Épisode 1 : Petit ours brun vs le capitaine Némo.

Avant-propos :

Dans cette nouvelle rubrique de notre blog nous nous attacherons avec la plus grande absence de talent à imaginer de façon totalement inutile des duels de personnages de fiction, cela afin de faire encore régresser le savoir humain sur notre belle planète.

Aujourd’hui, nous accueillons sur le ring de la bibliothèque deux des personnages les plus connus de la littérature, que nous allons de ce pas vous présenter :

Présentation des adversaires :

  • Petit ours brun
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Regardez son attitude dominante et agressive et ses pupilles dilatées par l’attrait du sang et ne vous y tromper pas, c’est d’un prédateur sanguinaire qu’il s’agit.

Petit ours brun est un mammifère de la famille des ursidaes et de la sous-famille des ursus. Il peut vivre 30 ou 40 ans à l’état sauvage. En l’état, les dessins de Petit ours brun ne nous laisse pas deviner de quelle sous-espèce il s’agit même si on opterait volontiers pour un ursus arcto d’Europe.

Taille : 2 mètre 50 à peu près à l’âge adulte mais petit ours brun n’atteint jamais cet âge, il est bloqué dans son état infantilisant donc on va dire au doigt mouillé qu’il fait genre 75 cm, le blaireau.

Poids : là encore c’est compliqué. En tout cas il peut aller jusqu’à 700 kilos, mais petit ours brun, bien que potelé, doit plutôt donner dans les 40. Quel naze.

Armes principales : La mignonnerie. Il est pas super malin mais peut compter sur son museau trop mignon. Il a aussi des parents nettement plus massifs qu’on n’aimerait pas rencontrer dans le métro tard le soir à condition qu’ils l’empruntent. Parce qu’ils se déplacent à 50 km/h facile alors le métro blindé qui pue hein, ils s’en fichent.

Medium principaux : Les livres Petit ours bruns dessinés par Danièle Bour, une série TV, une pièce de théâtre, tout est bon pour promouvoir cet ourson dans des histoires qui sont à l’intelligence humaine ce que l’endive au jambon est à la gastronomie de haut niveau. Cela dit ça sort très bien chez nous puisque si on prend un album au pif genre Petit ours brun aime les bisous (on est content de le savoir) on s’aperçoit qu’il est sorti 8 fois en 2 ans. Belle performance.

  • Le capitaine Némo
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Bon là le capitaine Némo s’ennuie un peu alors il regarde Netflix pour passer le temps dans son kaléidoscope.

Le capitaine Némo est un mammifère de la famille des primates et du genre des homos. Il vient du sous-continent indien comme cela est spécifié dans le tome 2 de l’île mystérieuse. Il parle plein de langues et est un ingénieur de génie.

Taille : Si le capitaine Némo est un homme classique il doit faire à peu 1m75 ou 80 grand max parce qu’à l’époque on n’était pas si grand que maintenant.

Poids : Le capitaine Némo vit dans un sous-marin et ce qu’il mange a pas l’air glop glop, en plus pour passer dans les coursives il faut rester fin, donc je dirais allez 60 kg.

Armes principales : il est très teigneux. Il a un sous-marin uniquement fait pour défoncer des Anglais et ça c’est trop cool car personne n’aime les Anglais. Donc on lui pardonne ses crimes. A un moment il tue des orques. L’histoire ne dit pas si il tue des petits ours bruns mais je dirais que non.

Medium principaux : 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne qui a été emprunté 27 fois depuis notre ouverture, un score honorable. L’île mystérieuse du même Jules Verne (8 prêts) et une tripotée de films adaptés pas toujours oufs mais celle de Disney est bien, il est interprété par James Mason qui est top et puis il y a Kirk Douglas jeune (ouais ça date un peu) (mais on l’a pas à la bibliothèque)

Le combat :

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J’ai trouvé cette photo sur internet mais je me demande si c’est pas un fake. A enquêter.

C’est compliqué. Disons que dans l’eau si le capitaine Némo a son sous-marin il gagne grave en embrochant le petit ours brun. Cela dit, il y n’a que peu de raison pour que le petit ours brun aille se baigner en haute-mer. Sur terre, où le capitaine Némo ne met plus guère les pieds, tout dépendrait de si ils ont le droit d’utiliser des armes. Comme le petit ours brun est dénué de pouce opposable ils serait bien incapable d’utiliser ou même d’inventer les armes du capitaine Némo pour tuer des anglais. Il préfère aller chez sa grand-mère ou aimer les bisous ou manger de la confiture.

Si ça tourne au corps à corps je parierais sur l’ours car il est mieux armé naturellement avec la mâchoire la plus puissante du règne animal et des griffes capables de déchirer des caribous (c’est l’un de ses hobbys.)

 Verdict :

ÉGALITÉ

Allez pour ce premier combat on va dire égalité car le petit ours brun n’est pas anglais ni d’ailleurs un homo Sapiens et le capitaine Némo ne tue que des Sapiens anglais car il les hait depuis qu’ils ont décimé sa famille. Il tue aussi des poissons car il faut bien vivre. Il se pourrait d’ailleurs qu’ils aient une passion commune avec le petit ours brun (le poisson donc). De son côté le petit ours brun ne démontre jamais la moindre agressivité sauf dans Petit ours brun dit non où il est genre hardcore.

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Interview d’Annick, stagiaire en jeunesse cet été

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Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Annick, j’ai auparavant travaillé dans une revue de cinéma, L’art du cinéma, je m’occupais de l’administration du journal et de sa distribution. Je fais actuellement une formation de documentaliste bibliothécaire à l’EBD (école des bibliothécaires documentalistes). Cette formation se déroule sur un an, d’octobre à septembre. Elle consiste en des cours du soir accompagnés de stages.

 

Est-ce que tu fréquentes une bibliothèque en particulier ?

Je fréquente Vaclav Havel ! Je vais aussi à la bibliothèque François Truffaut (spécialisée dans le cinéma) et à la Bifi (la bibliothèque de la cinémathèque française). J’ai beaucoup fréquenté la bibliothèque de Paris VIII lors de mes études.

 

Pourquoi avoir choisi Vaclav Havel ?

Une amie à l’école m’en a parlé, elle avait fait un stage chez vous. Le 18ème est un quartier que j’habite et apprécie énormément.

 

Qu’est ce que tu aimerais particulièrement faire en bibliothèque ?

J’aimerais beaucoup m’occuper d’un fonds DVD et cinéma, mais je m’intéresse aussi à d’autres domaines : les sciences humaines ou la philosophie. Je fais ce stage en jeunesse pour m’initier davantage à cette partie du métier, que je connais un peu moins. J’ai pu m’occuper des animations entre les parents et les enfants. Et puis je me suis aperçue qu’une bibliothèque peut travailler en partenariat, en complément avec l’école, lors de l’accueil des crèches par exemple.

 

Pourquoi avoir choisi le métier de bibliothécaire ?

J’ai connu une première expérience comme vacataire dans une bibliothèque universitaire, à Paris 8. J’aime beaucoup les livres et la médiation en particulier. C’est pour cela qu’au départ je voulais être professeur, par désir de transmettre la culture. Je me rends compte que le travail de bibliothécaire est un métier diversifié, il comprend le contact avec les gens, mais aussi ce qu’il ne se voit pas : l’organisation, la gestion, le choix des livres. Il se divise entre service public et travail de bureau. Il y a aussi quelque chose que j’aime bien : la surprise, les usagers ont souvent des besoins différents et il faut alors répondre à leur demande particulière. Il s’agit alors d’élargir leur champ de recherche, ou de leur donner les bons outils pour qu’ils puissent trouver la ressource adaptée. J’aime aussi le côté « travail manuel », qui ne consiste pas seulement à équiper des livres, mais aussi à les réparer.

 

Tu as ressenti des particularités propres à Vaclav Havel ?

Elle fait déjà partie intégrante d’un quartier très mixte, et connaît donc un public hétérogène. Elle se consacre beaucoup aux animations pour les jeunes, en témoigne par exemple le service jeu vidéo. On a peut-être moins tendance à promouvoir directement la lecture, et de remplir davantage une mission de lien social, notamment pour les jeunes qui ne partent pas en vacances. Mais le fait de les accueillir de cette façon crée une relation de confiance avec les jeunes, j’ai déjà noué des contacts avec eux. C’est peut-être à partir de cette relation de confiance qu’on peut leur faire découvrir progressivement la lecture. Cette bibliothèque est un vrai point de rencontre, en tout cas, c’est un lieu où l’on vient ne pas simplement rechercher un livre.

 

Du coup, le métier de bibliothécaire, c’est une formation permanente ?

Les qualités d’un bibliothécaire d’il y a 20 ans sont différentes. On mise peut-être moins sur la quantité de connaissances : mais sur l’envie et le désir de transmettre. Le métier de bibliothécaire dépend aussi de l’évolution du public. Les cours de langues qu’on propose ici, c’est d’une certaine façon s’adapter à ces nouveaux publics. Une bibliothèque doit prendre en compte tous les besoins locaux de la population qui l’entoure.

 

Il y a quelque chose que tu as particulièrement aimé à Vaclav Havel ?

Le café est excellent ! Plus sérieusement, j’ai été très bien accueillie par l’équipe. Il y a une très bonne ambiance de travail, un vrai travail collectif, et l’équipe a développé une vraie solidarité.

 

Et quelque chose que tu as moins aimé ?

Je pense qu’on pourrait améliorer le classement des DVD, isoler les spectacles des films, pour qu’il y ait une meilleure visibilité.

 

Et enfin, si tu devais donner un mot pour qualifier le métier de bibliothécaire ?

Sexy ! Polyvalent. Plein de surprises. Enthousiasmant. Épanouissant. Et voilà.

 

Merci pour cette interview 🙂

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Retour sur les photogrammes autour de l’herbier

Quand les collègues de l’action culturelle ont demandé à l’équipe si quelqu’un souhaitait mettre en place une animation avec Vergers Urbains, je me suis tout de suite proposée ! Imaginer une activité autour de la botanique me permettait de faire partager mon goût pour les herbiers, surtout ceux photographiques. En effet, j’avais découvert, quelques années auparavant, les images d’Anna Atkins, de magnifiques cyanotypes de divers végétaux. Je savais que nous pouvions nous procurer du papier photosolaire pour l’occasion. Le procédé, très simple à réaliser, a mobilisé un après-midi et a remporté un certain succès tant chez les usagers présents à l’animation que chez nos followers sur les réseaux sociaux.

Je vous livre ici les réalisations de nos participants.

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Vous pouvez également revoir les photos de l’atelier sur notre page facebook.

 

Gwénaëlle

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The Predator ou à raison mais surtout à tort

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Détails : C’est un film américain, quatrième de la licence Predator après Predator, Predator 2, Predators. On peut rajouter Alien vs Predator qui est un cross-over entre Alien et Predator mais pas Alien vs Predator : Requiem parce que ce film n’existe pas VOUS M’ENTENDEZ, IL N’EXISTE PAS.

Genre : Predator-peur. Predatorture. J’en ai plein comme ça, me cherchez pas.

L’histoire : Ca commence par un super soldat sniper joué par un Channing Tatum low-cost qui doit tuer un narcotrafiquant qui rencontre un autre narcotrafiquant avec des otages sous un lampadaire en pleine jungle mexicaine. Déjà tu sens que c’est pas bien barré. Mais voilà que ses plans d’éclatage de tête sont contrariés par l’arrivée d’un vaisseau assez kitchouille qui vient de s’échapper d’une bataille spatiale au budget d’un épisode de Alf.

Bon dedans y’a un prédator qui du coup décime l’équipe de Patatum avec ses armes high-tech, ce qui est débile puisqu’on apprendra plus tard qu’il est venu sauver l’humanité des autres prédateurs. Patatum je sais plus comment le descend mais il est pas mort mais il lui vole ses armes.

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Ça a changé la Lucha libre…

Patatum s’enfuit donc et s’en va dans un pays latino quelconque pour se cacher de l’armée américaine parce qu’il a compris pouf pouf comme ça que celle-ci voudrait étouffer l’affaire et le supprimer pour voler le vaisseau en plastoque du Predator. Il avait déjà vu des nanars sûrement. D’ailleurs ils le rattrapent et le mettent dans un bus avec d’autres militaires fous ce qui est prétexte à diverses blagues.

Bref je vous passe les détails mais en gros il envoie le matériel qu’il a volé à son fils (Il l’envoie à son fils hein, il le vole pas à son fils, il le vole au predator) autiste qui du coup l’utilise et après y’a un encore plus gros Predator qui arrive et veut tuer tout le monde dont le premier Predator qui en fait était gentil. Y’a plein de marines qui meurent, des méchants caricaturaux et Patatum rencontre une meuf qui est une scientifique mais comme ça tout à coup on sait pas pourquoi elle sait utiliser plein d’armes et se battre comme une championne de Krav Maga. D’ailleurs elle est quand même assez c**** parce qu’elle a remarqué que le Predator ne tuait que les gens armés mais elle restera avec son flingue inoffensif tout le film dans la main.

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On sent bien que tout le monde s’en fout un peu de ce film, personne n’est vraiment concerné.

Ce que j’en ai pensé : Pas du bien. Perso j’adore le premier film de John Mc Tiernan qui est une petite merveille de mise en ambiance et de survival musclé dans la jungle avec Schwarzie au top et le magnifique Carl Weathers qui sue beaucoup. Ici, il ne se passe rien d’intéressant. A part quelques second rôles, tout est assez plat et le Predator a beau être deux fois plus grand qu’avant il fait plus du tout peur.

Ce qui est assez irritant pour moi c’est cette volonté de tout expliquer dans un pur syndrome Independence Day 2 : pourquoi ils viennent, ce qu’ils cherchent, et d’inscrire le tout dans un univers étendu alors que le mystère du premier Predator était entier et le format one-shot survival excellent. Ici, on sait déjà qu’il y aura une suite et qu’elle nous racontera cette fameuse guerre inter-espèce qu’on nous a vendue.

Ma note : J’en mets pas. J’en ai marre de cette société de note. En fait si, je vais mettre 5/5 comme je mets 5/5 à tout pour que les gens qu’on note perdent pas leur emploi. Du coup le Predator était un peu nul mais au moins il pourra continuer à prédater. Enfin quand même il est très nul parce qu’au lieu de tuer le Tatum de pacotille alors qu’il en a 5524 fois l’occase, il fait que lui mettre des petites claques.

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La nouvelle brigade de Patatum, on sent une grosse envie de créer du cinéma.

 

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Club des lecteurs, spéciale Voie des Indés

Ce samedi 20 octobre, le Club des lecteurs mettait à l’honneur la maison d’édition Le Nouvel Attila, partenaire de notre cycle Voie des Indés consacré à l’édition indépendante.

Littératures étranges et étrangères… Le nouvel Attila cultive les genres inclassables et les mauvaises herbes littéraires, en proposant traductions, rééditions de trésors oubliés, et quelques auteurs français choisis.

A raison de 6 ou 8 livres par an, fruit de la rencontre et du travail entre un auteur (ou son traducteur), un dessinateur et un graphiste, Le Nouvel Attila tente de tisser des passerelles entre les textes et de donner un sens au mot « catalogue ».

Après une digression sur les bienfaits et les déboires de la vie à la campagne et à Paris, les participants ont présenté leurs lectures choisies parmi une sélection de romans parus aux éditions du Nouvel Attila, et quelques autres qui ont particulièrement attiré leur attention.

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Uwe Timm, L’homme au grand-bi, Le Nouvel Attila (Sylvie)

Dans un village de Bavière, le naturaliste Schroeder s’établit en apportant avec lui une nouvelle invention : le grand-bi, ou l’ancêtre de la bicyclette. Cette invention va bouleverser la vie du village et apporter une véritable révolution. Nous lisons ici une version sportive de la querelle des Anciens et des Modernes. Le roman est bien écrit, frais, les personnages sont attachants. C’est drôle et parfois même surréaliste.

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Christopher Boucher, Comment élever votre Volkswagen, Le Nouvel Attila (Sylvie)

Un jeune journaliste doit élever seul son fils. Le problème : il s’agit d’une Volkswagen, modèle Coccinelle.  Sylvie n’en a lu qu’une page et n’a pas accroché. Livre-concept.

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Pierre Michon, La Grande Beune, Gallimard (Sylvie)

Lecture tentée car Pierre Michon avait été porté aux nues par François Busnel mais c’est néanmoins une grande déception. Le roman est complètement dépassé, plus personne n’écrit comme ça de nos jours.

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Richard Powers, Le temps où nous chantions, 10/18 (Sylvie)

Une bonne lecture pour apprendre quelque chose sur la société américaine et le racisme.

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Chimamanda Ngozi Adichie, Americanah, Gallimard (Christiane)

Un roman impressionnant, une lecture coup de poing. Ce roman éclaire parfaitement le lecteur sur ce qu’est être noir dans la société américaine.

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Gauz, Camarade Papa, Le Nouvel Attila (Frédérique)

A travers deux voix qui se répondent – un colon blanc à la fin du XIXe et un petit garçon de l’ère postcoloniale et mondialiste – Gauz nous livre une fresque coloniale inédite, tendre et humoristique. On apprécie l’inventivité de la langue, le regard de l’auteur sur la colonisation, des personnages tout en contrastes et la plume colorée et explosive de Gauz. La belle découverte de la rentrée littéraire !

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François Beaune, Omar et Greg, Le Nouvel Attila (Frédérique)

Un double témoignage très intéressant de deux personnalités que tout oppose, tous deux collaborateurs du FN pour diverses raisons, sur les raisons de ce rapprochement mais aussi sur les raisons qui les ont amenés à s’en éloigner. Loin des clichés nationalistes et extrémistes, Omar et Greg sont les visages d’une France ouvrière, délaissée par la République et en perte d’idéal. A travers ces deux voix, François Beaune interroge la citoyenneté, l’engagement militant et les « magouilles » politiques qui ne semblent épargner personne.

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Thibaut Klotz, L, Le Nouvel Attila (Mary)

Un livre très intrigant. La 4e de couverture prévient le lecteur qu’il est en présence d’un livre étrange. Les chapitres sont écrits de manière différente et certains sont imprimés en gris pâle, ce qui peut être rebutant. Mary n’avait pas fini de le lire au moment du club des lecteurs mais était prête à continuer sa lecture tant le roman l’intriguait. Un risque à prendre donc…

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Richard Powers, L’arbre-monde, Le Cherche Midi (Olivier)

Olivier a commencé à le lire et les premières pages sont passionnantes. On espère un compte-rendu plus poussé pour le prochain club des lecteurs.

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Didier Daeninckx, Caché dans la maison des fous, Bruno Doucey (Christiane)

En 1943, dans un asile, deux psychiatres combattent les mauvais traitements réservés aux fous et cachent les résistants blessés de la région. Un livre agréable à lire, quoique très triste. Il y a beaucoup d’humanité dans ce roman qui est remarquable. Il se lit très facilement et se transporte dans le métro car il s’agit d’un petit format.

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Olivier Bourdeaut, Pactum Salis, Finitude (Christiane)

Une grande déception pour ce deuxième roman de l’auteur de En attendant Bojangles.

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Colleen McCullough, Un autre nom pour l’amour, Belfond (Liliane)

L’histoire d’une infirmière partie sur une île du Pacifique s’occuper de soldats traumatisés par la guerre en 1945. Cette jeune femme est très appréciée de ses patients jusqu’à l’arrivée d’un beau jeune homme qui suscite la jalousie. Très bien écrit, un livre absolument formidable.

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Virginie Grimaldi, Tu comprendras quand tu seras plus grande, Fayard (Liliane)

Un roman léger et amusant. Beaucoup d’humanité et d’amour dans ce roman.

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Elizabeth Haran, Le pays du soleil rouge, L’Archipel (Liliane)

Un livre d’aventure en Australie. Des paysages exotiques et une héroïne qui doit lutter contre l’adversité pour trouver le bonheur.

Conclusion : un club des lecteurs toujours aussi animé et des participantes toujours aussi sympathiques et enthousiastes, sauf quand il s’agit de parler de trottinettes électriques. Rendez-vous le samedi 17 novembre pour le prochain club consacré aux coups de cœur et coups de griffe.

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10 livres pas mal mais pas non plus incroyables

Le 4 va vous faire halluciner…

 

Il est de ces livres dont la lecture change votre vie. Des écrivains si incroyables que leurs univers, créés sous vos yeux, ne vous quitte jamais vraiment longtemps. Nous avons tous connu ce moment déchirant où cet excipit odieux vous extirpe de force d’un monde dans lequel vous aviez investi tant de temps et de sentiments. Comme une rupture amoureuse ou la perte d’un être aimé, ces déchirements jamais vraiment ne se soignent.

Il existe pourtant une solution ! Ne plus lire ces odieux ouvrages qui vous donnent tant de peine.

C’est l’objet de cet article, recensant 10 livres que vous pourrez lire sans crainte de les quitter ou de les perdre dans le métro (sauf s’ils sont de la bibliothèque, car dans ce cas il faudra les rembourser) tant ils présentent un intérêt que nous qualifierons de limité.

 

1/ Sket dance.

 

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A noter que le titre lui se lit dans le sens occidental, c’est à n’y rien comprendre.

 

Sket dance est un manga. C’est-à-dire une Bande-dessinée japonaise. Comme c’est japonais c’est écrit dans l’autre sens et ainsi il faudra lire depuis la fin jusqu’au début, de droite à gauche et de bas en haut, ou l’inverse, ce qui représente un investissement certain en terme d’intelligence. Aussi, si d’aventure vous en étiez dépourvu, je vous déconseillerais la lecture de Sket dance. Cela dit je la déconseille à quiconque. D’après ce que je comprends en le feuilletant, Sket dance ne parle ni de danse ni de skate mais de collège. J’ai lu deux-trois cases et quelque soit le sens de lecture ça a l’air bof.

 

2/ Cent adresses futées pour parents débrouille.

 

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Si j’en crois la photo nous avons affaire à l’édition 1943, cent adresses futées pour collaborer.

 

Sous-titré : « tous les bons plans à petits prix pour habiller, bichonner et amuser vos enfants ». Tout un programme qui paraît à première vue très très triste, surtout si on regarde la couverture.

Vous le comprendrez aisément, ce livre est avant tout destiné aux gens qui possèdent des enfants. Sinon, il est fort inutile de fréquenter les adresses qui y sont recensées. Toutefois la discrimination ne s’arrête pas là car il faut également être un parent « débrouille » et donc faire des fautes de syntaxe car on utilise en temps normal un adjectif (débrouillards). Mais enfin je ne vous l’apprends pas. A noter que si ils étaient si futés que ça ils n’auraient pas besoin d’un fichu livre.

J’attire votre attention sur le fait que cette édition ne concerne que Paris, aussi y vivre est une condition sine qua non pour profiter de toutes ses subtilités.

J’ai toutefois appris qu’il y avait un « café poussette » dans le 9ème et qu’étant dépourvu de poussette je n’y avais pas ma place, cela méritait bien de lire ce livre.

 

3/ La bio de Sigebert III, roi d’Austrasie. Auteur inconnu.

 

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Un sacré rigolo ce Sigebert, ici en pleine montée de MDMA en train de porter son château.

 

 

Si elle existe, cette bio retranscrit les grandes années du roi surnommé qui a fait des trucs biens et d’autres moins top mais bon personne n’est parfait. Ce qui est sûr c’est que la lecture n’est pas des plus amusantes.

 

4/ Le fantôme d’à côté. RL Stine.

 

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En vrai ça fait grave peur.

 

Pas le meilleur chair de poule, cette collection de livres d’horreurs pour enfant que je lisais lorsque j’étais  ce niveau de multiplication cellulaire particulièrement ingrat. Il raconte l’histoire d’un fantôme qui vit à côté. A côté de quoi ? Je ne m’en souviens pas, vous n’avez qu’à lire le livre. Ce qu’on peut être fainéant de nos jours.

 

5/ L’assimil Using French. Anthony Bulger.

 

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J’aimerais presque ne pas savoir parler français pour pouvoir utiliser ce beau livre.

Si vous ne parlez pas français, cette méthode présente l’intérêt de vous apprendre la langue de Molière. D’un autre côté vous ne le saurez jamais car vous ne pouvez pas déchiffrer cet article. C’est mal fait quand même.

 

6/ Le prochain Houellebecq. Michel Houellebecq.

 

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Le livre n’ayant pas encore de couverture, j’ai d’autorité décidé de mettre une photo de fleur car j’aime son bleu.

Qui parlera de la chute de la civilisation, de la  montée de l’Islam politique et du sexe triste contemporain dans un style sans style. Il fera polémique et chacun le lira en cachette. On a hâte.

 

7/ Le Routard New-York 1999. Des routards.

 

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C’était quand même autre chose les couvertures à l’époque. Pour le contenu par contre c’est exactement le même.

Il n’est plus publié, ce qui est un désavantage car il vous faudra le chercher sur les quais de Seine en espérant le croiser sur l’étal d’un parisien. Si vous n’êtes pas parisien de toute façon je ne m’adresse même pas à vous.

Vous y trouverez par contre des indications sur des édifices qui n’existent plus. En plus comme c’est le Routard et qu’il n’est jamais mis à jour vous pouvez être sûr que les restaurants indiqués sont les mêmes que dans la version 2018 (et qu’ils étaient déjà fermés à l’époque.)

 

8/ Citizen Kane. Orson Welles.

 

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Citizen Kane est un chef-d’œuvre absolu mais ce n’est pas un livre, c’est un film d’Orson Welles. A ne pas confondre avec H G Wells, un écrivain, ou encore la banque Fargo Wells qui n’a strictement rien à voir. Mais vous vous en doutiez. Cela dit ce titre n’a rien à faire dans ce classement et n’y est certainement que pour combler un vide dans l’imagination de l’auteur.

 

9/ Petit ours brun est en pleine descente d’héro. Auteur inconnu.

 

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J’ai mis un ours un peu joyeux parce que je trouvais pas de photo d’overdose d’ursidé.

Ce qui a de bien avec ce titre c’est qu’il n’existe pas et que vous n’aurez donc pas à vous en farcir la lecture. Enfin, ça change quand même de la banale histoire de l’ours qui cherche sa famille ou des potes pendant des heures d’album jeunesse à lire à votre enfant à l’intérieur d’une adresse futée. Ici, l’ours n’a aucun pote ni plus aucune famille car il est addict à l’héro. C’est un peu triste, j’en conviens. Cela dit l’image est forte et pourrait vous dissuader d’utiliser le produit susnominé s’il vous en venait l’envie. Cet article aura donc au moins eu ceci de positif.

 

10/ Mon roman que je suis en train d’écrire. Moi.

 

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Moi en pleine inspiration créatrice sur mes heures de travail.

Il est bien mais pas ouf pour le moment. En même temps je suis en train de l’écrire et il est loin d’être fini. Mais bon je le tease déjà pour bien marquer les esprits le jour où il sortira pour une rentrée littéraire avec 14785 autres premiers romans que personne ne lira et finiront dans des cartons dans une cave. C’est fort triste je crois que je vais abandonner et plutôt écrire des articles de blog.

 

 

 

 

 

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Retour d’expérience de Lucie à Vaclav Havel

terrasseCa y est, c’est la dernière semaine, les 3 derniers jours de mon stage… Ayant un Master Recherche en Histoire, certes je suis aujourd’hui à l’école des Chartes mais j’ai conservé cette habitude de présenter les choses dans leur contexte et chronologiquement.

Courant du mois d’avril, j’ai un devoir à rendre sur le numérique dans les bibliothèques. Je décide de me rendre à Vaclàv Havel. Auparavant, j’ai regardé sur internet ce qui se dit, ce qui se fait. Et il va bien falloir que je justifie mon choix auprès de mon professeur. Bon, d’accord il y a des archives (je suis en spécialité archives) qui plus est, elles sont numériques, les conditions requises sont donc réunies. Oui mais, pourquoi cette bibliothèque en particulier ? Tout simplement pour ce qui s’y passe, parce qu’à Vaclàv j’ai l’impression qu’il y a un challenge, un travail à faire et à mettre en valeur. Ce n’est pas une bibliothèque aussi médiatisée que la Canopée par exemple (ou alors pas pour les mêmes raisons), et pourtant le projet qu’elle porte sur la Chapelle Numérique est une ambition qui m’enthousiasme tout de suite. En me rendant sur place, il se trouve que les premières impressions que j’avais eues derrière mon écran se confirment. Animée par la passion du quartier, quelques personnes collectent des archives sur la Chapelle. Et Hegel avait raison quand il disait que « rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion ». Personne n’a rien demandé, ce n’est pas ce que l’on pourrait qualifier de mission primaire dans une bibliothèque et pourtant c’est là, animé par les agents du pôle numérique.

Sur place, je fais le tour de la bibliothèque, j’observe et j’y vois un lieu pensé pour ses lecteurs et pour ses occupants (tous les occupants ne sont pas lecteurs, et tous les lecteurs n’occupent pas les lieux). A quartier animé, bibliothèque animée. L’image d’Épinal de la bibliothèque silencieuse où l’on entendrait les mouches voler, vole, justement, en éclats ! Je demande à rencontrer le responsable du pôle numérique, on me fait patienter pour finalement rencontrer Julien. Après quelques questions et une rapide présentation de la Chapelle Numérique nous sommes amenés à discuter de la visibilité de cette dernière et de la faisabilité d’en faire une base de données numérique. On parle d’Omeka et de métadonnées ainsi que du manque de moyens humains et pour blaguer je finis par lui dire qu’il devrait prendre en stage un étudiant de l’école des Chartes. Il prend mon adresse mail et on se dit au revoir. Quelques semaines plus tard je reçois un mail, il est d’accord pour me prendre en stage à raison de 3 jours par semaine pendant 2 mois. C’est parti pour l’aventure Vaclàv Havel ! Je n’aurais sûrement pas osé provoquer ainsi mon stage dans une autre bib’, mais ce que j’ai vu à Vaclàv Havel, sur le plan humain, m’a aidé à me lancer. On ne perd jamais rien à essayer.

Le 2 août mon stage commence, les collègues ont prévu un repas de bienvenue, je suis plongée tout de suite dans l’ambiance et avec un tel accueil chaleureux, les 2 mois promettent de passer vite. Après une présentation de la bibliothèque et du fonctionnement du service public on fixe les objectifs du stage : faire des métadonnées et co-organiser/animer une balade dans le quartier de la Chapelle. L’objectif des métadonnées (qui est plus ma spécialité que la médiation culturelle) est de créer une base de données numérique pour mettre en valeur les fonds d’archives numériques collectés sur le quartier de la Chapelle. Dead-line fixée pour le 29 septembre (jour de mon départ). Pour la balade commentée la date est arrêtée au 22 septembre. J’ai donc 2 mois pour préparer et faire une visite et commencer à tracer les contours d’une base de données, mission accepted. Un bon mois de recherches fut nécessaire, entre la consultation de nos propres archives comme les articles de journaux ou photographies et dessins, la recherche de Unes sensationnelles pour illustrer nos propos et la consultation d’un dossier judiciaire aux archives de Paris sans oublier la lecture de nombreux ouvrages (littéraires comme Zola, l’Assommoir ou historiques comme Dominique Kalifa, Crime et culture au XIXe siècle[1]). Quelques répétitions plus tard, nous étions « prêtes » pour le jour-J. En parallèle, il a fallu « construire » des tableaux de métadonnées types que je vais laisser « en héritage » à mes collègues, à charge pour eux de les remplir. La route est longue avant la création définitive d’une base de données, mais nous avons commencé à tracer le chemin. 2 mois à 20h par semaine ne furent pas suffisants pour aller au-delà de l’embryon, mais il reste du travail à faire pour de futurs stagiaires en numérique, so let’s work !

Bilan : Vaclàv ça a été la découverte (totale) du monde des bibliothèques et pour quelqu’un qui ne se destinait qu’au monde des archives (comme moi) ça a ébranlé mes certitudes. Ca a été aussi l’occasion de se sentir utile à travers l’accueil fait aux migrants. Plus d’une fois, je suis repartie le soir en ayant eu la certitude d’avoir fait un geste, même minime, pour eux. Enfin, ce fut surtout  l’occasion de rencontrer des gens extraordinaires et de travailler avec une équipe qui n’a pas peur de retrousser ses manches pour aller au-delà du travail qu’on attend d’elle. Bref, en plus d’une expérience professionnelle enrichissante, ce fut véritablement une expérience humaine fantastique.

[1] Dominique Kalifa, Crime et culture au XIXe siècle, Perrin, Paris, 2005

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Le grand après-midi Casino

Le 16 mai c’était le Grand après-midi Casino à la bibliothèque!accueil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Menu des ados

Le mercredi précédent, les enfants du J+ (club pour les 5-12 ans, chaque mercredi à 15h) avaient fabriqué des nœuds papillons en papier crépon pour habiller les futurs participants et les ados du 12+ (club des plus de 12 ans, chaque mercredi à 16h) ont imaginé les stands qu’ils pourraient tenir et leur disposition dans la salle, appris à gérer les mises et les billets et inventé la carte des boissons.

Le jour J, tout le monde (ou presque) avait fait l’effort de venir habillé de ses plus beaux atours, bibliothécaires comme apprentis croupiers : de belles chemises, des vestes de costumes, de superbes robes, du maquillage, des chapeaux, même une cravate et un nœud papillon!

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le stand à succès du bras de fer

 

 

Un groupe a géré la buvette et la banque, avec quelques autorisations de crédit, tandis que les ados s’alternaient sur les stands. La salle jeux vidéo a vite été remplie d’une cinquantaine d’enfants et d’adolescents qui s’amusaient follement. Ils pouvaient dépenser leurs mises gagnées à la buvette en boissons et gâteaux !

Merci et bravo aux ados qui ont géré les stands avec brio en toute autonomie!

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Ça strike !

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Saurez-vous redonner tous les objets dans le bon ordre une fois le théâtre fermé?

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On ne blague pas au poker…

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Interview croisée de Laurie et Clément, tous les deux en service civique à la bibliothèque.

Laurie est en mission « main tendue » et Clément est « coup de pouce ».

Clément, coup de pouce à la bibliothèque

Clément, « coup de pouce » à la bibliothèque

Laurie : Clément en quoi consiste ton travail à la bibliothèque ?

Clément : Je suis « coup de pouce », je fais de l’aide scolaire pour les enfants des écoles et collèges alentours et j’aide aussi pour les événements comme le mardi ludique, un rendez-vous autour des jeux de société le mardi à 17h30. Je joue avec les enfants aux jeux vidéo aussi !

Qu’est-ce qu’un service civique ?

C’est une bonne question. Pour moi c’est du volontariat, ce n’est pas quelque chose que tu fais pour combler un trou dans tes études, un blanc, mais tu le fais pour découvrir quelque chose auquel tu n’aurais pas accès sinon. C’est intéressant car tu agis dans des domaines d’aide, de soutien, de mise en place d’événements, du social. C’est un domaine auquel je n’aurais jamais touché sans ça car je veux faire des études de comptabilité.

Quels sont tes horaires au sein de la bibliothèque ?

Alors ce sont des horaires un peu « chelou » : 15h-19h le mardi et le jeudi, 14h-19h le mercredi, 14h-18h le vendredi et le samedi.

Qu’est-ce que tu aimes dans ton travail ? Et qu’est-ce que tu aimes moins ?

Il n’y a pas grand-chose que je n’aime pas. Je peux pas ne pas aimer. J’aime bien travailler avec les enfants, jouer aux jeux vidéo, la lecture… Donc par rapport à ce que j’aime moi, il n’y a pas de raison qu’il y ait un truc que j’aime moins. S’il y a un truc que j’aime vraiment dans cette bibliothèque là, c’est l’ambiance, assez incroyable. Je suis habitué aux bibliothèques « classiques », avec un grand silence et la vieille bibliothécaire qui arrive avec son bouquin. Ici c’est très différent, ne serait-ce que par les activités qui sont proposées, sans parler de la salle jeux vidéo : les jeux de société, la cabane, la confection de masques, la table de ping-pong, les conférences sur les planètes… Il y a tellement de choses variées que ça donne envie d’y aller.

C’est vrai je te rejoins sur ce point car je ne suis pas trop « bibliothèque ». Les seules fois où j’y suis allée c’est très froid, très calme mais ici c’est tellement humain ! C’est chaleureux, y’a plein de gens, on rigole, on parle.

Avant, je ne supportais pas d’aller en bibliothèque. L’année du bac je rentrais dans la bibliothèque mais au bout de 5 minutes je partais et j’allais réviser au parc parce que je ne supportais pas l’ambiance.

S’il y en a, quelles sont pour toi les difficultés du métier ?

Il y en a mais plutôt liées à mes capacités qu’à mes missions. Je dois faire de l’aide scolaire et le problème c’est que tous les élèves ne réagissent pas de la même façon à l’enseignement et du coup c’est compliqué de leur faire comprendre tous de la même façon. Comme il y a beaucoup d’élèves tu essayes d’aller un peu vite pour essayer de tous les aider mais c’est difficile à cette vitesse. Il faut raccourcir et faire plutôt de la méthode.

Je suis un peu dans le même cas que toi…

Et pour finir, quelles qualités faut-il avoir dans ce travail ?

Il faut être patient et capable de voir plusieurs façons d’enseigner la même chose. Les enfants vont tous venir plus ou moins pour la même chose en même temps. Sur deux semaines, j’ai eu une dizaine d’enfants qui venaient pour Pythagore. Comme ils ne réagissent pas de la même façon à l’enseignement il faut trouver autre chose pour leur faire comprendre. Certains disent qu’ils ont compris mais quand tu lances l’exercice ils ne comprennent rien. Il y a aussi des élèves qui adorent lancer des débats inutiles. Ils lancent un débat, parlent et ne veulent pas écouter.

Laurie, "main tendue" à la bibliothèque

Laurie, « main tendue » à la bibliothèque

Et toi Laurie, que fais-tu à la bibliothèque ?

Je donne des cours de français à des réfugiés, des migrants non francophones, je leur donne des exercices, je mets en place des ateliers de dialogue et je participe parfois à la parlotte, un atelier de conversation qui a lieu le mardi à 17h30. Je suis au 1er étage dans la salle allegro ou je suis assise à une table dans l’espace BD. J’essaye de répondre aux demandes de ce public pour l’apprentissage du français. Chacun a un niveau différent, certains parlent un peu français, d’autres pas du tout.

Ce n’est pas trop compliqué pour vous comprendre ?

On essaye de s’adapter, de demander des traductions, d’utiliser des mots-clé.

Tu as commencé quand et quels sont tes horaires ?

J’ai commencé en novembre et je suis là de 14h à 18h du mardi au samedi.

Qu’est-ce que tu aimes dans ce travail ?

J’aime que les personnes avec lesquelles je travaille aient vraiment envie de travailler. Quand ils sont là pour préparer l’examen du DELF (diplôme d’études en langue française) et qu’ils reviennent pour me dire qu’ils ont eu leur diplôme, c’est vraiment gratifiant ! Au sein de la bibliothèque, j’aime le côté chaleureux, humain qui fait qu’on a envie de venir travailler. Je n’y vais pas à reculons, je suis même tout le temps en avance et je suis tellement à fond que je ne vois pas l’heure tourner!

Moi je n’ai jamais réussi à être en avance ! Qu’est-ce que tu aimes moins ?

C’est le manque de place, c’est vraiment compliqué quand il y a du monde. On attrape une table, une chaise par-ci, par là…

Quelles études as-tu faites ?

J’ai un Bac pro commerce et j’ai fait une année en alternance Management des unités commerciales mais j’ai arrêté parce que ce que ce que je faisais en entreprise ne correspondait plus aux théories que je voyais en cours et j’ai voulu changer de filière. On m’a dit que ce n’était pas possible mais comme je préférais ce que je faisais en pratique plutôt qu’en cours j’ai arrêté. Je me suis alors orientée vers le service civique, que je ne connaissais vraiment pas.

Moi non plus je ne connaissais pas du tout mais comme je n’ai pas eu les écoles que je voulais, des amis m’ont renseigné sur le service civique.

A la base je devais travailler à l’accueil d’une mairie mais il y a eu un souci de places et on m’a proposé la bibliothèque Vaclav Havel. Je ne regrette vraiment pas. Je n’aurais jamais imaginé faire ça et travailler dans une bibliothèque. Cette expérience m’a donné envie de devenir professeure de FLE ou bibliothécaire mais j’aimerais travailler ici là car je ne pense pas qu’il existe d’autres bibliothèques comme ça.

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Club des lecteurs: à la poursuite de l’Imaginaire !

La thématique du club des lecteurs du 14 avril portait sur les littératures de l’imaginaire, sujet dont les limites sont floues, puisque cette définition englobe aussi bien le fantastique, la fantasy que la science-fiction. Accordons-nous avant tout sur ces genres !

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Une histoire fantastique prend l’apparence d’un récit réaliste, tout en y intégrant des éléments surnaturels.  On peut y regrouper des ouvrages comme : La Peau de chagrin de Balzac, quelques nouvelles de Maupassant (La Chevelure, le Horla etc) , Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde,  Dr Jekyll & Mr Hyde de Stevenson, Le nez de Gogol.
C’est probablement le genre des littératures de l’imaginaire qui s’inscrit le plus dans une tradition littéraire « classique » ou dite « noble ». Cette distinction est structurante lorsqu’on parle d’histoire de la littérature de l’imaginaire. Encore davantage lorsqu’on aborde le sujet de la littérature de fantasy ou de science-fiction, deux genres dont les ouvrages ont mis un certain temps à être reconnu à leur juste valeur et à trouver un public plus large que celui des seuls passionnés.

On peut parler de fantasy lorsque dans le récit le surnaturel est accepté, le lecteur accepte de ne pas remettre en cause le pacte qu’il a passé avec l’auteur, malgré toutes les libertés que l’écrivain a pu prendre avec le réel. On se retrouve ainsi souvent transporté dans un monde imaginaire. On peut citer comme exemple reconnus de cette littérature Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, Conan le Barbare de Robert E. Howard ou encore la saga Harry Potter de J.K. Rowling.

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Un des livres de fantasy présentés lors du club des lecteurs était Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski, ouvrage qu’on peut aussi rapprocher du roman de cape et d’épées. Jaworski propose, dans un univers proche de celui de la Renaissance, à travers un style riche et épique, une intrigue inspirée de l’histoire de Florence. On y suit les aventures de Benvenuto Gusal, bras droit du Podestat Ducatore, un ambitieux homme politique tombé en disgrâce et qui cherche à retourner au pouvoir. La magie, ou les caractéristiques propres à la Fantasy, sont utilisés pour mettre en valeur les manœuvres et les manipulations politiciennes.

Enfin, au cours du club de lecture nous avons aussi pu discuter de bandes-dessinées cultes. La première série présentée fut Fables, scénarisée par Bill Willingham.

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On y suit les aventures de personnages tirés de contes de fées, chassés de leur royaume par un ennemi mystérieux. La Quête de l’oiseau du temps, dessinée par Loisel et scénarisé par Letendre, nous plonge quant à elle dans un scénario plus classique, magnifié cependant par une ambiance à la fois épique et comique. De Loisel, nous avons aussi parlé de sa revisite de l’histoire de Peter Pan, plaçant le cœur de l’intrigue dans le décor des bas-fonds dans le Londres du début du XXe siècle.

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Une adaptation orientée adulte !

Également appelée littérature d’anticipation, la science-fiction était aussi à l’honneur pour ce club de l’imaginaire.  Un récit de science-fiction repose sur des progrès scientifiques et techniques, ou physiquement impossibles, obtenus dans un futur plus ou moins lointain. Dans la science-fiction la plasticité du réel est utilisée pour explorer des problématiques scientifiques et philosophiques. L’échange autour du roman Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes nous ainsi amené à discuter du transhumanisme.

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Retrouvez d’ailleurs dès maintenant ce titre dans notre Sélectable florale au rez-de-chaussée !

Le livre se présente comme un journal intime où le personnage principal, déficient mental, note ses impressions après une opération chirurgicale lui ayant permis d’accroître considérablement son intelligence.

La discussion autour du roman La nuit des temps de Barjavel portait, elle, sur les dangers de la pratique d’une science dont on ne maîtrise pas les conséquences.

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On y suit Simon, un scientifique qui participe avec le concours de nombreuses nations, à l’étude de ruines d’une civilisation vieille de 900 000 ans découvertes dans les profondeurs du pôle. Parmi ces ruines se trouve une étrange sphère dorée, où hibernent un homme et une femme. Les scientifiques décident de tirer la femme, Eléa, de cet état… Elle nous racontera alors son histoire, et la fin de sa civilisation. Ce beau roman, où se mêlent science et amour, peut aussi se lire comme une critique de cette époque en pleine guerre froide.

Nous avons terminé la séance et ce beau moment d’échange par la présentation de coups de cœurs, en relation avec le prix du meilleur premier roman des lecteurs des bibliothèques de la ville de Paris. Encore vivant de Pierre Souchon a été particulièrement remarqué, mais vous le retrouverez probablement lors d’une séance coup de coeur !

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Club du 17 mars : des livres que nous avons lu et aimé un peu, beaucoup, passionnément…

Ce club des lecteurs était consacré à nos dernières lectures et à nos coups de cœur.

La discussion commence autour de l’émission de télévision « Carnets de route » diffusée à partir d’octobre 2011 sur France 5 et dont on peut désormais visionner les épisodes via Youtube. Créée par François Busnel, elle propose de découvrir les États-Unis à travers le regard de ses écrivains.

Manuela vous la conseille vivement.

Nous avons ensuite embrayé très sérieusement, sans aucune digression 😉 sur nos lectures. Voici la liste des livres que nous avons lu et aimé un peu, beaucoup, passionnément…

 

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  • Lauren Groff, Les furies (Fates and furies), éditions de l’Olivier, 2017. ♥♥♥ (Marie)

Ce roman commence comme une histoire d’amour et finit en tragédie moderne. Dans la première partie, nous faisons la connaissance de Lancelot et Mathilde couple d’intellectuels new-yorkais dont l’existence parfaite et la bonne fortune semblent assurées. Dans la seconde, Lauren Groff déconstruit toute l’histoire pierre par pierre, dissèque ce couple, nous révèle la réalité tragique des apparences. L’autrice nous emmène bien plus loin que là où nous pensions nous rendre. L’élégance de l’écriture et de la traduction sublime ce texte brillamment construit.

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  • Julie Wolkenstein, Les vacances, P.O.L, 2017. (Marie)

Roman de la rentrée littéraire de septembre dernier. Il y est question de la Comtesse de Ségur, d’Eric Rohmer et de la Normandie. Une professeure de littérature et un jeune thésard travaillent tous les deux simultanément sur les archives du premier film perdu d’Eric Rohmer inspiré des petites filles modèles de la Comtesse de Ségur. Livre sympathique, plein d’humour, bourré de clichés très réalistes sur le monde universitaire et les bibliothécaires….

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  • Yves Ravey, Enlèvement avec rançon, éditions de Minuit, 2010.♥♥♥(Marie)

Roman noir, roman social, roman psychologique. Un roman très court et extrêmement efficace servi par une écriture sobre et précise. Yves Ravey sait en quelques mots installer une atmosphère, une angoisse, une pesanteur. Les personnages sont bien réels sous sa plume, décrits par petites touches successives.

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  • Erwan Larher, Le livre que je ne voulais pas écrire, Quidam éditeur, 2017. ♥♥♥ (Mary)

Erwan Larher s’est trouvé au moment au mauvais endroit. Présent au Bataclan le soir des attentats, il fait partie des rescapés. Dans ce livre qu’il ne voulait pas écrire, avec beaucoup d’humour et d’autodérision, il décrit le long travail de reconstruction. Ni témoignage, ni roman, Erwan Larher nous offre un objet littéraire tout à fait étonnant. Un grand coup de cœur pour ce livre bouleversant !

 

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  • Angélique Daniel, Mon avenir dans ton regard, les nouveaux auteurs, 2017. (Manuela)

Une belle leçon de vie et un beau roman d’amour. Lecture légère, lecture plaisir.

 

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  • Gouzel Iakhina, Zouleikha ouvre les yeux, éditions Noir sur Blanc, 2017. ♥♥♥ (Frédérique)

Un très beau premier roman prenant place dans les coins reculés de l’URSS des années 30. Le personnage principal, Zouleikha, femme Tatare élevée dans le carcan des traditions païennes et musulmanes, soumise à son mari, haïe par sa belle-mère qui l’accuse d’être bonne à rien sous prétexte qu’elle n’a donné naissance qu’à des filles mortes très jeunes, assiste à l’assassinat de son mari par les brigades rouges et est déportée en Sibérie. Ce voyage, a priori tragique, va être l’occasion pour Zouleikha « d’ouvrir les yeux » : la famine, l’injustice, la mort, la proximité avec les autres qui va bouleverser ses croyances et ses convenances, la relation ambiguë qu’elle développe avec l’officier chargé de sa déportation et assassin de son mari… l’évolution de la jeune femme confrontée à tous ces bouleversements est très bien menée. Elle est accompagnée par une galerie de personnages tout aussi complexes et que nous prenons plaisir à suivre : Ignatov, l’officier de l’Armée rouge qui voit ses idéaux révolutionnaires malmenés, ou encore le professeur Wolf Karlovitch, gynécologue réputé de l’université de Kazan, déchu à la Révolution, ce qui lui a fait perdre la tête. Le roman est bien construit, servi par une belle écriture (qui tient sans doute à l’effort de traduction), et nous tient en haleine jusqu’au bout.

 

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  • Andri Snaer Magnason, LoveStar, Zulma, 2016. ♥♥ (Frédérique)

« Lovestar », un titre qui évoque l’amour, la liberté, la beauté… et on n’en est pas loin avec ce magnifique récit d’anticipation. Nous y suivons deux histoires. Celle de Lovestar, créateur génial qui a développé un vaste empire planétaire en inventant grâce à l’étude des oiseaux la dernière évolution majeure de l’humanité : l’homme sans fil et connecté et d’autres applications aussi consuméristes que liberticides. Celle d’Indridi et Sigridur d’autre part, jeune couple naïf qui découvre avec stupeur que l’application inLove qui trouve l’âme sœur de chaque être humain par calcul scientifique unit Sigridur à un inconnu danois. D’un côté un homme harcelé sans cesse par ses idées et une quête symbolisée par une simple graine ; de l’autre, un couple de Roméo et Juliette écrasé par la nouvelle société post-Lovestar. Andri Snaer Magnason manie avec brio différents registres (humour, poésie, absurde…) pour dérouler son intrigue sur fond de paysages islandais qui nous laissent songeurs.

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  • Aharon Appelfeld, Le garçon qui voulait dormir, éditions de l’Olivier, 2011. ♥♥♥(Odile)

Un jeune garçon survivant de la Shoah est pris en charge par une organisation sioniste en vue d’une future installation en Israël. Ce que lui désire avant tout c’est dormir. Non pour fuir mais pour se reconnecter à sa vérité, au passé dans lequel ses parents étaient vivants et dans lequel ni la guerre, ni la peur n’existaient. Comme dans la plupart de ses romans, Aharon Appelfeld se nourrit de son propre traumatisme d’enfant juif orphelin rescapé des camps de concentration. Magnifique roman métaphorique qui étudie autant la fonction du sommeil que celle du langage.

Ce roman nous a permis de parler des films de Nourith Aviv. Passionnée par les langues, par le passage de l’une à l’autre, Nurith Aviv a réalisé une trilogie autour de l’hébreu dans lequel intervient notamment Aharon Appelfeld qui dut apprendre l’hébreu après la guerre. « Parfois je me réveille avec l’angoisse que l’hébreu appris avec tant de peine s’évanouisse disparaisse. » (Aharon Appelfeld)

 

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La Voie des Indés- Focus sur l’édition indépendante

 

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Qu’est-ce que l’édition indépendante ?

Selon l’académie du prix Hors Concours, partenaire du festival, l’édition indépendante c’est avant tout : « Braver les habitudes et le goût dominant, publier des auteurs inconnus au mépris des obstacles, porter ces catalogues avec un heureux mélange de hardiesse et d’insolence.».

La maison d’édition indépendante, un projet singulier porté par des passionnés

Dès sa création, le festival La Voie des Indés a souhaité mettre en lumière ces petites maisons d’édition au projet fort et à l’identité très marquée.

En 2015, la première édition du festival  proposa des rencontres avec les partenaires la libraire Le Rideau Rouge et la Fontaine O Livres autour de la rentrée littéraire de l’édition indépendante.

En 2016, deux maisons d’édition furent associées : Le Tripode (littérature générale) et Six pieds sous terre (BD). Bibliothécaires et éditeurs ont collaboré pour proposer une programmation riche et originale au public : rencontre avec Ali Zamir, jeune auteur comorien d’Anguille sous roche édité au Tripode, la réalisation d’une exposition autour de planches originales des éditions 6 pieds sous terre ou encore la création d’une sieste littéraire (enregistrement sonore, vidéo,..).

Cette année, la littérature jeunesse était représentée par la maison d’édition L’Agrume et la littérature générale par Aux Forges de Vulcain.

Le cycle s’est ouvert avec un club des lecteurs spécial Voie des indés le samedi 21 octobre de 10h30 à 12h et une rencontre avec Gilles Marchand.

Récompensé par plusieurs prix littéraires pour son précédent roman « Une bouche sans personne », Gilles Marchand est venu discuter de sa nouvelle parution « Un funambule sur le sable », également édité par les éditions Aux Forges de Vulcain. Cette rencontre a été suivie par une séance de dédicace.

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Le samedi 18 novembre : c’était l’atelier d’écriture animé par David Meulemans, fondateur du site DraftQuest et de la maison d’édition Aux Forges de Vulcain.atelier-ecriture-voie-des-indes-3atelier-ecriture-voie-des-indes4

Deux expositions étaient accrochées à la bibliothèque :  des couvertures des éditions Aux Forges de Vulcain  et des gouaches de L’Animagier, de Camille Louzon, et les aquarelles de L’Orchestre, de Chloé Perarnau.

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Les ateliers J+ (le mercredi de 15h à 16h) ont été consacré à la création d’un livre pop-up, une customisation de carnets et un atelier autour de l’édition « comment s’élabore et se fabrique un livre ». Cet atelier était animé par Guillaume Griffon des éditions de l’Agrume

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Mercredi 8 novembre, l’illustratrice Camille Louzon a proposé un atelier artistique autour de son livre L’animagier, un bestiaire drôle et décalé et mercredi 15 novembre, Anne-Hélène Dubray, illustratrice et graveuse a animé un atelier autour de son livre pour les enfants Les farceurs.

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Le samedi des petits fut une séance de « p’tit déj’ comptines, éveil musical et histoires », animée par deux bibliothécaires qui ont lus des albums des éditions l’Agrume.

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Enfin, nous avons terminé ce cycle le samedi 18 novembre par une après-midi conviviale avec une table ronde autour de l’édition indépendante et de sa place dans l’écosystème du livre en France, animée par Gaëlle Bohé, fondatrice de l’académie Hors Concours (prix littéraire de l’édition indépendante) et accompagnée par David Meulemans des éditions Aux Forges de Vulcain, Guillaume Griffon des éditions de l’Agrume et d’Élise Henry, libraire Au Rideau Rouge.

Des ventes, dédicaces et un pot ont clôturé cette journée et ce cycle.

 

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Interview de Shanne, volontaire en service civique pour la mission Port’âge

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Bonjour Shanne,

Tu travailles à la bibliothèque Václav Havel en tant que volontaire du service civique chargée de la mission Port’âge durant 10 mois. Peux-tu nous décrire ta mission ?
J’apporte des livres aux personnes empêchées, des personnes âgées et handicapées.

Combien de personnes bénéficient de ce service de portage de livres à domicile à la bibliothèque Václav Havel ?
Il y en a 6 actuellement, un monsieur vient de partir de la maison de retraite.

Y-a-t-il de nouveaux bénéficiaires depuis ton arrivée ?
Non. Nous allons refaire une distribution de flyers et poser des affiches dans le quartier.

Comment organises-tu ton temps de travail ?
Tout mon temps est consacré à la mission Port’âge, je travaille 24h par semaine. Je choisis des livres et je les porte aux lecteurs empêchés. Je prépare les livres à l’avance, cela ne me prend pas beaucoup de temps.

Tu choisis les livres pour les lecteurs ou bien te demandent-ils des titres en particulier ?
Cela dépend, parfois certains me demandent un livre, sinon, c’est moi qui les choisis.
Tu leur as posé des questions sur leurs goûts de lecture ?
Oui.

Est-ce que ton travail quotidien correspond à l’idée que tu te faisais de ce service aux personnes dites « empêchées » ?
Oui, tout à fait.

Pourquoi as-tu choisi cette activité en bibliothèque comme service civique ?
J’ai choisi le Port’âge car je me disais que des personnes qui aiment la bibliothèque, les livres et la lecture, les gens que j’allais côtoyer, ne pouvaient qu’être des personnes bien.

Comment, en deux-trois mots, s’est passée la première rencontre avec chacun des bénéficiaires ?
Très bien, dans l’ensemble, elles sont toutes sympathiques. Mon tuteur Olivier m’a accompagnée et présentée à chacune des personnes bénéficiaires du service. La première dame que j’ai vue est une de celles qui habitent le plus près de la bibliothèque, elle est un peu réservée, au début la communication fut un peu difficile puis on a trouvé des sujets de conversation.

Il n’y a que des femmes ?
Il y avait un seul homme, à la maison de retraite, je l’ai vu une seule fois et depuis plus rien.

Comment évolue ta relation avec ces personnes ?
C’est plus facile avec certaines dames que d’autres. Mme M., par exemple, une des plus âgées, eh bien, voilà, on sent qu’il y a l’âge, elle n’entend pas bien, la communication n’est parfois pas facile. Sinon cela se passe bien.

Comment se déroulent tes visites ?
J’arrive, je leur donne de nouveaux livres, elles me rendent les autres, je leur demande lesquels elles ont aimés. Ensuite, soit nous parlons d’un livre, soit d’autre chose. Avec Mme M., on parle de tout et de rien, elle me parle beaucoup de sa fille, de sa vie privée, elle doit être retraitée depuis peu. Elle rentre dans la catégorie handicapée, elle ne peut plus marcher autant qu’avant à cause de ses douleurs, elle doit souvent s’arrêter.

Est-ce que tu fais aussi la lecture aux usagers ?
Non, je leur fais seulement la conversation. Elles me demandent des livres parce qu’elles aiment lire. Parfois je récupère des livres sans qu’elles les lisent, quand par exemple ils sont trop longs ou bien que c’est écrit trop petit.
Oui, nous n’avons pas de livres en gros caractères ici.
Pour Mme M., qui aime surtout les livres historiques, sur l’Histoire de France, nous n’en avons pas beaucoup en format de poche, qui sont moins lourds. Elle a besoin de livres légers, sinon elle n’arrive pas à les tenir. On ne s’en rend pas compte comme ça, mais c’est embêtant.

Combien de fois par mois te rends-tu chez les bénéficiaires ?
Je me rends chez chaque personne toutes les 3 semaines, plus souvent chez Mme F. et Mme M., car elles me demandent des livres en particuliers, elles m’envoient des mails, elles savent se servir de la messagerie. Aussi, pour elles, je me déplace plus souvent, quand elles veulent, elles lisent davantage.

J’imagine que tu dois être un rayon de soleil dans leur journée. Ce service à la personne favorise-t-il une relation de proximité, – voire intime ? – avec les usagers empêchés ?
On verra cela dans quelques mois. Pour l’instant c’est Mme M. qui me parle le plus de sa vie privée, elle est contente quand je viens, de pouvoir parler. En général je reste de 45 minutes à une heure, voire plus avec Mme M., mais avec certaines je reste moins longtemps. Avec Mme F., on s’entend bien, mais je ne reste jamais plus de 20 minutes. Elle ne me parle pas de sa vie ; au début il me semblait qu’elle n’avait pas très envie de faire la conversation. Mais après on a trouvé un sujet… bien, l’ethnologie. Elle connaît la psychiatrie, qu’elle a exercée si je ne me trompe pas. C’est un sujet qui touche à plein d’autres choses, et j’ai découvert que de grandes figures font aussi partie du domaine de l’ethnologie, qui m’intéresse beaucoup. Certains auteurs qu’elle emprunte, je les ai déjà rencontrés dans mes recherches. Elle a lu un livre sur les Maoris récemment. En ce moment je suis en train de lire un livre de l’anthropologue Philippe Descola qui se passe en Amazonie, chez les Indiens Jivaros.

Les dames t’appellent Shanne ?
Oui, cela s’est fait tout seul.

Combien de livres empruntent-elles en moyenne ?
A chaque visite j’en amène au moins quatre pour chacune, cela dépend. Mme C, elle lit les quatre; ensuite il y a Mme J., à la maison de retraite, pour qui j’en amène quatre aussi, mais elle ne m’en prend que deux. C’est elle qui a besoin de livres écrits en grands caractères. Elle aime bien les policiers. Alors ça, les policiers ça marche beaucoup, ils en lisent beaucoup, tous les 6. Cela m’a étonnée, moi je n’aime pas ce genre de livres. C’est un des genres les plus vendus je pense. Il y a une dame qui ne lit pas de romans, elle lit plutôt des revues. C’était pas gagné avec elle, au début elle était un peu difficile, on a eu du mal à se mettre d’accord sur ce qu’elle voulait. Pour elle les romans c’est trop long, elle préfère les magazines d’histoire, de sciences, elle aime bien Science et Vie. Mme F. m’a aussi demandé un DVD récemment, 68, un documentaire de Patrick Rotman, elle a lu beaucoup de livres sur 1968.

Comment choisissent-elles leurs lectures ?
Soit seules, soit je leur en choisis en fonction des livres ou des auteurs qu’elles ont déjà lus. Mme M., celle qui s’intéresse à l’histoire de France, elle lit des biographies de vieux auteurs ou figures historiques, elle adore ça. Elle a beaucoup aimé un livre sur Racine, qui retrace sa vie, depuis sa jeunesse à Port-Royal, elle m’en a parlé. Elle adore aussi les histoires de cour, le 17ème et le 18ème siècles.

Est-ce que tu leur conseilles des lectures ?
Non, je discute avec elles pour savoir ce qu’elles aiment. Parfois je trouve des livres qui ont l’air sympa, je leur porte et j’attends leur écho ensuite, si elles l’ont aimé ou pas, et pourquoi.

Les dames que tu dessers te parlent-elles de leurs lectures ?
Oui, généralement, elles me disent si le livre leur a plu, parfois de façon très brève, parfois certaines m’en parlent un peu plus. Je leur pose aussi des questions pour choisir de nouveaux livres. En ce moment Mme F. lit un livre de Pierre Bayard, Peut-on appliquer la littérature à la psychanalyse ? Je lui ai aussi apporté Il existe d’autres mondes ; il a écrit plein de choses, elle veut tous les lire. Elle s’est aussi lancée dans Bukowski.

Est-ce que cette expérience te plaît et qu’est-ce qu’elle t’apporte ?
Oui, cela me plaît et cela m’apporte la même chose qu’à elles, je suppose, c’est toujours sympa, surtout le fait que ce soit des personnes âgées, ce sont des personnes qui ont des choses à dire, c’est intéressant. Je sais que cela me fait autant plaisir que cela leur fait plaisir, c’est un échange de bons procédés.

Quel est ton parcours ?
J’ai arrêté l’école après la troisième, et après j’ai fait un peu ce que j’ai voulu. A un moment j’ai travaillé pendant 9 mois, dans une boutique de BTP, autant dire que ce n’était pas vraiment mon rayon.

Est-ce que cette activité entre dans ton projet professionnel ? Quels sont tes projets et quel métier souhaites-tu exercer ?
Non, je n’ai pas encore de projet bien défini. Les domaines qui m’intéressent nécessitent de faire de longues études, de sciences, ou de médecine, et ce n’est pas du tout mon domaine, je n’ai pas envie de faire de longues études. La Ville de Paris nous a proposé une formation pour passer le B.A.F.A., mais ce n’est pas mon truc, l’animation auprès des enfants. J’ai joué avec certains en salle Jeux Vidéo ici, c’était amical, mais je n’ai pas envie d’avoir une autre relation qu’amicale avec eux.

Comment te représentes-tu le rôle des bibliothèques depuis que tu travailles à Václav Havel ?
Comme des lieux qui sont en vérité un peu plus que des bibliothèques, chacune ayant sa particularité et sa communauté ; on vient pour lire, pour échanger, pour s’amuser même. Je dirais que le rôle des bibliothèques est précieux dans sa polyvalence.

***
Veux-tu bien répondre à une partie du questionnaire de Marcel Proust ?

Mon occupation préférée.
Je ne sais pas, je n’ai pas d’occupation préférée, je n’ai pas forcément besoin d’occupation, je suis là, voilà.
Tu penses ? tu rêves ?
Oui.
Eh bien tu peux le dire, rêver.
Penser, j’aime penser, plutôt.

Mon rêve de bonheur.
Alors ça, c’est vaste. Je ne suis pas quelqu’un qui peut répondre aux questions par oui ou par non, j’aime bien être entre les deux. Je n’ai pas une idée précise du bonheur.

Ce que je voudrais être.
Je ne sais pas.
Bon ce sont les questions de Marcel Proust, hein 🙂 , tu n’es pas obligée de répondre à toutes, si c’est trop intime.

Le pays où je désirerais vivre.
J’hésite, quelque part en Asie peut-être. Hmm, le Japon ?
La culture asiatique me plaît, le mélange du moderne et des traditions. Il y a toujours chez eux un côté respectueux, de leur culture, de tout ce qu’il y a autour d’eux, de la nature.

[As-tu lu des auteurs japonais ?
Oui, j’ai lu Haruki Murakami, un classique, j’aime beaucoup. J’ai lu Yukio Mishima aussi, cela m’a plu, mais je préfère Murakami, toujours ce côté un peu mystique. Il a fait des études de musique, il a étudié à l’étranger, il y a beaucoup de références musicales dans ses œuvres, du jazz, du classique. D’ailleurs je crois qu’il a un club de jazz à lui. Je n’aime pas le jazz, mais j’aime bien ce qu’il écrit sur la musique, sur ce qu’il écoute, il cite des artistes, des titres, des reprises, c’est intéressant.
Lis-tu des mangas ?
Oui, beaucoup.
Et des BD ?
Je lis moins de bandes dessinées, car j’aime bien avoir mes BD à moi, et c’est un budget, une BD c’est au moins 15 euros, et si je m’écoutais, j’en achèterais beaucoup.]

La couleur que je préfère.
Le rouge.

La fleur que j’aime.
J’aime bien les fleurs avec plein de pétales, comme les dahlias, quand il n’y a que quatre pétales, c’est bof 🙂 J’aime aussi les micro fleurs qu’on peut trouver sur le bord des routes.

L’oiseau que je préfère.
Le corbeau, il a une taille imposante, il est tout noir, et très intelligent. J’aime bien le Nestor aussi, un perroquet, il y en a un au Jardin des Plantes. C’est aussi un oiseau très intelligent. Il est tout vert, plutôt kaki, vert-gris, et sous les ailes, il est très coloré, en rouge, orange.

Mes auteurs favoris.
Je ne peux pas avoir un seul auteur préféré.

Mes compositeurs préférés.
J’aime la musique classique mais plutôt par morceaux, pas par compositeurs. Puis ce n’est pas ce que j’écoute le plus.

Mes poètes préférés.
Je ne lis pas de poésie, je n’aime pas trop, à part une fois Victor Hugo, j’ai lu des passages de La Légende des Siècles, j’ai bien aimé, mais je me suis lassée de toutes les références religieuses.

Mes héros et héroïnes dans la fiction (littérature et cinéma)
Il y en a trop, faire un choix ne m’est pas possible, un plus que les autres, non, non.

Mes peintres favoris.
Non, je n’en ai pas. Mais j’aime bien le street art, il y en a pas mal ici dans le quartier.

Mes héros dans la vie réelle.
Je n’en ai pas particulièrement. Des personnages morts depuis longtemps, peut-être. Le terme “héros” ce n’est pas rien, alors quelqu’un qui à mes yeux puisse être un héros, il n’y en a pas beaucoup. Il y a chez tout le monde un mauvais côté, le revers de la médaille, aussi bonnes que les personnes aient pu être, il y a toujours la petite tache qui vient ternir leur vie, alors bon, je ne vénère personne absolument.

Mes héroïnes dans l’histoire.
Ce n’est pas une question facile non plus, quand on voit la place de la femme dans l’Histoire.

Mes noms favoris.
J’aime bien les mots valises, un mix entre deux mots.

Personnages historiques que je méprise le plus.
Ah, là c’est plus facile 🙂 Et encore. Il y en a pas mal quand même, et non, en fait c’est un choix difficile, des raclures, il y en a eu, oui. Cela serait comme dire qu’il y en a des moins pires que les autres.

Ma devise.
Je n’ai pas de devise, mais j’aime bien un truc du genre “On n’est jamais mieux servi que par soi-même”, dans l’idéal c’est mieux de n’avoir besoin de personne, d’être libre.

***

Interviewée par Cecilia Pallarès Brzezinski

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Spiderman Homecoming : l’histoire qu’on connaissait Parker

Le genre : Toile filante

L’histoire : Peter Parker est un adolescent assez brillant inscrit, on le comprend, dans un lycée haut-de-gamme de New-York compilant tout ce qu’on peut trouver de clichés du lycée américain. Il s’avère qu’il appartient à la caste des plutôt geeks pas très populaires. Mais moins que son meilleur pote sidekick rigolo qui va enchaîner les poncifs comme on enchaînerait bien le réalisateur de ce navet.

L’histoire commence alors que Peter, qui est en fait Spiderman (on nous épargne sa genèse de superhéros avec la piqûre d’araignée, la mort d’oncle Ben etc. parce que quand même après 198 524 comics et moitié moins de films on connaissait) est enrôlé par Tony Stark pour aller affronter Captain America dans une scène rigolote comme tout (c’est le sommet du film, attention) tourné au téléphone portable avec les commentaires live du héros. Bien entendu, il faut avoir vu les films précédents de la franchise pour comprendre, en l’occurrence le dernier Captain America : Civil war. Un film qui faisait passer n’importe quel Taxi pour du Kubrick.

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Dans deux secondes Spiderman va tomber, provoquant l’hilarité du blaireau assis derrière moi.

Bon peu importe : voilà que Spiderman est tout guèz parce qu’il a participé à un combat cross-over multi-franchise qui n’avait à l’époque fait saigner que les spectateurs. Des yeux. Il s’imagine qu’il peut alors rejoindre la team des Avengers, ce qui est d’ailleurs assez légitime puisqu’il vient de les aider à combattre l’un des leurs. Vous comprendriez si vous aviez subi Civil War ce que je ne vous souhaite pas.

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Une scène de Civil War avec Captain America et d’autres superhéros comme Nocharisman (au milieu) ou Goulagman (à droite)

Mais voilà t’y pas que Tony Stark alias Iron-Man lui oppose une fin de non-recevoir sanglante et assez absurde, arguant du fait qu’il est jeune (ça ne le dérangeait pas 2h avant) et qu’il doit pour l’instant demeurer un super-héros de quartier. Soit.

Peter reprend donc sa vie de lycéen, est amoureux d’une fille, ment sur son identité réelle, tente d’aider des gens dans la rue habillé en Spiderman, saute de toit en toit et passe son temps à tomber et à se casser la figure dans des cascades tout à fait hilarantes.

Bon après je me suis un peu endormi mais à mon réveil ils avaient tenté de lancer une ébauche de scénario avec Julien Lepers déguisé en oiseau (référence peu subtile à Birdman ?) et trafiquant d’armes aliens qui fomentait un sale coup contre Tony Stark mais heureusement Spiderman veillait, l’affrontait, chutait pas mal, faisait des blagues, y’avait des  quiproquos lolilol et puis c’était fini.

Ce que j’en ai pensé : Spiderman Homecoming n’est pas la suite de Amazing Spiderman ni de la trilogie de Sam Raimi. En effet, le rachat de la licence par Marvel permet désormais à ce studio d’utiliser Spiderman pour l’inclure à son grand projet : le Marvel cinematic Universe qui inclut plusieurs licences telles qu’Iron-Man, Captain America, Thor, j’en passe et des médiocres. Homecoming est donc une sorte de rereboot comme on aurait aimé s’en passer.

Le film en lui-même souffre surtout d’un excès d’humour. Toutes, absolument toutes, les répliques veulent être drôles et ce serait déjà assez épuisant si elles y parvenaient. Le problème étant qu’une sur dix fait vraiment mouche, et encore, une mouche prise dans la toile. Voilà c’est le niveau de blague du film.

L’action est illisible, le manque d’enjeu se fait très vite cruellement ressentir et l’image est assez moche. Alors, même si l’effort du studio pour créer un superhéros proche du peuple pourrait être louable, le tout ne casse pas 9 pattes à une arachnide.

La note : 5/10 parce que par rapport à Captain America c’est quand même très bon (sans doute la raison pour laquelle ils nous ont rebalancé des images dudit au début)

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L’affiche : ouais Spiderman a l’air aussi faux dans le film.

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Le livre que j’ai le plus détesté

Préambule : On vous aura fait attendre (cf l’article d’Olivier, notre excellente plume : Les pires œuvres de l’histoire des œuvres), mais le fan inconditionnel de Houellebecq s’est évaporé, car il est indéfendable… Bon, je viens juste de lire « Houellebecq économiste » du regretté Bernard Maris (Oncle Bernard de Charlie Hebdo), qui l’adorait pour sa peinture du capitalisme agonisant destructeur de l’humanité : « Aucun écrivain n’est arrivé à saisir le malaise économique qui gangrène notre époque comme lui »… Cela ne me le fait pas aimer pour autant, pour moi M.H. est toujours un OVNI littéraire inexpliqué, et les collègues qui l’apprécient (sans les citer : Oliver, Léonel, Alan…) vont peut-être se liguer pour écrire l’article contradictoire au mien… Comme dit Olivier : Stay foot ! restez connectés 🙂

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Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq est le pire des livres que j’ai lus, mais je l’ai lu en entier, ce qui n’est pas mon habitude, quand un livre me déplaît au bout de quelques chapitres, je le referme à jamais. De formation littéraire, comme nombre de mes collègues bibliothécaires, j’aime les classiques des temps passés, je lis peu de littérature française contemporaine (les sanglants prix littéraires de l’automne 2016 ne m’y incitent encore pas), la littérature étrangère m’attire davantage.

Michel Houellebecq est devenu une grande figure du paysage littéraire français contemporain, également très lu à l’étranger. C’est un auteur qui m’intrigue depuis ses débuts, m’inspirant une aversion pour ses positions sur la société, sa misogynie, son côté nihiliste sans appel, ses provocations philosophiques et politiques sur des sujets sensibles dont certains ont envahi durablement la pensée et la vie politique françaises : le racisme, l’islamophobie, la pornographie, la lutte contre l’avortement, l’eugénisme, l’évasion fiscale. J’ai cependant voulu découvrir cet auteur et sa peinture sociale en lisant son deuxième roman il y a une dizaine d’années, œuvre qui ne me suffit cependant pas à me faire une opinion sur le phénomène culturel H., et je ne suis pas aussi douée que Pierre Bayard (auteur de la bible des bibliothécaires Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?) pour vous en faire une plus fine analyse. Plusieurs collègues bibliothécaires m’ayant fait l’éloge de ses œuvres postérieures – La Possibilité d’une île et La Carte et le Territoire, notamment, ce dernier opus qui lui a valu le prix Goncourt en 2010, – je me suis promise de me replonger un jour dans les affres de cet auteur torturé et dérangeant, dussé-je en souffrir.

Après Extension du domaine de la lutte, au titre tout aussi intrigant, œuvre à la philosophie difficile à saisir, et semble-t-il en son temps mal comprise par les critiques, Michel Houellebecq publie Les Particules élémentaires, court roman paru en 1998 qui le fait connaître par une tourmente de critiques acerbes. Ce roman dépeint la vie triste à mourir de deux frères, Michel et Bruno son ainé, affrontant déceptions sur déceptions sur tous les plans : familial, sentimental, professionnel. Bruno est professeur de lettres, érotomane, mauvais père de famille et sombre dans la folie ; Michel est chercheur en biologie moléculaire et s’emploie à révolutionner la reproduction sexuée en annihilant le désir et la souffrance pour atteindre une « mutation métaphysique », le clonage et la « rénovation » de l’humanité.

L’écriture de cette œuvre me parut décevante, pauvre, désagréable, vulgaire, et j’ose espérer (ce que je ne saurai qu’en lisant davantage H.) qu’elle est un effet de style, une vision cynique de la désolation, du « vide » de l’existence de l’homme moderne, voué à la solitude, à la misère sexuelle, à la souffrance, au malheur, dans une société imprégnée de l’individualisme, de la défiance des uns envers les autres, la nôtre, dans notre monde de violence en crise perpétuelle. La révulsion et la déception que j’ai éprouvées en le lisant se sont estompées dans ma mémoire lorsque j’ai lu dans le journal Le Monde les déclarations de la mère de M.H., Lucie Ceccaldi, en réponse aux accusations publiques de son fils qui la haït depuis qu’elle l’a immoralement abandonnée pour poursuivre sa carrière de médecin à l’étranger, propos qui m’apparurent comme une clef du mystère Houellebecq. Pour ce qui est de démêler la réalité de la fiction dans son œuvre, il y a une part d’autobiographie dans ces deux personnages, abandonnés tôt par leurs parents, élevés par leur grand-mère, et c’est le seul aspect de ce roman qui me touche.

Comparé à Zola, icône des médias et de la littérature contemporaine, pour moi, Michel Houellebecq est le peintre et le produit d’une civilisation en déclin, un des symboles les plus tristes de la société française actuelle, qui s’affole et s’enlise dangereusement à chaque période d’élections, une société marquée par le spectre des régressions sociales, de l’intolérance, du populisme et la résurgence de la boîte de Pandore propre au libéralisme économique et politique : les valeurs réactionnaires travail-famille-patrie (ci-gît la société de loisirs, les 35 heures, le partage du travail et des richesses), les catastrophes humaines et écologiques incessantes semblent vouer la Terre et ses habitants aux gémonies. La « main invisible » dirige le monde et pérennise la compétition perpétuelle des êtres pour se maintenir en vie, au détriment du progrès social, de la fraternité, de l’élévation du niveau de vie et du bien-être de l’Humanité, autrement dit, du Bonheur. Michel Houellebecq est également essayiste. Les Particules élémentaires, roman crépusculaire du siècle dernier, hante mon âme comme un mauvais oracle, un coup de peur et non de cœur. À quand un renouveau littéraire humaniste, un sursaut du débat public ?

C’était le pire truc lu par Cecilia Pallarès Brzezinski

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