Yare yare daze ! L’été manga +18 devient l’été +12 et attention ! Ichiiiiii c’est The killer !

   Ichi the killer, donc, un titre limpide pour qui comprend la langue de Shakespeare. Ichi tue, et même beaucoup, et même assez salement. En deux maux comme en cent démembrements : c’est assez violent mais…

(Voilà je ne l’aurais pas mieux dit)

(Voilà je ne l’aurais pas mieux dit)

   Ichi, donc, est un adolescent à la personnalité un peu torturée. C’est pour cela, et aussi pour ses chaussures équipées de lames qu’il lance à la figure de ses victimes à la vitesse de l’éclair, que Papy et son groupe l’ont engagé pour massacrer un chef de gang yakuza. Ainsi que la fille de 17 ans avec qui ce dernier… heu… jouait à la bataille corse dans sa chambre d’hôtel.

Ça on l’avait dit qu’il ne fallait pas le faire Ichier

Ça on l’avait dit qu’il ne fallait pas le faire Ichier.

   Tout ceci pour s’emparer de 300 millions de yens dans le coffre-fort dudit chef yakuza. Le groupe fait ensuite disparaître les corps et nettoie la pièce, non sans qu’un des membres de l’équipe ne rejoue à la bataille avec la fille, mais bon elle est morte alors c’est un peu de la triche. Le but, bien entendu, est de faire croire que le chef (Anjo de son prénom) s’est envolé avec la fille.

   Sauf que ça ne va pas se passer comme ça. Parce que Masa Kakihara, le bras droit du boss, découvre le chiffre 1 écrit avec du sang dans la chambre d’hôtel. Ce 1 a en fait été laissé par Ichi, car Ichi, en Japonais, ça veut dire 1 et que Ichi signe ses crimes avec son nom. Tout se tient. Il n’avait pas laissé que ça dans la pièce, Ichi, car après avoir tué quelqu’un il pleure toujours un peu et…heu…il aime bien jouer aux cartes lui aussi, mais au Solitaire. Ça aussi, ça laisse des traces. Mais bon, tout ceci a été lavé par le groupe mené par Papy, ce fameux groupe composé d’un obsédé sexuel, d’un meurtrier et d’un nécrophile. On a les collaborateurs qu’on mérite.

On pourrait ne pas le croire à voir ce visage angélique mais Masa est UN VRAI PSYCHOPATHE

On pourrait ne pas le croire à voir ce visage angélique mais Masa est UN VRAI PSYCHOPATHE.

    Bien entendu, Masa se doute que quelque chose n’est pas très clair dans cette histoire.  Il va alors mener son enquête, par exemple en enfonçant des aiguilles dans le sexe de quelques-uns de ses employés. Oui, il est comme ça Masa.

   C’est donc un manga hyper trash et violent que nous propose Hideo Yamamoto, l’auteur d’Homunculus. Alors si vous ne supportez pas la perversion, la brutalité extrême, les sévices, le sadomasochisme et la nécrophilie, mieux vaut vous abstenir. Mais vous passeriez à côté d’un manga aussi malsain qu’addictif ainsi que de personnages charismatiques et étrangement attachants malgré leur sadisme et leur cruauté, en tête desquels, bien sûr, figurent Masa et Ichi dont la personnalité et la psychologie sont particulièrement fouillées.

Il ne faut pas croire, il y a aussi des moments de bonheur, ici nous avons droit un sourire particulièrement sain.

Dans Ichi, il y a aussi des moments de bonheur. Ici nous avons droit à un sourire particulièrement sain.

 

   Mais trêve de bavardage, venez donc à la bibliothèque lire Ichi the Killer !

 

Olivier.

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