L’interview d’Amel, « Coup de pouce » à la bibliothèque

Amel travaille depuis novembre comme « Coup de pouce », une mission de service civique pour l’aide aux devoirs. Elle vit aujourd’hui dans le 18e arrondissement après avoir grandi à Montpellier.
Tamara, coup de pouce à la bibliothèque voisine Hergé, l’a accompagnée pendant les 3 semaines de fermeture d’Hergé.

  • amelAmel, en quoi consiste ton travail à la bibliothèque ?
    J’aide les élèves à faire leurs devoirs, à comprendre leurs leçons. On discute aussi à propos des études, de la société, on ne fait pas que travailler.
  • Combien d’heures par semaine travailles-tu ? Quels sont tes horaires ?
    Je travaille 21 heures par semaine, de 15h30 à 19h les mardis, jeudis et vendredi et de 13h15 à la fermeture les mercredis et samedis.
  • Qu’est-ce que tu préfères dans ton travail à Vaclav Havel ? Et qu’est-ce que tu aimes moins ?
    Amel : Il y a un groupe d’environ 10 élèves réguliers qui viennent plusieurs fois par semaines et ils sont supers, je les aime beaucoup. J’aime bien avoir l’impression de servir à quelque chose. Je n’ai pas l’habitude de travailler avec les enfants donc j’apprends aussi. Je me replonge aussi dans les maths mais j’aime moins quand je   ne peux pas aider des 1ères ou Terminales S en maths.
    Tamara : J’aime le contact avec les plus jeunes, pas seulement dans le cadre du travail mais aussi les échanges que nous avons. Je rencontre des gens que je n’ai pas l’habitude de fréquenter, ce sont aussi les autres qui apportent énormément.
  • Quelles qualités faut-il avoir pour ce travail ?
    Tamara et Amel en chœur : Beaucoup de patience ! De l’écoute, de la tolérance.
  • Qu’est-ce qu’un service civique ?
    C’est un engagement citoyen de 6 à 12 mois environ, dans divers domaines comme l’environnement, l’éducation.
    C’est une chance de s’insérer à la fois dans le monde professionnel mais aussi socialement, les recruteurs ne regardent pas le « background », les diplômes et l’expérience professionnelle.
  • Comment avez-vous eu envie d’être « Coup de pouce »?
    Amel : J’ai regardé les missions du service civique et je n’ai postulé qu’au Coup de pouce car cette mission réunissait toutes les conditions que je cherchais : travailler en bibliothèque, avec les enfants et surtout me sentir utile. J’ai été ravie quand on m’a dit que j’étais prise à la bibliothèque Vaclav Havel parce que j’habite à côté et que je sais que cette bibliothèque est super cool.
    Dans cette bibliothèque, ce qui me plaît c’est la diversité. La diversité des gens, des activités proposées, c’est vraiment bien ici.
    Tamara : Je voulais faire de l’humanitaire ou travailler pour l’Éducation Nationale mais ce n’est pas possible pour les mineurs alors que le service civique à la Ville de Paris oui. J’ai donc postulé pour la Ville de Paris qui propose la mission Coup de Pouce dans le domaine de l’éducation.
  • Vous créez un lien privilégié avec les enfants de la bibliothèque et pas que ceux que vous aidez pour les devoirs, non?
    On parle avec les enfants, certains se confient, on reçoit des chocolats, des dessins, des noms écrits sur un bout de papier, une couronne avec des paillettes, c’est marrant ! Même les plus petits viennent vers nous.
  • Amel, en tant que Coup de pouce, as-tu déjà rencontré l’auriculaire de la bibliothèque ? Tu aides les mineurs, mais les majeurs et les annulaires aussi?
    Ah c’est mignon ! Mais non.
  • Si tu étais un livre tu serais…
    L’Etranger de Camus, mais c’est bateau.
    Un film : V pour Vendetta
    Une langue : l’anglais
    Une ville : Montpellier
    Un personnage imaginaire : Dr Who
    Un pays : la France
    Un sport : l’escrime
    Un animal : un truc qui ne fasse pas trop peur comme une tortue. (Tamara serait un lapin angora)
    Une fleur : un hortensia
  • Les filles, des choses à ajouter? Un message à faire passer ?
    Tamara : Je suis surprise du nombre de gens qui viennent à la bibliothèque, du nombre de jeunes qui sont volontaires pour faire des efforts, pour progresser.
    Amel : Venez nous rejoindre c’est cool !dsc_1136
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Les tops de 2016 ! le 4 va vous étonner, vous bouleverser, vous tournebouler !

Cher(e)(s) lecteurice(s) de ce blog (on n’est pas encore sûrs que vous soyez pluriel(le)(s), la nouvelle année est arrivée ! Et avec elle l’espoir renaît, l’espoir d’une meilleure cuvée, car 2016, il faut bien se l’avouer, ne fut guère enjouée.

Mais trêve d’assonances en « é » ! Car nous avons du pain sur la planche. En effet, avec toute nouvelle révolution héliocentrique vient de nouvelles responsabilités pour nous, bibliothécaires. Celles de vous donner accès à la meilleure offre culturelle de l’univers habitable.

Si nous savons d’ores et déjà que 2017, grâce à vous, sera une merveilleuse année, repenchons-nous quelques instants sur cette 2016ème année que nous avons quittée sans regrets. Mais peut-être un peu vite. Car 2016, ne l’oublions pas, fut une année fort prodigue en terme de sorties culturelles. Et vous fûtes nombreux à vous jeter dessus telle une horde affamée de littérature et de cinématographe. Sans parler de videoludisme.

Mais comme un bon top 3 vaut mille mots, voici donc plein de tops 3 !

 Top trois n° 1 : les romans adultes.

Parce que le roman était encore une valeur sûre en 2016 mais bon c’était le bon temps maintenant on ne respecte plus rien et on joue à des jeux hyper violents comme Mario Kart Wii. Triste monde.

  • « Le remède mortel » de James Dashner avec 15 prêts tire sa seringue du bras. Vous noterez le subtil oxymore à effet de chiasme du titre et qu’il s’agit d’un tome 3. Le tome 3 de la saga du Labyrinthe pour être tout à fait exact.Vous y trouverez donc toutes les réponses aux questions dont vous vous fichiez complètement dans les deux premiers tomes.
Ses sales adolescents ne savent pas que le titre de leur livre est un oxymore parce que ce sont des ados qui passent leur temps à jouer aux jeux vidéo.

Ces sales adolescents ne savent pas que le titre de leur livre est un oxymore parce que ce sont des ados qui passent leur temps à jouer aux jeux vidéo.

  • Vient ensuite, avec également 15 emprunts, « Envoyée spéciale » de Jean Echenoz dont les prêts ont sûrement été dopés par le fait qu’il a obtenu cette année le grand prix de la BnF, succédant ainsi à Michel Houellebecq. Ou alors pas du tout, on ne sait pas vraiment ce qui vous passe par la tête, vous lecteurs.
  • Et enfin le grand gagnant, avec 22 prêts ! « L’origine de nos amours » d’Eric Orsenna, un écrivain qui ne sort plus avec Sophie Davant depuis 2013, sachez-le.

 Top 3.2 : la jeunesse !

La jeunesse vous a particulièrement séduit(e)s cette année puisque vous fûtes environ un milliard et demi à fréquenter la cabane des tout-petits dans les plus grands jours de notre glorieux établissement. Voyons donc ce que vous avez emprunté !

  • « Max et Lili en ont marre de se dépêcher » ce qu’a en commun avec eux l’agent B. L’agent B. a cependant été beaucoup moins prêté cette année car avec -12 prêts il n’égale pas du tout le record de Max et Lili établi à 23.

Voilà ce qu’en dit le résumé : « La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder…. Un film de genre plaisant et original qui parle de la place de l’individu dans un régime totalitaire… »

Ça a l’air vraiment bien !

  • « Un album avec un ourson dedans qui à un moment se perd mais finit par se retrouver. » au moins 20 prêts, bravo l’ours !
L'ours est très content d'être numéro 3, il n'est pas obsédé par les chiffres et l'avancement de sa carrière comme le vulgaire auteur de cet article.

L’ours est très content d’être numéro 3, il n’est pas obsédé par les chiffres et l’avancement de sa carrière comme le vulgaire auteur de cet article.

 Top 3.3 soit en fait le top trois au cube soit top 27. Le top des DVD bien sûr !

Ah, les DVD adultes ! Ce dernier bastion du prêt payant en bibliothèque qui cette année, en avril, a un peu vacillé avec l’arrivée de la gratuité pour les personnes bénéficiant de certains minimas sociaux (renseignez-vous auprès de votre bibliothécaire favori !) et pour les mineurs ! Consultons donc les meilleurs d’entre-eux.

  • « Le tout nouveau testament » qui avec 26 emprunts fait beaucoup mieux que les deux testaments précédents réunis (6 prêts) en une seule année alors que les deux autres ont eu des millénaires. Les glandes quoi !
  • « Le pont des espions » de S. Spielberg, un petit jeune qui monte, à Hollywood (22 prêts). Pour l’anecdote : sachez que le pont du titre ne désigne pas du tout le pont Doudeauville qui passe devant la bibliothèque et que d’ailleurs aucune scène de ce film n’a été tournée dans le 18ème pour la simple et bonne raison que le film se déroule en Allemagne. Cessez d’être autocentrés 5 minutes.
  • « Dear white people » (22 prêts) ce qu’on peut traduire par Chers peoples blancs, il s’agit sans doute d’un documentaire sur notre classe politique.

 Top 3 des jeux vidéo !

Le jeux-vidéo est bien entendu ce qu’on prête le plus à la bibliothèque. Mais avant de subir le triomphalisme exultant de la section en charge de la vidéoludie, il faut bien sûr prendre en considération que les jeux ne sont pas empruntables mais uniquement jouables sur place, sur l’une de nos consoles (2 PS4, un Xbox One, 2 Wii U, 4 3DS, une PS-Vita et une tablette Samsung).

  • Super Smash bros sur Wii U. Un jeu auquel je ne comprends rien et auquel je me fais régulièrement battre sauf une fois où j’ai gagné un tournoi en jouant Roi Dadidou et en éjectant tout le monde avec sa masse géante. Vous pouvez retrouver la narration de cet évènement, ainsi que d’autres tout aussi fascinants, dans mes Mémoires à venir.

A noter que SSB a quand même été joué 206 fois cette année – soit 206 fois de plus que le théâtre de Brecht. Bravo SSB !

  • FIFA 16. Excellente cuvée puisque FIFA16 totalise pas moins de 196 prêts uniquement sur Playstation 4 ! En effet, si on ajoute les prêts de la Playstation 3 et de la Xbox One on obtient un nombre non-euclidien qui ouvre un portail transdimensionnel et libère un démon qui ressemble à Ribéry.

A noter que ce jeu est très bien car on peut s’amuser à tacler Cristiano Ronaldo et lui casser les jambes sans risquer de terminer au poste de police.

  • Enfin, Mario Kart 8 a été prêté 104 fois. 104 fois c’est nul, méprisons ce loser.

Top 3 des jeux de société !

Et oui ! 2016 fut aussi l’année de la démocratisation du jeu de société en bibliothèque ! Enfin, dans la nôtre toujours ! Vous fûtes nombreux à venir jouer au « Stop » ou aux « Kaplas » mais le top revient à :

  • Le « kit A » qui contient notamment des raquettes de ping-pong. Le ping-pong a été fort joué cet été sur l’esplanade et j’ai moi-même pu personnellement exploser bon nombre d’usagers de type enfant à ce jeu.
  • Le jeu « quatre en ligne » qui consiste à aligner des pions de même couleurs et le premier qui en aligne quatre a gagné.
  • Le flipper foot, subtile alliance contre-nature de Flipper et du foot.
Ce dauphin, un être méprisable, vient de voler la balle d'un de nos usagers préféré et en plus ça le fait marrer. Fumier.

Ce dauphin, un être méprisable, vient de voler la balle d’un de nos usagers préféré et en plus ça le fait marrer. Fumier.

 Top 3 des documents qu’on n’a pas achetés.

Un top dont l’utilité vous semblera toute relative, j’en conviens, mais qui a droit  à une certaine visibilité. Stop à l’utilitarisme primaire !

  • Top Chef. Top chef est une émission culinaire diffusée sur la sixième chaîne. Étant donné que c’est une émission, il nous a été impossible de l’acquérir. Sans compter que le chef fait de la boxe et est un peu effrayant.
  • Top Gun. Un film avec Tom Cruise mal incrusté dans un avion. Ce n’est pas un très bon film mais c’est une sorte de classique. A noter que je trouve à titre personnel Tom Cruise assez mignon dans le film.
  • Tom Hardy. Tom Hardy n’est pas un document et il ne contient pas de top mais j’aime Tom Hardy alors je voulais Casey Affleck son nom quelque part.

Top 3 des bibliothécaires :

  • Allons, ne nous abaissons pas à ce genre de choses.
  • Toutefois, l’agent en poste au deuxième le 10 février à 14h30 n’a clairement pas démérité.
  • L’agent K et l’agent J ne sont pas mauvais non plus. Notamment dans Library’s Men in Black.

Top 3 des DVD volés cette année :

Le vol de DVD est en forte recrudescence cette année après une période plus calme. Quand on sait que le vol de DVD a sauté de 40 000% par rapport au Haut Moyen-âge, on est en droit de se dire la bibliothéconomie est en pleine déliquescence. Parfaitement.

  • Only Lovers left alive de Jim Jarmush. On ne sait pas trop si ce DVD a été volé en 2016 ou avant mais en tout cas il a fait plus de 36 prêts avant son ignominieux enlèvement. Si la personne qui l’a pris me lit qu’elle le rende immédiatement !
  • Les rois du désert avec George Clooney. Un film qui se passe donc dans le désert. Je me souviens que je m’étais ennuyé mais ça ne justifie pas qu’on puisse le voler.
  • Le dernier James Bond de Daniel Craig et d’ailleurs on sent qu’il était sur le départ tellement il n’est pas investi. Ce n’est pas bien Daniel. En plus, il a pris du ventre. Toujours est-il qu’on aimerait récupérer le DVD.
Avec le vol du DVD Daniel va pouvoir revenir à sa passion première : sosie de Vladimir Poutine.

Avec le vol du DVD, Daniel va pouvoir revenir à sa passion première : sosie de Vladimir Poutine.

 BONUS ! Top 3 des étages de la bibliothèque !

  • Le Rez-de-chaussée. Le Rez-de-chaussée n’est pas mauvais du tout puisque pas moins de 100% des usagers l’ont emprunté au moins deux fois cette année. C’est remarquable. Cela dit, c’est sans doute aussi parce que c’est là que se trouve la porte d’entrée.

Notons qu’on y a installé une petite table thématique avec exposition d’ouvrages tous les mois qu’il serait pas mal que vous veniez emprunter !

  • Le premier. Le premier est toujours top. Attention toutefois ! Nous l’avons récemment transformé fort habilement. Si vous n’y prenez pas garde vous pourriez bien emprunter par mégarde un livre d’art ou pire, d’histoire, en lieu et place de la BD que vous cherchiez.
  • Le deuxième. Mon favori personnel. Le deuxième est maintenant équipé de fenêtres de type châssis qu’on peut ouvrir à distance grâce à une télécommande. C’est assez magnifique. On y trouve également des DVD, des romans, des jeux vidéo et toute une salle réservée aux enfants qu’on aura tôt fait d’éviter.
  • Le bonus du bonus : l’étage secret ! Vous avez peut-être remarqué que dans l’ascenseur de notre bibliothèque adorée un mystérieux étage secret n’était accessible que grâce à une clef ! Cet « ES » a enfin accepté de se livrer et de vous révéler tous ses secret en exclu planétaire sur notre blog. En réalité, si vous tournez la clef idoine dans la serrure en question, vous accéderez au septième niveau des Enfers, peuplé par les plus abominablement vils Démons qui aient jamais vécu : les bibliothécaires. Vous passerez alors une éternité de souffrance avec des êtres cauchemardesques qui vous crient « chut » dans les oreilles et vous pourchassent avec des factures de pénalités de retard. brrrr.

Olivier.

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Journal de bord d’une mission au Rwanda #2

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Ca y est la formation a commencé, je suis soulagée de voir l’intérêt porté au jeu vidéo malgré le manque de moyens qui existe ici et qu’il faut avoir à l’esprit.
Nous avons passé la première partie de la formation : discussions autour du jeu, visionnage de vidéos de jeux, partage autour des expériences ! Demain nous commençons à travailler sur le cas du Rwanda et du Kenya : comment mettre tout ça en place avec les moyens et les contraintes locales.

Il y a beaucoup d’enjeux concernant le jeu vidéo, des enjeux que j’aurais du mal à avoir totalement en tête car je ne reste pas assez longtemps. Je suis très intriguée par le rapport des jeunes aux jeux  ici : pour le moment je comprends qu’il y a un attrait très fort pour les jeux sur téléphone. Je crois aussi comprendre que beaucoup n’ont jamais joué sur une console de salon, il faudra donc tout montrer aux joueurs des bibliothèques.
L’IFR (l’Institut français au Rwanda) propose des jeux hors les murs avec des tablettes. Je pense que c’est une bonne entrée en matière, via des cellules mobiles : des malles (Ipad & livres) et des animateurs partent en province pour donner accès aux livres et aux tablettes.  Comme les enfants n’ont souvent jamais utilisé une tablette, c’est une découverte totale ! Le travail de médiation est au rendez-vous, ainsi que la formation des bibliothécaires sur place à l’animation … Bref, un vaste programme de diffusion de contenus et de savoirs faire ! Je suis séduite par cette formule qui s’apparente à la BHLM mais avec une portée professionnelle/de formation.

J’ai aussi appris que le gouvernement rwandais prévoit d’équiper les écoliers en matériel informatique quel que soit le milieu social. C’est de bon augure pour le développement de l’accès au jeu vidéo.

Sinon, j’ai mangé de la prune du Japon : c’est bon et en plus c’est joli ! Un fruit découvert à presque 30 ans, ça vous transporte forcément… 

Je vous mets un photo bien floue de Kigali la nuit : en vrai c’est très beau, mon appareil et moi on gère mal la photo de nuit. On a qu’a dire que c’est une photo artistique 🙂

 

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Journal de bord d’une mission au Rwanda #1

Préambule

Après être partie l’an dernier à la Réunion, Mélanie, responsable du pôle Jeux vidéo à la bibliothèque, a été sollicitée par l’Institut français du Rwanda pour les aider à monter un service de jeux vidéo qui réponde à l’environnement local. 

Comme elle nous manque, elle a promis de nous écrire tous les jours…. La voilà arrivée à Kigali !

——-

Juste un petit mail  pour vous raconter ma folle journée d’hier !
J’ai préparé la formation avec la bibliothécaire en charge du dossier. Nous avons pas mal travaillé à la Bibliothèque nationale du Rwanda, un beau bâtiment qui fuit pendant les orages (ça m’en rappelle un autre :))
Nous avons du coup, vous vous en doutez, eu le droit à un superbe orage tropical. Ça dure 2 minutes, on n’y voit plus rien tellement il pleut et puis ça s’arrête comme c’est arrivé. Etonnant !

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J’ai aussi pris mon premier taxi-moto, c’est assez drôle, mais je crois que toute seule je n’y arriverais pas : il n’y a pas d’indication sur les routes, pas de panneaux, il faut expliquer au conducteur (qui ne parle pas toujours français ou anglais) ou on va et puis il faut négocier le prix parce qu’on paye plus cher quand on est blanc ! Sur les routes il y a de drôles de minuteurs au dessus des feux de circulation, ils annoncent combien de temps ça va rester rouge ! je n’avais jamais vu des choses comme ça … ça me plait bien !

Il y a des peintures sur les murs des magasins pour représenter le commerce : des visages pour les coiffeurs, des marques pour les magasins de nourritures … c’est assez joli, ça met de la couleur. 

Ici, on fait tout en transport, je n’ai donc pas encore eu le temps de photographier, mais ça va venir !

La ville est d’une propreté hallucinante, il n’y a rien qui traine, pas un papier… Fumer n’a pas l’air de trop se faire, du coup il faut demander avant de fumer… donc peut de mégots par terre !
il y a aussi une loi qui me plait bien : les sacs plastiques sont interdits sur le territoire !
Le soir nous avons mangé éthiopien, inutile de dire que je me suis régalée. C’était l’occasion d’apprendre que si j’ai mal à la tête depuis mon arrivée c’est simplement que nous sommes en altitude, du coup il n’y a rien à faire, ça passera ou pas ! Tout est sur des collines (bien plus hautes que ce qu’on appellerait une colline) d’où le surnom du pays : le pays au mille collines... C’est très beau, la ville est accrochée aux collines, tout est vallonné !

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Bref, j’ai envie d’en savoir plus et surtout d’en voir plus … On me promet des moments de promenade mais pour le moment, je commence ma formation aujourd’hui ! 

Mélanie

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#4

Après avoir perdu la totalité de mon travail sur la semaine (et dû tout recommencer), j’ai le plaisir de partager avec vous le début de mon angine ! Non, cela ne pouvait pas se passer sans problèmes !

Nous avons pas mal avancé : politique documentaire, imagination d’une forme de gestion du service public, début de réflexion autour des animations … Le projet prend une forme qui me plait beaucoup, je crois qu’on pourra dire que ce sont une collection et un service co-construits avec des usagers, si tout se passe bien !
L’idée, pour le moment, c’est d’aller chercher le savoir-faire à l’extérieur et de proposer un lieu d’animations ponctuelles au sein de l’Institut Français à Maurice.
Comme je vous le disais précédemment, le jeu vidéo n’est pas quelque chose de très bien vu ici et on pense que des joueurs voudront bénéficier d’une forme d’institutionnalisation via l’IFM. Reste à imaginer la forme et trouver les forces vives …

Pour le moment tout cela reste vague car nous n’en sommes qu’au projet et c’est à l’équipe de prendre le relais et d’en faire quelque chose qui lui ressemble, mais j’ai hâte (même si je n’y serai pas) de savoir ce que toutes ces réflexions vont devenir. C’est assez exaltant de se dire qu’on vous a invité pour trouver des solutions, que votre regard de professionnel peut compter. On l’a déjà vécu lors de colloques et autres mais là c’est une immersion, quelque chose de bien différent : il faut s’adapter et comprendre vite les enjeux …

Instant mondanité : je vais assister à une pièce de théâtre demain soir à l’IFM, et samedi je pars visiter Mahébourg, une ville dans le sud, proche de l’aéroport. Je ne sais donc pas s’il y aura un autre mail mais je vais essayer demain soir en rentrant.

Ci-jointe, la photo d’un oiseau dont je ne connais pas le nom, que je trouve superbe et que j’ai croisé au bord de l’océan ce matin.

zoizo

 

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#3

On a visité des lieux de vente de jeux vidéo : des surprises et des choses étonnantes !

Tout d’abord la question du piratage est assez importante, et le plus impressionnant c’est à quel point c’est visible. On entre dans une boutique on regarde les jeux en vitrines, on parle des prix et des titres disponibles… Et puis on lève le nez et là des caisse pleines de jeux PC copiés en vente libre ou à la demande (nous a-t-on expliqué).

C’est étonnant de voir que ce système a pignon sur rue. Que doit-on en penser ? après moultes discussions avec des personnes de l’IFM (Institut Francais Mauricien) j’apprends qu’ici le jeux vidéo est un luxe, les jeux sont très chers par rapport aux salaires moyens, le piratage permet de vendre à des prix abordables des titres que peu de personnes pourraient s’offrir. C’est aussi pour ça que le développement du jeu vidéo à l’IFM pourrait être important : donner accès au plus grand nombre !

Ensuite ce qui me marque l’esprit c’est la présence récurrente de consoles assez anciennes ; du peu de jeux disponibles au catalogue (non piraté) et aussi le fait que les jeux sont majoritairement en anglais (même si multilingue pour beaucoup).
Bien que la langue nationale soit l’anglais (que tout le monde parle ici), je n’ai entendu parler que créole ou français, alors pourquoi des jeux en anglais ? Pourquoi ne pas se fournir en jeux en français ?
En discutant avec un vendeur on apprend que bizarrement à Maurice, sur les forums, les échanges entre joueurs se font en anglais et que ses clients demandent très souvent des jeux en anglais : du coup il se fournit en conséquence !

Sinon je rencontre pleins de gens super, je goûte pleins de truc exotiques (l’événement de la journée c’est la cacahuète bouillie, si c’est très bon…)

Image1

To be continued.

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#2

 Un petit mot pour la deuxième journée  :

  • Beaucoup de réflexions en cours autour de l’utilisation et de la mise en valeur d’un espace de jeux ponctuel : comment associer les usagers à la création de cet espace ? Comment mettre en valeur ou créer des associations autour du jeu ?
  • On a pas mal visité Rose-Hill, la ville où se trouve l’Institut : c’est assez délabré mais très étonnant comme endroit ! Beaucoup de lieux de culte de toutes sortes (temples, églises, mosquées) : on m’explique qu’ici la population est très religieuse.
  • Je discute beaucoup avec le directeur de la bibliothèque, il me fait volontiers visiter, m’explique comment tout ça fonctionne.
  • Ici tout le monde parle en français et en créole, assez déroutant … Je n’ai pas l’impression d’être à l’étranger, je pourrais très bien être dans un DOM, un TOM. Alors que pourtant la langue nationale est l’anglais ! D’ailleurs tous les panneaux sont en anglais…
  • Je découvre aussi que la population d’origine chinoise est très présente à Maurice. Du coup, beaucoup de restaurant chinois 🙂

Rosehill

To be continued.

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#1

Préambule

Mélanie, responsable du pôle Jeux vidéo à la bibliothèque Vaclav-Havel, a été sollicitée par l’Institut français de Rose-Hill à l’Île Maurice. Le but est de les aider à monter un service de jeux vidéo qui réponde à l’environnement local. 

Elle nous envoie tous les jours un billet de ses aventures… 

Jour 1 

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C’est étonnant de voir à quel point le contexte peut être important même pour un service aussi léger que le jeu vidéo.
D’abord, il m’a fallu comprendre que le marché local est saturé de jeux vidéo pirates et que par conséquent les acquisitions ne pourront probablement pas se faire ici. Le premier jour a consisté à creuser la piste d’achat sur un autre territoire.

Je prends mieux conscience que, si le montage du projet à Vaclav Havel n’a pas été simple, nous n’avions pas de difficultés liées à un contexte extérieur au monde des bibliothèques.
Alors qu’ici, se pose un double problème : faire avec le fonctionnement du marché local et les réticences / inquiétudes des Mauriciens.
Par exemple, ici les seuls endroits pour jouer aux jeux vidéo en dehors de chez soi sont des lieux pas très attirants… Ce qui fait que le jeu vidéo est assez mal vu de manière générale.

To be continued. 

 

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Paris sans le peuple, la gentrification des quartiers populaires

Retour vidéo sur la conférence d’Anne Clerval, le 15 mai à la bibliothèque !

Anne Clerval est enseignante-chercheuse en géographie à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Elle a fait sa thèse de doctorat sur la gentrification des quartiers populaires de Paris à l’université Paris-1 Panthéon Sorbonne. Elle est venue nous présenter son livre : Paris sans le peuple, la gentrification de la capitale, paru en 2013 aux éditions de La Découverte.

Comme elle, vous vous demandez où est passé le peuple parisien ? Quelle place la ville de Paris accorde-t-elle aujourd’hui aux classes populaires ? Qu’est-ce qui est en jeu dans les transformations à la fois urbaines et sociales que nous voyons autour de nous ? Voici sa réponse en images !

Image de prévisualisation YouTube

Nous poursuivrons cette thématique « urbaine » qui concernera plus précisément le quartier  avec 2 projections, une plutôt à l’adresse de la jeunesse avec Les filmeurs de la Zac Pajol (réalisé par de jeunes adultes en lien avec la compagnie du son des rues) le mercredi 4 juin à 16h.

Pour la deuxième séance, nous projetterons le film de Federica Gatta, Ugo Vouaux-Massel et Maria Anita Palumbo , Zones d’autonomies conventionnées qui retrace la vie des collectifs d’artistes installés dans des lieux éphémères du quartier de la Chapelle, le samedi 14 juin à 14h30 (tous publics)

Vous y êtes tous les bienvenus!

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Faut qu’on vous raconte !

(bêtisier d’une préfig’) 

Faut vous dire en préambule qu’on ne vous dira pas tout. Ceci  nous intime la modération… Mais, alors que commence l’été et nos dernières semaines de préfiguration, il nous monte l’envie de vous faire partager nos fous rires, nos plantages, nos détournements. L’heure est au bilan !

On s’est écrit des petits mots 
  • Sur la fenêtre, avec le stylo rose que M nous a offert, l’un de nous a écrit : « il ne resterait pas un rail pour moi? ». L’allusion à notre environnement de chemins de fer est sans équivoque.

  • Au moment de faire et refaire nos cartons, l’idée a émergé de certains cerveaux pervers d’écrire dans chaque carton un mot qui servira à faire un grand cadavre exquis.  Des cartons de livres, on en a 500…. De quoi faire 🙂 On vous en reparlera…
  • A trop faire de cotes, on a perdu le sens des proportions, et M n’a plus su écrire… Voir ci-dessous la cote produite et celle qui aurait du être faite !

  • Et quand F est parti pour des activités syndicales à plein temps, on a organisé un piquet de grève en guise de pot de départ. Il y avait en réalité beaucoup d’affection dans cette banderole !

 

On s’est aménagé les choses pour nous rendre la vie plus belle
  • Nos derniers jours à Aubervilliers ont été émaillés de parties de ping-pong bien rythmées.

 

  • Nos premiers jours par contre, ont permis à F d’exprimer toute sa créativité en design et aménagement intérieur.

 


 

On a fait des commandes… et on s’est trompés !
  • Certaines nous ont tellement fait rire qu’on en a fait des posters qu’on a soigneusement déménagé à chaque fois.
  • erreurs d’acquisition pour ces jeux vidéo tout en anglais…

 

On a surveillé notre chantier 
  • On vous a parlé beaucoup déjà de notre 1/2 étage. Il a posé problème à d’autres que nous, et même notre ascenseur s’y perd : tout sera rétabli pour l’ouverture où seuls nos deux étages figureront.

On s’est lancé des défis 
  • M a voulu guider tout le monde dans Issy-les-Moulineaux. A cette occasion, on a pris la mesure de son sens de l’orientation. On la laissera quand même peut être nous guider encore, vu qu’après avoir fait errer longtemps, elle paie sa tournée 😉
  • On a fait cuire une galette des rois, tant et si bien qu’on a même pu en offrir une part aux pompiers venus par l’odeur alléchés .
  • On ne se souvient plus qui a eu l’idée de cette BHLM de l’extrême en plein mois de décembre, mais elle reste gravée dans la tête de ceux qui l’ont fait !

 

 

  • De tous les défis relevés, celui du jour où F fit danser A sur la musique prometteuse de Dirty Dancing reste le plus beau :  des photos existent !
Des déclarations ont été faites  et des cadeaux offerts 
  • Un matin,  C pousse la porte du bureau, se plante devant L et lui dit tout de go avoir rêvé qu’elles élevaient un enfant ensemble : la chose drôle de l’affaire, c’est la tête qu’a fait L face à cette annonce inattendue.
  • Nos anniversaires et Noël ont été l’occasion de s’offrir un pistolet à eau géant, 40 briquets (certains géants), une corde à linge utile pour toute circonstance, des trèfles qui poussent, un matériel à natation synchronisée, des bonbons, des glaces, des chouquettes, et des trucs orange.
… Et des phrases inventées sont devenues nos leitmotiv 
  • Pour nous, il n’y a aucun problème à évoquer la cinquième roue du carrosse, à se tirer les pattes dans le dos, ou à se planter le compas dans le nez. Aucun, vraiment.
  • Mais le plus beau, le sublime fut atteint avec “j’ai le cerveau qui clapote dans un baquet d’eau tiède” sorti un jour moite de brainstorming et qui fit exploser de rire tout l’openspace.
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Cent ans déjà… Et un peu moins de solitude

Quel point commun entre une fête de quartier, une ludothèque, un centre d’animation, un espace public numérique, un centre de formation sociale, des cours socio-linguistiques?… C’est L’ENS ou encore « École Normale Sociale », cet établissement qui, malgré – ou grâce à -ses cent belles et rondes années, se révèle être un poumon stratégique de la vie du quartier la Chapelle, dans le 18e arrondissement.

Ce que vous connaissez probablement du lieu, c’est l’accueil des enfants, peut-être la chorale et les cours de gym douce, les évènements comme Squares en fête et la fête du quartier, ou encore le jardin collectif – et lieu d’échange – Arrière-cours 93 (http://arrierecour93.blogspot.fr )…

Banderole réalisée pour 18e en fête.

Ce que vous connaissez peut-être moins, c’est sa vocation d’école, de centre de formation des travailleurs sociaux. À l’origine, en 1911 donc, l’action sociale est balbutiante et le projet par conséquent novateur. Jacques ELOY, sociologue et administrateur de l’ENS, rappelle ainsi « qu’à l’époque de la création de l’école, les droits sociaux, les politiques sociales, l’État providence n’existaient pas, mais que, par contre, il existait une monumentale question sociale issue (…) de la révolution politique de 1789 et de la révolution industrielle ». Le lieu répondait donc à un pressant besoin. L’action sur le terrain s’est développée ensuite, et l’ENS fait aujourd’hui partie d’un réseau d’une trentaine de centres sociaux sur Paris.

Ces deux aspects réunis dans une même structure laissent supposer une interaction toujours vive entre théorie et pratique. En tout cas, nous avons particulièrement apprécié de travailler sur l’organisation de la fête de quartier en juin dernier avec l’équipe de l’ENS. Un vrai régal !

 

Adresse:
2 rue de Torcy
75018 Paris 18e

Site internet : http://www.ensparis.fr

 

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Élise, libraire au Rideau Rouge (Paris 18ème)

Nous donnerons régulièrement la parole aux Pajoliens sur ce blog.  Voici donc notre deuxième portrait, celui d’Élise qui s’occupe, en tandem avec Anaïs Massola, de la librairie Le Rideau Rouge. 

Entrée de la librairie « Le Rideau Rouge »

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Nous les avons rencontrés

Vous avez sûrement entendu parler de « concertation », un terme très à la mode qui frémit sur les lèvres dès qu’un projet d’aménagement urbain pointe… Et bien, la ZAC Pajol en offre un exemple réjouissant. C’est ce que nous ont appris les rencontres de Siska Pierard ou Olivier Ansart, qui par leur implication dans la vie associative du quartier la Chapelle, en sont les témoins.

Retour dans le temps… En 1994, le 1er projet de ZAC est présenté. Il propose majoritairement des logements, dans un quartier déjà extrêmement densifié. Il sera abandonné à la fin des années 90. En 2001 le projet est relancé, mais en comptant sur un regroupement de voix  « locales », la Coordination Espace Pajol (CEPA) créée en 2002, regroupant plusieurs associations du quartier, est bien décidée à faire entendre sa voix sur des propositions concrètes. Une lutte de longue haleine, donc, qui aboutira à une réelle prise en compte de la plupart des propositions dans le projet actuel…

Et vous pensiez qu’ils s’arrêteraient là ??? Ces agitateurs de conscience citoyenne se retrouvent sur les problématiques qui touchent le quartier, et actuellement le projet « Chapelle internationale », qui prévoit de remodeler le nord du quartier La Chapelle.

Allez donc voir le site de lAssociation pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord – Est 18ou celui de l’association Cactus.

Et Siska Pierard de répéter sa motivation, une préoccupation pour la chose « publique », une certaine idée du bien-être pour tous…

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Bibliothécaire dans la future halle Pajol

Nous donnerons régulièrement la parole aux Pajoliens sur ce blog. En attendant d’intégrer le quartier, nous avons interrogé ceux que nous avions sous la main !

On commence avec Lola, bibliothécaire.

Qui êtes-vous et depuis quand fréquentez-vous ce quartier ?

Bibliothécaire dans la future halle Pajol, et habitante de la rue du Département, côté 19e depuis 2008.

Qu’est-ce que ce quartier a de particulier pour vous?

J’y habite ! J’aime le côté « croisée des chemins », entre le canal et la Chapelle. Et j’ai un faible pour les paysages de voies ferrées et les espaces très dégagés que ça permet.

Pouvez-vous nous parler de ce qui s’y passe ?

Tout change ! Des rues entières sont refaites et méconnaissables d’un mois à l’autre.

Quel est le lieu que vous préférez dans la journée ?

Les jardins d’Eole.

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