Club des lecteurs, spéciale Voie des Indés

Ce samedi 20 octobre, le Club des lecteurs mettait à l’honneur la maison d’édition Le Nouvel Attila, partenaire de notre cycle Voie des Indés consacré à l’édition indépendante.

Littératures étranges et étrangères… Le nouvel Attila cultive les genres inclassables et les mauvaises herbes littéraires, en proposant traductions, rééditions de trésors oubliés, et quelques auteurs français choisis.

A raison de 6 ou 8 livres par an, fruit de la rencontre et du travail entre un auteur (ou son traducteur), un dessinateur et un graphiste, Le Nouvel Attila tente de tisser des passerelles entre les textes et de donner un sens au mot « catalogue ».

Après une digression sur les bienfaits et les déboires de la vie à la campagne et à Paris, les participants ont présenté leurs lectures choisies parmi une sélection de romans parus aux éditions du Nouvel Attila, et quelques autres qui ont particulièrement attiré leur attention.

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Uwe Timm, L’homme au grand-bi, Le Nouvel Attila (Sylvie)

Dans un village de Bavière, le naturaliste Schroeder s’établit en apportant avec lui une nouvelle invention : le grand-bi, ou l’ancêtre de la bicyclette. Cette invention va bouleverser la vie du village et apporter une véritable révolution. Nous lisons ici une version sportive de la querelle des Anciens et des Modernes. Le roman est bien écrit, frais, les personnages sont attachants. C’est drôle et parfois même surréaliste.

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Christopher Boucher, Comment élever votre Volkswagen, Le Nouvel Attila (Sylvie)

Un jeune journaliste doit élever seul son fils. Le problème : il s’agit d’une Volkswagen, modèle Coccinelle.  Sylvie n’en a lu qu’une page et n’a pas accroché. Livre-concept.

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Pierre Michon, La Grande Beune, Gallimard (Sylvie)

Lecture tentée car Pierre Michon avait été porté aux nues par François Busnel mais c’est néanmoins une grande déception. Le roman est complètement dépassé, plus personne n’écrit comme ça de nos jours.

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Richard Powers, Le temps où nous chantions, 10/18 (Sylvie)

Une bonne lecture pour apprendre quelque chose sur la société américaine et le racisme.

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Chimamanda Ngozi Adichie, Americanah, Gallimard (Christiane)

Un roman impressionnant, une lecture coup de poing. Ce roman éclaire parfaitement le lecteur sur ce qu’est être noir dans la société américaine.

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Gauz, Camarade Papa, Le Nouvel Attila (Frédérique)

A travers deux voix qui se répondent – un colon blanc à la fin du XIXe et un petit garçon de l’ère postcoloniale et mondialiste – Gauz nous livre une fresque coloniale inédite, tendre et humoristique. On apprécie l’inventivité de la langue, le regard de l’auteur sur la colonisation, des personnages tout en contrastes et la plume colorée et explosive de Gauz. La belle découverte de la rentrée littéraire !

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François Beaune, Omar et Greg, Le Nouvel Attila (Frédérique)

Un double témoignage très intéressant de deux personnalités que tout oppose, tous deux collaborateurs du FN pour diverses raisons, sur les raisons de ce rapprochement mais aussi sur les raisons qui les ont amenés à s’en éloigner. Loin des clichés nationalistes et extrémistes, Omar et Greg sont les visages d’une France ouvrière, délaissée par la République et en perte d’idéal. A travers ces deux voix, François Beaune interroge la citoyenneté, l’engagement militant et les « magouilles » politiques qui ne semblent épargner personne.

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Thibaut Klotz, L, Le Nouvel Attila (Mary)

Un livre très intrigant. La 4e de couverture prévient le lecteur qu’il est en présence d’un livre étrange. Les chapitres sont écrits de manière différente et certains sont imprimés en gris pâle, ce qui peut être rebutant. Mary n’avait pas fini de le lire au moment du club des lecteurs mais était prête à continuer sa lecture tant le roman l’intriguait. Un risque à prendre donc…

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Richard Powers, L’arbre-monde, Le Cherche Midi (Olivier)

Olivier a commencé à le lire et les premières pages sont passionnantes. On espère un compte-rendu plus poussé pour le prochain club des lecteurs.

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Didier Daeninckx, Caché dans la maison des fous, Bruno Doucey (Christiane)

En 1943, dans un asile, deux psychiatres combattent les mauvais traitements réservés aux fous et cachent les résistants blessés de la région. Un livre agréable à lire, quoique très triste. Il y a beaucoup d’humanité dans ce roman qui est remarquable. Il se lit très facilement et se transporte dans le métro car il s’agit d’un petit format.

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Olivier Bourdeaut, Pactum Salis, Finitude (Christiane)

Une grande déception pour ce deuxième roman de l’auteur de En attendant Bojangles.

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Colleen McCullough, Un autre nom pour l’amour, Belfond (Liliane)

L’histoire d’une infirmière partie sur une île du Pacifique s’occuper de soldats traumatisés par la guerre en 1945. Cette jeune femme est très appréciée de ses patients jusqu’à l’arrivée d’un beau jeune homme qui suscite la jalousie. Très bien écrit, un livre absolument formidable.

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Virginie Grimaldi, Tu comprendras quand tu seras plus grande, Fayard (Liliane)

Un roman léger et amusant. Beaucoup d’humanité et d’amour dans ce roman.

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Elizabeth Haran, Le pays du soleil rouge, L’Archipel (Liliane)

Un livre d’aventure en Australie. Des paysages exotiques et une héroïne qui doit lutter contre l’adversité pour trouver le bonheur.

Conclusion : un club des lecteurs toujours aussi animé et des participantes toujours aussi sympathiques et enthousiastes, sauf quand il s’agit de parler de trottinettes électriques. Rendez-vous le samedi 17 novembre pour le prochain club consacré aux coups de cœur et coups de griffe.

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