Les pires œuvres de l’histoire des œuvres

Bonjour à tous !

Dans les bibliothèques, les librairies et les lieux de culture en général que le monde entier nous envie, il est de bon ton de faire des listes de ‘ »coups de cœur », c’est-à-dire des films, des livres, des jeux qui nous plaisent et que nous souhaitons par-dessus tout que vous, lecteurs, cinéphiles, sérivores et autres vidéoludistes découvriez.

Mais l’ère du positivisme n’a que trop duré ! Halte à la tyrannie du bien ! Dressons-nous contre les œuvres de qualité mes chers consœurs et confrères et dressons ensemble la liste des pires œuvres que nous ayons pu avoir l’intense malheur de découvrir.

AVERTISSEMENT : la liste qui suit contient bon nombre de titres très mauvais. Toutefois, il est fort possible que vous appréciiez à titre personnel l’une des œuvres citée. Auquel cas, nous vous conjurons de ne pas prendre personnellement la critique exprimée et souvenez-vous que les commentaires des agents sont donnés à titre personnel et n’engagent pas la 20th century fox ni la Mairie de Paris.

LES PIRES ROMANS DU MONDE

cvt_billie_4301AMARYLLIS : (Note de l’auteur : les prénoms ont été changés pour garantir l’anonymat des infects haters qui se prétendent bibliothécaires) : J’ai, à titre personnel et sans engager mes collègues ni manquer de respect à tous les gens qui aiment cette autrice, détesté Billie de Anna Gavalda ! C’est très mal écrit ça cause encore plus mal que moi ! L’écriture est du langage parlé du fin fond de la grande banlieue la plus craignos qu’il soit. De plus la couverture pique énormément les yeux. L’histoire d’une jeune fille qui pense réussir sa vie mais qui ne s’en sortira jamais car elle est dépendante de ses parents alors qu’ils essaient de tout faire pour s’en débarrasser.

Signé : Géraldine (mais heu on avait dit qu’on changeait les prénoms)

OLIVER : Je crois que je ne me remettrai jamais de la lecture de l’Alchimiste de Coelho. Lire un mauvais livre est une chose assez fréquente, surtout quand comme moi on n’aime rien, et cela n’a rien de dramatique. Au pire on referme violemment le livre, le jette à terre, saute dessus puis on le revend sur internet. Mais l’Alchimiste n’est pas un mauvais livre, c’est une infecte bouse prétentieuse. La philosophie de bazar y côtoie gentiment un sexisme assez nauséabond et la morale de l’histoire (ce qui importe c’est le voyage, pas la destination) aurait simplement prêté à rire par sa banalité si l’auteur n’avait pas été aussi ouvertement convaincu d’avoir révolutionné la pensée du 20ème siècle. 

EN BREF : j’ai la haine d’avoir perdu trois heures de ma vie à lire ce truc.

CECILIA : Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq est le pire des livres que j’ai lus, mais je l’ai lu en entier, ce qui n’est pas mon habitude, quand un livre me déplaît au bout de quelques chapitres, je le referme à jamais.

Pourquoi ? Vous le découvrirez très bientôt dans un article consacré à Houellebecq au cours duquel le point de vue de Cécilia sera confronté à celui d’un invité mystère spécialiste de Houellebecq. A très bientôt donc ! Restez connectés ! stay foot ! good night and good luck.

RIGOLLIERO : Boussole de Mathias Enard : Après avoir reçu le prix Goncourt 2015 (NA : ATTENTION, en dépit de ce que laisse entendre cette phrase biscornue, c’est bien Enard qui a reçu le prix Goncourt et non l’autrice laborieuse de ces quelques lignes de critique facile), j’ai souhaité lire Boussole de Mathias Enard mais quelle ne fut pas ma déception ! Ce roman représente tout ce que j’exècre dans la littérature contemporaine française, c’est très nombriliste et élitiste.  Il est impossible de suivre, de comprendre ou de trouver un quelconque intérêt à l’histoire en raison de l’accumulation de références musicologiques, littéraires et artistiques présentes dans ce livre. J’ai été contrainte d’abandonner cette œuvre indigeste et inaccessible au bout d’une centaine de pages.

NA : Quand Rigolliero dit qu’elle a « été contrainte » n’allez pas croire qu’on l’a forcée à lire Enard, on préfèrerait qu’elle travaille mais elle ne cesse de nous répéter qu’elle « préfèrerait ne pas »

Enard cherche à quel moment sa carrière a pu lui échapper si bien qu'il a fini dans un article sur les pires livres lus dans un blog à la notoriété contestable.

Enard cherche à quel moment sa carrière a pu lui échapper si bien qu’il a fini dans un article sur les pires livres lus dans un blog à la notoriété contestable.

LONIEL : Cent ans de solitude de Gabriel Marcia Marquez.

J’ai pas détesté, mais [j’ai été] très déçu et en colère :

Beaucoup d’échos positifs sur ce livre, tout pour me plaire : des personnages flamboyants, des situations absurdes et drôles et du fantastique. Et autant les cents premières pages m’ont plu, autant je me suis ennuyé ensuite. Les personnages sont plats, sans relief, le livre est sans enjeu, ce bordel constant m’a lassé. Du coup, je préfère les reines du shopping, c’est aussi bordélique et plus court.

LES PLUS MAUVAISES BANDE-DESSINEES JAMAIS DESSINEES

ARTURO : GOKICHA ! [P***** je déteste Gokicha !] (NA : les commentaires entre crochets ont été rajoutés par l’auteur pour rendre le tout plus sensationnel) On suit, à travers de petits strips, type Chi une vie de chat, les aventures d’un cafard mignon. C’est-à-dire l’insecte le plus dégueu du monde (ATTENTION : ce commentaire anti-cafard ne concerne que son auteur, c’est-à-dire Arturo, et certainement pas l’auteur de l’article qui tient à assurer à son lectorat cafard qu’il a une grande admiration pour la communauté cafarde dans son entièreté).

Bon, ça aurait pu faire un manga drôle si ç’avait été bien fait. Ce qui n’est pas le cas. Les gags tombent à plat (quand on les comprend, certains confinent à un absurde dont on se demande si ce n’est pas le fait de la traduction) et le dessin est trop léger pour sauver le navire. On voit là où l’auteur veut nous emmener : du moche transformé en kawaii, mais la sauce ne prend pas.

Arturo ! comment peux-tu lui résister !

Arturo ! comment peux-tu lui résister ?!

AGATA : L’Onde Septimus :

A mes yeux de fan au long cours, aucun des albums de reprise de Blake et Mortimer n’est parvenu à égaler ceux d’Edgar P. Jacobs. Les « images inoubliables » dont Franquin vantait autrefois les mérites se sont bel et bien évanouies devant le cahier des charges éditorial. On pouvait toutefois prendre le parti de rire des postures guindées de Juillard, ou des intrigues aux ressorts de vieux matelas de Sente ou Van Hamme. Bref, les albums de reprise étaient de mauvaises bd, mais de mauvaises bd « sympathiques ».

Jusqu’au jour où l’Onde Septimus a pris place sur les rayonnages des librairies (et des bibliothèques).

Se voulant une suite à la Marque Jaune de Jacobs, l’Onde Septimus se veut un hommage à ce dernier. Il ne parvient à en être qu’un sinistre ersatz :

Les dialogues et récitatifs de la Marque Jaune étaient littéraires. Ceux de l’Onde Septimus ne savent qu’être verbeux et ampoulés (comparez les introductions des premières pages !).

Par son dessin et ses couleurs expressives, la Marque Jaune distillait une ambiance inquiétante et morbide dans l’esprit du lecteur (qui valut d’ailleurs à l’auteur quelques soucis avec la censure de l’époque). L’Onde Septimus se montre franchement laid avec des teintes oranges et bleues que n’auraient pas renié le cinéma hollywoodien il y a quelques années.

Mais c’est surtout le cynisme de son scénario qui empêche l’Onde Septimus d’être, à défaut d’un bon Blake et Mortimer, une mauvaise bd sympathique. En se posant – comme par hasard ! – en suite de l’album le plus célèbre de la série, l’Onde Septimus ne fait que vampiriser, en le dénaturant, l’univers et le scénario mis en place par Jacobs auparavant. Je pense par exemple au personnage d’Olrik, devenu ici un junkie incapable d’échapper à l’emprise de son ancien bourreau là où la fin de la Marque Jaune signifiait clairement le contraire !

Bref, un véritable navet trahissant plus encore que ses prédécesseurs le calcul, voire la rapacité éditoriale, dont les auteurs, en « fanboys » mal inspirés, se font malheureusement les complices…

LES PLUS NAVETS DES FILMS JAMAIS NANARDISES

MAXIMUS : J’ai regardé le film « La Moustache » complètement défoncé [très très fatigué par une journée de travail au service du public] et ça m’a fait un bad trip dont je me souviens encore, c’était il y a 7 ou 8 ans quand même.

(On comprend que le film La Moustache n’est pas foncièrement mauvais, mais qu’il procure de désagréables sensations quand il est couplé à un investissement excessif au service du public, effort chaudement déconseillé.)

JULIO : Kick-Ass le film, enfin les deux films, car c’est violemment réac[tionnaire] mais je n’en dirai pas plus car je suis espionné par la CIA et Nicolas Cage.

Quand on couple Nicolas Cage avec Moustache sur internet on obtient ça, deux bonnes raisons de ne pas regarder les films précédemment évoqués.

Quand on couple Nicolas Cage avec Moustache sur internet on obtient ça, deux bonnes raisons de ne pas regarder les films précédemment évoqués.

L’AVIS D’ALAN  QUI PASSAIT PAR LA

A part les films où apparaissent Mickael Youn, John Wayne, Béatrice Dalle ou les films réalisés par Claude Lelouch ainsi que les livres de Virginie Despentes, les polyphonies corses, Sardou, Johnny et les flutes andines, Alexandra Sublet, Finkielkraut, la cuisine moléculaire et les oursins ainsi que le « sérieux bibliothéconomique »… Non je crois sincèrement et j’ai beau chercher… Je ne déteste rien ni personne…

Pour nos lecteurs les moins au fait de la chose bibliothéconomique, sachez que ce terme désigne, selon wikipédia : […] l’ensemble des techniques de gestion et d’organisation des bibliothèques. Le terme de bibliothéconomie est de plus en plus souvent délaissé au profit de l’expression sciences de l’information et des bibliothèques.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui, en espérant que vous viendrez très vite emprunter toutes ces vilaines œuvres, expressions les moins abouties du non-génie humain.

Olivier.

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3 réflexions au sujet de « Les pires œuvres de l’histoire des œuvres »

  1. Ca alors, mon ex-chef n’aime pas le sérieux bibliothéconomique ??? Oh ben ca alors …
    Plein de bises z’anonymes aux Havéliens depuis une ville du Sud de la France où il fait 20° 😉

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