai vivant dans les lacs et les rivières.

Disponible ici.

Micmac aux enfers : sorte de version parallèle de Kitarô, parue dans la célèbre revue pour adultes Garô, dans laquelle beaucoup de grands mangakas ont fait leurs débuts ou ont expérimenté une nouvelle approche de leur média.

Disponible ici.

Yôkai, dictionnaire des monstres japonais : comme son nom l’indique, le B A-BA pour tout savoir sur ces créatures mystérieuses…

Disponible ici.

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Des livres pour faire le voyage à l’envers ?

Retour sur le club des lecteurs qui a achevé notre cycle sur les Migrations. Ce 19 décembre, on a lu les mêmes livres avec des réactions différentes ! Céder à la tentation du rejet ou faire le voyage à l’envers comme dans Eldorado de Laurent Gaudé pour rechercher ce qui nous rapproche ?

Ces déplacements de personnes d’un pays à un autre pour des raisons politiques, économiques, sociales ou personnelles sont au cœur de nombreux débats depuis plusieurs mois. Ce sujet provoque des réactions parfois virulentes, toujours très passionnelles. Face aux histoires de migrations on a tendance à réagir d’abord avec ses émotions, pas toujours empathiques du reste, devant la souffrance de l’autre. Est-ce si difficile de se mettre à la place de l’autre, d’essayer de penser la réalité autrement qu’au regard de notre subjectivité ? C’est tout l’intérêt du sujet qui soulève beaucoup de questions dérangeantes : on ne choisit pas de naître dans tel ou tel pays, pauvre ou prospère, démocratie ou dictature. Quelle est la responsabilité de l’Occident ou ses devoirs envers ses migrants qui viennent de pays qu’il a colonisés, exploités ? Et nous, les individus ? Pourquoi cette désagréable sensation de culpabilité ? Après tout en quoi ça nous regarde ? On y est pour rien …!

L’intérêt des différents ouvrages de cette sélection est de suggérer que ça nous regarde simplement parce qu’on est tous des êtres humains d’où qu’on vienne. Ces lectures nous proposent de mettre des visages, des noms, des histoires particulières sur des chiffres qui finissent par ne plus vouloir rien dire. Difficile de rester indifférent devant ces existences meurtries, ces dignités bafouées. Pour autant, il n’y a pas d’angélisme ni de manichéisme dans Les échoués de Pascal Manoukian, Eldorado de Laurent Gaudé ou Encore le terrible roman de Hakan Günday. La réalité de ces migrations est d’une extrême dureté, s’y confronter permet d’élargir sa connaissance des autres et peut-être aussi celle de soi-même. 

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Dragon Ball

Sofiane est en 3ème au collège Daniel Mayer. Il a fait un stage d’une semaine à la bibliothèque et a décidé de partager ses connaissances sur l’univers Dragon Ball dans cet article.

Dragon Ball est un univers créé par Akira Toryama. A l’origine Dragon Ball est un manga qui fut adapté en 2 animes : Dragon Ball qui se concentre sur la jeunesse du personnage principal Son Goku et Dragon Ball Z qui raconte l’âge adulte de ce dernier. Il y a eu aussi une suite alternative qui est Dragon Ball GT et Dragon Ball Super, la suite du manga en anime.

Dans cet article, nous nous concentrerons sur les animes (Dragon Ball, Z,GT, Super) et les films d’animation. Lire la suite

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Le ballet va commencer

Club des lecteurs : scéance du 21/11/2015 by Bibhavel on Mixcloud

Ils sont là autour de cette table, nombreux, prêts à exécuter ensemble quelques pas.
Jeté plié pas de bourrée
Caroline ouvre le bal. En première position. On maintient la tête, on esquisse un premier pas.

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Independence Day of the Reader’s Club

Un manifeste pour la liberté d’édition.

Mes très chers camarades indépendants,

Le 17 octobre dernier avait lieu le 7498ème comité pour l’indépendance de l’édition sis en salle Allegro de la bibliothèque Vaclav Havel, établissement connu pour être un soutien sans faille dans notre combat. Son opération dite de la « Rentrez des Indés » est en effet l’un des pivots de notre lutte indépendantiste et ce depuis pas moins d’à peu près 1 an selon la police corrompue, 1 an et demi selon les sources bien plus fiables de notre mouvement.

A cette occasion, épaulés par deux bibliothécaires d’une inestimable qualité, nous discutâmes avec force lecteurs de nos maisons d’éditions indépendantes et de l’incroyable mérite des écrits qu’elle s’efforcent de publier. Ce fut un moment de convivialité et d’échanges qu’hélas on ne vit plus que fort peu, en particulier depuis que Gallimard contrôle le monde en sous-main et que les enfants ont cessé de travailler dans les mines, ce qui fait qu’ils envahissent les espaces de la bibliothèque susnommée en glapissant d’étranges cris inintelligibles.

Mais avant de pousser plus avant la description de ce fabuleux comité, arrêtons-nous un instant sur l’édition indépendante.

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Les mordus du manga sélection 8/12 ans.

Ils sont 6 et ils vont vous surprendre. Vous allez rire, frémir, bondir et plein de choses en -ir, mais surtout LIRE. Car oui, ils reviennent ! Les MORDUS DU MANGA nananananaaaaa (imaginez une chanson bien stylée, genre ça). Vous avez surement assisté au club manga du samedi 12 septembre, et si ce n’est pas le cas, c’est comme le spoil, c’est mal – on pense à toi Olivier – mais surtout, si ce n’est pas le cas, séance de rattrapage sur le blog avec la présentation ci-dessous de la sélection 8-12 ans.

N’oubliez pas : après vos lectures, minimum 3 sur les 6 titres proposés, votez dans l’urne à côté de la sélection, il y aura sûrement un petit cadeau pour vous à la fête de clôture 😉

Inséparables (série terminée en 12 tomes)

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Le club des lecteurs : un succès planétaire évident et mérité

Club des lecteurs du 19/09/2015 by Bibhavel on Mixcloud

Introduction : les arcanes d’un phénomène universel :

 

À l’heure où nous écrivons ces lignes le club des lecteurs, ou des Coups et des Caresses selon son appellation noble, n’a déjà plus rien à prouver. Son succès, quasi immédiat et retentissant, restera dans les mémoires collectives comme ce que l’être humain aura accompli de mieux, à mi-chemin entre les Pyramides à degrés (les pyramides lisses c’est surfait, aucun intérêt), la prise de terre et les babas au rhum.

   Cet engouement, indéniable (le club n’a-t-il pas encore accueilli pas moins de 6 personnes samedi 09 septembre dernier, dans son sacro-saint temple de la salle Allegro ?) n’est pas pour autant surprenant, ni par son envergure ni par ses manifestations, multiples et, parfois, extrêmes. En effet, combien d’immolations par le feu auront été commises parce que l’accès à la bibliothèque était impossible pour cause d’affluence trop massive les jours de clubs ? Et combien d’entrées en transe dans les cinémas le jour de la sortie du film inspiré de la vie du club ? Combien, enfin, d’enfants en pleurs à l’annonce qu’on ne pourrait traiter de Max et Lili découvrent la phénoménologie Husserlienne comme science eidétique ?

Ces événements, quoique tragiques, ne doivent cependant pas faire oublier les raisons d’être du club : les gâteaux et la littérature. Lire la suite

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