La Foire du Lendit

Pour prolonger l’exposition du mois d’avril sur les anciens métiers de la Chapelle, entièrement réalisée par l’équipe de la bibliothèque Václav Havel, nous vous proposons une escapade médiévale à la Foire du Lendit, qui avait lieu durant des siècles à l’orée du village de la Chapelle, sur la route des processions dionysiennes.

La Foire du Lendit

Cette foire s’est tenue depuis le Haut Moyen âge (du VIe au IXe) jusqu’au XVIIème siècle dans la Plaine du Lendit [1], entre Saint-Denis, Saint-Ouen, Aubervilliers et jusqu’au « Col de la Chapelle ». C’était l’une des plus importantes foires d’Europe après les foires de Champagne. Son origine remonte selon les sources à Charles le Chauve (823-877) qui aurait déplacé à Paris la grande Foire d’Aix-La Chapelle fondée par Charlemagne, mais aussi au roi Dagobert (602/605 ?-638?), ou encore à Suger (1080?-1151), abbé de Saint-Denis sous le roi Louis VI (1081-1137).

La Bénédiction du Lendit. Miniature du manuscrit latin Pontificale Senonense, édité entre 1301 et 1400. - Pontifical de Sens, XIVème siècle, latin 262, F. 264r Bénédiction du Lendit. - Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 962, domaine public.

La Bénédiction du Lendit. Miniature du manuscrit latin Pontificale Senonense, édité entre 1301 et 1400. – Pontifical de Sens, XIVème siècle, latin 262, F. 264r Bénédiction du Lendit. – Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 962, domaine public.

Les moines de l’abbaye de Saint-Denis louaient les emplacements aux marchands et tiraient grands profits de la foire, de même que le roi, qui prélevait des taxes sur les échanges [2]. La cérémonie inaugurale commençait par une procession solennelle partant du parvis de Notre-Dame pour se rendre au Lendit. L’évêque ouvrait la foire en bénissant le peuple et les marchands, lors de la Bénédiction du Lendit.

La Foire du Lendit durait une quinzaine de jours, du 11 juin, jour de la Saint-Barnabé, jusqu’au 24 juin, jour de la Saint-Jean. Par ordre du Roi, il était interdit de vendre aux Halles de Paris durant cette période. Alors que se développaient les hanses, associations de marchands qui s’assuraient un monopole, le Lendit devint l’un des principaux pôles commerciaux du Royaume jusqu’à la Renaissance. Des milliers de Parisiens et habitants des villages alentours venaient s’y approvisionner ou flâner. Les marchands et camelots venus de toute l’Europe et même depuis Byzance, se rassemblaient dès la St Barnabé, dans 1200 loges de bois pour vendre des produits de toute sorte : comestibles, bétails, chats angoras (en 1400 le prévôt de Paris en acheta un grand nombre pour dératiser la ville), cuirs et peaux, outils, étoffes, etc. [3] 

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La Foire du Lendit à Saint-Denis, Miniature du manuscrit des Grandes Chroniques de France, 1375-1379, [19 folio 122 verso], fonds patrimonial de la ville de Castres (81)

À la Foire du Lendit à de Saint-Denis, de nombreux drapiers et marchands de vêtements vendaient des toiles, de la « tiretaine » aux draps de luxe, ou étoffes « francigènes », et de la fine lingerie, tels qu’on les voit sur la miniature des Grandes Chroniques de France (1375-1379) ci-contre, aimablement communiquée par la Ville de Castres qui en possède le manuscrit.

Les marchands de la Foire du Lendit

Le Dit du Landit rimé, du chroniqueur parisien Guillot, composé au temps de Philippe Le Bel au XIIIème siècle, décrit la multitude de commerces représentés à la Foire du Lendit :

• marcheanz : marchands
• regratiers : revendeurs de pain, de sel, de fromages, de chandelles
• barbiers
• servoisiers : brasseurs, vendeurs de bière
• taverniers, marchands de vins
• tapiciers : tapissiers
• merciers
• la foire du parchemin
• li pourpoint : les marchands d’habits
• la Grant Peleterie : les vendeurs de peaux, tanneur
• la tiretaine : étoffe
• li lingières : les lingères
• cuirs cruz et lainne : cuirs bruts et laine
• la ferronerie : maréchal-ferrant
• la baterie : les chaudronniers
• cordouanier : marchands de cuirs et peaux, cordonniers
• megeis : mégissiers de peaux fines
• bourrelier, sellier
• freinier : marchands d’éperons, de freins
• cordier : marchands de cordes de chanvre
• marchands d’outils : faux et faucilles, haches, coigniés (cognées) et tarières, queus (pierres à aiguiser), et « tranchants de plusieurs manières »
• mortelier : marchands de mortier à piler• bancier : banquier
• changéour : changeur
• chaucier : marchand de chaussures
• huchier : coffretier, fabricant de huches, coffres, etc.
• li joüel d’argent : les bijoux
• orfaverie : orfèvrerie
• espisiers : épiciers, vendeurs d’épices
• marchands de platiaus (plats), escueles et pots, ouvré d’estain (ouvragés en étain)
• marchand de toile : la telle
• chanevacier : marchands de toile de chanvre
• drapiers• marchands de bestiaux : ceus qui amainent le bestaille, vaches, bueus, brebis et porciaux (vaches, bœufs, brebis et pourceaux)
• « et ceux qui vendent les chevaus, roncins, palefrois et destrier, jumens, poulains et palefroi »

Le Dit du Lendit

Composé vers 1290 par le chroniqueur parisien Guillot, il comprend 168 vers octosyllabiques à rimes plates. Voici sa transcription du gothique, en ancien français [4].
Cy commence le Dit du Lendit rimé.
En l’onneur de la Marchéandie
M’est pris talent que je vous die,
Se il vous plaist, un nouvel Dit.
Bonne gent, ce est du Lendit,
La plus roial Foire du Monde,
Si com Diex la fait à la ronde,
Por qui g’i ai m’entencion.
Premerain la Pourcession
De Nostre Dame de Paris
Y vient. Que Dieu gart de péris
Tous les bons Marcheans qui y sont.
Au bout par desa Regratiers,
Trouvé Barbiers et Servoisiers
Taverniers et puis Tapiciers ;
Asez pres d’eulz sont li Mercier.
A la coste du grant chemin
Est la Foire du parchemin ;
Et après trove li Pourpoint,
Dont maint homme est vestu à point,
Et puis la Grant-Peleterie.
La tiretaine dont simple gent
Sont revestu, de pou d’argent.
Les Lingières n’y sont pas toutes.
Je m’en retourne par les coutes.
Puis m’en reving en une plaine.
La où l’en vent cuirs cruz et lainne.
Puis adressai au bout arrier
Là où je commencai premier,
Par devers la Crois du Lendit
Pour miex aconsevoir mon Dit,
M’en ving par la Feronnerie.
Après trouvai la Baterie,
Cordouanier et Bourrelier,
Sellier et Freinier et Cordier,
Chanvre fillé et cordouan.
Assez y ot paine et ahan
Marchans qui là sont assamblez.
Faus, après fausilles à bliz
Si y treuv’on qui les set querre,
Queuz d’Ardenne et d’Engleterre.
Haches, coigniés et tarières,
Et trenchans de plusieurs manières,
Mortetier, bancier trouvoi,
Taneur, megeis de bon conroi,
Chausier, huchier et changéour
Qui ne sont mie le menour,
Ils se sont logié bel et gent.
Apres sont li jouël d’argent
Qui sont ouvré d’orfaverie :
Ce me semble grant desverie.
Je n’i vi que trois Espisiers,
Et si le mesconvient noncier.
Puis m’en vins en une ruelle
Estroite, ou l’en vent la telle,
Yceulx doi-je bien anoncier,
Et après le Chanevacier,
Ainçois que je soie a repos,
Platiaus, escueles et pos
Trouvé, qui sont ouvré d’estain.
On diroi du mestier hautain
Qu’à ma matière miex apère,
C’est cis qui tous les autres père,
Ce sont li Drapier que Dieu gart,
Par biaus dras l’alions regart ;
Diex gart ceus qui les sèvent faire !
Des marcheans de bon afaire
Doit-on parler en tous bons lieus.
Explicit
et si leur doint marcheander
qu’en Paradis puissent aler,
et les marchandes aussi,
je pri a Dieu qu’il soit ainsi.

Le manuscrit du Dit du Lendit rimé

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Le Dit du Lendit rimé. – Dits, fabliaux et pièces diverses, 1301-1400. Manuscrit français n°24432. Folio CCLXII. – Parchemin. – 443 feuillets à 2 col., plus les feuillets 198a-g. – 310 × 215 mm. – Reliure veau marbré. – Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 24432. Domaine public.

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Le Dit du Lendit rimé. – Dits, fabliaux et pièces diverses, 1301-1400. Manuscrit français n°24432. Folio CCLXIII. – Parchemin. – 443 feuillets à 2 col., plus les feuillets 198a-g. – 310 × 215 mm. – Reliure veau marbré. – Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 24432. Domaine public

La Foire aux parchemins

Le Lendit était aussi une foire aux parchemins très renommée, où tous les étudiants, les clercs de la basoche (employés au Parlement) et les universitaires se fournissaient.
Jean-Joseph Weerts (1846-1927) a peint deux fresques représentant le Lendit, événement important de la vie universitaire, deux huiles sur toile marouflées sur les murs de la Sorbonne, dont la Chancellerie des Universités de Paris nous a très aimablement communiqué les droits d’illustration pour cet article. Ces deux œuvres historiques sont également présentées sur le site de Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne (BIS).
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« La Foire aux parchemins ». Huile sur toile marouflée de Jean-Joseph Weerts (1846-1927), Paris, Cour d’honneur de la Sorbonne © Chancellerie des Universités de Paris.

La Fête du Lendit

Chaque année au mois de juin, s’ouvrait la grande Fête du Lendit : le Recteur des Universités conduisait depuis la Sorbonne un cortège d’étudiants turbulents qui s’adonnaient à des festivités débridées. Les professeurs recevaient à cette occasion leurs honoraires, 6 à 7 écus d’or, que l’on appelait aussi les « lendits ».
Les rixes et désordres des étudiants menèrent le Parlement à réduire le cortège à une simple délégation en 1550, puis à abolir la fête scolaire du Lendit en 1608.
En 1556, en raison des intempéries, mais surtout des troubles de la guerre de Cent Ans et des guerres de religion, la foire fut déplacée par un arrêt d’Henri II à l’intérieur des murs de Saint-Denis, à l’emplacement de l’actuelle place Jean-Jaurès, où de nouvelles loges en bois furent construites pour l’accueillir.
La Foire du Lendit gardera toute son importance pendant six siècles, jusqu’à sa suppression en 1793 sous la Révolution.
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« La Fête du Lendit. Cortège joyeux des étudiants se rendant à la fête ». Huile sur toile marouflée de Jean-Joseph Weerts (1847-1927). 1903. Paris, La Sorbonne, cour d’honneur © Chancellerie des Universités de Paris

Les processions estudiantines du Lendit, longtemps populaires à Paris, se sont poursuivies épisodiquement et joyeusement jusqu’au 20ème siècle dans le Quartier latin :fete-du-landyt-gallica  Spectacle historique organisé place du Panthéon à Paris pour la Fête du Lendit en 1911 (photographies de presse / Agence Rol. – Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France. Domaine public).Fête du Lendit Rue Soufflot 1911

Notes

[1] N.B. Étymologie du mot « Lendit ». L’Endit (indictum) était au départ un pèlerinage, de fidèles qui, dès l’époque carolingienne, venaient chaque année, le jour de la Saint-Jean – au moment de l’Endit, ou indictum -, vénérer les reliques de la Passion précieusement conservées à l’abbaye de Saint-Denis. Le mot « Lendit » vient vraisemblablement du mot latin « Indictum », qui signifie « le jour indiqué, ce qui est fixé, lieu d’assemblée » et qui a évolué vers le mot l’indict, orthographié l’endict, endit, lendit, lendi, landit, landi, landy ou landyt.
Au cœur de la plaine du Lendit se trouve la Montjoie, un tumulus, ancien centre religieux de la Gaule, où se déroula en 250 le martyre de Saint-Denis, alors qu’il avait été envoyé par Rome pour évangéliser les Gaules. Saint-Denis est le patron de Paris et de la Seine-St-Denis.
Sources : « Montjoie et saint Denis! », Le centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, p.22  / Anne Lombard-Jourdan. – Paris, Presses du CNRS, 1989.
[3] Source : Edmond Faral, La vie quotidienne au temps de Saint Louis, éd. Hachette, 1942.
[4] Le Dit du Lendit, transcrit d’après le recueil Les rues et les cris de Paris au XIIIe siècle : pièces historiques / publiées d’après les manuscrits de la Bibliothèque nationale et précédées d’une étude sur les rues de Paris au XIIIe siècle par Alfred Franklin,… – Ed. L. Willem ; P. Daffis, 1874. (Manuscrit de la Bibliothèque nationale de France, français, 24432).
(Rédigé par Cecilia)
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Les coups de cœur de la jeunesse !

Vous ne savez pas quoi lire à vos enfants pendant qu’ils recrachent votre soupe par le nez ? Vous hésitez sur le titre de l’album qui extraira peut-être de leur cerveau en gestation une étincelle d’intelligence ? Vous aimeriez les former à la culture et éveiller leur intérêt pour qu’ils ne terminent pas agent de la fonction publique mais aient un vrai travail et quittent vite le domicile, par exemple juste avant leur crise d’adolescence ?

Bien sûr ! Mais vous ne savez absolument pas par où commencer ! En effet, chaque année les éditeurs jeunesse publient entre un et dix millions d’albums peuplés d’ours de lapins et de loups qui se perdent, apprennent la vie auprès d’une chouette puis au grand désespoir de leurs parents finissent par retrouver qui leur terrier qui leur tanière qui leur maison !

Vous êtes dans le brouillard complet, aussi remettez-vous vos bambins devant la télé qui a cette vertu de n’avoir qu’une centaine de chaînes.

Alors, trop d’albums jeunesse ? Vous ne pourrez jamais plus avoir cette excuse car, grâce à nous, vos bibliothécaires préférés, vous aurez toujours un livre d’avance ! Comment donc, allons-bon ! Allez-vous me dire ? Eh bien tout simplement par la force du coup de cœur ! Vous savez le petit logo noir en forme de cœur sur fond vert que l’on trouve sur la couverture des albums jeunesse ! Allez, pour vous donner des exemples je vous ai fait une petite compilation de nos derniers chouchous qui deviendront les vôtres en un rien de temps !

Florilège !

largeBonjour les animaux : Du classique animalier donc. Le jeune narrateur, en visite au zoo, découvre les canards, les autruches, les chimpanzés, les serpents et les félins. De retour chez lui, il retrouve son chat et son chien.

On pourrait reprocher à cet album un léger relâchement de l’intrigue qui enchaîne de façon un peu facile la découverte d’animaux, mais la chute avec le chat et le chien est très bien amenée et la panthère de la couverture est trop belle alors on adore cet album.

Le Royaume de minuit : Achille est élève à l’école des bois profonds. Il se distingue par son goût prononcé pour les bêtises. Un soir, après une énième punition, il décide de se laisser enfermer pour la nuit dans l’école.

La démarche de cet Achille pourra étonner dans le sens où en général on essaie de ne pas rester à l’école après la fermeture. Mais après tout il s’appelle Achille alors au diable la cohérence.

large3Le Bain de Berk : Un enfant raconte l’aventure de son doudou, Berk le canard, qui est tombé dans l’eau du bain. Trouillette, Drago, Poulp et Aspiro, les jouets de bain, sont prêts à tout pour le sortir de là. Entre la mousse, les tourbillons et autres glouglous, ils ne comprennent pas ce que Berk essaie de leur dire.

Un livre idéal pour accompagner la noyade de votre enfant dans son bain quotidien (on l’espère), votre belle voix adoucira certainement pour lui cette épreuve des plus délicates.

Super cagoule : Un petit canard est obligé de mettre une cagoule rouge pour avoir bien chaud, mais elle gratte. Sur son chemin, il rencontre un loup. Pour lui échapper, il lui fait croire que sa cagoule a des pouvoirs.

Ce résumé fleure bon la drogue dure, ce qui permettra d’apprendre à vos enfants à ne pas sombrer trop tôt dans les paradis artificiels.

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Franz, Dora, la petite fille et sa poupée : L’écrivain Franz Kafka se promène au parc avec sa fiancée, Dora, lorsqu’il croise Ingrid, une petite fille en pleurs parce qu’elle a perdu sa poupée. Pour la consoler, Franz lui explique que celle-ci est partie en voyage et qu’elle va lui écrire. Le soir même, il prend sa plume pour rédiger les lettres de la poupée.

Cet album est tiré d’une histoire vraie racontée par Dora dans ses mémoires. Ce qui explique sûrement qu’il ne soit pas peuplé d’animaux relous qui distillent des leçons de vie alors qu’ils ne sont pas capables d’avoir une belle société bien structurée comme nous autres humains.

Le Chienchien à sa mémère : Un chien vit dans un refuge jusqu’au jour où mémère le choisit. Entre eux deux, une relation très forte s’instaure immédiatement. Un jour cependant, mémère rencontre pépère. Jaloux et dépité, le chien-chien décide de partir.

Chienchien va donc devoir apprendre qu’un Chienchien c’est un pépère et une mémère.

Bruno, quelques jours de ma vie très intéressante : Six histoires de Bruno, le chat à casquette à carreaux : son pique-nique à l’intérieur avec ses amis un jour de pluie, sa rencontre avec Titi le canari qui mélange ses mots au lieu de chanter, sa découverte d’un poisson qui nage en l’air, etc.

La goutte de miel : Une goutte de miel se retrouve malgré elle au cœur des conflits. Adaptation d’un conte philosophique écrit en 1909 qui traite de l’absurdité de la guerre avec en fin d’ouvrage le conte d’origine en langue arménienne.

large9Réveille-toi Raymond : A l’approche de l’hiver, Raymond l’escargot s’apprête à hiberner. Il rentre dans sa coquille. Mais il lui vient des images bien inhabituelles : à la course, il est le dernier, un hérisson l’attend sur la ligne d’arrivée, quand il veut rejoindre sa coquille, elle n’est plus à sa taille et Juliette sa compagne ne le reconnaît plus. Il est temps que Raymond se réveille.

Ou alors ce n’est pas un rêve mais seulement la vie qui attend vos enfants…

Murs, murs : Une petite fille visite une maison à vendre avec ses parents. Elle décide d’explorer les pièces dont les murs sont recouverts de papier peint. Par la force de son imagination, les murs se métamorphosent, suscitant en elle différentes émotions.

Tout le monde sait que les papiers peints sont complètement passés de mode, cet enfant ayant bon goût elle s’efforce de transformer par la pensée les murs moches que vont choisir ses parents idiots. Une belle leçon de vie.

Et après : Un album sans texte, qui emmène le lecteur dans une exploration du monde souterrain : la nature qui change, les animaux creusant des galeries, les cycles de la vie, le temps qui passe…

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Pourquôôââ : Curieuse comme tous les autres enfants, une petite grenouille retarde l’heure du coucher en multipliant les questions à sa mère.

Très utile pour vous, parents, qui ne pouvez plus répondre aux questions de vos enfants par manque de temps, ennui ou simplement par ignorance. Toutes les réponses sont là, il ne reste plus qu’à apprendre à votre enfant à lire…

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Bonne lecture !

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Les pires œuvres de l’histoire des œuvres

Bonjour à tous !

Dans les bibliothèques, les librairies et les lieux de culture en général que le monde entier nous envie, il est de bon ton de faire des listes de ‘ »coups de cœur », c’est-à-dire des films, des livres, des jeux qui nous plaisent et que nous souhaitons par-dessus tout que vous, lecteurs, cinéphiles, sérivores et autres vidéoludistes découvriez.

Mais l’ère du positivisme n’a que trop duré ! Halte à la tyrannie du bien ! Dressons-nous contre les œuvres de qualité mes chers consœurs et confrères et dressons ensemble la liste des pires œuvres que nous ayons pu avoir l’intense malheur de découvrir.

AVERTISSEMENT : la liste qui suit contient bon nombre de titres très mauvais. Toutefois, il est fort possible que vous appréciiez à titre personnel l’une des œuvres citée. Auquel cas, nous vous conjurons de ne pas prendre personnellement la critique exprimée et souvenez-vous que les commentaires des agents sont donnés à titre personnel et n’engagent pas la 20th century fox ni la Mairie de Paris.

LES PIRES ROMANS DU MONDE

cvt_billie_4301AMARYLLIS : (Note de l’auteur : les prénoms ont été changés pour garantir l’anonymat des infects haters qui se prétendent bibliothécaires) : J’ai, à titre personnel et sans engager mes collègues ni manquer de respect à tous les gens qui aiment cette autrice, détesté Billie de Anna Gavalda ! C’est très mal écrit ça cause encore plus mal que moi ! L’écriture est du langage parlé du fin fond de la grande banlieue la plus craignos qu’il soit. De plus la couverture pique énormément les yeux. L’histoire d’une jeune fille qui pense réussir sa vie mais qui ne s’en sortira jamais car elle est dépendante de ses parents alors qu’ils essaient de tout faire pour s’en débarrasser.

Signé : Géraldine (mais heu on avait dit qu’on changeait les prénoms)

OLIVER : Je crois que je ne me remettrai jamais de la lecture de l’Alchimiste de Coelho. Lire un mauvais livre est une chose assez fréquente, surtout quand comme moi on n’aime rien, et cela n’a rien de dramatique. Au pire on referme violemment le livre, le jette à terre, saute dessus puis on le revend sur internet. Mais l’Alchimiste n’est pas un mauvais livre, c’est une infecte bouse prétentieuse. La philosophie de bazar y côtoie gentiment un sexisme assez nauséabond et la morale de l’histoire (ce qui importe c’est le voyage, pas la destination) aurait simplement prêté à rire par sa banalité si l’auteur n’avait pas été aussi ouvertement convaincu d’avoir révolutionné la pensée du 20ème siècle. 

EN BREF : j’ai la haine d’avoir perdu trois heures de ma vie à lire ce truc.

CECILIA : Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq est le pire des livres que j’ai lus, mais je l’ai lu en entier, ce qui n’est pas mon habitude, quand un livre me déplaît au bout de quelques chapitres, je le referme à jamais.

Pourquoi ? Vous le découvrirez très bientôt dans un article consacré à Houellebecq au cours duquel le point de vue de Cécilia sera confronté à celui d’un invité mystère spécialiste de Houellebecq. A très bientôt donc ! Restez connectés ! stay foot ! good night and good luck.

RIGOLLIERO : Boussole de Mathias Enard : Après avoir reçu le prix Goncourt 2015 (NA : ATTENTION, en dépit de ce que laisse entendre cette phrase biscornue, c’est bien Enard qui a reçu le prix Goncourt et non l’autrice laborieuse de ces quelques lignes de critique facile), j’ai souhaité lire Boussole de Mathias Enard mais quelle ne fut pas ma déception ! Ce roman représente tout ce que j’exècre dans la littérature contemporaine française, c’est très nombriliste et élitiste.  Il est impossible de suivre, de comprendre ou de trouver un quelconque intérêt à l’histoire en raison de l’accumulation de références musicologiques, littéraires et artistiques présentes dans ce livre. J’ai été contrainte d’abandonner cette œuvre indigeste et inaccessible au bout d’une centaine de pages.

NA : Quand Rigolliero dit qu’elle a « été contrainte » n’allez pas croire qu’on l’a forcée à lire Enard, on préfèrerait qu’elle travaille mais elle ne cesse de nous répéter qu’elle « préfèrerait ne pas »

Enard cherche à quel moment sa carrière a pu lui échapper si bien qu'il a fini dans un article sur les pires livres lus dans un blog à la notoriété contestable.

Enard cherche à quel moment sa carrière a pu lui échapper si bien qu’il a fini dans un article sur les pires livres lus dans un blog à la notoriété contestable.

LONIEL : Cent ans de solitude de Gabriel Marcia Marquez.

J’ai pas détesté, mais [j’ai été] très déçu et en colère :

Beaucoup d’échos positifs sur ce livre, tout pour me plaire : des personnages flamboyants, des situations absurdes et drôles et du fantastique. Et autant les cents premières pages m’ont plu, autant je me suis ennuyé ensuite. Les personnages sont plats, sans relief, le livre est sans enjeu, ce bordel constant m’a lassé. Du coup, je préfère les reines du shopping, c’est aussi bordélique et plus court.

LES PLUS MAUVAISES BANDE-DESSINEES JAMAIS DESSINEES

ARTURO : GOKICHA ! [P***** je déteste Gokicha !] (NA : les commentaires entre crochets ont été rajoutés par l’auteur pour rendre le tout plus sensationnel) On suit, à travers de petits strips, type Chi une vie de chat, les aventures d’un cafard mignon. C’est-à-dire l’insecte le plus dégueu du monde (ATTENTION : ce commentaire anti-cafard ne concerne que son auteur, c’est-à-dire Arturo, et certainement pas l’auteur de l’article qui tient à assurer à son lectorat cafard qu’il a une grande admiration pour la communauté cafarde dans son entièreté).

Bon, ça aurait pu faire un manga drôle si ç’avait été bien fait. Ce qui n’est pas le cas. Les gags tombent à plat (quand on les comprend, certains confinent à un absurde dont on se demande si ce n’est pas le fait de la traduction) et le dessin est trop léger pour sauver le navire. On voit là où l’auteur veut nous emmener : du moche transformé en kawaii, mais la sauce ne prend pas.

Arturo ! comment peux-tu lui résister !

Arturo ! comment peux-tu lui résister ?!

AGATA : L’Onde Septimus :

A mes yeux de fan au long cours, aucun des albums de reprise de Blake et Mortimer n’est parvenu à égaler ceux d’Edgar P. Jacobs. Les « images inoubliables » dont Franquin vantait autrefois les mérites se sont bel et bien évanouies devant le cahier des charges éditorial. On pouvait toutefois prendre le parti de rire des postures guindées de Juillard, ou des intrigues aux ressorts de vieux matelas de Sente ou Van Hamme. Bref, les albums de reprise étaient de mauvaises bd, mais de mauvaises bd « sympathiques ».

Jusqu’au jour où l’Onde Septimus a pris place sur les rayonnages des librairies (et des bibliothèques).

Se voulant une suite à la Marque Jaune de Jacobs, l’Onde Septimus se veut un hommage à ce dernier. Il ne parvient à en être qu’un sinistre ersatz :

Les dialogues et récitatifs de la Marque Jaune étaient littéraires. Ceux de l’Onde Septimus ne savent qu’être verbeux et ampoulés (comparez les introductions des premières pages !).

Par son dessin et ses couleurs expressives, la Marque Jaune distillait une ambiance inquiétante et morbide dans l’esprit du lecteur (qui valut d’ailleurs à l’auteur quelques soucis avec la censure de l’époque). L’Onde Septimus se montre franchement laid avec des teintes oranges et bleues que n’auraient pas renié le cinéma hollywoodien il y a quelques années.

Mais c’est surtout le cynisme de son scénario qui empêche l’Onde Septimus d’être, à défaut d’un bon Blake et Mortimer, une mauvaise bd sympathique. En se posant – comme par hasard ! – en suite de l’album le plus célèbre de la série, l’Onde Septimus ne fait que vampiriser, en le dénaturant, l’univers et le scénario mis en place par Jacobs auparavant. Je pense par exemple au personnage d’Olrik, devenu ici un junkie incapable d’échapper à l’emprise de son ancien bourreau là où la fin de la Marque Jaune signifiait clairement le contraire !

Bref, un véritable navet trahissant plus encore que ses prédécesseurs le calcul, voire la rapacité éditoriale, dont les auteurs, en « fanboys » mal inspirés, se font malheureusement les complices…

LES PLUS NAVETS DES FILMS JAMAIS NANARDISES

MAXIMUS : J’ai regardé le film « La Moustache » complètement défoncé [très très fatigué par une journée de travail au service du public] et ça m’a fait un bad trip dont je me souviens encore, c’était il y a 7 ou 8 ans quand même.

(On comprend que le film La Moustache n’est pas foncièrement mauvais, mais qu’il procure de désagréables sensations quand il est couplé à un investissement excessif au service du public, effort chaudement déconseillé.)

JULIO : Kick-Ass le film, enfin les deux films, car c’est violemment réac[tionnaire] mais je n’en dirai pas plus car je suis espionné par la CIA et Nicolas Cage.

Quand on couple Nicolas Cage avec Moustache sur internet on obtient ça, deux bonnes raisons de ne pas regarder les films précédemment évoqués.

Quand on couple Nicolas Cage avec Moustache sur internet on obtient ça, deux bonnes raisons de ne pas regarder les films précédemment évoqués.

L’AVIS D’ALAN  QUI PASSAIT PAR LA

A part les films où apparaissent Mickael Youn, John Wayne, Béatrice Dalle ou les films réalisés par Claude Lelouch ainsi que les livres de Virginie Despentes, les polyphonies corses, Sardou, Johnny et les flutes andines, Alexandra Sublet, Finkielkraut, la cuisine moléculaire et les oursins ainsi que le « sérieux bibliothéconomique »… Non je crois sincèrement et j’ai beau chercher… Je ne déteste rien ni personne…

Pour nos lecteurs les moins au fait de la chose bibliothéconomique, sachez que ce terme désigne, selon wikipédia : […] l’ensemble des techniques de gestion et d’organisation des bibliothèques. Le terme de bibliothéconomie est de plus en plus souvent délaissé au profit de l’expression sciences de l’information et des bibliothèques.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui, en espérant que vous viendrez très vite emprunter toutes ces vilaines œuvres, expressions les moins abouties du non-génie humain.

Olivier.

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Les tops de 2016 ! le 4 va vous étonner, vous bouleverser, vous tournebouler !

Cher(e)(s) lecteurice(s) de ce blog (on n’est pas encore sûrs que vous soyez pluriel(le)(s), la nouvelle année est arrivée ! Et avec elle l’espoir renaît, l’espoir d’une meilleure cuvée, car 2016, il faut bien se l’avouer, ne fut guère enjouée.

Mais trêve d’assonances en « é » ! Car nous avons du pain sur la planche. En effet, avec toute nouvelle révolution héliocentrique vient de nouvelles responsabilités pour nous, bibliothécaires. Celles de vous donner accès à la meilleure offre culturelle de l’univers habitable.

Si nous savons d’ores et déjà que 2017, grâce à vous, sera une merveilleuse année, repenchons-nous quelques instants sur cette 2016ème année que nous avons quittée sans regrets. Mais peut-être un peu vite. Car 2016, ne l’oublions pas, fut une année fort prodigue en terme de sorties culturelles. Et vous fûtes nombreux à vous jeter dessus telle une horde affamée de littérature et de cinématographe. Sans parler de videoludisme.

Mais comme un bon top 3 vaut mille mots, voici donc plein de tops 3 !

 Top trois n° 1 : les romans adultes.

Parce que le roman était encore une valeur sûre en 2016 mais bon c’était le bon temps maintenant on ne respecte plus rien et on joue à des jeux hyper violents comme Mario Kart Wii. Triste monde.

  • « Le remède mortel » de James Dashner avec 15 prêts tire sa seringue du bras. Vous noterez le subtil oxymore à effet de chiasme du titre et qu’il s’agit d’un tome 3. Le tome 3 de la saga du Labyrinthe pour être tout à fait exact.Vous y trouverez donc toutes les réponses aux questions dont vous vous fichiez complètement dans les deux premiers tomes.
Ses sales adolescents ne savent pas que le titre de leur livre est un oxymore parce que ce sont des ados qui passent leur temps à jouer aux jeux vidéo.

Ces sales adolescents ne savent pas que le titre de leur livre est un oxymore parce que ce sont des ados qui passent leur temps à jouer aux jeux vidéo.

  • Vient ensuite, avec également 15 emprunts, « Envoyée spéciale » de Jean Echenoz dont les prêts ont sûrement été dopés par le fait qu’il a obtenu cette année le grand prix de la BnF, succédant ainsi à Michel Houellebecq. Ou alors pas du tout, on ne sait pas vraiment ce qui vous passe par la tête, vous lecteurs.
  • Et enfin le grand gagnant, avec 22 prêts ! « L’origine de nos amours » d’Eric Orsenna, un écrivain qui ne sort plus avec Sophie Davant depuis 2013, sachez-le.

 Top 3.2 : la jeunesse !

La jeunesse vous a particulièrement séduit(e)s cette année puisque vous fûtes environ un milliard et demi à fréquenter la cabane des tout-petits dans les plus grands jours de notre glorieux établissement. Voyons donc ce que vous avez emprunté !

  • « Max et Lili en ont marre de se dépêcher » ce qu’a en commun avec eux l’agent B. L’agent B. a cependant été beaucoup moins prêté cette année car avec -12 prêts il n’égale pas du tout le record de Max et Lili établi à 23.

Voilà ce qu’en dit le résumé : « La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder…. Un film de genre plaisant et original qui parle de la place de l’individu dans un régime totalitaire… »

Ça a l’air vraiment bien !

  • « Un album avec un ourson dedans qui à un moment se perd mais finit par se retrouver. » au moins 20 prêts, bravo l’ours !
L'ours est très content d'être numéro 3, il n'est pas obsédé par les chiffres et l'avancement de sa carrière comme le vulgaire auteur de cet article.

L’ours est très content d’être numéro 3, il n’est pas obsédé par les chiffres et l’avancement de sa carrière comme le vulgaire auteur de cet article.

 Top 3.3 soit en fait le top trois au cube soit top 27. Le top des DVD bien sûr !

Ah, les DVD adultes ! Ce dernier bastion du prêt payant en bibliothèque qui cette année, en avril, a un peu vacillé avec l’arrivée de la gratuité pour les personnes bénéficiant de certains minimas sociaux (renseignez-vous auprès de votre bibliothécaire favori !) et pour les mineurs ! Consultons donc les meilleurs d’entre-eux.

  • « Le tout nouveau testament » qui avec 26 emprunts fait beaucoup mieux que les deux testaments précédents réunis (6 prêts) en une seule année alors que les deux autres ont eu des millénaires. Les glandes quoi !
  • « Le pont des espions » de S. Spielberg, un petit jeune qui monte, à Hollywood (22 prêts). Pour l’anecdote : sachez que le pont du titre ne désigne pas du tout le pont Doudeauville qui passe devant la bibliothèque et que d’ailleurs aucune scène de ce film n’a été tournée dans le 18ème pour la simple et bonne raison que le film se déroule en Allemagne. Cessez d’être autocentrés 5 minutes.
  • « Dear white people » (22 prêts) ce qu’on peut traduire par Chers peoples blancs, il s’agit sans doute d’un documentaire sur notre classe politique.

 Top 3 des jeux vidéo !

Le jeux-vidéo est bien entendu ce qu’on prête le plus à la bibliothèque. Mais avant de subir le triomphalisme exultant de la section en charge de la vidéoludie, il faut bien sûr prendre en considération que les jeux ne sont pas empruntables mais uniquement jouables sur place, sur l’une de nos consoles (2 PS4, un Xbox One, 2 Wii U, 4 3DS, une PS-Vita et une tablette Samsung).

  • Super Smash bros sur Wii U. Un jeu auquel je ne comprends rien et auquel je me fais régulièrement battre sauf une fois où j’ai gagné un tournoi en jouant Roi Dadidou et en éjectant tout le monde avec sa masse géante. Vous pouvez retrouver la narration de cet évènement, ainsi que d’autres tout aussi fascinants, dans mes Mémoires à venir.

A noter que SSB a quand même été joué 206 fois cette année – soit 206 fois de plus que le théâtre de Brecht. Bravo SSB !

  • FIFA 16. Excellente cuvée puisque FIFA16 totalise pas moins de 196 prêts uniquement sur Playstation 4 ! En effet, si on ajoute les prêts de la Playstation 3 et de la Xbox One on obtient un nombre non-euclidien qui ouvre un portail transdimensionnel et libère un démon qui ressemble à Ribéry.

A noter que ce jeu est très bien car on peut s’amuser à tacler Cristiano Ronaldo et lui casser les jambes sans risquer de terminer au poste de police.

  • Enfin, Mario Kart 8 a été prêté 104 fois. 104 fois c’est nul, méprisons ce loser.

Top 3 des jeux de société !

Et oui ! 2016 fut aussi l’année de la démocratisation du jeu de société en bibliothèque ! Enfin, dans la nôtre toujours ! Vous fûtes nombreux à venir jouer au « Stop » ou aux « Kaplas » mais le top revient à :

  • Le « kit A » qui contient notamment des raquettes de ping-pong. Le ping-pong a été fort joué cet été sur l’esplanade et j’ai moi-même pu personnellement exploser bon nombre d’usagers de type enfant à ce jeu.
  • Le jeu « quatre en ligne » qui consiste à aligner des pions de même couleurs et le premier qui en aligne quatre a gagné.
  • Le flipper foot, subtile alliance contre-nature de Flipper et du foot.
Ce dauphin, un être méprisable, vient de voler la balle d'un de nos usagers préféré et en plus ça le fait marrer. Fumier.

Ce dauphin, un être méprisable, vient de voler la balle d’un de nos usagers préféré et en plus ça le fait marrer. Fumier.

 Top 3 des documents qu’on n’a pas achetés.

Un top dont l’utilité vous semblera toute relative, j’en conviens, mais qui a droit  à une certaine visibilité. Stop à l’utilitarisme primaire !

  • Top Chef. Top chef est une émission culinaire diffusée sur la sixième chaîne. Étant donné que c’est une émission, il nous a été impossible de l’acquérir. Sans compter que le chef fait de la boxe et est un peu effrayant.
  • Top Gun. Un film avec Tom Cruise mal incrusté dans un avion. Ce n’est pas un très bon film mais c’est une sorte de classique. A noter que je trouve à titre personnel Tom Cruise assez mignon dans le film.
  • Tom Hardy. Tom Hardy n’est pas un document et il ne contient pas de top mais j’aime Tom Hardy alors je voulais Casey Affleck son nom quelque part.

Top 3 des bibliothécaires :

  • Allons, ne nous abaissons pas à ce genre de choses.
  • Toutefois, l’agent en poste au deuxième le 10 février à 14h30 n’a clairement pas démérité.
  • L’agent K et l’agent J ne sont pas mauvais non plus. Notamment dans Library’s Men in Black.

Top 3 des DVD volés cette année :

Le vol de DVD est en forte recrudescence cette année après une période plus calme. Quand on sait que le vol de DVD a sauté de 40 000% par rapport au Haut Moyen-âge, on est en droit de se dire la bibliothéconomie est en pleine déliquescence. Parfaitement.

  • Only Lovers left alive de Jim Jarmush. On ne sait pas trop si ce DVD a été volé en 2016 ou avant mais en tout cas il a fait plus de 36 prêts avant son ignominieux enlèvement. Si la personne qui l’a pris me lit qu’elle le rende immédiatement !
  • Les rois du désert avec George Clooney. Un film qui se passe donc dans le désert. Je me souviens que je m’étais ennuyé mais ça ne justifie pas qu’on puisse le voler.
  • Le dernier James Bond de Daniel Craig et d’ailleurs on sent qu’il était sur le départ tellement il n’est pas investi. Ce n’est pas bien Daniel. En plus, il a pris du ventre. Toujours est-il qu’on aimerait récupérer le DVD.
Avec le vol du DVD Daniel va pouvoir revenir à sa passion première : sosie de Vladimir Poutine.

Avec le vol du DVD, Daniel va pouvoir revenir à sa passion première : sosie de Vladimir Poutine.

 BONUS ! Top 3 des étages de la bibliothèque !

  • Le Rez-de-chaussée. Le Rez-de-chaussée n’est pas mauvais du tout puisque pas moins de 100% des usagers l’ont emprunté au moins deux fois cette année. C’est remarquable. Cela dit, c’est sans doute aussi parce que c’est là que se trouve la porte d’entrée.

Notons qu’on y a installé une petite table thématique avec exposition d’ouvrages tous les mois qu’il serait pas mal que vous veniez emprunter !

  • Le premier. Le premier est toujours top. Attention toutefois ! Nous l’avons récemment transformé fort habilement. Si vous n’y prenez pas garde vous pourriez bien emprunter par mégarde un livre d’art ou pire, d’histoire, en lieu et place de la BD que vous cherchiez.
  • Le deuxième. Mon favori personnel. Le deuxième est maintenant équipé de fenêtres de type châssis qu’on peut ouvrir à distance grâce à une télécommande. C’est assez magnifique. On y trouve également des DVD, des romans, des jeux vidéo et toute une salle réservée aux enfants qu’on aura tôt fait d’éviter.
  • Le bonus du bonus : l’étage secret ! Vous avez peut-être remarqué que dans l’ascenseur de notre bibliothèque adorée un mystérieux étage secret n’était accessible que grâce à une clef ! Cet « ES » a enfin accepté de se livrer et de vous révéler tous ses secret en exclu planétaire sur notre blog. En réalité, si vous tournez la clef idoine dans la serrure en question, vous accéderez au septième niveau des Enfers, peuplé par les plus abominablement vils Démons qui aient jamais vécu : les bibliothécaires. Vous passerez alors une éternité de souffrance avec des êtres cauchemardesques qui vous crient « chut » dans les oreilles et vous pourchassent avec des factures de pénalités de retard. brrrr.

Olivier.

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Le Club des lecteurs cosmique

Il y a des choses comme ça, dans l’Univers, qui reviennent à intervalle régulier. Je pense à la comète de Halley et son passage à la périhélie tous les 76 ans, je pense à la Terre et sa traversée des Perséides avec son pic d’étoiles filantes le 12 août de chaque année et je pense, bien sûr, au retour, chaque mois, avec une régularité d’horloge fonctionnant aux atomes d’Ytterbium, du club des lecteurs.

Mais alors, me direz-vous avec sagacité, quel rapport entre des événements cosmiques et le club des lecteurs ? Ce à quoi je répondrai qu’il n’y en a point mais que je voulais parler des comètes, parce que les comètes on n’en parle jamais et que c’est fort injuste. Tout ça parce que leur période est de plusieurs décennies, le temps qu’elles passent dans les confins du système solaire est passé sous silence au profit de pubs pour des yaourts bénéfiques au système digestif et des clips de campagnes pour les élections qui produisent l’effet inverse sur le second de ces systèmes.

C’est de la discrimination pure et simple. Alors que c’est si beau une comète.

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Ici, une comète fuyant les parages de la Terre après avoir appris qu’il y aurait une campagne présidentielle en 2017.

Mais un club des lecteurs n’est pas mal non plus et son passage à la périhélie à lui, figurez-vous, a lieu tous les ans, en même temps que celui de la Terre qui lui a donné naissance, des bibliothécaires qui l’animent, des lecteurs qui y participent et il n’y a guère que les neutrinos solaires pour traverser un tel événement et n’en avoir strictement rien à cirer (le neutrino n’en a rien à cirer de rien, c’est une enflure de nihiliste, méprisez-les de toutes vos forces.)

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Ceci n’est pas un neutrino.

Sachez également que la seule chose que ne peut pas traverser un neutrino est la matière la plus épaisse de l’univers : la donaldtrumpite.

Une fois cette mise au point faite, nous pouvons consacrer toute notre attention à l’observation d’un club des lecteurs, en commençant par la dernière manifestation de cet événement, samedi 20 septembre à 10h30. Lire la suite

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Un club, une équipe, des lectures

Rappelez-vous, nous étions le 18 juin, et c’était alors le dernier des clubs avant l’été et sa caravane d’évènements sportifs. L’Euro de foot était naissant , le Tour de France n’avait pas encore frémi, et nous regardions encore les Jeux Olympiques à la jumelle. Exsangues de sport, nous étions surtout avides d’échanges et de lecture.

PicMonkey Collage2 Lire la suite

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Le Club des Coups de Coeur

Un coup de cœur… De tout temps les hommes, les femmes et les caniches nains ont ressenti ce frisson extrême, cette palpitation cardiaque inimitable, cette terrifiante mais néanmoins hautement agréable exaltation de leurs sens.

Rien n’est plus commun, quand on y pense, qu’un coup de cœur et pourtant rien n’est si rare, si précieux.

Nous-mêmes, clubistes des lecteurs qui n’ont plus rien à prouver, parvenus comme nous le sommes au faîte ultime de la popularité comme seuls l’avaient pu avant nous Michael Jackson et Pif le chien, traitons les coups de cœur pas moins de six fois dans l’année, avec brio, toujours. Avec un enthousiasme chaque fois renouvelé et un amour du métier qui ferait passer Alekseï Grigorievitch Stakhanov pour un absentéiste récidiviste.

Et pourtant… Nous ne nous sommes jamais réellement questionné sur la nature même du coup de cœur, jamais n’avons tenté d’en percer le mystère…

D’où vient le coup de cœur ? Où va-t-il ? Pourquoi frappe-t-il les gens de la sorte ? A-t-il vraiment du cœur que tout autre que son père éprouverait sur l’heure ?

Tant de questions que nous ne traiterons pas aujourd’hui. Faute de temps.

Et d’envie.

En revanche, nous allons vous parler de la séance du 21/05/2016, laquelle portait sur les coups de cœur, encore eux, eux donc dont le mystère DONC restera entier jusqu’à ce qu’enfin leur nature se révèle à nos yeux ébahis, sans doute au cours d’une méta-séance du club traitant non DES coups de cœur mais DU coup de cœur.

J’en frémis d’avance.

Ce qui n’était pas le cas des clubistes en cette matinée de mai joli, tout à leur impatience de commencer enfin une séance s’annonçant exceptionnelle.

Ils étaient venus, tous les anciens, tous les nouveaux, les meilleurs lecteurs de cette rive de la Capitale, tous sauf une, encore en goguette en quelque contrée lointaine, la meilleure d’entre nous à égalité avec tous les autres : Sylvie. Nous pensons à toi Sylvie, où que tu sois, en Asie mineure ou dans le Poitou, nous espérons te voir à la prochaine séance.

En l’absence de notre cheffe naturelle, ce fut donc Mary qui ouvrit le bal.

En un monde parfait | Laura Kasischke (1961-....). AuteurEn un monde parfait de Laura Kasischke. Mary a adoré la couverture. La présence d’oiseaux lui rappelle Hitchcock. Moi je ne sais pas je vois des oiseaux je pense printemps, chants, soleil, mojitos. Mary pense aux Oiseaux d’Hitchcock et son long cortège de violence. Chacun son truc, j’imagine.

En un monde parfait commence tout à fait « normalement » une femme de trente ans se marie à un pilote qui a trois enfants. Elle-même est hôtesse de l’air, une information que je partage mais qui n’aura aucune incidence ni sur le livre, ni cet article ni la course de la terre dans un univers qui s’étend et se refroidit.

Toujours est-il que le monde devient de plus en plus menaçant : un virus décime la population mondiale, on accuse les États-Unis, les Américains sont mal vus et il devient difficile de voyager. Tant et si bien que le mari-pilote finit par rester coincé en quarantaine en Allemagne laissant sa femme seule avec ses trois beaux-enfants.

Tout va de mal en pis jusqu’à l’effondrement et notre hôtesse va devoir apprendre à faire les choses par elle-même…

Une femme simple et honnête | Robert Goolrick. AuteurUne femme simple et honnête : Mary continue sur sa lancée avec cet ouvrage de Robert Goolrick.

Nous sommes en 1907, dans le Wisconsin. Un homme a fait fortune mais sa famille a été décimée. On ne sait pas très bien si ces deux effets sont liés ou non… Toujours est-il qu’il poste dans un journal une annonce comme quoi il chercherait « a reliable wife », comprenez « une femme de confiance » et non « une femme reliable » qui ne veut rien dire et n’aurait peut-être pas eu le même impact.

Mais je sais que j’ai un lectorat d’élite et que la traduction était superflue.

Bon en tout cas la femme en question arrive durant l’hiver. Ils apprennent à se connaître mais ce que ce bon fermier qui a réussi ne sait pas c’est que cette femme a tout un passé !

Cette phrase possède beaucoup trop de « ce » et de « se » mais franchement peu importe, cessez donc de m’interrompre..

Je passe un peu, tout ça pour vous dire que le bon fermier a un fils qui le déteste et comme deparasare comme disent les jeunes, sa femme en fait son amant. A partir de là tout tourne mal, c’est un véritable drame.

Le livre permet en tout cas de mieux comprendre comment les gens vivaient dans le Wisconsin au début du siècle, comment les conditions de vie les faisaient devenir fous et les poussaient à poster d’étranges messages dans les journaux.

Unravelling Oliver : de Liz Nugent. Un homme, violent, frappe un jour sa femme, laquelle tombe dans le coma. On arrête alors le mari et on l’interroge, découvrant son passé, son enfance, ses relations. Peu à peu, on parvient, non à le pardonner, mais à mieux comprendre les raisons qui sous-tendent sa violence.

Un excellent ouvrage.

Journal d'un corps | Daniel Pennac (1944-....). AuteurC’est au tour de Philippe de prendre la parole de sa voix de baryton-basse-ténor de l’opéra de Milan. Il nous expose ses impressions de lecture d’un ouvrage offert par sa nièce : Journal d’un corps de Pennac. Et lesdites impressions sont franchement mitigées.

L’œuvre a pour ambition de parler de ce dont personne ne parle : le corps. Pennac, de ses 12 ans à ses 86 ans va donc tenir un véritable journal des émotions qu’il a vécu et comment elles se sont traduites dans son corps.

Philippe nous concède que, je le cite : « plus on se plonge dedans (le livre pas le corps de Pennac) plus ça devient intéressant. C’est en vérité un vrai journal d’émotions et de comment elles se traduisent dans le corps. »

Ce n’est toutefois, nous concèdera Philippe, « pas un grand bouquin… »

En sus, il a lu quelques policiers, notamment des Indridalsson, auteur qu’il adore, particulièrement pour son Nuits de Reykjavik. Ce sont des polars très réfléchis, qui prennent le temps, à l’ancienne.

Drood : roman | Dan Simmons (1948-....). AuteurLiliane enchaîne sur une biographie de Dickens, obscur auteur anglais du 19ème siècle, poussant Olivier à Intervenir pour parler de Drood, énième chef-d’œuvre d’un maître de l’imaginaire, Dan Simmons, qui évoque les dernières années du maître par les yeux de Wilkie Collins, autre grand auteur de cette époque. L’ouvrage explore les bas-fonds londoniens, les fumeries d’opium et le processus créatif littéraire à cette époque avec un brio qui, hélas, se perd parfois un peu en bavardage.

Comment va la douleur ? : roman | Pascal GarnierLiliane a d’autres cartes dans sa manche. Comment va la douleur de Pascal Garnier. Une phrase que se disent les Africains quand ils se rencontrent. L’histoire est centrée autour d’un vétéran revenu d’Afrique qui veut se suicider mais y renonce et part sur les routes, faisant alors une rencontre inattendu. Le tout est très bien écrit et Liliane vous le recommande chaudement.

Elle a également beaucoup ri à De Gaulle à la plage, BD humoristique que nous évoquions ici.

Mais l’heure est grave, la rigolade est fini, voilà le temps des cerises, le temps de l’amour, le temps des copains et de l’aventure, car  voilà que Clément, notre superstar des bibliothèques (hélas désormais parti dans un autre établissement dont nous tairons le nom si nous comptons garder un public, big up bro), voilà donc que ce grand homme se lève d’un bond majestueux, deux ouvrages en main et entonne de sa voix hypnotisant un vibrant hommage, que dis-je ? Un véritable panégyrique à un de ces auteurs favoris. Un universitaire, une fois n’est pas coutume, car Clément fait les choses bien et pour son dernier club des lecteurs il est venu avec une vraie sommité.

Laissons-le en parler comme personne (normal, lui seul en parle…) :

Clément : « Je vais vous parler du Troisième chimpanzé de Jared Diamond. Et je vais vous en parler car Je recommande ce livre.

Je le recommande :

  • Pour les écologistes convaincus que l’homme est une espèce nuisible, et pas seulement depuis l’ère industrielle
  • Pour ceux qui veulent relever le niveau de la conversation de leur ennuyeuse soirée mondaine en envoyant des questions provocatrices qui réveilleront les convives plongés dans la contemplation de leur digestif avec des questions pièges comme « Savez-vous pourquoi l’homme est le seul primate à avoir un grand pénis? » ou encore « Moi je sais quelle fut la plus grande extinction de mammifère, et ce n’est pas la météorite qui a tué tous les dinosaures » ou « Moi je connais le  record du nombre maximum d’enfants qu’un homme puisse avoir: c’est 888 et ce fut le sultan Moulay-Ismaïl du Maroc à la même époque que Louis XIV, dingue non? » voire si le ridicule ne vous atteint plus à ce niveau-là « La branche scientifique la plus ridicule que je connaisse est l’exobiologie car elle est la seule branche qui n’ a rien à étudier, puisqu’il s’agit de connaître la vie sur les autres planètes ( bon si quelqu’un rit avec vous, c’est que vous avez une touche)« 
  • Pour l’improbable politicien qui saurait lire et qui se demanderait si l’humanité court à sa perte. Si un tel homme existe, alors Tonton Jared a écrit pour lui ce pavé qui le fera hésiter au moment de voter la nouvelle concession pour des forages pétroliers 
  • Pour ceux qui comme Montaigne pensent que rien de ce qui est humain ne vous est étranger et qui en ont marre des thèses rousseauistes qui prétendent que l’état de nature est préférable

Le troisième chimpanzé : essai sur l'évolution et l'avenir de l'animal humain | Jared Diamond (1937-....). AuteurVous apprendrez beaucoup de choses, trop peut-être? Mais abondance de propos culturels et scientifiques ne peuvent nuire, car c’est une somme et c’est à lire absolument si l’on aime s’instruire à peu de frais. En gros, il s’agit de montrer les caractéristiques propres de l’homme, les bonnes (l’art, le langage) comme les pires (toxicomanie, génocide) en les remettant dans une perspective évolutionniste. On ressort de cette lecture peut-être un plus désabusé, mais ce doit être le prix du savoir! Je peux me targuer d’avoir lu un texte d’indo-européen  reconstitué par des linguistes, il est fou ce Jared! L’auteur est un géographo-linguisto-physiologico-ornithologico-archéologico-biologiste et il n’aurait pas écrit ce livre s’il n’avait pas eu quelque espoir en l’humanité! Alors dépêchez-vous de le lire avant que l’humanité ne disparaisse! »

Que dire après ça ? Peut-être qu’il est temps de passer à Emmanuelle pour nous parler de La vie amoureuse de Nathaniel P.

La vie amoureuse de Nathaniel P. | Adelle Waldman. AuteurC’est donc l’histoire de Nate, jeune écrivain qui va rencontrer un succès soudain et assez considérable. Il nous raconte sa vie amoureuse et ses histoires, notamment avec Anna, d’une façon clinique, froide et dépourvue d’émotions. Il est très scientifique dans sa façon de décrire les choses et donc pas du tout romantique. Lui est égocentrique, imbuvable, ne va jamais plus loin que son ressenti. Elle est très amoureuse de lui, touchante. Ça ne peut pas coller, se dit Nate, pour des raisons assez pitoyables.

Il finira par se trouver une copine beaucoup plus proche de lui, conçu dans le même moule de la jeunesse de New-York que lui.

L’écriture est très détaillée, déshumanisée mais très bien vu.

Mais quoi de mieux pour en terminer qu’un tour aux confins de l’univers ? C’est ni plus ni moins le voyage que nous propose Olivier avec un dernier livre, véritable coup de cœur qui l’a réconcilié avec les sciences !

L'Univers à portée de main | Christophe Galfard (1976-....). AuteurL’Univers à portée de main, de Christophe Galfard, qui fut l’élève de Stephen Hawking en doctorat, tout de même. Vulgarisation scientifique de grande qualité, l’ouvrage traite de l’ensemble des savoirs en terme d’astrophysique mais aussi de l’infiniment petit, reprenant les bases sur l’atome, nous initiant à la physique quantique tout en douceur pour aller jusqu’à la théorie des cordes ou des univers-bulles, encore invérifiées. Il permet aussi un voyage dans l’infiniment grand,d’abord dans le système solaire puis dans la galaxie et jusqu’à la surface de dernière diffusion, c’est-à-dire aussi loin que nous puissions voir avec de la lumière, au moment ou celle-ci a pu circuler librement dans l’univers il y a près de 14 milliards d’année.

Un voyage palpitant donc et plein de surprises tant on se rend compte qu’on connaît finalement très mal les secrets de l’univers.

Mais voilà déjà le moment de nous quitter… Je sais que c’est triste mais je vous promets que la prochaine fois, faute de nous pencher sur ce qu’est vraiment un coup de cœur, nous évoquerons les coups de têtes, de pied, les frappes de balle et autres joyeusetés lors de notre club des lecteurs spécial sport !

Bien à vous,

Olivier.

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Le club des lecteurs : lire pour rire

       Samedi dernier se sont solennellement réunis autour d’une table 11 lecteurs, 3 stagiaires, 2 bibliothécaires pour évoquer le « hihihi ! », le « hahaha ! », le « hohoho ! » en littérature. Soudain, la foule est devenue incontrôlable…

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Wilt 1 ou Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore | Tom SharpeLa cérémonie a commencé avec Tom Sharpe et son Wilt 1, ou Comment se sortir d’une poupée gonflable et de beaucoup d’autres ennuis encore. Professeur au lycée face à des étudiants pas brillants, saoulé par sa femme au point de se demander comment l’assassiner, Wilt est aigri et a trop conscience de sa médiocrité. Heureusement, sa femme va se mettre à fréquenter une voisine peu recommandable et s’en suivra une série d’évènements loufoques.
Ce roman très anglais fait la critique de la société et de l’Université anglaises, et vous fera sûrement hurler de rire. Si vous n’en avez pas assez, Tom Sharpe (Tom le futé ou Tom le cinglant) a poursuivi les aventures de son héros jusqu’à un cinquième tome. Notons la traduction aux petits oignons !

« La scène où la poupée gonflable remonte à la surface est géniale ! » Mary

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Le guide du voyageur galactique | Douglas Adams (1952-2001). AuteurOlivier s’est chargé de lire le premier tome de la saga du Guide du voyageur intergalactique écrite par Douglas Adams et qui en compte 5 au total. Ce roman assez court et mené tambour battant raconte l’histoire d’Arthur Dent, un humain tout ce qu’il y a de plus banal, qui va se rendre compte le même jour que son meilleur ami est un extraterrestre et que la terre va être détruite par d’autres aliens belliqueux afin de permettre la construction d’une autoroute interplanétaire.
Le point fort du roman, toujours selon Olivier, est d’avoir incorporé de vraies idées de SF (comme le merveilleux vaisseau spatial fonctionnant à la probabilité),ce qui n’en fait pas une parodie de science-fiction mais bien un roman de science-fiction drôle.

«  Le livre est drôle dans l’ensemble même si l’auteur a voulu trop en faire. Comprendre : il veut faire rire à chaque phrase. En découle un trop-plein d’humour qui finit par être contre-productif. On rit quand même de bon cœur devant des situations rocambolesques pleines de cet humour si anglais. » Olivier

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De Gaulle à la plage | Jean-Yves Ferri (1959-....). AuteurSérieux, ordre et discipline, pour continuer cette séance avec De Gaulle à la plage, une bande-dessinée de Jean-Yves Ferri parue en 2007. Tout se passe à la plage, durant l’été 56, loin de la chose politique : il y a Charles qui dépasse du cadre parce qu’il est trop grand, il y a Yvonne qui même sur le sable, continue son tricot, il y a l’aide camp qui même en maillot, au bord de l’eau, est au service du Général; allant tremper en premier son orteil dans la mer pour voir si son supérieur peut s’y baigner…
On prend énormément de plaisir à lire cet album : on y retrouve les mots, les discours de de Gaulle, sa silhouette également, dans une posture inattendue, celle du vacancier.

« Le chien dans cette bd, comme tous les chiens, est stupide » Philippe

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Mon chien stupide | John FantePhilippe l’a dit… Un auteur américain devenu mythique l’a écrit : Mon chien Stupide de John Fante. Le héros est américain d’origine italienne et fantasme un retour aux sources romaines ; il vit dans une famille déjantée avec 4 enfants ingrats. Écrivaillon, il oscille entre contrats d’écriture de scénarios pour des projets peu glorieux et les joies des allocations chômage… Un élément très perturbateur fait son entrée : un chien, un molosse, vient s’installer au centre de la maison y semant le chaos, tout en faisant le bonheur du père.
Folie des paroles, bouffonnerie et audace… Venez découvrir ce qui a longtemps été un secret bien gardé !

« Loufoque et provoquant » Liliane

 

Francis blaireau farceur | Claire (1970-....). IllustrateurPoursuivons dans la série animalière avec une autre bête à poil (qui d’autre est bête et a des poils… ?). Francis blaireau farceur de Claire et Jack est le premier album des aventures de Francis qui, par la suite veut mourir ; cherche l’amour ; sauve le monde ; rate sa vie ; est malade. La trame se répète en 6 cases.  Il y a systématiquement, le même début tranquille : « Francis se promène dans la campagne »… Et une fin improbable, confinant au grand n’importe quoi : « Heureusement, un attentat terroriste massif réconcilie tout le monde » ou encore, « Il couche avec la femme de son ami Lucien ». Bon… Et bien, je crois que tout est dit !

« La bd la plus drôle de l’histoire ! La seule bd que j’offre systématiquement à un anniversaire » Pénélope Bagieu (présente par la pensée lors de cette séance)

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Dans la gueule de l'alligator : roman | Carl Hiaasen (1953-....). AuteurCette séance, somme toute très animale, s’est conclue avec Dans la gueule de l’alligator de Hiaasen Carl. Richard rencontre sur une plage Shink, homme sans toit, crado et déglingo qui, on l’apprendra, est un ancien gouverneur sorti des circuits puisque passé pour mort. Tous deux partent à la recherche de la cousine du premier, enlevée par on ne sait quel arnaqueur rencontré sur le web. D’aucuns parlent de ce roman jeune adulte comme d’un « thriller écologico-burlesque »… Une telle appellation mérite bien le coup d’œil, non ?

« C’était moyen drôle… Je vous conseille de le lire » Thomas (en effet, il n’aurait souri que du côté gauche…)

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       Durant ce club de lecteur, les rires, les éclats et les chouquettes ont fusé, je m’attendais personnellement, moi, C., humble stagiaire, à plus de calme et moins de sucre au sein d’une bibliothèque… Que voulez-vous, les temps changent ! Heureusement, la prochaine séance du Club des lecteurs aborde un thème qui imposera plus de rigueur -quoique…- : les coups de cœur ! Samedi 21 mai de 10h30 à 12h00.

Drôles de petits conseils des lecteurs avant de partir :

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Un club des lecteurs coups de gueule : une idée pas si excellente que ça ?

Cher monsieur DuhamelO,

Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps… Sur votre demande, le thème du club était les « coups de gueule » et ce malgré le pacifisme patenté de nos clubistes. En témoigna Mary qui n’avait jamais rencontré de livres qu’elle eût détestés en 40 ans de lectures assidues.

Ce n’est pas pour vous fâcher mais il faut quand même que je vous dise que nous nous sommes bien amusés. Je ne sais pas si ce sont les thés exotiques de Lisa ou les rochers de Mary qui étaient alcoolisés mais dès le départ Philippe s’exclama « j’aime pas Houellebecq » et tout le monde se mit à causer en même temps. Les bibliothécaires consciencieuses que nous sommes avions prévu de tout enregistrer pour nous éviter de faire un compte rendu écrit qui n’aurait jamais pu arriver à la cheville du vôtre. Mais nous comprîmes dès la première minute (assourdissante !) que notre stratégie avait échouée. Aussi, puisque vous n’aurez pas l’occasion de l’écouter et que nous préférons préserver vos oreilles, nous vous en livrons le résumé que voici :

Philippe : « c’est du roman érotique de gare à acheter avant de prendre le train » et « il y a une scène de sexe toutes les 3 pages, toutes les 5 pages cela aurait suffit ! »

Christelle abonda. Elle n’aimait guère Houellebecq.

Lisa estimait qu’il avait un style efficace et son personnage public sympathique et attachant.

Sylvie trouvait qu’il sculptait bien la société et que le sexe était de toute façon présent chez tous les auteurs contemporains. Tous ses amis détestaient mais elle se plaisait à dire en société qu’elle appréciait bien l’auteur pour voir les réactions que cela suscitait.

Et Mathilde notre stagiaire les trouvait drôle (les romans de Houellebecq, pas les clubistes hein.).

Ghislaine, qui venait pour la première fois n’avait pas oublié d’amener son coup de gueule : en l’occurrence Eloge du moi de Daniel Prévost, qui nous permit d’apprendre que le recyclage des acteurs en romanciers n’est pas toujours réussi : « ça n’a ni queue ni tête, il a les chevilles qui enflent ». Heureusement, tout le monde fut rassuré : elle ne l’avait acheté qu’1.50 euros. Inutile d’ajouter que personne n’eut envie de le lire.

Mais, monsieur DuhamelO, ce n’était qu’un début. Mary tenta une pirouette, voire un double salto, en nous affirmant qu’elle allait nous présenter des livres qu’elle n’avait pas lu alors qu’en fait elle avait lu : Bel Ordure d’Elise Fontenaille. Sur ce livre, qu’elle trouva passionnant, l’audience a surtout retenu qu’avant cette histoire amoureuse/harcèlement, elle signait ses livres du nom de « Fontenaille N’Diaye » et que depuis ce livre elle s’appelle « Fontenaille »  tout court ! De là, à en déduire que c’est autobiographique… Elle a aussi écrit des romans pour ados queMary compte lire et un documentaire/enquête : Blue book que Christelle (pas la bibliothécaire) avait lu sur un génocide malheureusement oublié qui a eu lieu en Namibie en 1904 et perpétré par les Allemands.

Sylvie était bien parmi nous alors qu’elle nous avait affirmé être restée en Asie depuis le dernier club des lecteurs, au Tibet plus précisément avec Une terre de lait et de miel de Fan Wen, très beau et poétique. Un coup de gueule pour satisfaire M. DuhamelO ? Non aucun, elle a aimé aussi le livre du juge Trevidic Ahlam, sur la radicalisation des jeunes…

Mais vous allez quand même vous réjouir du lapidaire : « j’ai pas aimé le fusil de chasse ». Pour plus de précisions voir le Compte-rendu précédent car nous n’avons pas pu obtenir plus d’information, elle a même oublié de quoi ça cause ! Si ça ce n’est pas un vrai coup de gueule !

Liliane n’a pas aimé Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (encore un conseil de sa fille soit dit en passant…) « on ne peut pas sauver plus de 10 pages » a-t-elle affirmé pour ce classique encensé dans le monde entier. Par contre, elle a été bouleversée par Mutilée, témoignage de Khady, excisée à 7 ans.

Chrystelle (avec un Y : c’est moi) aussi avait un vrai coup de gueule (une chance !) avec Histoire de la violence, le deuxième roman d’Edouard Louis après En finir avec Eddy Bellegueule. Justement, le deuxième est aussi lourd, long et pompeux que le premier était court, efficace et sans état d’âme. Une seule nuit ressassée sur 400 pages avec un procédé stylistique lourdingue qui consiste à faire de la sœur le narrateur pendant que lui commente en l’écoutant derrière la porte. Cherchez pas à comprendre, c’est juste nul !

Christelle (la non-bibliothécaire), habitante de Strasbourg, qui a fait quand même 4h de train pour nous parler de son coup de gueule – je pense que rien que pour ça elle mérite votre estime à jamais !-, nous entretint alors de Tokyo ville occupée de David Peace . Mais ce roman, qu’elle avait lu il y a 4 ans, l’avait très clairement énervée car « le synopsis est bien mais la narration est tellement bizarre avec des slashs : //// à chaque fin de phrase alors que ce n’est même pas une liste d’adresse IP. » Elle avait également poussé un coup de gueule contre la bibliothèque de Strasbourg qui a décidé d’arrêté le club des lecteurs auquel elle participe. Rassurez vous il sera sûrement pris en charge par les participants !

Enfin, Lisa, parla de ses coups de cœurs et finalement ce sont ses livres que tout le monde eut envie de lire, c’est dire si l’idée des coups de gueule était une bien mauvaise idée !!  La vie rêvée de Rachel Waring de Stephen Benatar « Mon coup de cœur littéraire 2014, la descente vers la folie d’une quarantenaire passionnée par les comédies musicales des années 30, avec de l’humour noir anglais ». L’auteur s’est auto-édité alors qu’il avait reçu un prix littéraire (1er coup de gueule pour cet auteur qui n’a pas eu le succès mérité). Et le deuxième coup de gueule de Lisa c’est qu’on n’ait pas acheté à Vacláv Havel le second roman traduit chez le Tripode de cet excellent auteur, Daisy, daisy, sous prétexte que le précédent n’aurait fait que trois prêts ! Et là je dis oui, monsieur DuhamelO. Au lieu d’acheter Houellebecq en 3 exemplaires, pourquoi n’achetons nous pas Daisy, Daisy ? Hein ? Ah vous ne dites rien monsieur DuhamelO !  Mary ajouta également qu’au club de lecteur d’Antibes (où elle a passé ses vacances) on lui a donné envie de lire Le testament de Jessy Lamb et qu’il ne se trouvait pas à Vacláv Havel, quelle honte…

Voilà pourquoi monsieur DuhamelO, il faut que je vous dise une dernière chose, ma décision est prise, je m’en vais déserter ! Si vous me poursuivez, monsieur DuhamelO, sachez que je serai dans le 20ème arrondissement.

Chrystelle T dite Tridonc.

P.S. : et pour ajouter aux coups de gueule, un dernier coup de gueule : cet article est publié en retard !!!!

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SHIGERU MIZUKI

Le 30 Novembre dernier, Shigeru Mizuki nous quittait à 93 ans après une vie et une carrière bien remplies. Le club manga a donc décidé de revenir sur cet incontournable de l’histoire du manga autour de deux œuvres présentes dans notre fonds.

NonNonBâ (Nonnonbâ to ore)

Inspirée des souvenirs d’enfance de l’auteur, NonNonBâ nous narre le quotidien d’un jeune garçon dans le Japon rural d’avant-guerre, et la relation qu’il développe avec sa gouvernante, une vieille dame connue sous le nom de Nonnonbâ. Celle-ci lui fera découvrir le monde fascinant des yôkai, petits monstres et fantômes peuplant les légendes japonaises depuis des siècles…

Sensible et plein d’humour (malgré le tragique de certaines situations), cet album primé à Angoulême est une intéressante porte d’entrée vers un Japon aujourd’hui quasiment disparu, qui a nourri l’inspiration et l’univers intime de son auteur. Un récit fantastique autant qu’initiatique, qui séduira autant les fans de Shigeru Mizuki que les novices désirant découvrir son œuvre

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Disponible ici.

Kitarô le repoussant.

Kitarô, enfant-zombie aux pouvoirs mystérieux, affronte au cours de nombreuses aventures les plus terribles représentants du monde des yôkai… ce qui ne l’empêche pas de se faire aussi de nombreux amis parmi eux !

Connue au japon sous le nom de GeGeGe no Kitarô, cette série créée par Shigeru Mizuki en 1959 est celle qui a fait de son auteur une véritable star du monde du manga. Aujourd’hui encore, de nombreux dessins animés, jeux, jouets sont créés à l’effigie de notre héros, et à Sakaiminato, où l’auteur a passé la majorité de sa vie, une rue entière a été décorée de statues de bronze représentant ses yôkai et autres héros. Très vivant et inventif, doté d’une narration parfois « foutraque » qui ajoute au charme de l’oeuvre plus qu’elle ne gêne la lecture (les yôkai n’étant pas à proprement parler les représentants de l’ordre et de la discipline…), Kitarô le Repoussant est un classique incontournable de l’histoire de la bande dessinée japonaise.

Image de prévisualisation YouTube

Le générique de la première série animée (1968), devenu un classique du genre et repris à quasiment chaque nouvelle adaptation de l’œuvre…

Disponible ici.

Nous espérons que ce petit aperçu vous donnera l’envie de découvrir davantage l’œuvre de cet auteur hors du commun, dont voici la liste des titres présents dans l’ensemble du réseau des médiathèques de Paris :

Vie de Mizuki : autobiographie de l’auteur, de son enfance à sa carrière de mangaka en passant par ses difficiles années de guerre…

Disponible ici.

Opération Mort : récit inspiré de l’expérience de Mizuki, vétéran de la guerre du Pacifique dans laquelle il perdit un bras…

Disponible ici.

Hitler : une biographie du personnage historique.

Disponible ici.

3 rue des Mystères : un recueil d’histoires courtes en deux tomes autour des yôkai.

Disponible ici.

Mon copain le kappa/Kappa et compagnie/Moi, la mort et kappa : série en trois tomes racontant l’amitié qui se développe entre petit garçon et un kappa, célèbre yôkai vivant dans les lacs et les rivières.

Disponible ici.

Micmac aux enfers : sorte de version parallèle de Kitarô, parue dans la célèbre revue pour adultes Garô, dans laquelle beaucoup de grands mangakas ont fait leurs débuts ou ont expérimenté une nouvelle approche de leur média.

Disponible ici.

Yôkai, dictionnaire des monstres japonais : comme son nom l’indique, le B A-BA pour tout savoir sur ces créatures mystérieuses…

Disponible ici.

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Dragon Ball

Sofiane est en 3ème au collège Daniel Mayer. Il a fait un stage d’une semaine à la bibliothèque et a décidé de partager ses connaissances sur l’univers Dragon Ball dans cet article.

Dragon Ball est un univers créé par Akira Toryama. A l’origine Dragon Ball est un manga qui fut adapté en 2 animes : Dragon Ball qui se concentre sur la jeunesse du personnage principal Son Goku et Dragon Ball Z qui raconte l’âge adulte de ce dernier. Il y a eu aussi une suite alternative qui est Dragon Ball GT et Dragon Ball Super, la suite du manga en anime.

Dans cet article, nous nous concentrerons sur les animes (Dragon Ball, Z,GT, Super) et les films d’animation. Lire la suite

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Independence Day of the Reader’s Club

Un manifeste pour la liberté d’édition.

Mes très chers camarades indépendants,

Le 17 octobre dernier avait lieu le 7498ème comité pour l’indépendance de l’édition sis en salle Allegro de la bibliothèque Vaclav Havel, établissement connu pour être un soutien sans faille dans notre combat. Son opération dite de la « Rentrez des Indés » est en effet l’un des pivots de notre lutte indépendantiste et ce depuis pas moins d’à peu près 1 an selon la police corrompue, 1 an et demi selon les sources bien plus fiables de notre mouvement.

A cette occasion, épaulés par deux bibliothécaires d’une inestimable qualité, nous discutâmes avec force lecteurs de nos maisons d’éditions indépendantes et de l’incroyable mérite des écrits qu’elle s’efforcent de publier. Ce fut un moment de convivialité et d’échanges qu’hélas on ne vit plus que fort peu, en particulier depuis que Gallimard contrôle le monde en sous-main et que les enfants ont cessé de travailler dans les mines, ce qui fait qu’ils envahissent les espaces de la bibliothèque susnommée en glapissant d’étranges cris inintelligibles.

Mais avant de pousser plus avant la description de ce fabuleux comité, arrêtons-nous un instant sur l’édition indépendante.

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Les mordus du manga sélection 8/12 ans.

Ils sont 6 et ils vont vous surprendre. Vous allez rire, frémir, bondir et plein de choses en -ir, mais surtout LIRE. Car oui, ils reviennent ! Les MORDUS DU MANGA nananananaaaaa (imaginez une chanson bien stylée, genre ça). Vous avez surement assisté au club manga du samedi 12 septembre, et si ce n’est pas le cas, c’est comme le spoil, c’est mal – on pense à toi Olivier – mais surtout, si ce n’est pas le cas, séance de rattrapage sur le blog avec la présentation ci-dessous de la sélection 8-12 ans.

N’oubliez pas : après vos lectures, minimum 3 sur les 6 titres proposés, votez dans l’urne à côté de la sélection, il y aura sûrement un petit cadeau pour vous à la fête de clôture 😉

Inséparables (série terminée en 12 tomes)

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