Exclusif : Des coups et des caresses adapté au cinéma !

   On le supputait, on le susurrait, les salons littéraires de l’univers entier bruissaient de la folle rumeur, c’est désormais officiel et c’est en exclusivité mondiale que vous le révèle le blog de notre bibliothèque ! Après d’âpres négociations un célèbre studio américain s’est porté acquéreur des droits de l’immense succès populaire « des Coups et des Caresses » dans le but d’en faire un long métrage ! Mais qui dit américain dit langue anglaise et c’est sous le titre « Strokes and Carresses » que le film sera rendu public !

Mais ce n’est pas tout ! Car, outre l’excellente nouvelle que constitue l’adaptation sur grand écran du best-seller de Caroline B., voici que nous sommes également en mesure de vous livrer la fiche technique et le script de ce qui sera à n’en pas douter le succès de l’année dans nos salles obscures !

 

Fiche technique :

Strokes and Carresses, 2014 d’après « Des Coups et des Caresses » de Caroline publié aux éditions de la bibliothèque Vaclav Havel.

Réalisation et montage : Olivier D, Stanley Kubrick, Marjane Satrapi, Martin Scorsese, les frères Larrieu, Laurent Boileau.

Décors et costumes : Maylis T.

Prises de vue et son : Emilie D.

Consultante : Caroline B.

Scénario : Marjane Satrapi, Stephen King, Dennis Lehane, Julie Maroh, Jun Jung-Sik.

Avec, dans leurs propres rôles : Olivier, Emilie, Maylis, Ahmed et Romain

Co-starring: Léonardo di Caprio, Léa Seydoux, Chris Evans, Jack Nicholson, Mathieu Amalric, Adèle Exarchopoulos, la voix de Chiara Mastroianni et bien d’autres encore !

 

Scénario:

Générique de début

Intérieur/Local poussette de la bibliothèque Vaclav Havel, Paris/jour brumeux et pollué

Olivier, Emilie, Maÿlis, Ahmed et Romain discutent autour de tasses de thé, café et de gâteau communément appelés « palmiers » qu’ils dévorent sans retenue. La caméra passe de l’un à l’autre tandis qu’ils parlent, évoquant avec passion leurs dernières aventures littéraires et cinématographiques.

Plan américain : Maÿlis se lance dans une présentation d’elle-même et de son enfance à Persépolis quand elle était une jeune fille toute de noir et de blanc. Fondu enchaîné et…

Extérieur/Iran juste avant la Révolution islamique/jour noir-et-blanc somptueux
Alors que la caméra se balade dans les dessins habilement animés de Marjane Satrapi, la voix de Maÿlis nous vante les qualités de cette BD en quatre tomes adaptée par l’auteure elle-même en un film du même nom. On apprend que la technique du dessin était à l’époque très innovante et que l’histoire, reprenant l’enfance de l’auteure dans un Iran en proie aux bouleversements politiques et religieux, est tout-à fait passionnante. Fondu au noir et…

Plan-à-la-Sergio-Leone sur le visage d’Olivier (on ne voit plus que ses yeux), musique dramatique…

Extérieur/un train qui sillonne un monde de glace/jour très blanc et très froid

Le train, nommé Transperceneige, tourne autour d’une terre qu’une nouvelle ère glaciaire a rendue invivable. Seule une poignée d’humains a survécu et loge dans cette Arche de Noé des temps modernes. Cette locomotive, douée d’un mouvement perpétuel produit, en détruisant les neiges sur son passage, l’énergie nécessaire à son fonctionnement. A l’intérieur, les survivants ont reproduit la stratification sociale du monde passé : les wagons les plus riches et luxueux, où s’ébattent de décadents bourgeois, sont placés en tête de train. Les rames de queue, en revanche, voient leur population en surnombre lutter pour survivre dans la crasse et la violence. Ce n’est évidemment pas du goût d’Olivier, leader des rebelles, qui va tracer son chemin à travers le train, les classes sociales et les cadavres par dizaines.

Du noir-et-blanc de la bande-dessinée qu’Olivier ne trouve guère à son goût on passe, dans le film, à un gris et blanc pas vraiment plus flashy. L’image est magnifique cependant et le scénario, assez éloigné de son modèle dessiné, fait alterner avec brio scènes d’action rondement menées et moments hallucinants dont nous tairons ici la teneur.

Fondu enchaîné et…

…Émilie est en train de courir et, tout en tentant de reprendre son souffle alors qu’un cortège d’esprits mal intentionnés la pourchasse, nous raconte les déboires de la famille Torrance.

Intérieur/ hôtel Overlook, dans les montagnes du Colorado, encerclé par la neige/nuit d’hiver très blanche, très froide et très hantée

Plan-à-la-Michael-Bay (agité et flou) dans les couloirs de l’Overlook où Jack, le père de famille, écrivain alcoolique raté et gardien de l’hôtel durant la fermeture d’hiver, poursuit dans tout l’établissement sa femme Wendy et leur fils Danny (malheureux possesseur du Shining, sorte de don de voyance) . Les intentions de Jack ? Elles sont fermes, lui ont été suggérées par un mélange d’alcool, de médicaments et de dialogues avec des revenants peu fréquentables, et elles consistent à abattre sur la tête de sa femme et son fils une hache (dans le film) ou un maillet de roque (dans le roman.)

Mais qu’est-ce qu’un maillet de roque ? Se demande-t-on alors qu’Émilie en esquive fort élégamment un. Et bien, il s’agit de l’instrument nécessaire à la pratique du jeu du même nom et s’apparentant au croquet mieux connu sous nos latitudes. Nous noterons au passage que, si le maillet de roque constitue une arme de grande classe, elle est beaucoup moins létale que la hache, cette dernière étant naturellement plus à même de fendre le crâne des personnages secondaires.

Ce n’est pas la seule différence entre roman et film que note l’œil exercé d’Émilie. Elle nous fait vite savoir sa préférence pour ce formidable roman d’horreur psychologique et prenant. Elle est en cela soutenu par Stephen King himself, peu satisfait de l’adaptation de son roman au cinéma qu’il juge factuellement infidèle et moins effrayante. Alors que les rails du Transperceneige le mènent opportunément dans le Colorado, Olivier, lui , réaffirme son attachement au film culte de Kubrick et les plans géniaux du maître qui réinventa la terreur au cinéma.

Panoramique enveloppant le local poussette dans lequel nos héros reprennent leurs « esprits ». Travelling avant sur Romain. Celui-ci prend la parole pour nous narrer en voix-off la magnifique histoire d’amour dont il a été le témoin. A sa voix si singulière se mêlent celles de Maÿlis, d’Emilie et d’Olivier alors que le Transperceneige emprunte les voies de la Gare de l’Est.

Ici, l'ambiance sur le plateau est au comble de l'effervescence : Olivier s'énerve sur des techniciens tandis qu’Émilie met au point les derniers réglages son...

Ici, l’ambiance sur le plateau est au comble de l’effervescence : Olivier s’énerve sur des techniciens tandis qu’Émilie met au point les derniers réglages son…

 

Fondu(e) au bleu

Extérieur/Grand-place de Lille/grand ciel de cette couleur chaude qu’est le bleu

Romain est témoin de la vie d’Adèle (également nommée Clémentine selon qu’on la dessine ou qu’on la filme), jeune femme qui va voir sa vie bouleversée par sa rencontre avec Emma dont elle va tomber éperdument amoureuse. Mais si Emma affiche son homosexualité comme ses opinions politiques et sa chevelure toute bleue, Clémentine/Adèle a plus de mal à accepter, et faire accepter, le fait que son cœur bat plus fort pour les filles que pour les garçons.

Mais Romain perd malencontreusement la trace des deux amantes à cause de soucis de lecteur DVD et n’est pas en mesure de nous dire ce qu’il advient des amoureuses. On en vient alors à de folles spéculations : les uns défendent la vision plus profonde mais un peu sombre d’Abdellatif Kechiche et se pendent aux lèvres d’Adèle filmées en gros plan, les autres aiment le trait en blanc-et-bleu et la finesse de Julie Maroh ainsi que l’amour sincère qui se dégage de son texte et de ses dessins…

Hélas, le temps se couvre, l’orage tonne dans le local poussette. Fondu en blouse blanche et…

Extérieur/un asile perdu sur lîle rocailleuse sobrement appelée Shutter Island/nuit tempétueuse, salée et un peu aliénée

Une patiente de l’hôpital psychiatrique a disparu. Deux marshals mènent l’enquête et l’on suit Ahmed dans les couloirs et les cellules grises du glauque établissement, hanté par les cris de ses patients. Ahmed ayant confessé à mi-roman son incompréhension de l’intrigue, ses éminents coreligionnaires clubistes lui recommandent chaudement le visionnage du génial film de Scorsese qui, s’il ne l’éclairera pas sur les tenants et aboutissants schizophréniques de l’histoire, aura au moins le mérite de lui faire passer une excellent moment. On apprend tout de même, alors que l’enquête met à jour des secrets inavouables, que du roman était déjà née une bande-dessinée jugée par Maÿlis comme tout à fait fréquentable.

Suite à une restriction de budget la caméra, déjà privée de la haute définition Imax 3D et menacée de devoir incessamment passer au noir et blanc, s’attarde à peine sur les incidences de l’amour en tant que crime parfait, suscitant immédiatement la colère des frères Larrieu et de Phillipe Djian, co-scénaristes. Après quelques ultimes plans mélancoliques au ralenti, la caméra, qui ne fait pas dans les sentiments, lance le…

Générique de fin

Sauf que, révélation finale, twist audacieux, sur une musique omniprésente et pompière on se rend compte qu’en fait…

Scène post-générique : extérieur/Séoul/nuit lunaire à la peau couleur de miel

Maÿlis n’est pas une jeune Iranienne en noir-et-blanc mais bien un jeune homme Coréen nommé Jun Jung-Sik et adopté(e) très jeune par une famille belge ! A la recherche de ses origines, il/elle enquête sur les circonstances de son adoption à six ans au lendemain de la guerre de Corée, et se penche sur son passé, sa construction, sa vie dans sa famille adoptive, les rires et les larmes qui ont rythmé son existence…

Apothéose de Strokes et Carresses : les images réelles se mêlent aux dessins et aux images d’archives, toutes formes d’art communiant en une extase cinématographique… Fondu au noir et…

 The End

Breaking news : La nouvelle vient de fuiter, Strokes and Carresses aura au moins une suite et sans doute bien plus ! On ne sait pour le moment qu’une chose : il y sera question de coups, de caresses et de coups de cœur !

Sortie le 17 mai 2014 !

Olivier D.

Photo scénario réduite

Le scénario est si volumineux que plusieurs volumes ont été nécessaires à son écriture…

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