« D’ici et d’ailleurs: ensemble ». Déjà la 4e édition…

De beaux moments partagés au programme à nouveau cette année, à l’image du concert de Ghandi Adam & Lamma Orchestra. C’était un samedi de décembre gris et pluvieux, la salle s’est remplie petit à petit, et tout doucement la flûte de Ghandi a enveloppé l’assemblée d’une douceur chaleureuse et joyeuse.

Mais avant cela, le cycle a débuté sur la projection du film « Les sauteurs », de Moritz Siebert, Estephan Wagner, Abou Bakar Sidibé. On vous laisse regarder:

La particularité de ce film, c’est qu’il est filmé par Abou, auquel les réalisateurs ont confié la caméra, et qui tente de franchir l’énorme système de murs qui sépare le Maroc de l’Espagne: une frontière située sur l’enclave de Melilla. Christine Moliner, anthropologue, a amorcé la discussion en contextualisant (histoire de cette enclave) et chacun a pu exprimer son ressenti (autant vous dire que ça fait quelque chose de voir ces groupes d’hommes essayant de franchir ces immenses triples murs de barbelés, avec la police et les chiens de l’autre côté, images de vidéosurveillance rappelant des images de jeux vidéos ou de films de fiction…), ses questions et doutes etc… Et, étonnamment, de voir Abou, la personne, son rapport à l’image…

Projection-discussion autour du film Les sauteurs

Projection-discussion autour du film Les sauteurs

Une autre projection a été proposée par l’association La Cimade, autour de Portraits de femme (et vous avez de la chance ils sont tous dispos sur le net) :

  • La Boda, de Marina Seresesky

  • Exilées, Dina, de Léa Bordier et Alice Latouche

  • Exilées, Fatima, de Léa Bordier et Alice Latouche

Une discussion s’en est suivie avec les réalisatrices Léa Bordier et Alice Latouche, ainsi qu’avec une bénévole de la Cimade qui nous a parlé des femmes migrantes et des préjugés souvent associés.

Une chose que je voulais organiser depuis longtemps, c’était un atelier d’écoute et d’analyse de textes de rap. Qui de mieux placés que les rappeurs pour aborder les questions qui se posent après. Après l’arrivée, après l’urgence des papiers, du logement, du travail, de la langue? Quand les enfants grandissent, quand les difficultés à transmettre se font sentir… Quel rapport à l’histoire, à la mémoire, à la culture d’origine, à la culture d’accueil, à la langue, et aux traumatismes parfois? C’est donc David Singh, accompagné de Christine Moliner à nouveau, qui s’y sont collés, en nous proposant des textes de Kery James et de Medine. Et si nous avons débuté avec 2 participants (la hantise des organisateurs), la salle s’est peu à peu considérablement remplie 🙂

Et je ne résiste pas à partager la chanson du concert de clôture du cycle qui a remporté l’unanimité de notre public :

Merci Ghandi & Lamma Orchestra, et tous les participants de cycle!

Lisa

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