« Evil is back ! » La saga Diablo – 1

Ces dernières semaines l’arrivée d’un certain Diablo III a mis en émoi la planète jeux vidéo. Douze ans d’attente pour cette suite sont-ils justifiés ?

Certains crient au scandale, d’autres au génie. Pourquoi tant de controverse et d’acharnement ? Pour cela il faut revenir  quinze ans en arrière.

Chapitre I : Les origines

Nous sommes en 1997, beaucoup de jeux se démarquent à cette époque par leur style novateur, et certaines franchises démarrent lors de cette année, Tomb raider, Age of Empire pour ne citer qu’eux.  Arrive sur le marché un OVNI, Diablo.

Le concept est simple : Une Porte, Un Monstre, Un Trésor. On améliore son personnage grâce à l’équipement et à l’expérience récoltée en tuant les monstres. Blizzard invente le principe du Hack & Slash, à tel point qu’on parlera de Diablo-like pour les autres jeux du genre (au même titre qu’un GTA-Like, Doom-Like). Nous en parlerons sans doute dans un prochain billet.

L’histoire ne casse pas trois pattes à un démon, dans un village isolé du nom de Tristram des démons surgissent de la chapelle, et comme vous êtes le vaillant héros qui passait par là, vous décidez de descendre voir ce qui s’y passe…  De grands problèmes de logement doivent toucher les enfers puisque le Seigneur des Ténèbres, Diablo, a décidé de venir s’installer ici avec tout ses copains avant d’aller envahir le monde.

Put your hands up for Diablo !

La force du jeu vient de plusieurs facteurs. Une ambiance très sombre dans le pur style médiéval-gothique, le choix entre 3 classes de personnages et surtout un générateur de niveaux et d’objets aléatoires. Vous pourriez recommencer le jeu 15 fois de suite, vous ne verriez jamais les mêmes niveaux et objets. Avec Diablo I, le challenge était au rendez vous. Véritable succès critique et commercial,  il s’est vendu à plus de 2,5 millions d’exemplaires dans le monde ce qui pour l’époque est plutôt pas mal. Cerise sur le gâteau, l’arrivée d’internet dans les foyers permettait un mode multijoueur (pas obligatoire) pour aller tailler en rondelles du démon avec ses copains. Une extension baptisée Hellfire introduira de nouveaux lieux et un nouveau personnage.

Le jeu n’est pas exempt de tout reproche, mais la communauté de joueurs est là, et le suivi du jeu par son éditeur est au rendez-vous, de nombreux patch verront le jour toujours dans le but d’améliorer le jeu.

Blizzard, l’éditeur du jeu se taille une solide réputation auprès des joueurs grâce à ses jeux de qualité, la société américaine n’exploite à l’époque (et c’est toujours le cas aujourd’hui) que trois licences phares : Warcraft, Starcraft et Diablo, avec le crédo de sortir un jeu : « When it’s done. »

Peu importe le temps que ça prendra la société ne sortira pas de jeux à la va-vite.

Nous voici en l’an 2000, trois ans plus tard et arrive sur nos maléfiques rayons Diablo II. Suite directe du premier opus, le scénario et l’intrigue se renforcent, les graphismes évoluent, le bestiaire s’étoffe et l’univers s’agrandit autour des quatre actes entrecoupé de sublimes cinématiques de transition que propose désormais le jeu. Cinq classes de personnages jouables cette fois-ci, avec des spécifications bien distinctes pour chaque classe. Le principe reste le même : Action frénétique / recherche d’équipement et amélioration de son personnage/ jouabilité infinie/ différents modes de difficulté.

Côté scénario, notre idiot (mais néanmoins courageux) héros du premier opus, après avoir terrassé le fameux Diablo, incarnation du diable, décide de prendre la pierre qu’il avait sur le front et de l’enfoncer… dans son front à lui, afin de contenir l’essence du mal ! Étonnamment l’opération n’est pas un succès et voila que Diablo prend possession de son corps, brûle Tristram, tue tout ses habitants et les démons se répandent sur le monde. Clou de l’histoire, Diablo décide d’invoquer ses deux frères, Méphisto et Baal dans le monde des hommes afin de rependre leur immonde cruauté, beurk ! Les anges, réveillés par ce bordel ambulant décident d’aider notre nouveau héros, et lui donnent de nouvelles pierres avec comme notice : « Ne pas se les insérer dans le front ou toutes autres parties du corps », afin d’enfermer les âmes des trois démons pour les détruire ensuite. L’opération est un succès et c’est ainsi que se termine l’histoire de Diablo II.

La récompense pour avoir fini le jeu, l’accès au niveau caché des Vaches !

 

Blizzard inclue dans le jeu bon nombre de choses à découvrir, des combinaisons de runes à mettre dans l’ordre pour obtenir certains bonus, la possibilité d’enchanter ses objets avec des gemmes qui augmentent vos statistiques, un cube permettant de mélanger des objets pour en créer de plus puissants, un coffre à espace limité qui permet de stocker les objets de votre personnage , et tout plein de petites choses qui rendent le jeu complexe, novateur, addictif. Un an plus tard, en 2001 une extension voit le jour : Lord Of Destruction. Elle se rend vite indispensable tant son contenu apporte un vent de fraicheur au jeu, deux nouvelles classes de personnages, un cinquième acte. Blizzard, continue à patcher son jeu, les joueurs sont ravis, le mode multijoueur est un carton mais pas obligatoire puisque la licence Diablo est avant tout un jeu solo.  Comme son prédécesseur, le jeu est bien accueilli par les critiques et les joueurs. Il se vend  à plus d’un million d’exemplaires dans les deux semaines suivant sa sortie (record pour l’époque). Fin août 2001, Blizzard annonçait avoir vendu plus de quatre millions d’exemplaires.

Blizzard surfe sur la vague du succès. Tous les jeux proposés par l’éditeur sont acclamé par le public et la presse.

Seulement en 2004, un Jeu va révolutionner l’univers vidéoludique …

 

Suite de la saga Diablo au chapitre 2.

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