A dos de baleine, on surf sur le sable

Notre chère Adèle a fait un stage de deux semaine à la bibliothèque et a décidé (contrainte par la force) de partager ces coups de cœurs manga du mois de juillet à travers deux articles :

Du sable partout, à perte de vue, tel est le décor dans lequel nous entraîne Abi Umeda dans son œuvre Les Enfants de la Baleine (vous ne l’aurez pas deviné…).

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A la surface de ces gigantesques océans de sable vogue la « Baleine de glaise », imposant navire où vit Chakuro, un jeune scribe, doté comme nombre de ses compagnons du samia, un pouvoir naissant des émotions, raison pour laquelle l’expression vive des sentiments semble proscrite sur le navire. Appelés « marqués » (de par les motifs trop méga classes apparaissant lors de l’utilisation de leur pouvoir), les détenteurs du samia sont condamnés à mourir jeunes en contrepartie de leur don, tandis que promis à une plus longue vie, les « non-marqués » les plus âgés sont membres du Conseil des Anciens, une assemblée coupée du reste du vaisseau et détentrice de nombreux secrets.

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On pense qu’Adèle aussi était atteinte d’hypergraphie.

Alors qu’il semblait n’y avoir d’humains nulle part autre que sur la « Baleine de glaise », durant l’exploration d’un navire délaissé, Chakuro fera la stupéfiante découverte (même si j’imagine qu’au vu du début de ma phrase, ça doit pas être si stupéfiant que ça…) d’une jeune fille semblant dénuée de tout sentiment.

Ce sera dès lors l’occasion pour Chakuro et pour nous lecteurs (bah oui, sinon c’est bête) d’éclaircir les ombres planant sur l’histoire de la « Baleine de glaise » et de ce monde ensablé. En effet, notre curiosité (de rongeur hyperactif) a su être titillée tout au long du récit, et c’est donc avec plaisir que nous accueillons ces quelques clefs de réponses (dispensées avec soin et parcimonie comme il se le doit).

Mais (vous vous en doutez, lecteurs perspicaces que vous êtes), ce n’est pas tout ! En effet, l’un des autres gros attraits de ce livre est la réflexion qu’il offre sur les sentiments, et sur ce qui fonde l’humanité de chacun (et ça, c’est bööööö !). Les dessins délicats et agréables, et quelques somptueuses planches (notamment dans le chapitre 3, mais je n’en dirai pas plus…suspense !…) ne feront d’ailleurs que souligner la poésie que recèle l’ouvrage.

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C’est vrai que c’est beau

Que dire de plus ? Eh bien, signalons que si le rythme est plutôt calme au début, nous laissant nous immerger tranquillement dans l’histoire, il s’accélérera vers la fin, notamment dans les dernières pages qui réservent quelques surprises… (Mais no spoil, parce que le spoil…. C’est MAL).

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Mia Zack qui ?

Bref, pour conclure cet article qui s’étale déjà sur plus d’une demi page, il ne me reste plus qu’à faire un éventuel parallèle entre ce livre et certains mangas, et films, du grand Miyazaki (tremblez, devant l’incarnation de la suprématie, misérables vermisseaux que vous êtes) justifié à la fois par certains aspects du style graphique (le design de la Baleine de glaise notamment) mais aussi par la grande sensibilité se dégageant de l’œuvre.

Enfin, en 3 mots : lisez ce livre !

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