Quelques minutes qui font la différence.

Au départ, c’est une idée volée à la bibliothèque Duras, qui la devait déjà à la bibliothèque Chaptal : celle de décaler les horaires du personnel d’un quart d’heure, afin de fermer la bibliothèque à l’heure pile. L’équipe a alors un quart d’heure pour fermer tranquillement, prendre ses affaires, et assouvir quelque besoin dont l’explicitation sera laissée à l’imagination de chacun.

Évidemment, n’est pas Duras qui veut, et ce quart d’heure s’est avéré un peu longuet quand automates et ordinateurs s’arrêtent d’eux-mêmes et que les lecteurs se dirigent docilement vers la sortie.

C’est devenu le quart d’heure de débriefing où toute l’équipe se retrouve au rendez-vous, autour de la banque d’accueil.

Les premiers temps, ça a été l’exutoire à l’ouverture : fous rire et états d’âme y eurent la part belle. Pourtant, c’est très vite devenu le temps de la cohésion.

D’abord, parce que l’équipe n’avait pas l’habitude des journées hachées par le service public posté. Conclusion, on avait le sentiment de ne plus se voir et ce moment devenait le temps privilégié de l’échange.

Ensuite, parce que ça nous a permis de discuter très vite des problèmes rencontrés : des décisions étaient prises du soir pour le lendemain.

Maintenant que la situation est stabilisée, on a conservé le quart d’heure. Les collègues y tiennent beaucoup, et ça devient le moment où on raconte les petits problèmes du jour, où l’on fait remonter aux chefs les soucis de bâtiment, où l’on adopte une position commune.

Voilà. Ni quart d’heure américain ni quart d’heure de célébrité, notre ¼ d’heure à nous est pourtant plébiscité.

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Une réflexion au sujet de « Quelques minutes qui font la différence. »

  1. Pourquoi ne pas végétaliser tous les espaces où les voitures ne circulent pas ? Ou bien créer des pépinières de start-ups (il y a dix fois moins de start up à Paris qu’à Londres et ce serait une chance pour les jeunes qui cherchent du boulot). Merci !
    PS: on pourrait aussi créer un incubateur à start-up dans la Halle Pajol qui manque cruellement d’activités, y installer une école de code d’informatique pour les enfants (cela se fait beaucoup en Estonie, Finlande, Etats-Unis…) et pas en France. Enfin, je pense que dans tous ces espaces deshérités, installer de vieux lampadaires style Paris 1900 serait joli. Merci beaucoup de votre attention et faites circuler ! PS: car mettre des commerces partout dans les nouvelles constructions c’est bien mais ca ne marche pas car les gens n’ont pas assez d’argent, il faut d’abord créer des jobs et les endroits où cela marche (et sans discrimination) c’est le numérique.

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