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Sélectable de septembre: la Chapelle

30 août

À la Chapelle

Aristide Bruant – à la Chapelle, Gallica.bnf.fr

La première « Sélectable » de la bibliothèque est consacrée au quartier de la Chapelle.

Au fil des documents que nous vous avons sélectionné, vous aurez peut-être l’occasion d’apprendre des choses sur le quartier que vous chérissez, qui avant d’être rattaché à Paris fût un village connu sous le nom de Chapelle-Sainte-Geneviève, Chapelle-Saint-Denis ou Chapelle-Franciade.

On se laissera conter les transformations du quartier qui nous habite, et notamment comment en une cinquantaine d’année la Chapelle Saint-Denis est passée d’une centaine d’âmes, à plus de 40000 habitants juste avant son annexion à Paris.

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Extrait de la deuxième carte du Terrier de la maison St Lazare lès Paris, seigneurie de la Chapelle Saint-Denis [lieu dit les Couronnes] clos en 1780, Gallica.bnf.fr

On imaginera comment moulins et vignobles cédèrent peu à peu la place aux chemins de fer, usines et forges (Cordier) et aux flots d’ouvriers qui les accompagnaient (Louis), avant que ces mêmes entrepôts industriels n’en viennent à héberger des bâtiments HQE et des moustaches en guidon de vélo.

Bruant vous rappellera en chanson que Saint-Denis alimentait Paris en gaz via la Chapelle, refuge des « sans toit » de la capitale qui s’y retrouvaient pour se réchauffer les orteils.

On apprendra, dans les lignes de Bournon, que l’enclavement du quartier est une vieille histoire, et que bien avant l’arrivée des chemins de fer du Nord et de l’Est celui-ci était déjà strictement délimité par la rue des poissonniers à l’ouest et la rue d’Aubervilliers à l’est, qui marquaient respectivement les frontières du comté de Neuilly et du comté de Pantin.

… Bon week-end, et rendez-vous mardi pour plus de précisions!

 

 

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Yare yare daze ! Un été 18+ avec le Club manga ! Junji Itô !

26 août

L’été au Japon est la saison des fantômes et des histoires qui font peur. Pour fêter ça, le club manga se fait une joie de vous présenter un grand auteur du manga d’épouvante : Junji Itô !

 

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Yare yare daze ! L’été manga +18 devient l’été +12 et attention ! Ichiiiiii c’est The killer !

13 août

   Ichi the killer, donc, un titre limpide pour qui comprend la langue de Shakespeare. Ichi tue, et même beaucoup, et même assez salement. En deux maux comme en cent démembrements : c’est assez violent mais…

(Voilà je ne l’aurais pas mieux dit)

(Voilà je ne l’aurais pas mieux dit)

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Êtes-vous un expert en jeux vidéo d’horreur ?

8 août

Quand tous les ouvrages de Junji Itô ont été empruntés, quoi de mieux qu’un bon jeu vidéo pour vivre le grand frisson de la manière la plus immersive possible ? En grande partie dominé par le genre survival-horror, le catalogue horrifique vidéoludique est aussi vaste qu’hétéroclite. Vous pensez être un spécialiste de l’épouvante virtuelle ? Tentez notre quizz et calculez vos résultats pour découvrir si vous méritez vraiment votre licence ès épouvantologie !

 

 

Alors,  « Êtes-vous un expert en jeux vidéo d’horreur ? ». La réponse après le clic !

 Vous trouverez les solutions dans la suite de l’article. [...]

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Petite typologie des marque-pages oubliés

30 juil

 Je ne sais pas si j’ai bien fait de mettre qu’ils étaient « oubliés » dans le titre. C’est un peu triste, voire plombant pour commencer un billet… Reprenons :

Petite typologie des marque-pages

 

Ce nouveau titre me semble plutôt imprécis car cette typologie des marque-pages n’est rendue possible que par la collecte systématique (j’en profite pour remercier mes collègues) des 84 marque-pages oubliés dans les livres de la bibliothèque depuis son ouverture il  y a 9 mois maintenant. Reformulons :

Petite typologie des marque-pages d’après une démarche empirique

 

Maintenant que je suis satisfaite de mon titre, commençons.

 Dans les marque-pages, on distingue deux grands ensembles : les marque-pages (j’entends par là : prévus à cet effet) et les objets détournés que l’on utilise comme marque-pages.

1/ Le marque-page

Le marque-page, le vrai, souvent publicitaire n’est pas le plus intéressant. Mais certains sont plus sophistiqués permettant de marquer deux pages, proposant des images en mouvement… 

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Son pendant fait-main recèle de véritables pépites. Il devient personnalisé, nominatif et peut être le support de quelques nouvelles importantes ou déclarations.

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 2/ L’objet détourné

Heureusement, certains d’entre vous font preuve d’imagination et pratiquent cet art du détournement des objets, avec parfois quelques idées géniales !

Il y a les billets de concert, les entrées de musée, les tickets de cinéma qui vous désignent comme des cumulards de la culture. Avec un must : le ticket de musée que vous avez ramené de vos vacances, car il n’y a pas de vacances pour votre soif de culture !

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Il y a aussi les cartes de visite, à partir desquelles on pourrait faire un petit livre avec vos bonnes adresses.

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On trouve également des titres de transport : un ticket de métro, l’aller-retour Paris-Nantes que vous faites une fois par mois. Ces marque-pages nous laissent entrevoir le nombre de kilomètres que parcourent les livres.

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Quelques photos de vacances ou cartes postales, avec un pincement au cœur pour les cartes écrites et laissées dans les livres. On se dit que si elles ont été choisies c’est sans doute qu’elles comptaient.

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Et en vrac, les plus insolites, les plus savoureux :

-          La liste de course écrite sur une feuille de test imprimante (peut-être mon préféré)

-          L’épingle à cheveux qui permet de marquer elle aussi deux pages

-          Le testeur parfum qui ne plaira pas forcément au prochain lecteur

-          Les timbres, cachet de la poste faisant foi

-          Le journal des clients de Groupama

-          L’enveloppe des 3 Suisses

-          Les recettes végé oubliées dans des livres de cuisine vegé

-          Le programme de cérémonie religieuse

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Je conclurai sur une note très bibliothécaire : merci à tous ceux qui ont oublié ces marque-pages et ne cornent pas les pages !

Sinon, ceux d’entre vous qui auront reconnu leur marque-page, celui avec lequel ils ont partagé tant et tant de lectures, celui qui porte la mémoire de toutes ces lectures inachevées, vous pouvez venir les récupérer au rez-de-chaussée de la bibliothèque ou à défaut en choisir quelques uns.

 

Caroline

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Yare yare daze ! L’été manga 18+ continue : Alors on Gantz !

26 juil

Vous glissez dans l’escalier du métro, vous êtes fauché par un camionneur endormi,  une intoxication alimentaire vous foudroie suite  aux gambas mijotés par votre petite amie pour vos 2 semaines de relation, une petite frappe vous fait la peau pour votre walkman etc. Bref vous avez saisi le concept, vous mourrez.

Point.

Final.

MAIS NON EN FAIT.

Car l’instant d’après vous vous retrouvez dans une chambre, avec plusieurs autres individus qui devraient être tout autant trépassés que vous.  Ainsi qu’un chien, et une grosse sphère noire.

Quand la mort vous va comme un Gantz.

Gantz vous voulez

Gantz vous voulez

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Des jeux sur smartphone pour bronzer à la plage !

23 juil

Cela fait quelque temps que je n’ai pas écrit sur le blog de la bibliothèque. Manque de temps et d’envie entre autre.
Il est temps de s’y remettre et de parler un peu jeux vidéo sur mobile cette fois-ci. Après tout c’est les vacances (et puis ça vous servira dans le métro à la rentrée tiens !).

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Android, c’est bien.

 

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Les vampires !

18 juil

Les vampires, quelles créatures ! Nous les avons redécouverts avec la saga de Stephenie Meyer, Twilight, mais ils étaient déjà parmi nos lectures grâce à Bram Stoker et son fameux Dracula !

La plupart des personnes vous diront, « oh les romans avec les vampires, c’est tout pompé sur Twilight ! » mais non ! Et pour vous le prouver j’ai réuni des preuves !

Ici à la bibliothèque, nous en avons des tas ! Bien sûr nous avons le Dracula de Bram Stoker, (à relire pour bien commencer ses lectures vampiriques) et aussi la célèbre saga Twilight à la cote MEY.

Nous avons, pour ne pas trop nous éloigner de notre titre de base, Dracula de Kate Cary et en 2 tomes s’il vous plait ! Voici un petit résumé pour vous faire envie… « John Shaw, jeune Anglais, a combattu dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale. Rapatrié à l’hôpital après une blessure, il est hanté par des cauchemars dans lesquels il voit son chef de régiment, Quincey Harker, un homme féroce et agressif. Avec Mary Seward, son infirmière, il découvre que Quincey appartient à une lignée sanglante, celle de Dracula. »

Pour rester dans notre thème, nous avons aussi le Journal d’un vampire de Lisa Jane Smith dont nous venons de recevoir le 10ème tome récemment. Entre amour, trahison, guerre des clans et j’en passe, enfin bref, une vie de vampire quoi !

Pour continuer avec l’amour d’un vampire, nous avons Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ?, de Beth Fantaskey à mettre entre toutes les mains, mais pour ceux qui ont essayé ce premier tome qui a (peut-être) causé quelques dommages nous avons la suite qui va vous aider à rattraper cette bévue Comment sauver un vampire amoureux.

L’amour, toujours l’amour avec des bisous en plus ! La trilogie Vampire kisses, d’Ellen Schreiber, vous donnera des envies d’embrasser votre vampire adoré. Pour poursuivre avec des embrassades nous vous proposons Devil’s kiss, de Sarwat Chadda en deux tomes. Et pour finir en amour Bloody Valentine de Melissa de la Cruz.

Pour devenir un vampire de haut rang il faut évidemment aller à l’école ! Pour cela nous vous invitons à suivre la scolarité d’ados vampires dans La Maison de la Nuit de Phyllis Cast (en 10 tomes s’il vous plait !), ou encore Vampire Academy, de Richelle Mead.

Un vampire qui a le bon rôle c’est possible ? Mais bien sûr dans la trilogie Insatiable de Meg Cabot.
Et pour changer du concept une jeune fille tombe sous le charme d’un beau gosse : des ninjas vampires ! Je finirai cet article sur les guerres de clans (de vampires) avec Nosferas d’Ulrike Schweikert.

Si cet article vous a plu j’espère que vous viendrez chercher ces petites merveilles en rayon !

               

Géraldine

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Yare yare daze ! Un été 18+ avec le Club manga !

12 juil

(Attention, certains propos et images de cet article sont susceptibles de heurter un public non-averti !)

A quoi servent les vacances d’été sinon à être consacrées à la lecture de mangas ? En attendant la rentrée, le Club manga est heureux de vous présenter :

 

DETROIT METAL CITY

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#4

12 juil

Après avoir perdu la totalité de mon travail sur la semaine (et dû tout recommencer), j’ai le plaisir de partager avec vous le début de mon angine ! Non, cela ne pouvait pas se passer sans problèmes !

Nous avons pas mal avancé : politique documentaire, imagination d’une forme de gestion du service public, début de réflexion autour des animations … Le projet prend une forme qui me plait beaucoup, je crois qu’on pourra dire que ce sont une collection et un service co-construits avec des usagers, si tout se passe bien !
L’idée, pour le moment, c’est d’aller chercher le savoir-faire à l’extérieur et de proposer un lieu d’animations ponctuelles au sein de l’Institut Français à Maurice.
Comme je vous le disais précédemment, le jeu vidéo n’est pas quelque chose de très bien vu ici et on pense que des joueurs voudront bénéficier d’une forme d’institutionnalisation via l’IFM. Reste à imaginer la forme et trouver les forces vives …

Pour le moment tout cela reste vague car nous n’en sommes qu’au projet et c’est à l’équipe de prendre le relais et d’en faire quelque chose qui lui ressemble, mais j’ai hâte (même si je n’y serai pas) de savoir ce que toutes ces réflexions vont devenir. C’est assez exaltant de se dire qu’on vous a invité pour trouver des solutions, que votre regard de professionnel peut compter. On l’a déjà vécu lors de colloques et autres mais là c’est une immersion, quelque chose de bien différent : il faut s’adapter et comprendre vite les enjeux …

Instant mondanité : je vais assister à une pièce de théâtre demain soir à l’IFM, et samedi je pars visiter Mahébourg, une ville dans le sud, proche de l’aéroport. Je ne sais donc pas s’il y aura un autre mail mais je vais essayer demain soir en rentrant.

Ci-jointe, la photo d’un oiseau dont je ne connais pas le nom, que je trouve superbe et que j’ai croisé au bord de l’océan ce matin.

zoizo

 

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#3

11 juil

On a visité des lieux de vente de jeux vidéo : des surprises et des choses étonnantes !

Tout d’abord la question du piratage est assez importante, et le plus impressionnant c’est à quel point c’est visible. On entre dans une boutique on regarde les jeux en vitrines, on parle des prix et des titres disponibles… Et puis on lève le nez et là des caisse pleines de jeux PC copiés en vente libre ou à la demande (nous a-t-on expliqué).

C’est étonnant de voir que ce système a pignon sur rue. Que doit-on en penser ? après moultes discussions avec des personnes de l’IFM (Institut Francais Mauricien) j’apprends qu’ici le jeux vidéo est un luxe, les jeux sont très chers par rapport aux salaires moyens, le piratage permet de vendre à des prix abordables des titres que peu de personnes pourraient s’offrir. C’est aussi pour ça que le développement du jeu vidéo à l’IFM pourrait être important : donner accès au plus grand nombre !

Ensuite ce qui me marque l’esprit c’est la présence récurrente de consoles assez anciennes ; du peu de jeux disponibles au catalogue (non piraté) et aussi le fait que les jeux sont majoritairement en anglais (même si multilingue pour beaucoup).
Bien que la langue nationale soit l’anglais (que tout le monde parle ici), je n’ai entendu parler que créole ou français, alors pourquoi des jeux en anglais ? Pourquoi ne pas se fournir en jeux en français ?
En discutant avec un vendeur on apprend que bizarrement à Maurice, sur les forums, les échanges entre joueurs se font en anglais et que ses clients demandent très souvent des jeux en anglais : du coup il se fournit en conséquence !

Sinon je rencontre pleins de gens super, je goûte pleins de truc exotiques (l’événement de la journée c’est la cacahuète bouillie, si c’est très bon…)

Image1

To be continued.

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#2

10 juil

 Un petit mot pour la deuxième journée  :

  • Beaucoup de réflexions en cours autour de l’utilisation et de la mise en valeur d’un espace de jeux ponctuel : comment associer les usagers à la création de cet espace ? Comment mettre en valeur ou créer des associations autour du jeu ?
  • On a pas mal visité Rose-Hill, la ville où se trouve l’Institut : c’est assez délabré mais très étonnant comme endroit ! Beaucoup de lieux de culte de toutes sortes (temples, églises, mosquées) : on m’explique qu’ici la population est très religieuse.
  • Je discute beaucoup avec le directeur de la bibliothèque, il me fait volontiers visiter, m’explique comment tout ça fonctionne.
  • Ici tout le monde parle en français et en créole, assez déroutant … Je n’ai pas l’impression d’être à l’étranger, je pourrais très bien être dans un DOM, un TOM. Alors que pourtant la langue nationale est l’anglais ! D’ailleurs tous les panneaux sont en anglais…
  • Je découvre aussi que la population d’origine chinoise est très présente à Maurice. Du coup, beaucoup de restaurant chinois :)

Rosehill

To be continued.

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#1

9 juil

Préambule

Mélanie, responsable du pôle Jeux vidéo à la bibliothèque Vaclav-Havel, a été sollicitée par l’Institut français de Rose-Hill à l’Île Maurice. Le but est de les aider à monter un service de jeux vidéo qui réponde à l’environnement local. 

Elle nous envoie tous les jours un billet de ses aventures… 

Jour 1 

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C’est étonnant de voir à quel point le contexte peut être important même pour un service aussi léger que le jeu vidéo.
D’abord, il m’a fallu comprendre que le marché local est saturé de jeux vidéo pirates et que par conséquent les acquisitions ne pourront probablement pas se faire ici. Le premier jour a consisté à creuser la piste d’achat sur un autre territoire.

Je prends mieux conscience que, si le montage du projet à Vaclav Havel n’a pas été simple, nous n’avions pas de difficultés liées à un contexte extérieur au monde des bibliothèques.
Alors qu’ici, se pose un double problème : faire avec le fonctionnement du marché local et les réticences / inquiétudes des Mauriciens.
Par exemple, ici les seuls endroits pour jouer aux jeux vidéo en dehors de chez soi sont des lieux pas très attirants… Ce qui fait que le jeu vidéo est assez mal vu de manière générale.

To be continued. 

 

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Le conte de la princesse Kaguya

8 juil

Adapté du conte traditionnel japonais du coupeur de bambou, le conte de la princesse Kaguya est d’abord une prouesse technique et visuelle. Le trait au fusain, alternant courbes délicates et angles nerveux, insuffle une véritable vie aux personnages comme au monde qui les entoure, tandis que certains plans évoquent les rouleaux peints du Japon de l’ère Heian (794-1185), où le conte se déroule. Seul bémol à une réalisation autrement sans faille : la musique, les ritournelles de Joe Hisaishi se montrant parfois un brin envahissantes là où de sobres accords de harpe koto ou une comptine suffisent amplement à souligner l’action… Le doublage, cependant, est de qualité, en tous cas dans la version japonaise qu’on recommandera pour une plus grande immersion dans ce contexte historique particulier.

 

La course de Kaguya : un trait tourmenté à l’unisson du personnage qu’il anime…

 

Mais Kaguya est aussi riche et travaillé dans son fond que dans sa forme. La trame du conte est respectée et si certains ont reproché au film sa longueur (plus de deux heures), aucune scène n’est de trop pour dépeindre, au fil des saisons, le parcours d’une héroïne complexe, tiraillée entre nature et culture, nostalgie de l’insouciance enfantine et nécessité de grandir et d’affronter le monde. Le film prend le risque de ne livrer aucune interprétation « clé en main » de l’intrigue et du personnage principal, ce qui, loin d’être rédhibitoire, est en fait un atout laissant à chacun la liberté de se faire sa propre vision de l’histoire.

 

Le conte de la princesse Kaguya est donc un très grand film d’animation prouvant encore une fois le talent de son réalisateur Isao Takahata, hélas trop souvent resté dans l’ombre de son condisciple Hayao Miyazaki aux yeux du grand public. C’est le moment ou jamais de réparer cette injustice, et peut-être, de découvrir ou redécouvrir ses autres œuvres !

 

Un trailer vaut mille mots :

Image de prévisualisation YouTube

Dans notre fonds :

Films et séries de Isao Takahata :

Goshu le violoncelliste.

Kié, la petite peste.

Le tombeau des lucioles.

Heidi.

Horus, prince du soleil.

Panda, petit panda.

Sur le conte de la princesse Kaguya :

Kaguya, princesse au clair de lune.

Le conte du coupeur de bambous, traduction de René Sieffert.

Agathe

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La Cloche de détresse

2 juil

 La Cloche de détresse de Sylvia Plath s’attache aux pas d’Esther Greenwood, étudiante intelligente et volontaire, mais dont la clairvoyance confine à la douleur. Lauréate d’un concours littéraire, elle est invitée pour un mois à New York, où d’événements mondains en soirées obscures, elle prend conscience qu’elle ne se sent liée à rien. Son sens de l’observation, aiguisé comme un couteau, ne lui fait que plus cruellement sentir sa distance avec le monde. « Mon verre était humide et triste. À chaque gorgée je lui trouvais un peu plus le goût d’eau morte. »

À son retour de New York, lire, écrire, aimer lui deviennent bientôt impossible. Étouffée par le paradoxe de vivre sans rien ressentir, Esther renonce peu à peu, séparée de la vie par les parois d’une cloche de verre. Elle ne poursuivra pas ses études. Elle n’épousera pas l’insipide jeune médecin qu’elle fréquentait. Le détachement d’Esther est tel qu’il confère un humour noir à son récit et ses souvenirs : mourir devient aussi banal qu’aller faire ses courses.

 

D’inspiration autobiographique, La Cloche de détresse est une plongée dans l’esprit furieux d’une jeune femme que l’exigence et la sensibilité terrassent. Du premier rendez-vous chez un psychiatre de pacotille à l’hospitalisation, la poétesse Sylvia Plath progresse au scalpel, mêlant images à la beauté de glace et inspection féroce d’une existence qui s’étiole.

Publié en 1963, ce texte est toujours un choc.

 

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