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Happy birthday mister… library!

25 oct

  

   Aujourd’hui la bibliothèque Václav Havel souffle sa première bougie, en espérant que bien d’autres viennent petit à petit s’allumer et briller sur le gros gâteau de son succès ! Petit retour en image, en texte et en chiffre sur sa première année d’existence :

Il y a un an la bibliothèque Václav Havel naissait. Un an. Mais au fond, se questionne-t-on tout à fait légitimement, la bibliothèque Václav Havel, qu’est-ce que c’est ?

Alors, pour tout vous dire, et attention ça risque de vous faire un choc, au début la bibliothèque c’était ça. Mais ça manquait quand même un peu de panache :

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Nous n’aimions pas trop, surtout au niveau des fuites d’eau, de la tôle, de la rouille, ah et de… De tout en fait. Alors nous l’avons transformée en…

Ça :

Avouez que ça claque.

Avouez que ça claque.

 

A chaque (re)naissance, toutefois, il est de bon ton de nommer la créature qui vient d’apparaître avec force hurlement. Hum. Bon alors avant sa naissance, la bibliothèque en devenir se nommait Pajol, (comme la rue et comme la halle et comme… quelqu’un, je crois, mais cela m’échappe.)  Comme nous n’étions pas très fans, nous avons décidé de l’appeler comme lui :

(En vrai ce n’est pas nous qui l’avons nommée, c’est le conseil de Paris, mais ça faisait plus dramatique de le dire comme ça.)

(En vrai ce n’est pas nous qui l’avons nommée, c’est le conseil de Paris, mais ça faisait plus dramatique de le dire comme ça.)

Comme ça, parce qu’il a une bonne tête. Et qu’il a été président de la République Tchèque. Et qu’il a écrit du théâtre.

Ah si lui aussi il s’appelait Pajol, c’est même lui le Pajol original, souvent copié très largement dépassé. Mais bon personne ne s’en souvient de ce Pajol*.

Ah si lui aussi il s’appelait Pajol, c’est même lui le Pajol original, souvent copié très largement dépassé. Mais bon personne ne s’en souvient de ce Pajol*.

Mais la gestation était loin d’être complète, car une bibliothèque ce n’est pas juste un bâtiment trop beau et un nom de président. Une bibliothèque c’est avant tout…

Un troisième lieu

Pour ceux qui n’auront pas le courage de lire tout ça je vous livre un petit résumé parfaitement personnel : une bibliothèque c’est un endroit qui n’est pas la rue, qui n’est pas un endroit payant, qui n’est pas le domicile ni le travail (enfin ça, ça ne marche pas pour nous), c’est donc en fait un cinquième lieu. D’ailleurs, pour ceux que ça intéresse, je donnerai probablement une conférence à ce sujet. Un jour. Si on me prête la salle des fêtes de Préveranges**. Ce qui n’est pas gagné.

The salle des fêtes de Préveranges, fréquentée en son temps pas si lointain par une de nos collègues. Petit jeu rigolo : saurez-vous deviner laquelle ?

The salle des fêtes de Préveranges, fréquentée en son temps pas si lointain par une de nos collègues. Petit jeu rigolo : saurez-vous deviner laquelle ?

C’est un endroit où on peut à la fois se cultiver, se divertir, sociabiliser mais également, n’en déplaise à ce monsieur s’amuser !

Car c’est primordial de s’amuser, comme l’ont bien compris les deux spécialistes vidéo-ludiques intercontinentaux que nous avons la chance de compter parmi nos collègues.

Dont un médecin légiste spécialisé ès manettes de jeu, ou bien le tristement « éventreur de pads de la ZAC Pajol, les débats font rage en ce moment même, à ce sujet précis.

Dont un médecin légiste spécialisé ès manettes de jeu, ou bien le tristement célèbre « éventreur de pads de la ZAC Pajol », les débats font rage en ce moment même, à ce sujet précis.

C’est pour respecter cette logique de cinquième lieu  qu’à Václav Havel nous avons réservé tout plein de salles à des usages divers et variés tels que le jeu vidéo, la pratique informatique, les groupes qui veulent parler fort, les enfants qui veulent se faire lire des histoires, mais aussi le travail en silence***.

Pour illustrer mon propos voici une salle vide. Ce qui n’a aucun sens en fait. Ah si, ce n’est pas terrible une salle vide, nous on préfère quand elle est remplie de gens.

Pour illustrer mon propos voici une salle vide. Ce qui n’a aucun sens en fait. Ah si, ce n’est pas terrible une salle vide, nous on préfère quand elle est remplie de gens.

Enfin, c’est bien joli tout ça mais nous n’avons pour l’instant pas encore affleuré le vif du sujet, car si, il y en a un, parfaitement.

Nous n’avons pour le moment qu’évoqué le look de la bibliothèque, en bons conservateurs matérialistes capitalistes patriarcaux que nous sommes. Qu’en est-il de l’esprit de la bibliothèque ? Si sa coquille est bien jolie, qu’en est-il de son blanc, de son jaune, du poussin qui se débat à l’intérieur****… enfin, qu’en est-il donc de son âme ?

Âme ! Le mot est lâché, puissant, polémique, dangereux. Prêt à buzzer sur LCI. Quelle est l’âme de Václav Havel ? Que fêtons-nous vraiment aujourd’hui ? Quel est le poids réel à vide et sans le jardin de la halle Pajol ? Que nous servent VRAIMENT les Petites Gouttes pour justifier leur appellation et leur prix ? Pourquoi Bagheera confie-t-il d’abord Mowgli à des loups avant de subitement l’arracher à sa nouvelle famille et le perdre plusieurs fois dans la jungle avant d’enfin le ramener dans son village, chose qu’il aurait pu/dû faire dès le début ?

Sachez que je ne répondrai pas à ces questions. Parce que je ne sais pas, en fait. Par contre je vais vous balancer plein de chiffres inutiles pour clôturer en beauté cet article.

- 37000 : c’est le nombre à peu près presque exact de documents dans la bibliothèque (le vrai chiffre tout à fait absolument exact est classé secret défense et même si je voulais je ne pourrais pas vous le divulguer.)

- 35,995 mètres : soit 35995 centimètres, 39.3646 yards, 118.0938 pieds et 1417.126 pouces: La taille cumulée des agents de la bibliothèque, y compris ceux qui trichent, sachant que j’ai du faire des soustractions pour certains de ces derniers. A noter que 35 mètres, c’est la taille de la plus grande tour en Lego jamais construite*****… Coïncidence ?

0 : le nombre de boite à livres mais 1 le nombre de boite à livres à venir très bientôt et à laquelle vous pourrez confier tous vos documents dans  les (rares) moments où nous serons fermés ! A noter que la boite à lettre n’est pas une boite à livre, comme pourra vous le rappeler au téléphone 1 bibliothécaire pas contente, le mardi matin. (petit jeu rigolo suite, saurez-vous deviner de qui il s‘agit ?)

- 2007 : l’année moyenne de publication des ouvrages d’histoire dans notre bibliothèque. Pour rappel, puisque personne ne semble le savoir, nous avons des ouvrages d’histoire à la bibliothèque, et ils sont tout neufs (puisque personne ne les lit) !

- 25 : le nombre de trains passés devant ma fenêtre entre le moment où j’ai commencé à les compter et celui où j’ai arrêté parce que j’en avais assez. 3 étaient des TGV et 12 des transiliens. Ça en laisse 10 de je ne sais pas. (Si toi aussi ami lecteur tu veux compter des trains, sache qu’il y a plein de fenêtres au premier étage, au fond, près des ouvrages d’ouvrage d’histoire, où tu pourras t’adonner à ta passion en toute tranquillité et, pourquoi pas, emprunter un ouvrage d’histoire !)

1982(,47619) : l’année moyenne de naissance des agents de la bibliothèque. Sachant que sur 21 bibliothécaires, 14 sont nés entre 1980 et 1989 et 5 entre 1970 et 1979. Ce qui nous en laisse 2, 1 au dessus de 1990 et 1 en dessous de 1970, (petit jeu rigolo fin : saurez-vous deviner qui ils sont ?) En tout cas et malgré cette date de naissance préraphaélite, voire antédiluvienne, les bibliothécaires de Václav Havel se mettent au service de la culture, des arts et des divertissements presque tous les jours, du mardi 13h au samedi 18h, avec le sourire !

 Voilà. La bibliothèque Václav Havel c’est cela, et c’est bien plus encore : c’est des rires et des larmes, du sang et de la boue. Ah non ça c’est le Nam, comme disent les vétérans******. Václav Havel, c’est une année entière de services innovants et d’animations inédites, et non nous ne nous faisons pas outrageusement mousser ! Václav Havel c’est aussi vous (un peu) qui faites chaque jour vivre la bibliothèque !

Bon anniversaire à tous !

 

*- L’auteur de cet article tient à présenter ces excuses à tous les fans de Pierre Claude Pajol s’il les a insultés d’une quelconque façon et les invite à venir discuter avec lui de l’avenir de leurs personnages historiques au rôle mineur préférés avec lui, à la salle des fêtes de Préveranges.

**- L’auteur tient à rappeler aux Préverangeois et aux Préverangeoises qu’il a beaucoup de respect pour ce mignon village qu’il n’a jamais visité.

***- Cette pratique un peu étrange compte un certain nombre d’aficionados, qui se précipitent, dès les portes de la bibliothèque ouvertes, dans la salle Modérato pour s’y adonner dans un silence de plomb. On en compte au moins plein par jour.

****- Il n’est pas clairement établi qu’il y ait  réellement un poussin à l’intérieur de la bibliothèque.

*****- Une tour de lego  de 35 mètres mais c’est trop cool non ?

******- Si si, c’est très clairement évoqué dans Apocalypse Now.

Olivier.

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Debout-payé de Gauz

24 oct

Debout-payé

Debout-payé

Gauz

Le nouvel Attila

« DEBOUT-PAYÉ : désigne l’ensemble des métiers où il faut rester debout pour gagner sa pitance. Le métier de vigile est donc un debout-payé. »

Planté dans un magasin quelconque – Franprix de banlieue ou Séphora de désœuvrés –  le vigile, vêtu de noir, fait figure d’épouvantail. Le vigile n’a pas grand pouvoir, si ce n’est celui de dissuader, et si un vol est effectivement commis, que peut-il faire ? Courir après un énergumène qui aura quoi ? dérobé cinquante euros de marchandises à une grande fortune de France ? « (…) vigile est à la sécurité ce que la  “ vache qui rit” est au fromage. »

Debout-payé suit le périple d’Ossiri, étudiant ivoirien débarqué sans-papiers à Paris, devenu vigile grâce à ses relations. À travers la trajectoire particulière du jeune homme  – mise en perspective avec celle de ses parents et de ses camarades –,  Gauz, l’auteur, interroge l’immigration  africaine, l’accueil et le devenir en France, et par là-même les relations de celle-ci avec ses anciennes colonies. À la manière des allers-retours de tant de familles – partir, envoyer de l’argent au pays, revenir et envisager une meilleure situation, ou au contraire s’installer –, on déambule dans le temps et l’espace.

Le récit est ponctué d’interludes, énumérations de mille constats du vigile en poste : « Plus on s’éloigne de Paris, plus la peau des vigiles éclaircit vers le beurre. En province, loin, loin dans la France profonde, il paraît qu’il y a même des endroits où il y a des vigiles blancs. » S’il ne meurt pas d’ennui et d’indifférence, le vigile observe : car les mœurs consuméristes en disent bien long sur l’individu contemporain. Observer, c’est ce qu’a fait Gauz pour se distraire alors qu’il veillait sur les tee-shirts Camaïeu ou les produits cosmétiques, puisque lui-même fût Debout-payé.

Avec malice, Gauz épingle joyeusement nombre de travers contemporains et aborde l’immigration à Paris sous l’angle de l’histoire d’un métier qu’on se transmet : une planche de sauvetage autant qu’un plongeon dans les clichés. Un livre-mosaïque servi par une écriture nerveuse et un esprit mordant.

Eglantine

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Je peux écrire mon histoire ; itinéraire d’un jeune Afghan, de Kaboul à Mulhouse

23 oct

Abdulmalik Faizi n’a pas 16 ans quand il doit quitter l’Afghanistan parce que presque toute sa famille a été assassinée par les talibans et que sa vie est menacée. Son oncle paye un passeur pour l’envoyer en Europe.

Abdulmalik Faizi nous raconte ici son périple de plusieurs mois pour arriver jusqu’en France où il vit aujourd’hui. Il va devoir passer par l’Iran, la Grèce et  l’Italie pour arriver en France. Les conditions dans lesquelles il voyage sont très difficiles, il va même risquer sa vie plusieurs fois.

La dernière partie du texte est dédiée à ses premiers mois en France, à Mulhouse, où il est tout d’abord protégé du fait qu’il est mineur et ainsi pris en charge et scolarisé. Il réussit d’ailleurs brillamment ses études. Malheureusement on lui refuse le statut de réfugié politique qu’il demande à sa majorité. Mais un élan de générosité autour de lui se met en place, il est soutenu notamment par ses professeurs et obtient la possibilité de rester en France pour faire ses études.

C’est une journaliste qui a rédigé ce témoignage qui est également illustré par des dessins en noir et blanc de Bearboz.

C’est un texte qui met en lumière les conditions terriblement difficiles que les réfugiés doivent endurer pour arriver en Europe. Ce récit nous fait prendre conscience des risques incensés que ces réfugiés doivent prendre. Il permet aussi d’en apprendre plus sur le système des passeurs.

On aimerait qu’à son arrivée en France, tout aille bien pour Abdulmalik mais ce qu’il raconte montre bien les difficultés que rencontrent les demandeurs d’asile sur notre territoire.

Si le texte a quelques maladresses et répétitions, il a le mérite de nous faire voir de l’intérieur ce que traversent ces réfugiés. C’est un texte dur mais plein d’espoir également pour ce jeune homme (qui vit désormais à Paris).

Delphine

Une interview du jeune auteur ici

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Vous êtes tous jaloux de mon jetpack de Tom Gauld

22 oct

Recueil de strips écrits et dessinés par Tom Gauld pour le journal anglais « the Guardian » Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack est un ouvrage à l’humour délicieusement anglais qui, hélas, ne fait pas mouche à chaque fois.

jetpack

Dans le registre de l’absurde et du non-sens, cet écossais amoureux de lettres, excelle et certains gags (où l’on trouve dans le désordre Shakespeare, Jane Austen, des robots et un bonhomme Flagada ( !)) sont si inattendus que l’éclat de rire stupéfait n’est jamais loin. D’autres, hélas, retombent comme si le Jetpack cher à l’auteur souffrait d’une avarie soudaine. Un très bon moment de lecture quand même !

http://s2.lemde.fr/image/2014/08/21/675x450/4474114_6_7e9d_un-dessin-extrait-de-vous-etes-tous-jaloux_3ac2771e483966ba81cee57e8c68f729.jpg

Une finesse en peu de cases, qui fait souvent mouche !

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Lettres de réclamation de la rentrée littéraire

21 oct

LETTRE AU RESPONSABLE DE L’ OPÉRATION  RENTRÉE LITTÉRAIRE

MINISTÈRE DE LA CULTURE

DÉPARTEMENT LITTÉRATURE ET MARKETING

 MONSIEUR,

Une fois encore, telle un marronnier, et grâce à votre diligence que je reconnais  efficace, l’opération « Rentrée Littéraire »  a frappé. Oui, frappé, effectivement,  car pour moi, qui suis retraitée depuis quelque temps, non seulement, elle  n’a  pas « réveillé »  les enthousiasmes en  attente depuis la fin de l’été, mais elle a ravivé douloureusement  le traumatisme que je subis depuis ma mise à l’écart de la vie active.

En effet, toute rentrée , qu’elle soit littéraire ou  scolaire ou  d’autres collections, rentrée d’argent, ou encore rentrée…  à la maison,  souligne pour moi l’injustice douloureuse d’un brutal changement de vie, où je n’ai plus à rentrer chez moi puisque je n’en sors plus guère, que le terme même de « rentrées d’argent » m’est devenu un concept étrange,  et qu’enfin la rentrée scolaire ne me concerne plus  depuis  le dernier jour de mes lointaines  études. Pour tout dire, elle prend l’allure d’un rendez-vous redouté et terrifiant  au même titre que les impôts et autres dates fatidiques.

Ainsi,  au lieu de mobiliser un grand nombre de lecteurs potentiels, elle ne fait que stigmatiser  toute une population à laquelle  j’appartiens, insulte à la fois mon âge et mon statut social et, par le fait même, la  détourne de son objectif  qui se prétend noble car elle se veut culturelle  mais ne saurait cacher  ses fins mercantiles.

En conséquence, je me permettrai  de vous inciter à trouver un autre intitulé et, dans cette heureuse perspective, je me tiens à votre disposition pour participer au groupe d’échanges  et de consultations que vous auriez à constituer.

Recevez, Monsieur,  mes salutations distinguées.

MFO

[...]

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La ballade d’Ali Baba de Catherine Mavrikakis

18 oct

 

Troisième roman de Catherine Mavrikakis, cette auteur vivant au Québec éditée en France par Sabine Wespieser.
Roman qui traverse les différentes générations d’une famille grecque au 20eme siècle ayant migré d’abord en Algérie puis au Canada. C’est avant tout l’histoire de Vassili Papadopoulos, père absent et omniprésent, grand joueur et combinard de la narratrice. Celle-ci professeur et spécialiste d’Hamlet fera l’expérience de ce « temps qui sort de ces gonds » dans une scène centrale qui côtoiera l’onirique et le surréel et l’amènera à retrouver son père décédé un an auparavant. L’auteur nous sert à nouveau une langue très fine et très belle.

Caroline

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Lettre de réclamation à propos de l’atelier d’écriture et de rédaction de lettres de réclamations du samedi 11 octobre, et plus généralement sur la bibliothèque Vaclav Havel

15 oct

Chère (mais seulement pour l’abonnement DVD, sinon vous êtes gratuite ce dont je vous sais gré) bibliothèque Vaclav Havel,

 Je suis venu samedi dernier, par le plus grand des hasards (car sachez que je ne mets jamais les pieds dans les bibliothèques), dans votre établissement dont je trouvais jolie la façade de bois. Voyez-vous j’aime le bois, et dans une ville composée à 97,43% de bâtiments de pierre, je trouve que le bois apporte une touche rafraîchissante, comme un îlot de nature dans un océan nauséabond de pierre grise…

Mais je m’égare.

Aussitôt entré, je fus alpagué et emmené quasiment contre mon gré dans une petite salle pour composer, dans le cadre d’un atelier d’écriture assez bien organisé il faut le reconnaitre, des lettres de réclamations, sous la houlette de fer de je ne sais quelle scribouillarde issue des recoins les moins bien famés du fameux « internet » par lequel jure désormais uniquement notre jeunesse désœuvrée. Des lettres de réclamations, donc, que nous devions, dans la déstructuration la plus totale, composer et envoyer à des écrivains, des éditeurs ou que sais-je encore à propos d’ouvrage de la rentrée littéraire dite «  alternative » (appelée également, si j’ai bien compris, « Voie des Indés », dans une tentative d’humour de mauvais goût, convenons-en.)

Ici l'animatrice en question, accompagné d'un volatile exotique. Fort heureusement l'oiseau n'était pas là lors de la séance où j'aurais saisi le STEG.

Ici l’animatrice en question, accompagnée d’un volatile exotique. Fort heureusement, l’oiseau n’était pas là lors de la séance sinon j’aurais saisi le CPDVEER.

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Depuis que la samba est samba de Paulo Lins

8 oct

Rio dans les années 20, avant l’indépendance. Le roman se déroule principalement dans le quartier de l’Estacio à une époque où est née une nouvelle musique, la samba, qui deviendra l’âme du Brésil.  On est plongé dans une époque où le Brésil s’est inventé. A travers une galerie de personnages attachants et hauts en couleur, on découvre et suit leurs passions, l’amour, la musique et la religion: Brancura jeune homme, qui doit choisir entre le proxénétisme de son père (et les femmes) et une vie rangée (travail aux docks, mariage avec Yvette et écriture des textes de samba avec ses amis du quartier), Sodré le Portugais qui utilise ses relations officielles (il est banquier) pour régner sur une partie de la prostitution de l’Estacio, Silva le compositeur de samba qui ré-invente le genre et connaîtra la gloire, Tante Almeida généreuse institutrice qui donne des cours bénévolement et accueille Seu Tranca-Rua qui fonde une nouvelle religion aux influences indiennes et africaine nommée umbanda… et tant d’autres. Le roman parle d’une relation à trois: Brancura et Sodré sont en effet amoureux d’une prostituée, la belle Valdirène, qui aime les deux hommes.

L’auteur a réussi à faire revivre une époque violente et passionnante, une petite page de l’histoire du pays et des mentalités d’alors. En termes crus l’amour, le sexe, l’homosexualité et la prostitution sont racontés. Lecteurs sensibles s’abstenir! Mais cela donne « chair » aux personnages, renforce à mon sens leur « réalité » et les rend humain. Le livre montre aussi la mixité du pays dans un joyeux mélange, symbolisé par Valdirène, la femme de deux hommes aux couleurs de peaux et aux styles de vies opposés. Sont aussi évoqués les affres de la création, le carnaval à ses débuts, l’éducation… Beaucoup de termes brésiliens et de textes de samba sont écrits dans la langue, ce qui renforce le dépaysement. Une playlist est à écouter pour accompagner la lecteur et la plongée, dispo sur le site de l’éditeur en mode youtube: . Bref j’ai aimé prolonger l’été brésilien avec cet excellent roman, bien écrit et foisonnant.

Un petit extrait pour vous mettre l’eau à la bouche :

« Silva attendait sa sœur pour lui passer un savon. Il savait très bien que si ses amis n’étaient pas encore venus le voir, c’était parce qu’elle ne leur avait pas transmis les messages qu’il leur avait envoyés. Il savait pourtant que le bonheur qu’il aurait à leur seule vue l’aiderait à expulser la maladie de son corps! Il avait griffonné tant de vers, de mélodies… il voulait les faire lire à d’autres, pour qu’il l’aident à poser le couplet, ajuster la musique, améliorer telle ou telle phrase. Il était donc là à ruminer ses pensées, attendant sa sœur, lorsqu’il vit Bide, essoufflé, entrer dans la pièce.

« -Qu’est-ce qui t’arrive? demanda t-il surpris.

-J’ai quelque chose à te dire.

-Si c’est un bonne nouvelle, dis-la, si c’est une mauvaise, tu peux te la garder, je suis malade…

-Tu ne sais pas ce qu’ Oxala t’a préparé!

-Dis-moi!

-Cebola a chanté « Me faz carinhos » à Alves, et Alves veut te l’acheter! »

Silva, qui arrivait à peine à se lever pour aller aux toilettes, bondit de son lit.

« Eh, du calme, mon vieux! s’écria Bide. Être hospitalisé, c’est déjà un pas vers la tombe. Le prochain arrêt, c’est le cimetière. Tu me fais encore un saut comme celui-là et ta samba, c’est à Aruanda que tu la vendras, l’ami!…

-Alves veut m’acheter  « Me faz carinhos », c’est ce que tu es en train de me dire? suis-je déjà mort?

-Si tu es mort, je le suis aussi…

-Je suis en train de rêver ou…?

-Peut-être…

-Alves veut m’acheter une samba!

-Pour vingt mille réais, ta samba sera chantée par tout le Brésil-voire par le monde entier »

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Anti Glace de Stephen Baxter

2 oct

 

 

Anti-Glace est un roman de Science-fiction uchronique, c’est-à-dire qu’il prend part dans un passé alternatif, en l’occurrence celui de l’Europe de la fin du 19ème siècle. Pourquoi uchronique ? Car en cette année 1870 l’Angleterre domine le concert des nations grâce à une matière redoutable qu’elle a découverte en Antarctique, et  dont elle s’est rendue maîtresse : l’Anti-glace.

Cette technologie permet à ses ingénieurs, au premier rang desquels l’un de nos héros, Josiah Traveller, de développer aussi bien des armes redoutables que des technologies incroyables. [...]

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La voie des indés : le test

30 sept

 

voie des idés

Pour la première année, la bibliothèque participe au festival de la Voie des indés. Le festival est conçu comme « une exploration collective de l’édition indépendante », un moyen aussi d’entrer dans la rentrée littéraire.

Alors en préalable au festival, nous vous proposons de faire le point sur votre connaissance des éditeurs indépendants avec LE TEST. Revenez ensuite sur notre blog pour vérifier vos réponses !

CLIQUEZ-ICI POUR COMMENCER LE TEST

[...]

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La rentrée du club des lecteurs

27 sept

Logo final Des  coups

Sur les bancs de la salle Allegro, on se dispute les meilleures places. Ils sont venus nombreux pour raconter le meilleur de leurs lectures d’été. Nous retrouvons deux fidèles clubistes et rencontrons avec plaisir cinq nouvelles recrues. Rapide tour de table où chacun se présente en dégustant les DEUX gâteaux faits maison (et oui on est gâté quand on participe au Club des lecteurs ! ).

Sylvie ouvre la discussion et nous présente sa dernière lecture de Mo Yan : Le chantier, une lecture très raide qui raconte l’ineptie de la vie des gens qui vivent sous contrôle. On y construit une route hypothétique dont personne ne sait où elle va aller… Son deuxième coup de cœur de l’été ? [...]

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La rentrée du Club manga

19 sept

Le club manga, c’est un moment où bibliothécaires et lecteurs peuvent parler de mangas et ça c’est le second samedi de chaque mois à 15h. Après une petite pause estivale, il a repris dans la joie et la bonne humeur ce samedi 13 septembre avec une séance consacrée aux Mordus du Manga et tout spécialement à la sélection 8-12 ans.

Les Mordus  c’est quoi ? Deux sélections,  8-12 ans et 13 et +, de 6 mangas parus dans l’année, pour lesquels vous pouvez voter jusqu’au mois de décembre. Shôjo, Seinen, Shonen, vous trouverez forcément une histoire pour vous. Les bibliothèques participantes en profitent pour proposer des activités  en lien avec les mangas et la culture japonaise. On vous attend d’ailleurs le 8 novembre pour un atelier Maki !

   

   

Hell’s Kitchen : Dogma, un démon lassé de dévorer les âmes orgueilleuses des brillants cuisiniers, décide de former Satoru, un garçon tout à fait ordinaire, à la grande cuisine. Pour cela il l’aide à intégrer une fameuse école de cuisine. Dogma n’est visible qu’aux yeux de Satoru, ce qui est pratique pour lui rendre la vie impossible et donne lieu à des situations hilarantes. Un manga très drôle, avec des personnages secondaires intéressants, qui promet plein de rebondissements !

Hanayamata : Vous connaissez le Yosakoï ? Découvrez cette danse traditionnelle japonaise avec Naru, l’héroïne réservée de ce manga. Une rencontre avec l’exubérante américaine Hana, la fera tourbillonner dans cet univers composé de yukata, naruko et autres accessoires. A deux, elles essayeront de monter un club dans leur lycée afin de nouer de nouvelles amitiés et de faire connaitre le Yosakoï. Une belle histoire d’amitié entre deux jeunes filles aux antipodes l’une de l’autre qui vous fera vivre de beaux moments de danse !

Hero Mask  : Au premier abord Shibuya n’a rien d’un héros : nouvel élève, il se retrouve malmené par des voyous. Heureusement Lilico, qui appartient au club des héros du lycée, enfile un masque et vole à son secours, armée seulement de son courage. Quand Shibuya découvre un masque qui lui donne des supers pouvoirs, il décide de rejoindre ce club pour apprendre tout ce qui fait l’âme d’un héros. Au programme : de l’action, des pouvoirs, des super-vilains et des minijupes !

Babysitters  : Après le décès de leurs parents, Ryuichi et son petit frère Kotaro sont recueillis par la directrice d’une académie, à condition que Ruichi gère la crèche accueillant les enfants des profs. Ryuichi se retrouve donc entouré d’une ribambelle de bambins tous plus Kawaii les uns que les autres. Son rôle de baby-sitter lui permettra de se faire de nouveaux amis et de créer des liens très particuliers avec les enfants et leurs parents. Impossible de ne pas craquer devant tous ces marmots !

Blue Spring Ride  : Futaba n’aime pas les garçons. Enfin … sauf Tanaka. Mais après un rendez-vous amoureux manqué, il disparait mystérieusement du collège. Quelques années plus tard, elle le retrouve au lycée mais tous les deux ont évolué, ils ne sont plus les mêmes. Seront-ils de nouveau amoureux ? Quel est le secret de Tanaka ? Ce qui pourrait sembler une simple bluette est aussi l’occasion de montrer à quel point il est difficile d’être une adolescente, que ce soit en amour ou en amitié.

Bullet Armors : Dans un monde où des machines, les Tremors, ont une volonté propre et sont en guerre contre les hommes, Ion, un jeune garçon, trouve un jour Bullet, un bras mécanique qui fera de lui un des Breeders. Ceux-ci étant exclus de la société, Bullet et lui devront donc compter sur leurs amis et être prudents pour retrouver le père du héros. Dépaysante, cette quête initiatique à l’atmosphère SF vous ravira grâce au dynamisme de ses combats !

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La parlotte, un moment d’échange en français

17 sept

Inspirés par les expériences de la BPI et les ateliers « blabla » de ces bibliothèques, nous avons lancé « la parlotte » en mai dernier à la bibliothèque, des séances de conversation en français pour les apprenants non francophones.

En effet, de par notre situation dans le 18ème arrondissement, nous avions déjà mis l’accent sur l’apprentissage des langues et plus particulièrement du français dans nos collections. Depuis notre ouverture, nous avons remarqué qu’une grande partie de notre public est composée de primo arrivants, de demandeurs d’asile (France Terre d’Asile est basé à quelques rues de chez nous) ou de personnes qui sont en France depuis quelques temps mais qui maitrisent mal le français.

Capture

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Autour de la micro-édition. Rencontre avec Arbitraire.

13 sept

Les très petits éditeurs ou micro-éditeurs font tout eux-mêmes, de la fabrication du fanzine ou du livre à sa diffusion en librairie. Ils le font par plaisir et pour pouvoir publier ce qu’ils veulent, à leur façon, et financent leurs projets. Le tirage de ces éditions est très modeste, et leur prix ne sert globalement qu’à couvrir les frais d’impression. On parlera de fanzines pour les parutions les plus modestes, et de micro-édition pour les démarches plus étoffées.

Le festival Fanzines ![1] s’intéresse à la petite édition graphique (dessin, bande dessinée). A travers des rencontres et expositions, à la médiathèque Marguerite Duras, dans le 20e, et dans des galeries et librairies de l’Est parisien, Fanzines ! célèbrera pour sa 4e édition l’édition maison et les artistes qui la font vivre. L’approche de Fanzines ! est donc l’occasion de parler DIY ! : Do It Yourself [2]!

 

Les éditions Arbitraire sont nées de la rencontre de ses membres à l’école d’arts graphiques Emile Cohl à Lyon, un petit groupe qui partage un même goût pour la bande dessinée, ou plutôt une certaine bande dessinée, plus expérimentale. Ils se retrouvent dès lors pour dessiner ensemble puis lancent en 2005 leur premier fanzine, composé de leurs créations, imprimé en photocopie,  Arbitraire. Après quelques évolutions du collectif, ils sont aujourd’hui sept auteurs : Renaud, Pierre, Julien, Vincent, Géraud, Ophélie et Antoine auxquels se sont ajoutés Julien et Juliette pour la partie éditoriale. Certains ont quitté Lyon, et ne peuvent donc participer de la même façon à l’édition de la revue et des livres, mais l’aspect collectif demeure très important pour eux.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ça vous a plu de dessiner ensemble, puis de créer un fanzine ? Qu’est-ce qui vous réunissait autour de la bande dessinée ?

Arbitraire : On s’est donc rencontrés à l’école Emile Cohl qui propose un enseignement très classique notamment en bande dessinée, et l’idée au départ était de se retrouver entre copains pour boire un verre, dessiner ensemble et partager nos goûts communs en musique, bande dessinée, cinéma… On organisait souvent des sessions de dessins en commun, qui tournaient à l’expérimentation de style Oubapo[3] et aux cadavres exquis. Petit à petit,  l’idée de rassembler nos histoires courtes dans un fanzine s’est imposée d’elle-même.

 

Arbitraire 11, extrait d’un récit d’Antoine Marchalot.

 

Comment était fabriquée la revue, au départ ?

Arbitraire : On n’avait pas de référence de fanzine en bande dessinée, on connaissait plutôt ce support dans le milieu de la musique, du punk notamment.
Nos connaissances en édition étant inexistantes, on a improvisé autour d’une photocopieuse avec colle, ciseaux et agrafes sur des feuilles de format A3[4]. Au fur et à mesure des numéros, le façonnage s’est affiné, nous avons appris sur le tas de nombreuses techniques.

 

Arbitraire 11, couverture d’Ophélie Bernaud, sérigraphiée.

 

Nombre de couvertures de la revue Arbitraire sont imprimées en sérigraphie. Quelle est cette technique ?

 Arbitraire : Vincent et Renaud ont fait un stage au Dernier cri (éditeur marseillais spécialisé dans le livre en sérigraphie) en 2007, ce qui a permis par la suite d’imprimer les couvertures de la revue nous-mêmes et en couleur.
La sérigraphie est une technique qui consiste à faire passer de l’encre à travers une maille tendue sur un cadre. Certaines zones du cadre sont obstruées avec un produit formant un pochoir très précis du dessin. Cette méthode a l’avantage de pouvoir être pratiquée avec peu de moyens.

 

Pourquoi s’auto-éditer ? Quel plaisir, quel intérêt trouvez-vous à choisir un papier, à chercher la forme graphique que prendra la revue ?

Arbitraire : L’auto-édition sous forme de fanzine à nos débuts nous a surtout permis de pouvoir simplement montrer nos histoires courtes à nos familles et amis. Plus on a avancé, plus le principe d’éditer nous a plu presque au même titre que le dessin lui-même.
L’auto-édition suppose de contrôler chaque étape du processus de conception et de réalisation d’un livre. Elle permet de faire moins de compromis sur un travail personnel, car pour nous le fond et la forme sont indissociables.

 

Aujourd’hui, les éditions Arbitraire publient aussi des livres. Quant à la revue, elle accueille depuis le 6e numéro, si je ne me trompe pas, des auteurs ne faisant pas partie du collectif initial. Comment la structure a-t-elle évolué ?

Arbitraire : Dès le début, nous avons invité dans la revue des auteurs n’étant pas dans le collectif mais faisant partie de notre entourage. A partir du numéro 6, nous avons commencé à publier des auteurs reconnus que l’on appréciait et qui nous avaient marqués. Il y avait aussi au départ cette envie de publier plus qu’une revue : des livres d’auteurs mais aussi des affiches en sérigraphie, avec toujours à l’esprit la volonté de soigner le fond comme la forme.

 

Vous ne travaillez pas avec ce qu’on appelle, dans le circuit du livre, un diffuseur-distributeur (ce sont ceux qui présentent les livres aux libraires, prennent les commandes, puis acheminent les livres) ; vous présentez donc vous-mêmes les livres aux libraires. Expliquez-nous un peu de quelle manière ça se passe ?

Arbitraire : Jusqu’à maintenant, nous travaillions en direct avec une soixantaine de librairies en France et à l’étranger. Cela consiste à rencontrer les libraires, leur montrer ce que l’on fait et définir avec eux combien d’exemplaires ils peuvent prendre, si c’est du dépôt[5] ou de la vente ferme et le pourcentage qui leur revient. On doit ensuite tenir à jour une comptabilité rigoureuse pour chaque librairie. En fait, on rajoute aux activités d’auteur/éditeur celle de diffuseur/distributeur, qui est un métier à part entière. C’est beaucoup de travail et l’énergie que l’on peut consacrer à cette tâche diminue peu à peu. Travailler avec un diffuseur-distributeur est maintenant pour nous nécessaire et en projet.

 

Votre travail est aujourd’hui – relativement – reconnu. Cependant, vous ne vivez pas d’Arbitraire, vous êtes tous bénévoles. Ça peut être difficile à concevoir, à l’heure actuelle…

Arbitraire : En fait c’est plutôt quelque chose de « normal » dans le système économique actuel. Quand nous sortons un livre, notre but n’est pas de faire des bénéfices. Sortir les livres que l’on veut dans les formats que l’on veut se paye par le bénévolat. Si nous voulions nous dégager un salaire, nous devrions penser à comment faire pour avoir une économie viable ; on devrait augmenter les tirages, et donc proposer des livres qui plairaient à un plus large public,  etc. Ce n’est pas ce que nous voulons faire pour l’instant. C’est le dilemme de beaucoup d’éditeurs indépendants, mais aussi d’auteurs : il est très difficile de vivre de l’édition.

Arbitraire 12, Le Mont Eugolona

 

Le dernier numéro d’Arbitraire est un récit collectif, créé par six auteurs, sur la base de contraintes. Racontez-nous le processus qui a mené au Mont Eugolana. (NDA : Le Mont Eugolona raconte l’histoire d’un groupe d’amis ayant entrepris l’ascension d’une montagne, mais différents événements vont perturber leur voyage. Chaque auteur se focalise sur le cheminement d’un personnage, ses perceptions et les embûches qu’il rencontre, selon une liste de contraintes tirées au sort auparavant. Le récit se lit de bas en haut, à l’instar de la montagne gravie, mais contrairement au sens classique de lecture.)

 Arbitraire : Dans le numéro 11 de la revue, nous avions réalisé un cahier collectif de 16 pages en couleur. Chaque auteur devait s’intégrer en deux pages dans une situation catastrophe décidée tous ensemble, autour d’une table. L’idée et le processus de réalisation avaient plu à tout le monde. Nous voulions aussi renouveler la forme de la revue qui n’avait cessé d’évoluer au fil du temps pour finir par se stabiliser. Il fallait casser ce confort à nouveau.

Nous avons donc décidé de sortir un livre/revue collectif et pour réfléchir à ce projet et resserrer les liens, nous sommes tous partis à la montagne pendant une semaine en juillet 2013. Parallèlement à ça, Pierre et Renaud avaient lu Le Mont Analogue de René Daumal qui a servi de point de départ au scénario du Mont Eugolana. C’est un récit complet dans lequel chaque auteur se plie à différentes contraintes élaborées en amont.

 

Le Mont Eugolona, extrait de la contribution de Pierre Ferrero

 

Pierre & Renaud pour Arbitraire.

http://www.arbitraire.fr/actu/


[1] Plus de renseignements sur http://fanzines.papiergache.net/fr/ Festival Fanzines ! – du 3 au 31 octobre 2014 . Salon des éditeurs les 18 et 19 octobre.

[2] Soit : Fais-le toi-même !

[3] OuBaPo : Ouvroir de Bande dessinée Potentielle. Les membres de l’OuBaPo s’amusent à créer des bandes dessinées selon une contrainte ; par exemple, une bande dessinée dont le sens de lecture peut aussi bien être horizontal, vertical que dans la diagonale.

[4] C’est-à-dire que la maquette – soit l’organisation des éléments dans la page – est réalisée à la main,  étape effectuée aujourd’hui via des logiciels comme InDesign ou Xpress.

[5] Lorsqu’un éditeur laisse des livres en dépôt chez un libraire, cela veut dire que ce dernier ne les a pas achetés (ce que l’on appelle « en ferme »). C’est un arrangement plus souple, le pourcentage de la vente récupéré par le libraire est moins élevé, mais c’est une organisation et un risque plus grands pour l’éditeur.

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Les sélectables débarquent à Václav Havel

5 sept

A partir de septembre, venez découvrir chaque mois de nouvelles Sélectables préparées par vos bibliothécaires : des sélections thématiques croisées sur papier et au format numérique, d’une dizaine de titres sur chaque support, autour de thèmes qui suivront l’actualité de la bibliothèque.

Les ouvrages papier sont empruntables comme n’importe quel livre de la bibliothèque, et les supports numériques sont proposés comme sélection thématique pour les liseuses de la bibliothèque (ou les vôtres !) et seront téléchargeables au rez-de-chaussée de la bibliothèque sur notre bibliobox, ou directement de chez vous via notre cloud à cette adresse.

La première sélectable est dédiée au quartier de La Chapelle, et ça se passe ici pour en savoir plus.

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