Interview d’Annick, stagiaire en jeunesse cet été

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Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Annick, j’ai auparavant travaillé dans une revue de cinéma, L’art du cinéma, je m’occupais de l’administration du journal et de sa distribution. Je fais actuellement une formation de documentaliste bibliothécaire à l’EBD (école des bibliothécaires documentalistes). Cette formation se déroule sur un an, d’octobre à septembre. Elle consiste en des cours du soir accompagnés de stages.

 

Est-ce que tu fréquentes une bibliothèque en particulier ?

Je fréquente Vaclav Havel ! Je vais aussi à la bibliothèque François Truffaut (spécialisée dans le cinéma) et à la Bifi (la bibliothèque de la cinémathèque française). J’ai beaucoup fréquenté la bibliothèque de Paris VIII lors de mes études.

 

Pourquoi avoir choisi Vaclav Havel ?

Une amie à l’école m’en a parlé, elle avait fait un stage chez vous. Le 18ème est un quartier que j’habite et apprécie énormément.

 

Qu’est ce que tu aimerais particulièrement faire en bibliothèque ?

J’aimerais beaucoup m’occuper d’un fonds DVD et cinéma, mais je m’intéresse aussi à d’autres domaines : les sciences humaines ou la philosophie. Je fais ce stage en jeunesse pour m’initier davantage à cette partie du métier, que je connais un peu moins. J’ai pu m’occuper des animations entre les parents et les enfants. Et puis je me suis aperçue qu’une bibliothèque peut travailler en partenariat, en complément avec l’école, lors de l’accueil des crèches par exemple.

 

Pourquoi avoir choisi le métier de bibliothécaire ?

J’ai connu une première expérience comme vacataire dans une bibliothèque universitaire, à Paris 8. J’aime beaucoup les livres et la médiation en particulier. C’est pour cela qu’au départ je voulais être professeur, par désir de transmettre la culture. Je me rends compte que le travail de bibliothécaire est un métier diversifié, il comprend le contact avec les gens, mais aussi ce qu’il ne se voit pas : l’organisation, la gestion, le choix des livres. Il se divise entre service public et travail de bureau. Il y a aussi quelque chose que j’aime bien : la surprise, les usagers ont souvent des besoins différents et il faut alors répondre à leur demande particulière. Il s’agit alors d’élargir leur champ de recherche, ou de leur donner les bons outils pour qu’ils puissent trouver la ressource adaptée. J’aime aussi le côté « travail manuel », qui ne consiste pas seulement à équiper des livres, mais aussi à les réparer.

 

Tu as ressenti des particularités propres à Vaclav Havel ?

Elle fait déjà partie intégrante d’un quartier très mixte, et connaît donc un public hétérogène. Elle se consacre beaucoup aux animations pour les jeunes, en témoigne par exemple le service jeu vidéo. On a peut-être moins tendance à promouvoir directement la lecture, et de remplir davantage une mission de lien social, notamment pour les jeunes qui ne partent pas en vacances. Mais le fait de les accueillir de cette façon crée une relation de confiance avec les jeunes, j’ai déjà noué des contacts avec eux. C’est peut-être à partir de cette relation de confiance qu’on peut leur faire découvrir progressivement la lecture. Cette bibliothèque est un vrai point de rencontre, en tout cas, c’est un lieu où l’on vient ne pas simplement rechercher un livre.

 

Du coup, le métier de bibliothécaire, c’est une formation permanente ?

Les qualités d’un bibliothécaire d’il y a 20 ans sont différentes. On mise peut-être moins sur la quantité de connaissances : mais sur l’envie et le désir de transmettre. Le métier de bibliothécaire dépend aussi de l’évolution du public. Les cours de langues qu’on propose ici, c’est d’une certaine façon s’adapter à ces nouveaux publics. Une bibliothèque doit prendre en compte tous les besoins locaux de la population qui l’entoure.

 

Il y a quelque chose que tu as particulièrement aimé à Vaclav Havel ?

Le café est excellent ! Plus sérieusement, j’ai été très bien accueillie par l’équipe. Il y a une très bonne ambiance de travail, un vrai travail collectif, et l’équipe a développé une vraie solidarité.

 

Et quelque chose que tu as moins aimé ?

Je pense qu’on pourrait améliorer le classement des DVD, isoler les spectacles des films, pour qu’il y ait une meilleure visibilité.

 

Et enfin, si tu devais donner un mot pour qualifier le métier de bibliothécaire ?

Sexy ! Polyvalent. Plein de surprises. Enthousiasmant. Épanouissant. Et voilà.

 

Merci pour cette interview 🙂

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