le dernier Club des lecteurs spécial Coups de cœur

Où l’on parle du Brexit, de spiritisme, de réalisme magique, de chasse à l’ours et de nuits romaines …

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Le samedi 23 novembre, il pleuvait et il faisait froid. Alors on s’est armés pour affronter les éléments : café, thé, shortbreads et livres.

captureMary nous a parlé de Feel Free, recueil d’essais de l’autrice britannique Zadie Smith, instantanés de notre époque sur la politique, la littérature, la pop culture …

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Christiane nous a entraînés vers l’inconnu et l’étrange avec La télégraphiste de Chopin d’Eric Faye : revenants et spiritisme dans le Prague des années 90 …  Et avec son autre coup de coeur, les forces obscures de la nature n’étaient pas loin non plus : Animal, de Sandrine Collette, nous plonge dans la forêt népalaise sur les traces d’une chasse à l’ours initiatique … capture

Pour Liliane, la lecture de Ces âmes chagrines de Leonora Miano permet de se plonger dans la trajectoire de vie d’un personnage qui se débat avec son histoire familiale, son héritage et ses propres aspirations …

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Enfin, les bibliothécaires, entre deux tasses de cafés et trocaptureis shortbreads, on également donné leur avis sur leurs dernières lectures : pour David, le grand Pasolini nous promène dans Rome : avec les yeux du poète, nous nous baladons dans la ville éternelle avec Promenades Romaines capture(édition bilingue empruntée à la précieuse Réserve Centrale).

Julie est en train de lire Mon année de repos et de détente de Otessa Moshfegh et dont le thème (tout arrêter une année pour dormir…) l’a passablement attirée. Le roman est ancré dans le New York des années 2000, et oscille entre dénonciation de la société de consommation et introspection radicale. Mais la rédemption est au bout du chemin ….

Rendez-vous le 7 décembre pour le prochain club, Spécial Wilfried N’Sondé !

Il sera ensuite présent à 15h pour une rencontre-lecture autour de son dernier ouvrage, Aigre-Doux.

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Le cake à la pomme de la réunion d’équipe

img_20190926_095015Depuis quelques jours, l’automne vient de faire son entrée. Les feuilles tombent, le ciel se grise, les odeurs des fournitures scolaires emplissent le quotidien. L’automne, c’est aussi la saison des pommes !

Pour profiter des fruits de saison, quoi de mieux qu’un cake à la pomme ?! Et quoi de mieux qu’en faire profiter les collègues le temps d’une réunion d’équipe ?!

Je vous propose donc une recette d’un cake à la pomme que nous pourrons appeler « le cake à la pomme de réunion d’équipe ».

Pour cette recette, il vous faudra :

  • 2 pommes
  • 2 oeufs
  • 50g sucre roux
  • 150g crème fraîche épaisse
  • 100ml lait
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 100g farine de blé
  • 100g maïzena
  • 1 noisette de beurre
  • 1 sachet de levure chimique

Préchauffer le four à 180°. Pendant ce temps, peler les pommes et couper les en petits morceaux. Faire fondre une noisette de beurre dans une casserole. Ajouter une cuillère de sucre roux et faire revenir les morceaux de pomme à feu doux. Pendant ce temps, mélanger la crème fraîche, les sucres, les oeufs et le lait. Ajouter les farines et la levure, puis les morceaux de pomme caramélisés. Beurrer et fariner un moule à cake, et verser enfin la pâte. Enfourner le cake et laisser cuire « le cake à la pomme de réunion d’équipe » pendant 60 minutes (il sera mangé en moins de temps que cela ^^).

Pour la cohésion d’équipe, la bonne entente, le soin des papilles, je vous invite à tester notre « cake à la pomme de réunion d’équipe » avec ou sans réunion. 😉 Il sera parfait pour préparer l’hiver, pour profiter de douceurs à l’occasion des goûters des week-ends et/ou d’éviter les coups de barre pendant les réunions d’équipe. 😉

 

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Retour sur le cycle VOIE DES INDES – 2018

La bibliothèque Vaclav HAVEL organise chaque année un temps fort autour de l’édition indépendante.

Avant de nous retrouver pour le cycle 2019 qui débutera en octobre et qui sera consacré aux Editions de l’Ogre et aux Editions Magnani, revenons sur l’édition 2018.

A l’automne 2018, Le Nouvel Attila et les éditions des Elephants nous ont fait l’honneur d’accepter notre invitation.

Le Nouvel Attila« L’éditeur qui met du sang dans son vin »la-nouvel-attila

 » Littératures étranges et étrangères… Le nouvel Attila cultive les genres inclassables et les mauvaises herbes littéraires, en proposant traductions, rééditions de trésors oubliés, et quelques auteurs français choisis. »

 

Les éditions des Eléphantsles-editions-des-elephants

 » Nées en 2015 sous le signe de la longévité, les Éditions des Éléphants proposent des albums pour enfants qui cultivent toutes les qualités de l’éléphant. Force, grâce, intelligence, mémoire… se retrouvent au fil de nos livres. »

 

Retouvez ici et la liste des ouvrages de ces 2 éditeurs présents à la bibliothèque Vaclav HAVEL.

Diverses animations ont été proposées à nos usagers par ces deux maisons d’édition.

Pour Le Nouvel Attila :

  • Une rencontre à la Librairie Le Rideau Rouge (Paris 18e) avec Gauz, l’auteur des romans Debout-payé et Camarade Papa.
  • Une lecture/performance en dialogue à partir du livre Entrée libre de l’artiste et écrivaine Mélanie Yvon.
  • Un atelier de lecture de manuscrits organisé par l’éditeur du Nouvel Attila, Benoit Virot.
  • Un atelier de création de livres avec Viviana Curtis Mendez des éditions La Guêpe cartonnière, artiste invitée par Benoit Virot.
  • Une exposition de 4 illustrateurs du Nouvel Attila : Clément Vuillier, Jonathan Martin, Helkavara, Denis Pouppeville.

Du côté des éditions des Eléphants  :

  • Une exposition de gravures sur bois de l’artiste et illustratrice May Angeli.
  • Un atelier de linogravure animé par May Angeli.
  • Un atelier d’écriture animé par Sigrid Baffert, l’autrice des albums Igor et Souky.

Parallèlement à ces événements ponctuels, notre club de lecture et nos ateliers hebdomadaires pour enfants et adolescents furent respectivement consacrés à ces 2 belles maisons d’édition.

Retrouvez sur notre chaîne You Tube l’interview filmée de Benoit VIROT, éditeur et fondateur des éditions Le Nouvel Attila.

Image de prévisualisation YouTube

 

Et ci-dessous l’interview retranscrite de Ilona MEYER et Caroline DROUAULT, éditrices et fondatrices des éditions des Elephants.

Bonjour ! Tout d’abord, pouvez-vous nous dire ce qui vous a donné envie de devenir éditeur jeunesse d’une part et surtout éditeur indépendant ? Est-ce une carrière à laquelle vous êtes venu sur le tard ou alors un rêve de jeunesse ?

Caroline Drouault : Pour ma part, l’idée de travailler dans l’édition trottait dans mon esprit parmi d’autres rêves, durant mon adolescence. Disons que travailler dans l’édition jeunesse en a déjà réuni deux ! C’est après avoir travaillé plusieurs années pour de plus ou moins grosses structures éditoriales que j’ai eu l’envie de retrouver l’énergie et l’enthousiasme d’une petite maison d’édition. Et l’occasion de la créer et de la développer aux côtés d’Ilona Meyer, comme elle me l’a proposé, a été pour moi une chance inouïe.

Ilona Meyer : Comme de nombreux enfants avec des difficultés d’orthographe, j’ai beaucoup été encouragée à lire. Bien que cela n’ait pas eu d’effets très concluants sur mon orthographe, ce fut le début d’une grande amitié. Pour l’enfant que j’étais, les livres ont été des familles de passage, des compagnons d’aventure, des radeaux de fortune, ils m’ont aidée à traverser l’enfance puis l’adolescence. Cet amour de jeunesse pour la lecture, une fois né, ne vous quitte jamais complètement.

C’est d’ailleurs ce constat qui est à la source de mon désir d’éditer plus spécifiquement de la littérature jeunesse. J’ai la conviction qu’une partie de l’avenir du livre repose sur les éditeurs jeunesse et leur capacité à transmettre cet amour.

D’ailleurs, comment définiriez-vous ce qu’est un éditeur indépendant ? Indépendant de quoi, de qui ? Pourquoi ?

Caroline Drouault : Dans notre cas, c’est très simplement une indépendance financière, qui nous garantit une totale indépendance éditoriale.

Ilona Meyer : Oui c’est cela, grâce à elle la préoccupation de rentabilité n’est pas notre préoccupation première. Cela nous permet de publier des projets moins évidents, de suivre des artistes, de prendre le temps d’installer des collections dans le temps. Et au final ce n’est pas une mauvaise stratégie financière car l’essentiel de nos titres ont vocation à devenir du fond, et à avoir une durée de vie plus longue qu’un projet commercial.

 Est-ce important pour vous de rester indépendant et pourquoi ?

Ilona Meyer : Oui, cela nous offre la possibilité d’avoir les bonnes priorités.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

 Caroline Drouault : Dans le cas d’une petite maison d’édition comme la nôtre, il faut pouvoir changer de casquettes des dizaines de fois par jour, ça, c’est la première qualité ! Jongler entre les métiers d’éditeur, de communicant, de fabricant, se rendre sur les salons, défendre les livres devant nos commerciaux… Mais aussi, avoir de la curiosité pour faire naître des projets et une vraie exigence quant à nos choix éditoriaux.

Ilona Meyer : Je dirais qu’il faut aussi beaucoup de rigueur, afin que les fautes d’orthographe que je tente de glisser dans les textes d’auteurs ne se retrouvent pas dans les livres imprimés. Plus sérieusement il y a beaucoup d’étapes dans la fabrication d’un livre, et il faut rester vigilant d’un bout à l’autre.

Sur une autre note, il me semble que pour être éditeur jeunesse, il est essentiel d’avoir un immense respect pour ses lecteurs et une très très haute estime de l’enfant. Il m’arrive parfois, quand je dis à quelqu’un que j’édite de la littérature jeunesse, que le propos soit accueilli avec un petit sourire, l’équivalent d’un « comme c’est mignon ». Or si nos lecteurs sont incontestablement mignons, ils sont aussi exigeants, curieux, vifs et féroces. Il nous faut donc tenter de faire des livres qui soit à la hauteur, voire viser parfois plus haut encore que chez l’adulte car on sait tous que l’enfant, lui, n’a pas renoncé à atteindre ce qui semble hors de sa portée.

Qu’est-ce que vous préférez dans votre travail ? Qu’est-ce que vous aimez moins ?

 Caroline Drouault : Ce que je préfère : les prémices d’un projet, quand tout reste à imaginer, l’illustration, la forme, la fabrication… Mais également recevoir le livre imprimé, c’est toujours un immense bonheur. Pour ce que j’aime le moins… Je n’ai pas de grand talent pour anticiper l’organisation d’événements ou de salons, la décoration, l’installation… Heureusement que ma comparse Ilona est douée pour ça !

Ilona Meyer :

Le moins, c’est facile, c’est les factures !

Le plus, au quotidien, l’aventure en bonne compagnie ;  Caroline, nos auteurs, nos apprenties, et tous les acteurs de la chaine du livre.

Quelles sont les difficultés du métier?

Caroline Drouault : Refuser un projet… Surtout quand il n’est pas mauvais, et qu’il a été réalisé par un auteur que l’on aime bien… C’est juste que parfois, ce n’est pas le coup de cœur, ou bien on ne le voit pas bien dans notre catalogue, on ne sait pas comment on pourrait le défendre… C’est difficile de dire non.

Avez-vous une anecdote particulière à raconter par rapport à votre métier ?

 Caroline Drouault : Je n’en ai pas parlé plus haut mais nous avons la chance de vivre de grandes émotions dans ce métier ! C’est la chance que nous avons en côtoyant artistes et littérature… Je me souviens de nos tout débuts… quand nos projets étaient encore dans nos têtes, à l’état de brouillon ou de crayonnés… et May Angeli est arrivée avec les toutes premières gravures de La Flaque. Ilona a été si émue qu’elle a eu les larmes aux yeux !

Quelles sont les maisons d’édition qui vous ont donné envie de devenir éditeur ? Y’en a-t-il ou alors sont-ce avant tout les œuvres et les auteurs qui vous ont mené à ce métier ?

 Caroline Drouault : Pour ma part, grande lectrice, j’étais attirée par les coulisses du livre, sans bien savoir ce que cela représentait. L’idée de me diriger vers la littérature jeunesse me tentait en raison de la richesse et de la qualité du secteur. J’ai alors été me promener au Salon de Montreuil et j’ai été séduite par les « petites » maisons qui avaient une vraie âme, comme Syros, Épigones…

Y a-t-il un point commun entre tous les albums que vous avez édités ? Avez-vous une ligne éditoriale bien définie ou fonctionnez-vous à l’instinct ?

Caroline Drouault : On peut dire que nous avons une ligne définie, un univers qui nous est propre. Nous n’avons pas de limite d’âge, que le livre s’adresse aux bébés ou aux adolescents, mais nous ne publions que de l’illustré, fiction ou documentaire. Des ouvrages qui parlent aux émotions, qui aident à grandir, à découvrir le monde, qui ouvrent à la différence, et à un jugement nuancé sur la société. Ils s’inscrivent souvent dans un registre réaliste (histoires vraies, récits de vie, histoires en écho avec le monde d’aujourd’hui…) mais ce peut être aussi des contes traditionnels issus de différentes cultures, porteurs de sagesse, de valeurs fortes (humanisme, ouverture aux autres, au monde, justice, etc).

Ilona Meyer : Néanmoins cela n’exclut pas l’instinct. Il arrive parfois un texte, ou sans que cela soit évident nous sentons instinctivement qu’il a sa place dans notre catalogue. C’est comme une intuition de ce qu’il pourrait être si, ensemble, auteur et éditeur puis illustrateur nous parvenons à lui trouver la bonne forme, le bon écrin.

Quels sont vos critères de sélection pour publier un album ? Recevez-vous beaucoup de propositions spontanées ?

Caroline Drouault : Nous recevons énormément de propositions mais étant donné que nous ne publions qu’une quinzaine de titres par an, nous en écartons forcément 99% ! Premier critère, il faut que le texte soit bon, bien écrit, qu’il nous touche, même en tant qu’adulte. Deuxième critère : est-ce qu’il correspond à notre catalogue, est-ce qu’on le voit aux Éléphants ?

Quelle est la part de premiers livres dans vos publications ? En recevez-vous souvent ?

Caroline Drouault : De premiers livres, pas beaucoup. Je dirais, un ou deux par an dans notre production. Mais dans tout ce que nous recevons au quotidien, nous ne faisons pas le tri entre ce qui est  « premier livre » ou pas.

Avez-vous déjà regretté d’avoir refusé  un auteur ou un illustrateur ?

Ilona Meyer : Non, car quand on refuse un projet, nous avons de bonnes raisons.

Souvent le projet n’a pas l’étoffe que nous souhaitons. Parfois, et là cela peut être plus douloureux, nous ne sommes pas la maison adéquate pour soutenir ce projet. Dans ces cas-là on peut avoir la nostalgie de ce qui aurait pu être… Mais au final quand nous aimons un projet, nous lui voulons du bien, et il faut savoir admettre que parfois cela signifie qu’il doit trouver un autre compagnon de route.

Caroline Drouault : Non. Si on l’a refusé, c’est qu’il y avait une raison. Qu’il manquait une dimension au projet, ou bien qu’on ne voyait pas comment l’inscrire chez nous… Mais quand les projets sont bons, ils sont de toute façon publiés, alors je n’ai pas de regrets ! Les livres existent. Nous, nous essayons de garder un catalogue cohérent. Quand on est une petite maison, il n’y a que comme ça que l’on peut être repéré. Si l’on s’éparpille, plus personne ne saura quoi venir chercher chez nous…

Quels sont les critères pour déterminer si un livre est un succès ? Les ventes ? L’accueil critique ?

 Ilona Meyer : La réception, celle des lecteurs des libraires et des bibliothécaires, des critiques. Si les ventes sont aussi au rendez-vous j’avoue que cela ne fait pas de mal…

Caroline Drouault : Les ventes, l’accueil critique, les prix littéraires… Et quand on a les trois, c’est le grand succès !

Qu’est-ce que vous aimez lire ?

 Ilona Meyer : Je lis principalement des romans, un peu de science-fiction et des romans policiers. En ce moment j’explore surtout la littérature américaine.

Caroline Drouault : Je lis essentiellement des romans et des récits : littérature étrangère et contemporaine, polar, grands classiques du XIXe siècle…

 Fréquentez-vous les bibliothèques ?

 Ilona Meyer : Aujourd’hui pas assez, mais enfant c’est là que j’ai trouvé le plus grand nombre de mes lectures et que j’ai affiné mes goûts.

Caroline Drouault : Oui, mais plutôt le rayon jeunesse, que je fréquente pour des raisons professionnelles et pour mes enfants. Quant à mes lectures personnelles, je les trouve en librairie.

 

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Vous avez des restes ?! Faites un cake !

A Vaclav Havel, on adore manger ! On adore la cuisine ! On adore passer du temps ensemble en équipe autour d’une table et d’un bon repas.

Cela fait plusieurs temps que l’idée d’ouvrir une catégorie « Cuisine » titille la bibliothèque. Alors c’est chose faite ! On va tenter de partager des recettes avec vous, de valoriser le local, de souligner l’importance de bien manger. Car quand on mange bien, on se sent bien ! Donc voilà c’est parti pour une catégorie « Cuisine » !

Suite à différents pots de départ en juin et début juillet, il nous restait beaucoup de fromage dans le frigo de la bibliothèque. Comme nous n’aimons pas le gaspillage et que nous prônons le recyclage, la meilleure chose à faire est de faire des cakes avec les restes et de les déguster avec toute l’équipe !

Je vous propose donc deux recettes : un cake au comté, aux olives vertes et aux tomates séchées et un cake au camembert, aux olives vertes et au poivron jaune.

Pour le premier, il vous faudra :

– reste de comté (dans mon cas 120 g)

– 30 g d’olives vertes dénoyautées

– 30 g de tomates séchées

– 2 oeufs

– 100 g de fromage blanc (pour donner le moelleux au cake ^^)

– 100 g de farine de blé

– 100 g de farine de maïs

– 1 sachet de levure

Battre les oeufs avec le fromage blanc et le lait. Ajouter les farines et la levure, puis les olives et les tomates séchées. Pour ma part, j’ai coupé les morceaux de tomates séchées en des morceaux plus petits. Ajouter en dernier le fromage coupé lui aussi en petits morceaux. Saler et poivrer. Beurrer un moule à cake, y verser la préparation et mettre au four à 180°C pendant 55/65 minutes (la durée varie toujours suivant les fours).

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Pour le deuxième cake, il vous faudra :

– reste de camembert (dans mon cas 100 g)

– 30 g d’olives vertes dénoyautées

– la moitié d’un poivron jaune

– 2 oeufs

– 100 g de fromage blanc

– 100 g de farine de blé

– 100 g de farine de maïs

– 1 sachet de levure

On procède pratiquement comme pour le premier cake.

Battre les oeufs avec le  fromage blanc et le lait. Ajouter les farines et la levure, puis les olives et le poivron jaune cru préalablement coupé en petits morceaux. Ajouter le camembert, lui aussi réduit en petits morceaux. Saler et poivrer. Burrer un moule à cake, y verser la préparation et mettre au four à 180°C pendant 55/65 minutes (la durée varie toujours suivant les fours).

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Il est en fait très simple de ne pas perdre de la nourriture ! Si vous êtes anti-gaspillage, je vous conseille le livre Recettes anti-gaspi d’Audrey Le Goff où elle propose des pizzas aux restes de fromages et d’autres mets pour cuisiner les restes, les biscuits mous, céréales et pain rassis, etc.

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Alors ne jeter plus et ravivez les papilles de vos collègues !

 

 

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Un petit tour dans le 18°

Au terme de sa mission de service civique, Amina revient sur son expérience à la bibliothèque, et notamment la création d’un guide du quartier réalisé avec ses apprenants.

Je m’appelle Sity Amina Alfeine, volontaire en Service civique en mission « Main tendue » à la bibliothèque Vaclav Havel. J’anime un atelier de français l’après-midi auprès d’un public de primo-arrivants.

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Au fil des mois, j’ai participé à des animations et des visites intéressantes organisées par la bibliothèque. Mes apprenants apprécient tout particulièrement ces instants car ça leur permet de découvrir  plein  de choses, et si je reprends leurs mots «  d’oublier les soucis du quotidien et de penser à autre chose ».

Ces visites se déroulent dans des lieux culturels dans le 18ème, non loin de la bibliothèque.

Je ne connaissais pas le quartier et j’étais toujours étonnée que pendant notre trajet mes apprenants (pour la plupart réfugiés ou demandeurs d’asiles) me racontaient toujours des anecdotes sur  le 18ème.

C’est comme ça que le projet Un petit tour dans le 18ème  est né.

Ils avaient tant à nous montrer de ce quartier qui est devenu le leur. Nous avions donc décidé d’organiser une visite du 18ème où ils allaient être les guides et nous faire découvrir leurs endroits favoris.

La visite a été un succès. Accompagnée de nos guides et de quelques usagers, nous avons fait le tour du 18ème  pendant environ deux heures  et  avons découvert des  endroits variés : des jardins, un restaurant, un salon de coiffure, etc.

Visite au Shakirail, rue Riquet

Visite au Shakirail, rue Riquet

Cet exercice leur a permis  de s’exercer à l’oral, mais cela nous a permis aussi de découvrir le quartier à travers leurs regards, leurs impressions en tant que nouveaux arrivants.

À l’issue de cette visite, un diaporama visuel et sonore réalisé par Nausicaa Preiss et Michel Mosset a été projeté à la bibliothèque.

Ce projet a également donné lieu à un  guide du quartier, disponible en consultation sur place au 1er étage de la bibliothèque.

Arrivée au terme de ma mission, j’aimerais dire que j’ai vécu une expérience très enrichissante aussi bien au niveau professionnel que personnel. Je me suis rendue compte au fil des semaines que cela ne se limitait pas seulement à un cours de français : j’aidais des personnes à atteindre leurs objectifs dans leur nouvelle langue, que ça soit personnel ou professionnel.

J’ai rencontré des profils variés, des personnes tellement motivées à lever cette barrière de la langue pour pouvoir partager leur expérience de la vie et du monde qui les entoure. Je pense que c’était un apprentissage qui s’est fait dans les deux sens.

La bibliothèque Vaclav Havel est plus qu’une bibliothèque, on y vient

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le livre de la balade d’Amina, disponible en consultation au 1er étage. Photos de Michael Mosset

pour lire, pour échanger, pour apprendre le français et d’autres langues, mais aussi pour se reposer, et pour certains qui viennent d’arriver en France elle est un repère essentiel.

Je remercie l’ensemble de mes collègues de la bibliothèque qui m’ont très vite intégrée au sein de l’équipe et qui m’ont accompagné lorsque je surmontais une très grande difficulté. Un clin d’œil à ma tutrice Stéphanie : merci de m’avoir poussé toujours plus haut mais toujours avec douceur, Awa pour son énergie infatigable et son grain de folie, Hélène et Jean-Claude pour leurs précieux conseils et Lisa et Julie B pour leurs sourires qui m’aidaient à commencer la journée du bon pied.

Merci pour tout.

 

 

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Club des lecteurs « Explorateurs-Exploratrices »

Dans le cadre de la thématique sur les explorateurs et les exploratrices, notre dernier club des lecteurs fut dédié aux récits de voyage. Nos lectrices ont lu et aimé :

Akago. Ma vie au Groënland / Nicolas Dubreuil et Ismael Khelifa. – Robert Laffont, 2016

Dans cet ouvrage, Nicolas Dubreuil nous livre avec humour et passion le récit de ses multiples séjours dans le Grand Nord dans lequel il y vit plusieurs mois par an. A ses souvenirs personnels et aux nombreux témoignages sur la vie des Inuits s’ajoutent de très intéressantes réflexions écologiques et politiques. Une formidable découverte pour Mary.

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Martin Eden / Jack London

Magnifique récit d’un voyage intérieur, d’une métamorphose. Celui d’un jeune marin issu des classes populaires, peu cultivé, qui pour l’amour d’une jeune femme de la haute bourgeoisie va s’extraire de son milieu d’origine et s’élever intellectuellement par un travail acharné, frisant l’obsession. Un classique à lire absolument – chaudement recommandé par Christiane et Marie (bibliothécaire)

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La route. Les vagabonds du rail / Jack London

Décidément nous aimons Jack London dans ce club de lecture! Dans ce roman, Jack London nous embarque dans sa vie de hobo. Passager clandestin à bord des trains qui sillonnent les Etats-Unis, il rencontre une communauté de vagabonds qui comme lui vivent une vie d’aventure, en marge de la société, les poches vides. Hymne à la liberté et à la jeunesse. Un autre chef d’oeuvre de la littérature américaine.

La Route : Les Vagabonds du rail par London

Voyage au bout de la soif : seul au milieu du Sahara / Régis Belleville. – Ed. Transboréal, 2010.

L’auteur se soumet à l’expérience de la chaleur, de la solitude et de la soif en s’installant au coeur du désert mauritanien. Récit d’un voyage expérimental immobile durant lequel l’auteur a repoussé ses limites physiologiques et psychologiques. Christiane a aimé ce livre pour ses diverses considérations scientifiques sur la résistance humaine et sur le désert.

Voyage au bout de la soif par Belleville

Treize lunes / Charles Frazier

Histoire de Will Scott jeune blanc américain qui fut vendu par son oncle à un comptoir commercial en territoire indien, fut adopté par les Cherokee et qui toute sa vie durant s’évertua à défendre la cause des Indiens d’Amérique. Ce roman dont la petite histoire rencontre la grande Histoire de l’Amérique du Nord du 19e siècle et qui est servi par une très belle plume vous est très vivement recommandé par Christiane.

Treize Lunes par Frazier

L’usage du monde / Nicolas Bouvier

Nicolas Bouvier a arpenté le monde pendant 50 ans et fait figure de référence pour tous les écrivains voyageurs. Jeune homme de bonne famille, il part depuis la Suisse en juin 1953 à bord d’une vieille Fiat Topolino vers la Yougoslavie, la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, avec son ami et peintre Thierry Vernet qui illustre le récit de ses dessins. Manon a partagé son émerveillement de la découverte par ses descriptions précises et ses réflexions.

L'usage Du Monde - Choix De Lettres De Nicolas Bouvier (1951-1963) de Nicolas Bouvier Format Broché

Notre prochain club des lecteurs aura lieu le samedi 22 juin. Il s’agira de présenter des « livres à glisser dans sa valise » et de cette littérature appelée parmi les professionnels (éditeurs/libraires) « Feel good books »

 

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Club des lecteurs spécial coups de coeur

Notre club des lecteurs du samedi 13 avril fut consacré à nos dernières lectures et nos coups de cœur littéraires.

Il fut l’occasion d’échanges passionnés autour de la littérature, ponctués par-ci par-là de quelques digressions…

Voici la liste des lectures que nos lectrices et lecteurs vous recommandent. Il y a en a pour tous les goûts. De la littérature contemporaine, des classiques, des polars, de la littérature française ou étrangère.

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Vous trouverez tous ces titres à la bibliothèque Vaclav Havel ou le cas échéant dans les bibliothèques du réseau.

N’hésitez pas à rejoindre notre prochain club qui se déroulera le samedi 11 mai. Il sera consacré aux récits de voyage. L’accueil y est toujours chaleureux et le café coule à flot.

Bonne lecture!

 

 

 

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Rencontre entre les 4e du collège Aimé Césaire et le public en situation de migration

Jeudi 14 mars, une classe de 4e du collège Aimé Césaire est venue à la rencontre du public migrant de la bibliothèque avec l’association Les « Ethnologues en herbe« .

L’hospitalité à La Chapelle
Cette classe de 4e a réfléchi à la notion d’hospitalité dans le quartier de La Chapelle et mené des enquêtes de terrain avec les « Ethnologues en herbe ». Cette association souhaite débusquer et déconstruire les préjugés, sur des personnes mais également sur des lieux. Les collégiens et les migrants fréquentent très régulièrement la bibliothèque et d’autre espaces du quartier mais se parlent rarement. C’était l’occasion pour ces deux publics d’échanger lors de cette dernière séance de travail sur le thème de l’hospitalité.

Les collégiens ont donné un cours de français improvisé

A l’une des tables, la discussion s’est improvisée cours de français

Une curiosité partagée
Les adolescents étaient assis à plusieurs tables au 1er étage de la bibliothèque pour discuter avec de jeunes ou moins jeunes adultes. Un peu intimidés au départ, les protagonistes ont vite sympathisé et se sont posés mutuellement des questions. Les collégiens étaient curieux du pays d’origine des réfugiés, de leur parcours migratoire, de ce qu’ils aimaient faire dans la vie. Les deux publics voulaient connaître la situation familiale de leurs interlocuteurs, le nombre de frères et sœurs… mais aussi les endroits qu’ils fréquentent et pourquoi.

Bilan de la rencontre par les collégiens : ce qu'ils ont retenu

La rencontre s’est terminée par une restitution des éléments retenus et des boissons partagées.

 

Pour en savoir plus sur l’accueil du public migrant à la bibliothèque Vaclav Havel [pdf 513,14 ko]

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Entretien avec Stéphanie Lacombe

Le 22 janvier dernier, Stéphanie Lacombe m’a accordé un entretien d’une heure. J’ai pu l’interroger sur sa série La Table de l’ordinaire, aussi appelée Les Français à table, qu’elle présentait alors à Vaclav Havel, qui est désormais exposé à la bibliothèque Hergé, et sur son travail de photographe.

Bonne lecture !

Gwénaëlle

lacombe-s

–     Bonjour Stéphanie, pourrais-tu te présenter ? D’où t’es venu ton intérêt pour la photographie ? Quel est ton parcours ? As-tu fait des études artistiques ? Et puis je me demandais si tu étais parisienne ou si tu venais d’ailleurs…

–     Alors je m’appelle Stéphanie Lacombe. Je suis photographe. Cela fait 17 ans maintenant que je fais ce métier. L’idée de faire de la photo m’a paru comme une évidence. J’en ai toujours eu envie, déjà depuis l’âge de 9 ans. J’ai eu très tôt un appareil photo, un petit Kodak à disques que mon grand-père m’avait offert.

Mon amour de la photo a démarré comme ça. Je dessinais beaucoup aussi. J’ai toujours dessiné enfant. Plus tard, j’ai fait les Arts Déco. J’ai eu cette chance. J’étais en échec scolaire en fait, primaire et collège. Mes parents m’ont envoyé en BEP comptabilité. Donc l’horreur ! Punition absolue ! C’était vraiment une punition car, comme je ne travaillais pas bien, ils ne m’ont pas laissé faire vente. A seize ans, j’ai pris mes valises et je suis partie à Paris. J’ai pu être hébergée à Paris chez ma tante et mon oncle. J’ai pu rentrer rue Madame. J’ai passé un concours pour faire une école à la formation imprimante, aux métiers de la PAO. Une fois dans cette école, il y avait une autre section : brevet de technicien dessinateur maquettiste. Comme ce parcours scolaire était mieux adapté pour moi, je me suis mise à travailler, à avoir des félicitations et des encouragements. La directrice m’a dit : « On n’a pas l’habitude de faire ça, mais étant donné que tu dessines très très bien on te propose de retrouver un cursus plus général que d’aller en technique. » J’ai donc pu faire une seconde Dessinateur maquettiste. Et là je me suis épanouie totalement et en sortant de cette école, de ce lycée technique, rue Madame, avec des supers notions de graphisme, de dessin, d’arts appliqués, de typographie, etc., et bien j’ai eu la chance de pouvoir passer le concours des Arts Déco et de l’avoir sans passer de prépa.

Je file aux Arts Déco. J’avais un peu oublié la photo. Elle m’accompagnait un peu dans mon parcours mais plutôt en dilettante. Je voulais faire de l’illustration pour des livres d’enfants. Je m’orientais vers du graphisme. J’ai finalement laissé tomber la voix de l’illustration pour livres d’enfants. En fait, en graphisme, je me suis rendue compte qu’on nous formait pour travailler dans la publicité, dans la communication et que cela s’adressait vraiment à une élite. Ce qui m’intéressait moi dans la photographie, c’était que c’était un médium qui pour le coup s’adressait au grand public et, ça, ça m’attirait. En dernière année, l’année du diplôme, j’ai décidé de tout lâcher pour aller en photographie. Je n’ai pas eu vraiment de formation photo car on a la formation photo les deux premières années. Moi je suis arrivée directement en dernière année pour le diplôme en photo sans avoir de formation ni de technique. J’ai appris sur le tas. J’ai fait un premier travail pour mon diplôme de fin d’année sur une cité HLM qui s’appelait La Grande Borne. Dans le cadre de ce diplôme de fin d’année, on avait été démarché par la caisse dépôt  et consignations pour réaliser un travail en vue d’un plan de renouvellement urbain sur différentes cités en France. Moi, j’ai choisi La Grande Borne qui faisait partie de la liste. Et c’est aussi la cité dont j’habitais à deux pas quand je suis arrivée à Paris. J’avais une vision de cette cité comme de la cité qui fait peur. On m’interdisait d’y aller m’y promener.

–     Et c’était en quelle année ?

–     C’était en 2000.

En choisissant La Grande Borne, je me suis dit que c’était enfin l’occasion d’y aller. C’est une cité qui s’étale sur 90 hectares, qu’elle est en forme de triangle et que vue du ciel elle est entourée d’une nationale, de l’autoroute du soleil et de la prison de Fleury-Mérogis. Le cœur de la cité, on l’appelle le triangle des Bermudes. Sur cet espace d’habitation, il y a je crois plus de 30000 logements. Et tous les logements sont conçus de la même façon. Ils ont une structure identique. Émile Aillaud, l’architecte de l’époque, a conçu des appartements avec un salon et une cuisine. Ce qui sépare la cuisine du salon, c’est une cloison coulissante que tu peux ouvrir au gré de tes besoins. Je décide de placer mon appareil photo au même endroit dans chacun des appartements. On a alors sur les images un point commun qui est la fenêtre, la poignée de la cloison coulissante. Du coup, j’ai photographié l’espace à manger. Au début, il n’y avait personne à table. Je photographiais la façon dont les personnes aménageaient leur intérieur. Ca faisait un peu comme au théâtre avec une même scène identique pour tout le monde soit 30000 salons et selon qui habitait ce salon l’aménageait différemment et c’est ça qui m’intéressait.

Je photographiais les intérieurs et puis à la fin j’invitais les personnes à venir sur la photo parce que je trouvais ça plus sympa de voir les habitants. Ça, ça a donné la première série qui donne le « la » de différents travaux que j’ai pu entamer par la suite.

–     Donc tu es partie de là et ensuite ça s’est décliné.

–     Ça a donné la série des Français à table. Ce qui m’a toujours intéressé c’est l’intimité dans l’espace à vivre, la maison, l’appartement. Un peu à la Perec. L’appartement dans un immeuble, l’immeuble dans un quartier, le quartier dans la ville. Essayer de comprendre comment tous ces éléments s’impactent les uns sur les autres.

–     Dans tes photographies, on voit plusieurs aspects, par exemple l’aspect sociologique, qui est déjà présent rien que dans le titre Les Français à table.

–     Comme tu as à chaque fois le même espace, on peut deviner si on est chez une personne dans la difficulté financière avec des indices comme du papier peint arraché.

–     Tu utilises toujours le même appareil ?

–     Non. J’ai longtemps flashé, et maintenant j’essaie de revenir à de la lumière naturelle.

Pour Les Français à table, les flashs s’étaient imposés car j’avais testé le projet aux Etats-Unis, avec la prétention de comparer la façon de manger des américains avec celles des français. Je suis partie à San Francisco et à New York pendant un mois et demi. Je me suis rendue compte que je passais à côté de beaucoup de choses car je ne flashais pas. En lumière naturelle, je photographiais le repas du soir avec une petite lumière du plafond et je passais à côté de beaucoup de choses. Puisqu’il n’y avait pas beaucoup de lumière, j’avais beaucoup de flou. Ce qui m’intéressait dans le projet était évidemment l’environnement dans lequel les personnes prenaient leur repas, la façon dont elles le prenaient et aussi les échanges qu’il y avait entre elles, la mère avec ses enfants, les époux, les mariés,… pouvoir immortaliser les instants, les regards, les échanges, les claques s’il y en avait qui partaient. Du coup, le flash s’est un peu imposé contre mon gré. Je n’avais pas le choix. Quand on voit la série, on se dit que finalement ça fonctionne car ça crée une unité. Tous les travaux qui sont arrivés après, pour une cohérence de démarche globale, j’ai imposé ce flash comme une signature. Maintenant, au bout de 10 ans, je commence à revenir sur cette façon de photographier. J’ai moins envie d’utiliser le flash. J’ai envie de revenir à des lumières plus naturelles parce que je ne photographie plus non plus la même chose. Je suis plus dans le portrait, quelque chose de posé, à l’intérieur.

–     Comment fais-tu pour aller chez les gens ?

–     C’est toute la difficulté de mon travail. Je n’ai pas choisi la facilité. C’est assez difficile. Le projet m’a pris trois années pour faire les photos des Français à table. Quand tu contactes une famille pour lui demander si elle est d’accord pour être photographiée, à coup sûr elle dit « non ». Ma mère la première, quand je recherchais des candidats à photographier, a dit « non ». Parce que le repas, tout le monde a conscience, je crois, que ça dévoile beaucoup de choses de soi, de son intimité. Autant tu reçois à dîner chez toi, tu as rangé ta maison, tu vas mettre une nappe peut-être, sauf si c’est à la bonne franquette. Tu as décidé de faire venir du monde chez toi, dans ce cas-là les gens peuvent venir.

Mais un photographe qui vient te photographier au moment du repas du soir, le repas qui est ordinaire, pas celui du dimanche, pas celui du repas de fête, pas celui de l’anniversaire, mais celui du soir… C’est super intime en fait. Tu vas dévoiler tellement de trucs.

Au tout début, l’idée de faire Les Français à table, c’était de les photographier par région. Dans ma démarche, c’était d’essayer de voir si au travers de ces images-là, on pourrait déceler la région.

L’idée, c’était que quand j’allais à Lille, à Toulouse, à Strasbourg, ou à Marseille, de peut-être comprendre par l’image qu’on se trouvait dans telle ou telle région. Au final, pas du tout. On est face à la standardisation des intérieurs. À moins que je me retrouve dans une famille de retraités ou dans une région reculée, rurale, à la campagne, tu peux peut-être distinguer et deviner quelle est la région. On ne devine pas finalement les régions.

Quand j’arrive dans une région photographier une famille, le plus dur c’est de les rencontrer. Ça s’est fait au début des réseaux sociaux. Je demandais au sein de mes copains s’ils avaient des contacts suivant la ville où je partais, qui accepteraient de participer à ce projet, voire même de leur transférer le message. Quand j’avais un contact qui me répondait en ma faveur, je partais et je croisais les doigts pour que cette personne-là que j’allais photographier allait en parler à son voisin, à son collègue, à sa mère qui habite dans le village à côté. C’est comme ça qu’à chaque fois, ça s’est construit. Plus j’ai fait des portraits, plus après c’était facile pour trouver des gens.

–     Par rapport à ce travail-là, as-tu des références photographiques, artistiques, littéraires ou même cinématographiques ?

–     Énormément le cinéma, notamment le cinéma italien parce qu’en Italie la bouffe c’est super important. Il existe rarement un film italien sans une scène à table, de repas très vivant. En ayant fait des recherches photographiques, ma chance a été de m’apercevoir que cela n’avait pas été traité. Ça, c’est très rare. En photo, en général, on s’accorde tous à dire, nous photographes, que tous les sujets ont été traités. On n’est jamais le premier à traiter un sujet. Là, en l’occurrence, j’avais vu que Doisneau avait un petit peu photographié le repas dans les années 50, le repas ouvrier, quelques pique-niques. Il y avait peut-être une quinzaine d’images qui faisaient déjà une belle série mais c’était ça parmi d’autres choses. Il flashait quand même. Cela ressemblait plus au repas du dimanche. J’avais trouvé aussi le livre d’une femme qui avait fait les européens à table. Elle avait fait une photo par pays et là les gens regardaient l’objectif. Je trouvais ça difficile de trouver une famille emblématique d’un pays. Comme ils regardaient l’objectif, c’était une photo posée. C’était tout ce que je ne voulais pas faire. Après pour toutes les images en rapport avec le repas, la nourriture, la vie de famille, le quotidien, je suis tombée très rapidement dans la peinture du XVIème et du XVIIème siècle. On avait les témoignages de vie de famille vivant au bord du Cantou avec les navets du jardin posés par terre, on avait des scènes avec la maman avec le bébé au sein, des clairs-obscur à la Georges de La Tour ou à l’inverse des portraits de famille à la Vélazquez, des intérieurs riches. Sur le repas en France, Martin Parr avait fait une série, Bored Couples, absolument génial. Ce sont les couples qui sont au restaurant qui s’ennuient. Voilà les références qui me reviennent de mes recherches de l’époque.

–     Peux-tu rappeler le projet de ta résidence dans les trois bibliothèques de la ville de Paris, Lévi-Strauss, Hergé et Vaclav Havel ?

–     Bibliocité, le commanditaire de ce projet, m’a donné une carte blanche. C’est-à-dire que je ne sais absolument pas sur quoi je vais travailler. Le principe de fonctionnement est un peu comme une résidence. En ce moment, je suis en phase d’immersion, j’observe, je regarde, j’étudie, je potasse et je rencontre plein de gens. J’ère aussi, à la fois dans le quartier, dans les médiathèques, je rencontre plein de monde. J’essaie de comprendre, au même titre que La Grande Borne, le territoire. J’ai discuté avec Boubacar[i] qui me disait qu’ici à Vaclav, on avait un super parvis, une super médiathèque,… C’est presque trop beau pour les gens du quartier. Ce sera donc de comprendre qui vient, qui ne vient pas, pourquoi ceux qui viennent ils viennent, ceux qui ne viennent pas ne viennent pas, essayer de définir la problématique pour ces trois médiathèques avec un fort taux de migrants qui viennent aussi.

Le projet, il faut qu’il ait forcément pour point commun la bibliothèque. Il est possible, comme je suis une photographe qui va toujours photographier les gens chez eux, que ma rencontre se fasse ici avec les gens et que j’irais peut-être les photographier chez eux. En tout cas, le projet parlera soit de la vie du quartier, soit du regard que les habitants portent sur la médiathèque. Il y aura un lien mais aujourd’hui je ne sais pas lequel.

–     Tu es donc vraiment dans la phase d’observation.

–     Il faut que je comprenne avant. C’est assez complexe. D’abord, il y a le fonctionnement de chacune des médiathèques implantées dans un territoire particulier avec des problématiques géopolitiques, économiques. Il y a ces voies ferrées qui divisent tout. C’est un coin enclavé de Paris. Qu’est-ce qu’on peut raconter de ça ? Qu’est-ce qu’on peut dire ? Là, au bout de trois semaines, je suis très surprise du travail des médiathèques que vous avez à faire, les raisons pour lesquelles vous êtes fermés le matin, tout ce travail qu’on ne voit pas qui se fait en souterrain. Souvent quand je m’entretiens avec l’un d’entre vous, avant de me parler du métier au sens propre, vous me parlez de l’aspect social et ça je ne m’y attendais pas. Ça, c’est intéressant.

Donc, quoi faire de tout ça ? Comment définir un projet photographique qui soit pertinent, cohérent, qui valorise aussi. Je n’ai pas de cahier des charges. C’est vraiment une carte blanche.

–     Je me demandais si tu avais des attentes ou des objectifs précis ?

–     Nan. Je vais me laisser porter par quelque chose qui va dessiner, qui va s’imposer à moi.

L’idée dès le départ c’était de faire une exposition comme on a fait avec Les Français à table. En septembre ou octobre, ici à Vaclav Havel, à Hergé et Lévi-Strauss sera exposée une partie du travail qui aura été fait. En parallèle de l’exposition, on aura un hors-série En Vue qui va sortir et qui reprendra le projet.

Au début, j’ai vu que vous aviez de très petits espaces d’exposition et comme moi j’aurais 6 mois d’immersion, je leur ai dit que c’était une longue période pour un petit espace de restitution. Donc je comptais beaucoup sur En Vue. On m’a dit que je ferais 24 pages, 24 pages ça fait douze photos. On va donc voir si c’est possible de faire un peu plus épais pour avoir plus d’images à l’intérieur.

L’idée commence à émerger de faire un partenariat avec les mairies de Paris et de peut-être faire des grands tirages sur bâche qui pourraient être vus, non plus à l’intérieur des médiathèques mais plutôt sur le territoire.

–     Sur des ponts ? C’est bien cela ?

–     Oui c’est ça. En tout cas, là, je ne pense pas à ça. Je me focalise sur le magazine En Vue. Il y aura un petit site internet en parallèle du hors-série et des expositions itinérantes. Quand je dis itinérantes, c’est Hergé, Vaclav Havel et Levi-Strauss.

–     Comment se passent tes expositions dans ces bibliothèques en ce moment ?

–     On l’étale, c’est-à-dire que ce mois-ci, c’est chez vous, le mois prochain à Lévi-Strauss et en mars à Hergé. Ce ne sera pas forcément les mêmes images. Il y en aura soit un peu plus, soit un peu moins. On essaiera de varier.

–     Quand tu as fait l’accrochage, tu savais déjà quelles images tu allais exposer ? Ou tu as fait le choix sur place ?

–     J’ai fait sur place. Je suis partie de celles qui me semblent être les incontournables, c’est-à-dire les trois, quatre incontournables, et autour de ça j’ai construit en fonction de l’espace que j’avais ici.

–     Ce sont lesquelles les trois, quatre incontournables ?

–     « La tapette à mouches », celle que tu vois en face quand tu rentres. La première aussi en face quand tu rentres qui s’appelle « La Père Noël », avec l’enfant qui met le feu à l’appartement. C’est aussi « La Yourte » que j’aime beaucoup.

–     J’ai l’impression en regardant tes photos que tu as créé une relation de confiance pour pouvoir rentrer dans l’intimité des personnes et les photographier. J’imagine que tu n’es pas une photographe de l’incognito, que tu vas plutôt créer quelque chose avec tes modèles.

–     Il y aura certainement un dispositif mis en place. Pour le moment, je ne sais pas lequel. Mais c’est pour ça qu’on a eu l’idée de faire les studios photo.

–     Comment va d’ailleurs se passer le studio photo du 23 février ?

–     Vous serez les premiers à l’expérimenter. On fait un studio dans chacune des bibliothèques un samedi après-midi.

On a fait l’exposition pour me présenter, que les personnes curieuses puissent découvrir mon travail. Comme ça, après quand j’irai à leur rencontre, je leur dirais que j’ai une exposition au rez-de-chaussée. Comme ça, les personnes sont plus à même d’échanger avec moi.

Le studio photo, c’est une façon de me faire encore plus identifier. Quand tu es un photographe mandaté par n’importe qui, une mairie ou une autre institution, pour un travail artistique que tu vas photographier les gens chez eux, ils ne comprennent pas souvent très bien ta démarche. Ils ne savent pas très bien qui tu es et ce que tu veux. Ça les inquiète beaucoup. Donc souvent les gens te disent non. C’est plus simple de dire non, parce qu’ils ne comprennent pas trop l’objectif, où ça va apparaître. L’idée du studio photo c’est donc qu’ils viennent se faire tirer le portrait. C’est annoncé. Ils repartent avec une photo qu’on leur offre. C’est un portrait un peu classique, un portrait en noir et blanc à la Malick Sidibé, un peu festif. Il faut que ce soit facile à mettre en place. C’est encore un peu à définir. Ce matin, on se disait que ce serait bien de faire une photo un peu vintage, des petits 10×15, découpés un peu en dentelles, en sépia ou noir et blanc, un noir et blanc un peu chaud, pas forcément sépia mais noir et blanc un tout petit peu chaud. Repartir avec une photo de soi déjà c’est bien. L’idée c’est qu’il puisse simplement repartir avec cette photo, moi de rentrer en contact avec eux, d’avoir leurs coordonnées. On aura fait connaissance comme ça. Et après, quand le projet va vraiment démarrer entre mai et juin, quand il sera vraiment en phase de réalisation et que j’aurais besoin de rencontrer des gens pour le faire, si je dois les contacter pour leur proposer les photographies, ce sera plus facile. On aura déjà établi un premier contact. Voilà, c’est ça l’idée.

Ceux qui ne viennent pas se faire photographier, ce n’est pas grave. Ils auront vu le studio photo…

–     C’est la première fois que tu fais un boulot dans les bibliothèques ?

–     Très étrangement, dans les bibliothèques, oui c’est la première fois. Mais j’avais fait un hors-série pour la revue 21 sur la lecture. Je travaille sinon avec la revue Lire magazine. Mes photos apparaissent dans tous les numéros de cette revue. Je photographie des écrivains. Hier, j’étais avec Delphine de Vigan pour la photographier. Je fais des choses très différentes en photographie pour mes commandes de mon travail documentaire que je fais pour moi.

Pour l’anecdote, j’ai grandi en province. Ma mère était abonnée au Nouvel Obs pendant très longtemps. Avec son CE, elle était abonnée à la revue Lire magazine. Quand je la feuilletais à la maison, je fantasmais sur les photos. Je trouvais que y’avait des images de dingue à l’intérieur, des portraits de folie. Je rêvais quelque part de prendre ces photos-là. Le hasard de mon parcours professionnel a fait que maintenant depuis dix ans je leur fais des portraits d’écrivains. Rencontrer des écrivains, qui sont au premier chef concernés par les médiathèques, peut être une direction possible sur la réflexion de ce projet.

–     Tu travailles pour d’autres ?

–     Mon travail documentaire est publié dans la presse. Des supports comme le Nouvel Obs peuvent faire 4 ou 5 pages de portfolio, ou Marie-Claire, Le Monde magazine, VSD, sur des thématiques données. Ça, ce sont les supports qui diffusent mon travail. J’expose aussi, en France et à l’étranger.

–     Tu as des galeries qui te représentent ?

–     Non, je n’ai plus de galeries. J’avais une galerie et elle a fermé. Ce genre de travail ne se présente plus bien en galerie. Mais il est très souvent exposé dans de lieux institutionnels. Tout l’été, il était au MuCEM. L’année dernière, il était à Hong-Kong. Il est très souvent montré. J’expose beaucoup cette série.

–     Tu t’es fait connaître comment ? Tu as eu des prix ?

–     Le travail sur La Grande Borne dont je t’ai parlé a très bien marché tout de suite. J’ai démarché la presse et j’ai eu une première publication. Il y a le livre de tous les étudiants qui participaient à ce projet qui est sorti aussi. Ce travail m’a tout de suite propulsé dans le monde professionnel. Tout de suite, j’ai eu des commandes grâce à ce boulot. Il a aussi tout de suite défini mon écriture photographique. J’ai eu des prix aussi, avec Les Français à table, j’ai eu l’aide de la Fondation Lagardère qui est l’ancien prix Hachette, j’ai eu le prix Niepce surtout qui est le graal. En France, on ne peut pas avoir un prix plus important que le prix Niepce. J’ai eu le prix de la photographie sociale et documentaire de Sarcelles, le prix de la Caisse d’Epargne. J’ai eu aussi un prix décerné par Salgado sur un autre travail sur les nus dans Paris. Depuis ma résidence à la Villa Medici, je m’oriente plus vers des projets moins orientés documentaires mais plus vers la performance photographique, ce qui était le cas avec mes nus dans Paris à l’époque. Quand j’ai fait mes nus dans Paris, j’étais en troisième année aux Arts Déco, je demandais aux personnes qui participaient à ce projet de se mettre nu dans des endroits stratégiques de Paris. Je les prenais en photo. Ce qui m’intéressait n’était pas tant ce corps nu que je photographiais dans la rue, c’était la réaction des gens qui étaient autour. Ça a fait des visuels sensationnels. Dans le métro, au Louvre, sur le parvis de la Défense, on a fait ça à la sortie du TGV à Gare de Lyon, dans la file d’attente du taxi. On a trouvé des endroits de lieux de passage. La réaction des gens était dingue. J’ai adoré ça car il y avait à la fois une prise de risque, il y avait un évènement que je créais. J’ai adoré ça. Mais après je me suis installée dans un protocole toujours pareil. J’ai différents projets aujourd’hui qui me ramènent vers la photographie plus de l’ordre de la performance. Je ne suis pas à l’abri de faire un truc de l’ordre de la performance pour la commande de Bibliocité. Mais je ne sais pas du tout. J’ai envie de faire les façades aussi. En voyant toutes ces façades, je me dis que je pourrais mettre tous les gens que j’ai rencontrés dans ces médiathèques sur les façades d’immeuble. Tous ceux qui viennent en médiathèque sortez à la fenêtre ! Pour voir la densité des usagers dans un immeuble. Et après tu fais un texte qui raconte leur histoire, ça pourrait être super. Faut voir… C’est un énorme taf.

–     Je vais donc finir sur cette idée de performance car je vais devoir partir faire mon service public. En tout cas, ce fut un plaisir !

[i] Médiateur à la bibliothèque Vaclav Havel.

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« D’ici et d’ailleurs: ensemble ». Déjà la 4e édition…

De beaux moments partagés au programme à nouveau cette année, à l’image du concert de Ghandi Adam & Lamma Orchestra. C’était un samedi de décembre gris et pluvieux, la salle s’est remplie petit à petit, et tout doucement la flûte de Ghandi a enveloppé l’assemblée d’une douceur chaleureuse et joyeuse.

Mais avant cela, le cycle a débuté sur la projection du film « Les sauteurs », de Moritz Siebert, Estephan Wagner, Abou Bakar Sidibé. On vous laisse regarder:

La particularité de ce film, c’est qu’il est filmé par Abou, auquel les réalisateurs ont confié la caméra, et qui tente de franchir l’énorme système de murs qui sépare le Maroc de l’Espagne: une frontière située sur l’enclave de Melilla. Christine Moliner, anthropologue, a amorcé la discussion en contextualisant (histoire de cette enclave) et chacun a pu exprimer son ressenti (autant vous dire que ça fait quelque chose de voir ces groupes d’hommes essayant de franchir ces immenses triples murs de barbelés, avec la police et les chiens de l’autre côté, images de vidéosurveillance rappelant des images de jeux vidéos ou de films de fiction…), ses questions et doutes etc… Et, étonnamment, de voir Abou, la personne, son rapport à l’image…

Projection-discussion autour du film Les sauteurs

Projection-discussion autour du film Les sauteurs

Une autre projection a été proposée par l’association La Cimade, autour de Portraits de femme (et vous avez de la chance ils sont tous dispos sur le net) :

  • La Boda, de Marina Seresesky

  • Exilées, Dina, de Léa Bordier et Alice Latouche

  • Exilées, Fatima, de Léa Bordier et Alice Latouche

Une discussion s’en est suivie avec les réalisatrices Léa Bordier et Alice Latouche, ainsi qu’avec une bénévole de la Cimade qui nous a parlé des femmes migrantes et des préjugés souvent associés.

Une chose que je voulais organiser depuis longtemps, c’était un atelier d’écoute et d’analyse de textes de rap. Qui de mieux placés que les rappeurs pour aborder les questions qui se posent après. Après l’arrivée, après l’urgence des papiers, du logement, du travail, de la langue? Quand les enfants grandissent, quand les difficultés à transmettre se font sentir… Quel rapport à l’histoire, à la mémoire, à la culture d’origine, à la culture d’accueil, à la langue, et aux traumatismes parfois? C’est donc David Singh, accompagné de Christine Moliner à nouveau, qui s’y sont collés, en nous proposant des textes de Kery James et de Medine. Et si nous avons débuté avec 2 participants (la hantise des organisateurs), la salle s’est peu à peu considérablement remplie 🙂

Et je ne résiste pas à partager la chanson du concert de clôture du cycle qui a remporté l’unanimité de notre public :

Merci Ghandi & Lamma Orchestra, et tous les participants de cycle!

Lisa

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Compte-rendu des coups de cœur 2018 du club des lecteurs

C’est un samedi 17 avril 2018 que se retrouva le club des lecteurs pour discuter des coups de cœur de notre joyeuse assemblée. Autour d’un café, de biscuits et de jus d’orange nous abordâmes la formidable nourriture intellectuelle que sont les livres, une nourriture qui n’a rien à envier en goût et subtilité à la chouquette.

Au menu :

– Le cercle littéraire des épluchures de patates (2009), Nil Editions

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Ce roman épistolaire, choisi par Liliane, fut un best-seller de cette belle année que fut 2009. Ecrit à deux mains par Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, ce livre à l’intrigue complexe et multiple rend compte d’amour et de rébellion. A noter qu’une adaptation cinématographique est sortie cette année et que le DVD est disponible à la bibliothèque.

Ne préfère pas le sang à l’eau (2018), Viviane Hamy

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Recommandé par Christiane, ce livre de Céline Laportot est un vrai coup de cœur ! Avec un début accrocheur et un style puissant, cette fable nous emporte dans un pays imaginaire où l’eau vient à manquer. Cette thématique est propice à évoquer des problématiques contemporaines comme l’accueil des migrants ou les jeux de pouvoir politique.

Le charme discret de l’intestin (2014), Actes Sud

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Attention voici un deuxième best-seller ! Ecrit par Giulia Enders, brillante jeune étudiante allemande en médecine, c’est un livre qu’on ne présente plus tellement il a pu avoir de succès. Mêlant beaucoup d’humour à de la vulgarisation efficace, on sort enrichi de cette lecture par mille petites anecdotes utiles à savoir.

Le peintre au couteau (2005), Grasset

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Christiane salue la démarche intéressante d’Olivier Pourriol dans ce roman. Il explore ce que peut-être la peinture à la lumière du regard d’un chirurgien. Comment ces deux approches peuvent se rejoindre ? On peut citer Olivier Pourriol parlant de son roman : « Quel couteau permet d’aller au plus profond ? Celui qui tranche ou celui qui étale ? La question est ouverte, par cette amitié singulière entre un grand peintre sur le point de mourir et son chirurgien.

Chanson douce (2016), Gallimard

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Ce livre de Leila Slimani a beaucoup fait parler de lui ! Prix Goncourt 2016, la lecture de ce livre a pourtant laissé à Christiane un goût amer pour la dureté du sujet traité.

L’Archipel des Solovki  (2014), Actes Sud

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Attention chef d’œuvre pour Sylvie ! Livre superbe mais dense et volumineux. Le récit épique, à la manière des grands écrivains russes comme Tolstoi, Dostoïevski ou plus récemment Soljenitsyne est une peinture du climat socio-économique de la Russie post régime communiste. On peut y voir s’exprimer un certain regret d’une nouvelle génération d’intellectuels, un regret des implications socio-économiques et culturelles qu’a entraînées l’entrée de la Russie dans l’âge capitaliste.

Brothers (2005), Actes Sud

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Encore un choix dense de la part de Sylvie ! Grand prix du courrier international, cet ouvrage de 900 pages de Yu Hua est une véritable odyssée de l’histoire de la Chine contemporaine. La relation entre deux « faux frères », au cœur de l’intrigue du roman, est un prétexte pour nous raconter les mutations brutales et rapides de cette nation.

Vivre ! (1992), Babel

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Ce dernier coup de cœur de Sylvie est encore un roman de Yu Hua. Egalement adapté au cinéma (le DVD est disponible à la bibliothèque) par Zhang Yimou, l’intrigue se base sur l’histoire d’un fils de propriétaire terrien, riche et débauché, qui se retrouve dans la « grille » des paysans pauvres alors que la politique maoïste de la Révolution culturelle et du « Grand Bond » est mise en place. Un livre magnifique.

L’enfermement (2018), XO Editions

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Ce coup de cœur de Mary est une véritable ode au courage et à la volonté de vaincre la maladie. Florence Henry raconte comment à force de patience et d’efforts elle a pu aider sa fille à guérir de l’autisme. Un livre-témoignage bouleversant !

Dans ta bulle (2018), Marabout

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Ce deuxième coup de cœur de Mary reste dans la même thématique que son premier coup de cœur. Julie Dachez, étudiante atteinte d’Asperger, y dévoile ses difficultés de communication et sa perception altérée du monde. Julie Dachez va également à la rencontre d’autres autistes Asperger pour appréhender la façon dont les personnes atteintes de ce syndrome conçoivent la vie professionnelle ou encore le rapport entre les hommes et les femmes. Un livre utile pour reconsidérer ce que l’on entend par « normalité ».

Trilogie sale de La Havane (2001), 10/18

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Ce coup de cœur d’Olivier est une histoire sombre et décadente. Le style et le récit de Pedro Juan Gutiérrez ont des allures bukowskiennes, le narrateur va de débauche en débauche, de soirées alcoolisées à parties de jambes en l’air. Un récit à ne pas mettre entre toutes les mains !

Les aventures aériennes de Little Nemo (2017), Taschen

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Une BD pour terminer ces coups de cœurs ! Et Winsor McCay est considéré comme un des premiers grands maîtres de la bande-dessinée. Cette édition de poche des légendaires aventures oniriques de Little Nemo est une introduction parfaite à son œuvre monumentale, qu’on pourrait même voir sous certains aspects comme une préfiguration de l’imaginaire surréaliste.

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Épisode 1 : Petit ours brun vs le capitaine Némo.

Avant-propos :

Dans cette nouvelle rubrique de notre blog nous nous attacherons avec la plus grande absence de talent à imaginer de façon totalement inutile des duels de personnages de fiction, cela afin de faire encore régresser le savoir humain sur notre belle planète.

Aujourd’hui, nous accueillons sur le ring de la bibliothèque deux des personnages les plus connus de la littérature, que nous allons de ce pas vous présenter :

Présentation des adversaires :

  • Petit ours brun
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Regardez son attitude dominante et agressive et ses pupilles dilatées par l’attrait du sang et ne vous y tromper pas, c’est d’un prédateur sanguinaire qu’il s’agit.

Petit ours brun est un mammifère de la famille des ursidaes et de la sous-famille des ursus. Il peut vivre 30 ou 40 ans à l’état sauvage. En l’état, les dessins de Petit ours brun ne nous laisse pas deviner de quelle sous-espèce il s’agit même si on opterait volontiers pour un ursus arcto d’Europe.

Taille : 2 mètre 50 à peu près à l’âge adulte mais petit ours brun n’atteint jamais cet âge, il est bloqué dans son état infantilisant donc on va dire au doigt mouillé qu’il fait genre 75 cm, le blaireau.

Poids : là encore c’est compliqué. En tout cas il peut aller jusqu’à 700 kilos, mais petit ours brun, bien que potelé, doit plutôt donner dans les 40. Quel naze.

Armes principales : La mignonnerie. Il est pas super malin mais peut compter sur son museau trop mignon. Il a aussi des parents nettement plus massifs qu’on n’aimerait pas rencontrer dans le métro tard le soir à condition qu’ils l’empruntent. Parce qu’ils se déplacent à 50 km/h facile alors le métro blindé qui pue hein, ils s’en fichent.

Medium principaux : Les livres Petit ours bruns dessinés par Danièle Bour, une série TV, une pièce de théâtre, tout est bon pour promouvoir cet ourson dans des histoires qui sont à l’intelligence humaine ce que l’endive au jambon est à la gastronomie de haut niveau. Cela dit ça sort très bien chez nous puisque si on prend un album au pif genre Petit ours brun aime les bisous (on est content de le savoir) on s’aperçoit qu’il est sorti 8 fois en 2 ans. Belle performance.

  • Le capitaine Némo
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Bon là le capitaine Némo s’ennuie un peu alors il regarde Netflix pour passer le temps dans son kaléidoscope.

Le capitaine Némo est un mammifère de la famille des primates et du genre des homos. Il vient du sous-continent indien comme cela est spécifié dans le tome 2 de l’île mystérieuse. Il parle plein de langues et est un ingénieur de génie.

Taille : Si le capitaine Némo est un homme classique il doit faire à peu 1m75 ou 80 grand max parce qu’à l’époque on n’était pas si grand que maintenant.

Poids : Le capitaine Némo vit dans un sous-marin et ce qu’il mange a pas l’air glop glop, en plus pour passer dans les coursives il faut rester fin, donc je dirais allez 60 kg.

Armes principales : il est très teigneux. Il a un sous-marin uniquement fait pour défoncer des Anglais et ça c’est trop cool car personne n’aime les Anglais. Donc on lui pardonne ses crimes. A un moment il tue des orques. L’histoire ne dit pas si il tue des petits ours bruns mais je dirais que non.

Medium principaux : 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne qui a été emprunté 27 fois depuis notre ouverture, un score honorable. L’île mystérieuse du même Jules Verne (8 prêts) et une tripotée de films adaptés pas toujours oufs mais celle de Disney est bien, il est interprété par James Mason qui est top et puis il y a Kirk Douglas jeune (ouais ça date un peu) (mais on l’a pas à la bibliothèque)

Le combat :

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J’ai trouvé cette photo sur internet mais je me demande si c’est pas un fake. A enquêter.

C’est compliqué. Disons que dans l’eau si le capitaine Némo a son sous-marin il gagne grave en embrochant le petit ours brun. Cela dit, il y n’a que peu de raison pour que le petit ours brun aille se baigner en haute-mer. Sur terre, où le capitaine Némo ne met plus guère les pieds, tout dépendrait de si ils ont le droit d’utiliser des armes. Comme le petit ours brun est dénué de pouce opposable ils serait bien incapable d’utiliser ou même d’inventer les armes du capitaine Némo pour tuer des anglais. Il préfère aller chez sa grand-mère ou aimer les bisous ou manger de la confiture.

Si ça tourne au corps à corps je parierais sur l’ours car il est mieux armé naturellement avec la mâchoire la plus puissante du règne animal et des griffes capables de déchirer des caribous (c’est l’un de ses hobbys.)

 Verdict :

ÉGALITÉ

Allez pour ce premier combat on va dire égalité car le petit ours brun n’est pas anglais ni d’ailleurs un homo Sapiens et le capitaine Némo ne tue que des Sapiens anglais car il les hait depuis qu’ils ont décimé sa famille. Il tue aussi des poissons car il faut bien vivre. Il se pourrait d’ailleurs qu’ils aient une passion commune avec le petit ours brun (le poisson donc). De son côté le petit ours brun ne démontre jamais la moindre agressivité sauf dans Petit ours brun dit non où il est genre hardcore.

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Interview d’Annick, stagiaire en jeunesse cet été

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Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Annick, j’ai auparavant travaillé dans une revue de cinéma, L’art du cinéma, je m’occupais de l’administration du journal et de sa distribution. Je fais actuellement une formation de documentaliste bibliothécaire à l’EBD (école des bibliothécaires documentalistes). Cette formation se déroule sur un an, d’octobre à septembre. Elle consiste en des cours du soir accompagnés de stages.

 

Est-ce que tu fréquentes une bibliothèque en particulier ?

Je fréquente Vaclav Havel ! Je vais aussi à la bibliothèque François Truffaut (spécialisée dans le cinéma) et à la Bifi (la bibliothèque de la cinémathèque française). J’ai beaucoup fréquenté la bibliothèque de Paris VIII lors de mes études.

 

Pourquoi avoir choisi Vaclav Havel ?

Une amie à l’école m’en a parlé, elle avait fait un stage chez vous. Le 18ème est un quartier que j’habite et apprécie énormément.

 

Qu’est ce que tu aimerais particulièrement faire en bibliothèque ?

J’aimerais beaucoup m’occuper d’un fonds DVD et cinéma, mais je m’intéresse aussi à d’autres domaines : les sciences humaines ou la philosophie. Je fais ce stage en jeunesse pour m’initier davantage à cette partie du métier, que je connais un peu moins. J’ai pu m’occuper des animations entre les parents et les enfants. Et puis je me suis aperçue qu’une bibliothèque peut travailler en partenariat, en complément avec l’école, lors de l’accueil des crèches par exemple.

 

Pourquoi avoir choisi le métier de bibliothécaire ?

J’ai connu une première expérience comme vacataire dans une bibliothèque universitaire, à Paris 8. J’aime beaucoup les livres et la médiation en particulier. C’est pour cela qu’au départ je voulais être professeur, par désir de transmettre la culture. Je me rends compte que le travail de bibliothécaire est un métier diversifié, il comprend le contact avec les gens, mais aussi ce qu’il ne se voit pas : l’organisation, la gestion, le choix des livres. Il se divise entre service public et travail de bureau. Il y a aussi quelque chose que j’aime bien : la surprise, les usagers ont souvent des besoins différents et il faut alors répondre à leur demande particulière. Il s’agit alors d’élargir leur champ de recherche, ou de leur donner les bons outils pour qu’ils puissent trouver la ressource adaptée. J’aime aussi le côté « travail manuel », qui ne consiste pas seulement à équiper des livres, mais aussi à les réparer.

 

Tu as ressenti des particularités propres à Vaclav Havel ?

Elle fait déjà partie intégrante d’un quartier très mixte, et connaît donc un public hétérogène. Elle se consacre beaucoup aux animations pour les jeunes, en témoigne par exemple le service jeu vidéo. On a peut-être moins tendance à promouvoir directement la lecture, et de remplir davantage une mission de lien social, notamment pour les jeunes qui ne partent pas en vacances. Mais le fait de les accueillir de cette façon crée une relation de confiance avec les jeunes, j’ai déjà noué des contacts avec eux. C’est peut-être à partir de cette relation de confiance qu’on peut leur faire découvrir progressivement la lecture. Cette bibliothèque est un vrai point de rencontre, en tout cas, c’est un lieu où l’on vient ne pas simplement rechercher un livre.

 

Du coup, le métier de bibliothécaire, c’est une formation permanente ?

Les qualités d’un bibliothécaire d’il y a 20 ans sont différentes. On mise peut-être moins sur la quantité de connaissances : mais sur l’envie et le désir de transmettre. Le métier de bibliothécaire dépend aussi de l’évolution du public. Les cours de langues qu’on propose ici, c’est d’une certaine façon s’adapter à ces nouveaux publics. Une bibliothèque doit prendre en compte tous les besoins locaux de la population qui l’entoure.

 

Il y a quelque chose que tu as particulièrement aimé à Vaclav Havel ?

Le café est excellent ! Plus sérieusement, j’ai été très bien accueillie par l’équipe. Il y a une très bonne ambiance de travail, un vrai travail collectif, et l’équipe a développé une vraie solidarité.

 

Et quelque chose que tu as moins aimé ?

Je pense qu’on pourrait améliorer le classement des DVD, isoler les spectacles des films, pour qu’il y ait une meilleure visibilité.

 

Et enfin, si tu devais donner un mot pour qualifier le métier de bibliothécaire ?

Sexy ! Polyvalent. Plein de surprises. Enthousiasmant. Épanouissant. Et voilà.

 

Merci pour cette interview 🙂

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Retour sur les photogrammes autour de l’herbier

Quand les collègues de l’action culturelle ont demandé à l’équipe si quelqu’un souhaitait mettre en place une animation avec Vergers Urbains, je me suis tout de suite proposée ! Imaginer une activité autour de la botanique me permettait de faire partager mon goût pour les herbiers, surtout ceux photographiques. En effet, j’avais découvert, quelques années auparavant, les images d’Anna Atkins, de magnifiques cyanotypes de divers végétaux. Je savais que nous pouvions nous procurer du papier photosolaire pour l’occasion. Le procédé, très simple à réaliser, a mobilisé un après-midi et a remporté un certain succès tant chez les usagers présents à l’animation que chez nos followers sur les réseaux sociaux.

Je vous livre ici les réalisations de nos participants.

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Vous pouvez également revoir les photos de l’atelier sur notre page facebook.

 

Gwénaëlle

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The Predator ou à raison mais surtout à tort

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Détails : C’est un film américain, quatrième de la licence Predator après Predator, Predator 2, Predators. On peut rajouter Alien vs Predator qui est un cross-over entre Alien et Predator mais pas Alien vs Predator : Requiem parce que ce film n’existe pas VOUS M’ENTENDEZ, IL N’EXISTE PAS.

Genre : Predator-peur. Predatorture. J’en ai plein comme ça, me cherchez pas.

L’histoire : Ca commence par un super soldat sniper joué par un Channing Tatum low-cost qui doit tuer un narcotrafiquant qui rencontre un autre narcotrafiquant avec des otages sous un lampadaire en pleine jungle mexicaine. Déjà tu sens que c’est pas bien barré. Mais voilà que ses plans d’éclatage de tête sont contrariés par l’arrivée d’un vaisseau assez kitchouille qui vient de s’échapper d’une bataille spatiale au budget d’un épisode de Alf.

Bon dedans y’a un prédator qui du coup décime l’équipe de Patatum avec ses armes high-tech, ce qui est débile puisqu’on apprendra plus tard qu’il est venu sauver l’humanité des autres prédateurs. Patatum je sais plus comment le descend mais il est pas mort mais il lui vole ses armes.

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Ça a changé la Lucha libre…

Patatum s’enfuit donc et s’en va dans un pays latino quelconque pour se cacher de l’armée américaine parce qu’il a compris pouf pouf comme ça que celle-ci voudrait étouffer l’affaire et le supprimer pour voler le vaisseau en plastoque du Predator. Il avait déjà vu des nanars sûrement. D’ailleurs ils le rattrapent et le mettent dans un bus avec d’autres militaires fous ce qui est prétexte à diverses blagues.

Bref je vous passe les détails mais en gros il envoie le matériel qu’il a volé à son fils (Il l’envoie à son fils hein, il le vole pas à son fils, il le vole au predator) autiste qui du coup l’utilise et après y’a un encore plus gros Predator qui arrive et veut tuer tout le monde dont le premier Predator qui en fait était gentil. Y’a plein de marines qui meurent, des méchants caricaturaux et Patatum rencontre une meuf qui est une scientifique mais comme ça tout à coup on sait pas pourquoi elle sait utiliser plein d’armes et se battre comme une championne de Krav Maga. D’ailleurs elle est quand même assez c**** parce qu’elle a remarqué que le Predator ne tuait que les gens armés mais elle restera avec son flingue inoffensif tout le film dans la main.

THE PREDATOR Boyd Holbrook (right)

On sent bien que tout le monde s’en fout un peu de ce film, personne n’est vraiment concerné.

Ce que j’en ai pensé : Pas du bien. Perso j’adore le premier film de John Mc Tiernan qui est une petite merveille de mise en ambiance et de survival musclé dans la jungle avec Schwarzie au top et le magnifique Carl Weathers qui sue beaucoup. Ici, il ne se passe rien d’intéressant. A part quelques second rôles, tout est assez plat et le Predator a beau être deux fois plus grand qu’avant il fait plus du tout peur.

Ce qui est assez irritant pour moi c’est cette volonté de tout expliquer dans un pur syndrome Independence Day 2 : pourquoi ils viennent, ce qu’ils cherchent, et d’inscrire le tout dans un univers étendu alors que le mystère du premier Predator était entier et le format one-shot survival excellent. Ici, on sait déjà qu’il y aura une suite et qu’elle nous racontera cette fameuse guerre inter-espèce qu’on nous a vendue.

Ma note : J’en mets pas. J’en ai marre de cette société de note. En fait si, je vais mettre 5/5 comme je mets 5/5 à tout pour que les gens qu’on note perdent pas leur emploi. Du coup le Predator était un peu nul mais au moins il pourra continuer à prédater. Enfin quand même il est très nul parce qu’au lieu de tuer le Tatum de pacotille alors qu’il en a 5524 fois l’occase, il fait que lui mettre des petites claques.

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La nouvelle brigade de Patatum, on sent une grosse envie de créer du cinéma.

 

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