Yare yare daze ! L’été manga 18+ continue : Alors on Gantz !

Vous glissez dans l’escalier du métro, vous êtes fauché par un camionneur endormi,  une intoxication alimentaire vous foudroie suite  aux gambas mijotés par votre petite amie pour vos 2 semaines de relation, une petite frappe vous fait la peau pour votre walkman etc. Bref vous avez saisi le concept, vous mourrez.

Point.

Final.

MAIS NON EN FAIT.

Car l’instant d’après vous vous retrouvez dans une chambre, avec plusieurs autres individus qui devraient être tout autant trépassés que vous.  Ainsi qu’un chien, et une grosse sphère noire.

Quand la mort vous va comme un Gantz.

Gantz vous voulez

Gantz vous voulez

 D’autres personnes apparaissent, comme reconstitués au laser. Prostré dans votre incompréhension, vous vous raccrochez à ce que vous pouvez :

A quelque chose malheur est bon

 

Où êtes-vous ? Est-ce la réalité, un programme télé pervers, le purgatoire ? Et pourquoi dieu cette femme ne met-elle pas de vêtement ?

Toutes ces interrogations traversent aussi l’esprit de Keï, jeune étudiant égoïste, légèrement obsédé et accessoirement héros de ce manga. Si seulement, il n’avait pas croisé Masaru sur le quai du métro. Cet ami de primaire, perdu de vue depuis un bail, s’est jeté sur les rails pour sauver un clochard, et sous la pression, Keï s’est senti obligé d’adopter le même comportement héroïque.

 

Vous aurez compris la suite : AAAAHHH, COURS,  NOON, SCRUIIIITCH, « Oh mon Dieu mais c’est une tête », « pauvre jeune homme, si c’est pas malheureux »…

Vous aurez compris la suite : « AAAAHHH !! » « COURS », « NOON », SCRUIIIITCH, « Oh mon Dieu mais c’est une tête !», « Pauvre jeune homme, si c’est pas malheureux »…

 

Revenons à notre mystérieuse boule noire. Elle donne à Keï, Masaru et à leurs autres compagnons d’infortune (un blond, un chien, un vieux, un employé de bureau, deux yakusas, la femme nue et Nishi le mystérieux) une mission : se débarrasser du martien-poireau.

martien poireaux

Ca sent l’émincé

Elle met alors à leur disposition d’étranges armes et des uniformes d’un type inconnu. Impossible de fuir avant la fin de la mission : une puce implantée dans le cerveau des malheureux élus leur fera exploser la tête. Le cas du petit poireau est rapidement réglé, dans un carnage auquel ne prennent pas part Keï ni Masaru.

C’était sans compter sur son Hercule de père, que la perte de son fils affecte au plus haut point.

Un chewing-gum peut-être ?

Un chewing-gum peut-être ?

D’extraterrestres improbables en nouveaux Gantzers (le nom des personnes décédés qui intègre le « jeu »), Keï et Masaru découvriront peu à peu le fonctionnement et la signification de cet étrange manège… Pourront-ils réintégrer un jour leurs foyers respectifs et mener à nouveau une vie « normale » ?

Gantz interroge sur la capacité d’un homme à changer (Keï en l’occurrence), mais aborde aussi des thèmes puissants comme l’amitié, la cruauté humaine, les martiens végétaux et les fortes poitrines.

On regrettera le dessin, parfois froid, certains diront épuré, fait à l’ordinateur comme les notes de fin d’ouvrage nous l’apprennent, ainsi que des dialogues souvent lapidaires, mais le manga d’Oku (pas de blague svp) remplit son objectif : efficace et addictif, sans temps mort, n’hésitez pas et entrez dans la Gantz.

Arthur

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