Spiderman Homecoming : l’histoire qu’on connaissait Parker

Le genre : Toile filante

L’histoire : Peter Parker est un adolescent assez brillant inscrit, on le comprend, dans un lycée haut-de-gamme de New-York compilant tout ce qu’on peut trouver de clichés du lycée américain. Il s’avère qu’il appartient à la caste des plutôt geeks pas très populaires. Mais moins que son meilleur pote sidekick rigolo qui va enchaîner les poncifs comme on enchaînerait bien le réalisateur de ce navet.

L’histoire commence alors que Peter, qui est en fait Spiderman (on nous épargne sa genèse de superhéros avec la piqûre d’araignée, la mort d’oncle Ben etc. parce que quand même après 198 524 comics et moitié moins de films on connaissait) est enrôlé par Tony Stark pour aller affronter Captain America dans une scène rigolote comme tout (c’est le sommet du film, attention) tourné au téléphone portable avec les commentaires live du héros. Bien entendu, il faut avoir vu les films précédents de la franchise pour comprendre, en l’occurrence le dernier Captain America : Civil war. Un film qui faisait passer n’importe quel Taxi pour du Kubrick.

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Dans deux secondes Spiderman va tomber, provoquant l’hilarité du blaireau assis derrière moi.

Bon peu importe : voilà que Spiderman est tout guèz parce qu’il a participé à un combat cross-over multi-franchise qui n’avait à l’époque fait saigner que les spectateurs. Des yeux. Il s’imagine qu’il peut alors rejoindre la team des Avengers, ce qui est d’ailleurs assez légitime puisqu’il vient de les aider à combattre l’un des leurs. Vous comprendriez si vous aviez subi Civil War ce que je ne vous souhaite pas.

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Une scène de Civil War avec Captain America et d’autres superhéros comme Nocharisman (au milieu) ou Goulagman (à droite)

Mais voilà t’y pas que Tony Stark alias Iron-Man lui oppose une fin de non-recevoir sanglante et assez absurde, arguant du fait qu’il est jeune (ça ne le dérangeait pas 2h avant) et qu’il doit pour l’instant demeurer un super-héros de quartier. Soit.

Peter reprend donc sa vie de lycéen, est amoureux d’une fille, ment sur son identité réelle, tente d’aider des gens dans la rue habillé en Spiderman, saute de toit en toit et passe son temps à tomber et à se casser la figure dans des cascades tout à fait hilarantes.

Bon après je me suis un peu endormi mais à mon réveil ils avaient tenté de lancer une ébauche de scénario avec Julien Lepers déguisé en oiseau (référence peu subtile à Birdman ?) et trafiquant d’armes aliens qui fomentait un sale coup contre Tony Stark mais heureusement Spiderman veillait, l’affrontait, chutait pas mal, faisait des blagues, y’avait des  quiproquos lolilol et puis c’était fini.

Ce que j’en ai pensé : Spiderman Homecoming n’est pas la suite de Amazing Spiderman ni de la trilogie de Sam Raimi. En effet, le rachat de la licence par Marvel permet désormais à ce studio d’utiliser Spiderman pour l’inclure à son grand projet : le Marvel cinematic Universe qui inclut plusieurs licences telles qu’Iron-Man, Captain America, Thor, j’en passe et des médiocres. Homecoming est donc une sorte de rereboot comme on aurait aimé s’en passer.

Le film en lui-même souffre surtout d’un excès d’humour. Toutes, absolument toutes, les répliques veulent être drôles et ce serait déjà assez épuisant si elles y parvenaient. Le problème étant qu’une sur dix fait vraiment mouche, et encore, une mouche prise dans la toile. Voilà c’est le niveau de blague du film.

L’action est illisible, le manque d’enjeu se fait très vite cruellement ressentir et l’image est assez moche. Alors, même si l’effort du studio pour créer un superhéros proche du peuple pourrait être louable, le tout ne casse pas 9 pattes à une arachnide.

La note : 5/10 parce que par rapport à Captain America c’est quand même très bon (sans doute la raison pour laquelle ils nous ont rebalancé des images dudit au début)

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L’affiche : ouais Spiderman a l’air aussi faux dans le film.

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Les pires œuvres de l’histoire des œuvres

Bonjour à tous !

Dans les bibliothèques, les librairies et les lieux de culture en général que le monde entier nous envie, il est de bon ton de faire des listes de ‘ »coups de cœur », c’est-à-dire des films, des livres, des jeux qui nous plaisent et que nous souhaitons par-dessus tout que vous, lecteurs, cinéphiles, sérivores et autres vidéoludistes découvriez.

Mais l’ère du positivisme n’a que trop duré ! Halte à la tyrannie du bien ! Dressons-nous contre les œuvres de qualité mes chers consœurs et confrères et dressons ensemble la liste des pires œuvres que nous ayons pu avoir l’intense malheur de découvrir.

AVERTISSEMENT : la liste qui suit contient bon nombre de titres très mauvais. Toutefois, il est fort possible que vous appréciiez à titre personnel l’une des œuvres citée. Auquel cas, nous vous conjurons de ne pas prendre personnellement la critique exprimée et souvenez-vous que les commentaires des agents sont donnés à titre personnel et n’engagent pas la 20th century fox ni la Mairie de Paris.

LES PIRES ROMANS DU MONDE

cvt_billie_4301AMARYLLIS : (Note de l’auteur : les prénoms ont été changés pour garantir l’anonymat des infects haters qui se prétendent bibliothécaires) : J’ai, à titre personnel et sans engager mes collègues ni manquer de respect à tous les gens qui aiment cette autrice, détesté Billie de Anna Gavalda ! C’est très mal écrit ça cause encore plus mal que moi ! L’écriture est du langage parlé du fin fond de la grande banlieue la plus craignos qu’il soit. De plus la couverture pique énormément les yeux. L’histoire d’une jeune fille qui pense réussir sa vie mais qui ne s’en sortira jamais car elle est dépendante de ses parents alors qu’ils essaient de tout faire pour s’en débarrasser.

Signé : Géraldine (mais heu on avait dit qu’on changeait les prénoms)

OLIVER : Je crois que je ne me remettrai jamais de la lecture de l’Alchimiste de Coelho. Lire un mauvais livre est une chose assez fréquente, surtout quand comme moi on n’aime rien, et cela n’a rien de dramatique. Au pire on referme violemment le livre, le jette à terre, saute dessus puis on le revend sur internet. Mais l’Alchimiste n’est pas un mauvais livre, c’est une infecte bouse prétentieuse. La philosophie de bazar y côtoie gentiment un sexisme assez nauséabond et la morale de l’histoire (ce qui importe c’est le voyage, pas la destination) aurait simplement prêté à rire par sa banalité si l’auteur n’avait pas été aussi ouvertement convaincu d’avoir révolutionné la pensée du 20ème siècle. 

EN BREF : j’ai la haine d’avoir perdu trois heures de ma vie à lire ce truc.

CECILIA : Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq est le pire des livres que j’ai lus, mais je l’ai lu en entier, ce qui n’est pas mon habitude, quand un livre me déplaît au bout de quelques chapitres, je le referme à jamais.

Pourquoi ? Vous le découvrirez très bientôt dans un article consacré à Houellebecq au cours duquel le point de vue de Cécilia sera confronté à celui d’un invité mystère spécialiste de Houellebecq. A très bientôt donc ! Restez connectés ! stay foot ! good night and good luck.

RIGOLLIERO : Boussole de Mathias Enard : Après avoir reçu le prix Goncourt 2015 (NA : ATTENTION, en dépit de ce que laisse entendre cette phrase biscornue, c’est bien Enard qui a reçu le prix Goncourt et non l’autrice laborieuse de ces quelques lignes de critique facile), j’ai souhaité lire Boussole de Mathias Enard mais quelle ne fut pas ma déception ! Ce roman représente tout ce que j’exècre dans la littérature contemporaine française, c’est très nombriliste et élitiste.  Il est impossible de suivre, de comprendre ou de trouver un quelconque intérêt à l’histoire en raison de l’accumulation de références musicologiques, littéraires et artistiques présentes dans ce livre. J’ai été contrainte d’abandonner cette œuvre indigeste et inaccessible au bout d’une centaine de pages.

NA : Quand Rigolliero dit qu’elle a « été contrainte » n’allez pas croire qu’on l’a forcée à lire Enard, on préfèrerait qu’elle travaille mais elle ne cesse de nous répéter qu’elle « préfèrerait ne pas »

Enard cherche à quel moment sa carrière a pu lui échapper si bien qu'il a fini dans un article sur les pires livres lus dans un blog à la notoriété contestable.

Enard cherche à quel moment sa carrière a pu lui échapper si bien qu’il a fini dans un article sur les pires livres lus dans un blog à la notoriété contestable.

LONIEL : Cent ans de solitude de Gabriel Marcia Marquez.

J’ai pas détesté, mais [j’ai été] très déçu et en colère :

Beaucoup d’échos positifs sur ce livre, tout pour me plaire : des personnages flamboyants, des situations absurdes et drôles et du fantastique. Et autant les cents premières pages m’ont plu, autant je me suis ennuyé ensuite. Les personnages sont plats, sans relief, le livre est sans enjeu, ce bordel constant m’a lassé. Du coup, je préfère les reines du shopping, c’est aussi bordélique et plus court.

LES PLUS MAUVAISES BANDE-DESSINEES JAMAIS DESSINEES

ARTURO : GOKICHA ! [P***** je déteste Gokicha !] (NA : les commentaires entre crochets ont été rajoutés par l’auteur pour rendre le tout plus sensationnel) On suit, à travers de petits strips, type Chi une vie de chat, les aventures d’un cafard mignon. C’est-à-dire l’insecte le plus dégueu du monde (ATTENTION : ce commentaire anti-cafard ne concerne que son auteur, c’est-à-dire Arturo, et certainement pas l’auteur de l’article qui tient à assurer à son lectorat cafard qu’il a une grande admiration pour la communauté cafarde dans son entièreté).

Bon, ça aurait pu faire un manga drôle si ç’avait été bien fait. Ce qui n’est pas le cas. Les gags tombent à plat (quand on les comprend, certains confinent à un absurde dont on se demande si ce n’est pas le fait de la traduction) et le dessin est trop léger pour sauver le navire. On voit là où l’auteur veut nous emmener : du moche transformé en kawaii, mais la sauce ne prend pas.

Arturo ! comment peux-tu lui résister !

Arturo ! comment peux-tu lui résister ?!

AGATA : L’Onde Septimus :

A mes yeux de fan au long cours, aucun des albums de reprise de Blake et Mortimer n’est parvenu à égaler ceux d’Edgar P. Jacobs. Les « images inoubliables » dont Franquin vantait autrefois les mérites se sont bel et bien évanouies devant le cahier des charges éditorial. On pouvait toutefois prendre le parti de rire des postures guindées de Juillard, ou des intrigues aux ressorts de vieux matelas de Sente ou Van Hamme. Bref, les albums de reprise étaient de mauvaises bd, mais de mauvaises bd « sympathiques ».

Jusqu’au jour où l’Onde Septimus a pris place sur les rayonnages des librairies (et des bibliothèques).

Se voulant une suite à la Marque Jaune de Jacobs, l’Onde Septimus se veut un hommage à ce dernier. Il ne parvient à en être qu’un sinistre ersatz :

Les dialogues et récitatifs de la Marque Jaune étaient littéraires. Ceux de l’Onde Septimus ne savent qu’être verbeux et ampoulés (comparez les introductions des premières pages !).

Par son dessin et ses couleurs expressives, la Marque Jaune distillait une ambiance inquiétante et morbide dans l’esprit du lecteur (qui valut d’ailleurs à l’auteur quelques soucis avec la censure de l’époque). L’Onde Septimus se montre franchement laid avec des teintes oranges et bleues que n’auraient pas renié le cinéma hollywoodien il y a quelques années.

Mais c’est surtout le cynisme de son scénario qui empêche l’Onde Septimus d’être, à défaut d’un bon Blake et Mortimer, une mauvaise bd sympathique. En se posant – comme par hasard ! – en suite de l’album le plus célèbre de la série, l’Onde Septimus ne fait que vampiriser, en le dénaturant, l’univers et le scénario mis en place par Jacobs auparavant. Je pense par exemple au personnage d’Olrik, devenu ici un junkie incapable d’échapper à l’emprise de son ancien bourreau là où la fin de la Marque Jaune signifiait clairement le contraire !

Bref, un véritable navet trahissant plus encore que ses prédécesseurs le calcul, voire la rapacité éditoriale, dont les auteurs, en « fanboys » mal inspirés, se font malheureusement les complices…

LES PLUS NAVETS DES FILMS JAMAIS NANARDISES

MAXIMUS : J’ai regardé le film « La Moustache » complètement défoncé [très très fatigué par une journée de travail au service du public] et ça m’a fait un bad trip dont je me souviens encore, c’était il y a 7 ou 8 ans quand même.

(On comprend que le film La Moustache n’est pas foncièrement mauvais, mais qu’il procure de désagréables sensations quand il est couplé à un investissement excessif au service du public, effort chaudement déconseillé.)

JULIO : Kick-Ass le film, enfin les deux films, car c’est violemment réac[tionnaire] mais je n’en dirai pas plus car je suis espionné par la CIA et Nicolas Cage.

Quand on couple Nicolas Cage avec Moustache sur internet on obtient ça, deux bonnes raisons de ne pas regarder les films précédemment évoqués.

Quand on couple Nicolas Cage avec Moustache sur internet on obtient ça, deux bonnes raisons de ne pas regarder les films précédemment évoqués.

L’AVIS D’ALAN  QUI PASSAIT PAR LA

A part les films où apparaissent Mickael Youn, John Wayne, Béatrice Dalle ou les films réalisés par Claude Lelouch ainsi que les livres de Virginie Despentes, les polyphonies corses, Sardou, Johnny et les flutes andines, Alexandra Sublet, Finkielkraut, la cuisine moléculaire et les oursins ainsi que le « sérieux bibliothéconomique »… Non je crois sincèrement et j’ai beau chercher… Je ne déteste rien ni personne…

Pour nos lecteurs les moins au fait de la chose bibliothéconomique, sachez que ce terme désigne, selon wikipédia : […] l’ensemble des techniques de gestion et d’organisation des bibliothèques. Le terme de bibliothéconomie est de plus en plus souvent délaissé au profit de l’expression sciences de l’information et des bibliothèques.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui, en espérant que vous viendrez très vite emprunter toutes ces vilaines œuvres, expressions les moins abouties du non-génie humain.

Olivier.

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Jack Reacher: never go back. Un film sans concession. Sans remords. Sans retour. Sans jeu. Sans scénario.

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Sans concession. Sans remords. Sans retour. Sans jeu. Sans scénario.

Le genre : la Cruisière s’amuse

Le pitch : Jack-Tom Reacher-Cruise se balade dans l’Amérique en harcelant Robin de How i met your mother qui se trouve être la major qui l’a remplacé à la tête de la police militaire de Washington. Bien qu’il ne l’ait jamais vue il s’est fixé pour mission, entre deux autostops, de la séduire en lui livrant des flics ripoux. Il défonce aussi des crânes un peu aléatoirement car c’est un blagueur.

Un jour d’ennui, voilà qu’il se met en tête de rejoindre la majore dans cette riante ville de DC. Mais quelle n’est pas son horreur lorsqu’il se rend compte que cette dernière s’est fait arrêtée pour haute trahison et est détenue dans une prison de haute sécurité qui, comme toute bonne prison de haute sécurité, est infiltrable en quatre secondes.

Ce qu’il fait après s’être lui-même fait emprisonner dans ladite à la suite de circonstances qui m’échappent je vous l’avoue. Sans doute avait-il énervé le nouveau commandant de la base qui est une sacrée crapule. En même temps il agace tout le monde, c’est Tom Cruise.

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Tom surestime un peu la taille de son scénario.

Toujours est-il qu’il s’échappe avec Turner (Robin de How I met, suivez) et avec une jeune fille qu’il ne sait pas si c’est sa fille ou non parce que selon certaines sources elle pourrait être sa fille mais lui-même ne se souvient pas l’avoir conçue et tout ceci est fort anecdotique mais voilà qu’elle est en danger parce que le vilain qui dirige la base a engagé un autre vilain genre super fort qui veut la tuer parce que.

S’ensuit une cavale moult rebondissante à base de baston et de fille supposée de Jack Reacher en danger parce qu’en vertu de ses liens génétiques supposés avec Tom Cruise elle pense qu’elle est capable d’accomplir des trucs.

Ce que j’en ai pensé : suite de Jack Reacher premier du nom, qui était de façon assez surprenante un plutôt bon film d’action, Never go back est un long métrage assez ennuyeux car extrêmement prévisible. Si le premier proposait une véritable enquête entrecoupée de scènes d’action nerveuses et toutes en tension, celui-là n’a que cette cavale assez ridicule à nous montrer alors qu’on l’a déjà vu mille fois.

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Jack se demande où il a mis ses clefs et son talent d’acteur.

Les rebondissements sont convenus, l’ennemi caricatural et même Tom a l’air de s’ennuyer quand il a moins de trois ennemis à défoncer en même temps. Sa fille qu’on ne sait pas si elle est sa fille apporte d’abord une légère fraîcheur mais se révèle très vite un cliché de ce genre de film.

Ce qui faisait l’intérêt du premier est ici presque complètement absent : un côté vieux film d’action old school, un héros monolithique mais aux répliques réjouissantes, un très bon dialoguiste (celui du deux n’est pas en roue libre mais parfois on ne passe pas loin de la bande d’arrêt d’urgence) et c’est avec un désintérêt croissant qu’on suit ce road trip familial jusqu’à son dénouement qui tente la surprise mais c’est raté.

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Le méchant, qu’on reconnaît aisément à sa tête de méchant. Ici, il se renseigne sur la majore avec un dossier qu’on voit bien qu’il y a que du bullshit écrit dedans.

La note : 9/20 parce que le duel de fin est cool et sauve un peu le reste de l’action molle du genou. Et aussi parce qu’il n’y a pas de course poursuite en voiture ce qui constitue l’unique surprise du film.

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les sept mercenaires : 2h13 pour rien

261619.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxDétails : C’est un film d’Antoine Fuqua, américain, de type western, sorti le 28/09/2016 en France. 213 minutes. Détail amusant : les pistolets des gentils comportent environ 14 millions de fois plus de balles que ceux des méchants.

Genre : Ça tire.

Synopsis : Un entrepreneur (Bartholomew Bogue), qui sue beaucoup pour montrer qu’il est méchant, sème la panique dans une petite ville, Rose Creeks emplis d’habitants assez sales sur eux mais TRES travailleurs (le fait qu’ils sont très travailleurs sera répété au moins une fois par quart d’heure durant le film car on le sait bien, travailleur égal mec bien), Bogue n’hésitant pas à descendre quelques très travailleurs au pif assez régulièrement histoire de prouver qu’il est vraiment très méchant.

Son but ? Devenir encore plus riche qu’il ne l’est déjà en exploitant le village, lequel jouxte une mine de quelque chose (sans doute de l’hydrocarbure, je n’ai pas trop suivi, mais en tout cas c’est convoité.) EDIT : on me dit que c’est direct de l’or en fait.

Le film débute alors que les villageois sont en passe d’ébaucher l’idée qu’ils pourraient éventuellement se rebeller contre la tyrannie de l’homme d’affaire épaulé par ses environ 4 milliards de gardes du corps (pas de panique, ils meurent en un coup, ils devaient être en solde) et par le shérif local qui ne brille pas vraiment par son courage (lâcheté illustrée par sa surcharge pondérale.) Alors qu’ils discutent des détails dans l’église du village voilà-t-il pas que Bogue débarque et réaffirme sa méchanceté en tuant pas mal de monde, dont le petit-ami bogosse d’Emma Cullen, avant de mette le feu à l’église complètement gratuitement.

Ce bon vieux Batholomew est vraiment vraiment très méchant

Emma Cullen décide alors de se mettre en quête de mercenaires pour régler son compte à Bogue parce que trop c’est trop bon sang de bois.

Dans sa quête de vengeance, elle va rencontrer une clique hétéroclite de pistoleros clichés, dont : un solitaire qui cherche la vengeance, un fat qui alterne balle et vanne pourrie, un indien qui passait par là et qui ne comprend pas plus que nous ce qu’il fait dans ce film, un hors-la-loi mexicain, un colosse un peu foufou, un ex-tireur d’élite qui arrive plus à tirer sur des gens et un Chinois qui bien entendu pratique les arts martiaux.

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Regardez bien l’Apache, il ne sait absolument PAS ce qu’il fait là.

Tout ce petit monde va bien entendu d’abord se quereller, collaborer puis finir meilleurs amis du monde et protéger le village du vilain Bogue.

Ce que j’en ai pensé : Remake du fameux film éponyme de 1960 au casting de rêve (Yul Brynner, Charles Bronson, Steve mcQueen, Eli Wallach, excusez du peu !), lui-même une adaptation américaine des Sept Samouraïs de Kurosawa, Les Sept mercenaires version Fuqua (réalisateur notamment de Training day ou plus récemment d’Equalizer, toujours avec son acteur fétiche: Denzel Washington) se distingue par le plus grand nombre de mort à la seconde que j’aie jamais vu. Non vraiment, c’est impressionnant. Sachant que chaque mercenaire tue environ 794 vilain chacun et qu’ils sont sept je vous laisse faire le calcul.

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Derrière les pixels se cachent les sept mercenaires originaux, habile camouflage les gars.

 Les sept mercenaires surfe sur la vague de nostalgie pour les vieux films de genre qui ont fait l’âge d’or d’Hollywood, crise de la créativité oblige. On l’a vu récemment avec Ben-Hur, péplum dont les héros réussissaient le tour de force d’avoir un charisme négatif, et dont chaque plan parvenait à être plus mauvais que le précédent. Si encore cette crise remakale donnait naissance à des bons films ce ne serait pas si grave mais c’est malheureusement rarement le cas.

Non pas que le film soit intrinsèquement mauvais. Le problème serait plus qu’il est terriblement banal et qu’il empile les poncifs du western sans aucun second degré, comme si Sergio Leone n’était jamais passé par là, et multiplie les tueries de masse sans qu’à aucun moment on ne frissonne pour les héros, auxquels on ne s’attache jamais vraiment. Ces derniers esquivent les balles, font mouche à chaque coup et camouflent le fait qu’ils n’ont absolument aucune raison de se battre pour ce village derrière des blagues oubliables.

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Tout ceci laisse les sept Samouraïs parfaitement dubitatifs.

La palme revenant à Chris Pratt en cow-boy le moins crédible de l’histoire des cow-boys qui ne s’est toujours pas remis de son personnage des Gardiens de la galaxie.

Les autres acteurs font le job, menés par un Denzel Washington jouant Denzel Washington (depuis le temps, il a bien compris son personnage) et un Ethan Hawke qui incarne le traumatisé de guerre un poil mieux que le reste du casting. À noter la présence de l’excellent Vincent D’onofrio, l’inoubliable Baleine de Full metal Jacket, dont le jeu est ici tout à fait respectable (on l’a vu plus récemment, dans la série Netflix Daredevil, composer un excellent méchant tout en contraste.)

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Chris Pratt est tellement intense qu’à côté de lui Clint Eastwood passe pour Panpan le lapin.

Le final, une scène de bataille interminable qui voit mourir les trois-quart des figurants d’Hollywood illustre bien le problème du film. Le manque de tension dramatique, de véritable enjeu et d’émotion ne peut pas être compensé par le nombre de morts, de quelque camp qu’ils fussent.

La note : 5.5/10 à cause de Chris Pratt que j’adore et que quand même il aurait pu faire mieux.

Olivier.

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Le conte de la princesse Kaguya

Adapté du conte traditionnel japonais du coupeur de bambou, le conte de la princesse Kaguya est d’abord une prouesse technique et visuelle. Le trait au fusain, alternant courbes délicates et angles nerveux, insuffle une véritable vie aux personnages comme au monde qui les entoure, tandis que certains plans évoquent les rouleaux peints du Japon de l’ère Heian (794-1185), où le conte se déroule. Seul bémol à une réalisation autrement sans faille : la musique, les ritournelles de Joe Hisaishi se montrant parfois un brin envahissantes là où de sobres accords de harpe koto ou une comptine suffisent amplement à souligner l’action… Le doublage, cependant, est de qualité, en tous cas dans la version japonaise qu’on recommandera pour une plus grande immersion dans ce contexte historique particulier.

 

La course de Kaguya : un trait tourmenté à l’unisson du personnage qu’il anime…

 

Mais Kaguya est aussi riche et travaillé dans son fond que dans sa forme. La trame du conte est respectée et si certains ont reproché au film sa longueur (plus de deux heures), aucune scène n’est de trop pour dépeindre, au fil des saisons, le parcours d’une héroïne complexe, tiraillée entre nature et culture, nostalgie de l’insouciance enfantine et nécessité de grandir et d’affronter le monde. Le film prend le risque de ne livrer aucune interprétation « clé en main » de l’intrigue et du personnage principal, ce qui, loin d’être rédhibitoire, est en fait un atout laissant à chacun la liberté de se faire sa propre vision de l’histoire.

 

Le conte de la princesse Kaguya est donc un très grand film d’animation prouvant encore une fois le talent de son réalisateur Isao Takahata, hélas trop souvent resté dans l’ombre de son condisciple Hayao Miyazaki aux yeux du grand public. C’est le moment ou jamais de réparer cette injustice, et peut-être, de découvrir ou redécouvrir ses autres œuvres !

 

Un trailer vaut mille mots :

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Dans notre fonds :

Films et séries de Isao Takahata :

Goshu le violoncelliste.

Kié, la petite peste.

Le tombeau des lucioles.

Heidi.

Horus, prince du soleil.

Panda, petit panda.

Sur le conte de la princesse Kaguya :

Kaguya, princesse au clair de lune.

Le conte du coupeur de bambous, traduction de René Sieffert.

Agathe

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Xavier à la ferme

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Comment dire ? Je ne suis pas très objective, j’ai aimé tous ses films… Je suis donc allée au cinéma hier soir avec un a priori très favorable. Je savais que son film était une adaptation théâtrale*, un thriller qui se démarquait de ce qu’il a réalisé auparavant. Et je n’ai pas été déçue. On retrouve sa caméra, son visage en gros plan, cette langue fleurie. Tom à la ferme est d’abord très silencieux, puis les personnages se déploient, s’épaississent, jusqu’à ne plus savoir qui manipule qui, qui est dupe de qui.

Tom arrive dans une ferme vide, dans la famille de son défunt compagnon. Il est le seul « ami » à être venu pour les funérailles. La mère espérait Sarah, la petite amie fantasmagorique et fantasmée. Le frère est le seul à savoir qui est Tom et utilise intimidation et violence pour contraindre celui-ci au silence. Peu à peu, Tom s’installe dans leur vie et dans ce mensonge.

Je suis sortie de la salle aussi commotionnée que Tom avec un seul petit regret : la B.O. que j’ai trouvée peu présente. Le morceau A new error de Moderat** qu’il avait choisi pour Laurence Anyways était une belle découverte :

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Bien sûr nous avons tous ses précédents films à la bibliothèque !
Laurence Anyways avec le sublime Melvil Poupaud,
– Le troublant Les amours imaginaires,
– Et le premier, celui qui m’a le plus retournée : J’ai tué ma mère,

Et même si tout est emprunté, vous pouvez toujours les réserver !

Caroline

* Tom à la ferme de Michel Marc Bouchard est disponible à la bibliothèque Oscar Wilde (20ème).

** A new error de Moderat, excellent groupe de musique électronique qui rassemble les membres de Apparat et Modeselektor, est disponible notamment à Robert Sabatier (18ème).

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Des films à dose thérapeutique

Deux DVD que nous venons de recevoir et qui ont reçu un succès mérité en salle chacun dans leurs styles !

  

Effets secondaires : histoires de labo pharmaceutique, de protocole de test d’anti-dépresseur, un psychiatre dont la carrière s’effrite tout au long du film et une grande manipulatrice ! Voici les ingrédients de ce thriller sans pitié !

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Happiness therapy tire plutôt vers la comédie romantique, on n’échappe pas à certains clichés du genre (caméra qui tourne lors du baiser, happy end… même si je ne vous dirai pas pour quels personnages) mais l’ensemble est bien filmé, les comédiens convaincants (oscar de la meilleure actrice !) et l’atmosphère parfois pesante. Le pitch ? Une jeune veuve dépressive et un jeune homme bipolaire qui sort de l’hôpital psychiatrique et rencontrent et décident de s’aider mutuellement. Elle l’aidera à reconquérir sa femme, il l’aidera pour un concours de danse.

Attention ne vous attendez pas à une comédie légère !

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Caroline

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La Grande Bellezza

Il y a des artistes dont le talent ne se cantonne pas à une seule discipline. Et Paolo Sorrentino est de ceux-là. L’auteur italien du roman Ils ont tous raison (paru chez Albin Michel en 2011) a été salué par la critique pour ce titre. Mais ce n’était là que son premier livre, alors qu’il a précédemment été récompensé pour ses films, et notamment pour Il Divo (prix du jury à Cannes en 2008). Au cinéma comme en littérature, Sorrentino se révèle un conteur hors-pair, de ceux qui se font une joie de nous rendre attachant des personnages détestables. Ses personnages sont autant d’occasion de découvrir l’Italie contemporaine et ses travers, mais aussi son charme.

Et de charme, il en est clairement question dans le dernier film de Sorrentino, La Grande Bellezza ; celui de la Ville éternelle en premier lieu, qu’il donne à voir sous un jour inédit (les salles des palais d’ordinaire fermés au public, les soirées mondaines…)

Pierric

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Hier soir, j’ai vécu une nouvelle expérience cinématographique : j’ai vu la Grande Bellezza de Paolo Sorrentini. Tout se passe à Rome, cité de luxe, de luxure et de morale. Jep Gambardella est/fut écrivain il y a trente ans. Aujourd’hui, tous les citent encore même s’il n’a plus jamais écrit, sauf quelques articles. Il est devenu mondain, pas un mondain, mais Le mondain, celui qui a le pouvoir de faire rater une soirée. Ce film a quelque chose de très contemplatif, on se plaît à le voir évoluer dans cette Rome privée. Les images et la musique sont entêtant. De quoi passer deux belles heures, même si la fin m’a paru un peu en dessous du reste du film.

Caroline

 

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Les Femmes du 6e étage

Mes petites expériences cinématographiques (2)

Les Femmes du 6e étage de Philippe Le Guay

 

 

 

Je pensais voir une comédie sociale, mais c’est davantage une comédie sentimentale. Sandrine Kiberlain, bourgeoise irritante à souhait, est Suzanne Joubert, la femme d’un agent de change, Fabrice Luchini, alias Jean-Louis Joubert. Enfants en pension, riche appartement parisien, partie de bridge pour Madame, placement en bourse pour Monsieur. Oui mais voilà quelque chose vient bouleverser ce tableau plutôt harmonieux : leur bonne les quitte. Madame embauche une bonne espagnole, « les bretonnes ne sont plus à la mode. ». Mais un jour, Monsieur prend l’escalier de service et découvre le 6ème étage…

http://www.dailymotion.com/video/xfx9u1

Le film est réjouissant, empreint de tendresse. Je ne peux rien dire de la fin, mais vous ne serez pas déçus !
Caroline

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Le Caïman, de Nanni Moretti

De Nanni Moretti, on peut avoir vu Le journal intimeChaos calmo adapté du roman éponyme de Sandro VeronesiHabemus papam qui a des airs de prophétie aujourd’hui avec un Michel Piccoli, exceptionnel de justesse et de doute.

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