∞ Notre bibliographie de l’été ∞

2017-selectable-ete Vos bibliothécaires préféré.e.s vous donnent des conseils de lectures pour l’été, documents que vous pouvez emprunter chez nous ou dans le réseau des bibliothèques de la Ville de Paris.

Littératures

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Le sang des 7 rois de Régis Goddyn. – L’Atalante. – (cote GOD)

Saga de fantasy française, l’œuvre de Régis Goddyn vous transportera dans un monde médiéval en proie à un renversement politique et à une crise religieuse. Et dire que tout débute par une enquête d’Orville, notre soudard de héros, sur la disparition de 2 jeunes villageois…  Le rapport avec l’été me demanderez-vous ? Le sang bleu comme la mer (littéralement) de la noblesse, synonyme de capacités surhumaines mais surtout un style mordant et une lecture décontractée, qui vous emmèneront dans des directions que nul n’aurait su prédire…

 

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En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut. – Finitude. – (cote BOU)

Ne vous fiez pas à sa couverture un peu kitsch, ce premier roman, bercé par la musique de Nina Simone  est une merveille. Relatant l’histoire d’une famille marginale légèrement déjantée,  En attendant Bojangles est une ode à la vie, à l’amour et à la folie. Dans une ambiance chaleureuse et poétique, Olivier Bourdeaut propose un texte bourré d’humour, de fantaisie et d’émotion.  Disponible en format papier et audio à la bibliothèque !

 

 

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Smilla et l’amour de la neige de Peter Høeg. – Points Seuil. – (cote HOE)

Pour rafraîchir vos journées sous un soleil de plomb, un roman qui se passe au Danemark et nous parle de neige et de soupçons d’homicide à partir de traces suspectes dans un paysage immaculé.

 

 

 

 

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Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood. – Zulma. – (cote WOO)

Quoi de mieux que la période estivale pour lire des pavés ?!

2003, en Angleterre. Oscar Lowe, jeune homme solitaire vit à côté de la prestigieuse université de Cambridge. En se promenant un soir, Oscar est happé par le son d’un orgue s’échappant d’une église. En s’y introduisant, il fait la connaissance d’Iris Bellwether et de son intrigant frère, Éden. Personnage éponyme du roman, Eden Bellwether possède une personnalité ambigüe, à la fois charismatique et virtuose, il peut également être, entre autres, un homme narcissique et manipulateur, persuadé de détenir un don lui permettant de guérir les humains grâce à sa musique.

Le complexe d’Eden BellWether est un roman magnifique, grâce à l’écriture maîtrisée de Benjamin Wood (il s’agit de son premier roman) et de par les thématiques abordées – la frontière entre le génie et la folie, la science et la religion ou encore le clivage social.

 

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L’assassin royal de Robin Hobb. – J’ai Lu. – (cote HOB)

Une série que vous ne pourrez plus lâcher une fois commencée. Prévoyez d’emporter plusieurs livres de la série sur votre lieu de villégiature pour ne pas risquer une immense frustration due à l’achèvement précoce d’un tome qui vous laisse affamé de sa suite et passer plusieurs heures à chercher une hypothétique connexion internet qui vous mènerait à un encore plus hypothétique PDF à lire sur un smartphone à la batterie faiblissante. L’histoire est rondement menée, les personnages très développés, le monde qui les entoure foisonnant et cohérent et les valeurs convoyées plutôt sympathiques malgré un héros assassin : amitié, une pointe de féminisme, tolérance, ouverture aux autres, honneur, perpétuelle quête d’amélioration personnelle….

 

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Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka. – Phébus. – (cote OTS)

Rien à avoir avec des vacances à la Baule, Certaines n’avaient jamais vu la mer parle d’un sujet méconnu, à savoir le sort des émigrées nippones en Californie, au début du XXe siècle. Très singulier par son écriture à la 1ère personne du pluriel, ce parcours collectif poignant nous fait découvrir la réalité de ces femmes acculturées  qui doivent réapprendre une langue, une culture, et surtout à vivre. Arrive alors la guerre, tout japonais devient suspect, la haine monte et vient le temps de la déportation, ce « dernier jour ». Sans tomber dans le pathos, le récit porté par une musicalité rare, nous laisse à entendre ces voix anonymes, ces destins brisés.

 

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U4 de Vincent Villeminot. – Syros. – (cote U4)

Il s’agit de 4 romans, à lire dans l’ordre de votre choix, écrits par 4 auteurs différents. Le virus U4 a décimé 90% de la population mondiale, seuls les adolescents de 15 à 18 ans ont survécu. Chaque personnage raconte son parcours depuis Marseille, Lyon, la Bretagne ou Paris pour trouver de l’aide et se rendre à un RDV donné par Khronos, le maître de jeu d’un jeu vidéo en ligne. Ces romans nous replongent dans les affres de notre adolescence mais dans un monde post apocalyptique ou il s’agit avant tout de survivre et d’enterrer son passé.

 

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Les enfants du Romanestan de Moris Farhi. – Bleu autour. –  (cote FAR)

C’est l’histoire d’un peuple qui renaît toujours de ses cendres, celui des Tziganes d’Europe orientale nourris de l’âme de la Nature. L’histoire de Branko, orphelin rescapé du Porajmos, le génocide gitan. Moïse des temps modernes, il prend la tête d’un exode périlleux vers un mythique Romanestan.

Un récit épique captivant de Moris Farhi, « mieux vaut devenir qui on est plutôt que de vouloir être quelqu’un d’autre » semble-t-il nous faire entendre.

 

 

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My first Sony de Benny Barbash. – Points Seuil. – (cote BAR)

Yotam, 10 ans, a la manie de tout enregistrer sur son magnétophone Sony, le présent, le passé, les non-dits et à travers l’intimité de sa famille plutôt déglinguée : le père adultère multirécidiviste, la mère hystérique, l’oncle ultra-orthodoxe, le grand-père, ancien résistant, le poids silencieux de la shoah, c’est un pan entier de la société israélienne qui défile dans un tourbillon aussi loufoque qu’émouvant !

 

 

 

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Au bord de l’eau de Shi Nai-an. – Folio Gallimard. – (cote NAI)

Pour ceux qui, comme moi, attendent l’été pour s’attaquer aux pavés littéraires : un des plus grands classiques de la littérature chinoise, « Au bord de l’eau » suit sur 2200 pages (en deux tomes) les aventures épiques de 108 brigands révoltés contre l’empereur d’une Chine médiévale.

 

 

 

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Le Pavillon d’Or de Yukio Mishima. – Folio Gallimard. – (cote MIS)

« Je ne savais toutefois pas encore si la Beauté se confondait avec le Pavillon d’or lui-même, ou si elle était consubstantielle au néant de la nuit qui enveloppait le Pavillon d’or. Peut-être était-elle les deux ensemble. A la fois détail et totalité. Temple d’or et nuit enveloppante. »

Le style précis, analytique et terriblement sensible de Mishima saisit le regard sombre d’un moine bègue sur la Beauté tyrannique, inaccessible et adorée, incarnée par le Pavillon d’or.

 

 

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Le temps où nous chantions de Richard Powers. – 10/18. – (cote POW)

Delia Daley et David Strom se rencontrent au concert de Marian Anderson en 1939. Leur passion commune pour la musique leur fait oublier qu’une jeune femme noire et un juif allemand n’ont pas le droit de s’aimer dans l’Amérique de l’après-guerre. Le temps où nous chantions raconte leur histoire d’amour et l’histoire de leur famille. C’est également un demi-siècle d’histoire américaine, une ode à la musique et tellement d’autres choses. Si vous avez de longues heures devant vous, lisez ce roman magnifique et bouleversant. Le temps où nous chantions est un incontournable de la littérature américaine du 20e siècle. Il a été élu meilleur livre de l’année 2003 par le New York Times et le Washington Post.

 

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Une saison ardente de Richard Ford. – Points Seuil. –  (cote FOR)

Été 1960 dans le Montana, des incendies ravagent le pays. Le père de Joe, momentanément sans emploi, part combattre le feu. Sa mère prend un amant. Parallèlement à la désinvolture des adultes, Joe jeune adolescent fait l’expérience de sa propre solitude dans une Amérique dépeuplée. Une saison ardente est une sorte de roman d’apprentissage dans l’Amérique profonde des années 60.

 

 

 

BDs & Mangas

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Slam Dunk de Takehiko Inoue. – Kana. – (cote manga Slam Dunk)

Vous avez chaud sur votre transat/serviette/chaise de bureau ? Ce n’est pas ce shonen qui vous refroidira. Rouge feu, c’est la couleur des cheveux de Sakuragi, notre héros voyou. Orange éclatant, celle du ballon de basket qu’il tente d’apprivoiser au long de ces 31 volumes pour éblouir sur le terrain la belle Haruko. Shonen sportif à l’ancienne, bourré d’humour et de scènes d’anthologie, Slam Dunk ne vous laissera aucun temps mort !

 

 

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Riche, pourquoi pas toi ? de Marion Montaigne. – Dargaud. – (cote BD MON)

Une BD one-shot qui vous apprendra tout sur les riches, cette drôle d’espèce humaine qui capitalise, amasse de l’argent, cultive l’entre-soi et les privilèges, et ne cesse de s’accroître dans la société française, toujours plus riche alors qu’il y a de plus en plus de pauvres très pauvres. Philippe Brocolis, heureux gagnant de la cagnotte du loto découvre avec sa famille les mœurs spéciales de la classe bourgeoise, expliquées par les deux grands sociologues spécialistes de la bourgeoisie, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, qui l’accompagnent dans ce nouveau monde dont il est étranger. Marion Montaigne croque avec réussite le monde de l’argent, la reproduction des élites et leur violence symbolique : rire garanti !

 

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Pinocchio de Winshluss. – Les requins marteaux. –  (cote BD WIN)

Pour s’initier à la bande dessinée « adulte », ou pour découvrir (ou retrouver) l’humour noir de Winshluss : un Pinocchio moderne, muet, trash, et brillamment maîtrisé.

 

 

 

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Yotsuba&! de Kiyohiko Azuma. – Kurokawa. – (cote manga Yotsuba).

Une série d’histoires courtes autour des découvertes (et des bêtises) d’une fillette dans un quartier de la banlieue de Tôkyô. Aussi drôle que rafraîchissant, ce manga est une lecture idéale pour les vacances !

 

 

 

 

gokicha

 

Gokicha de Rui Tamachi. – Komikku. – (cote manga Gokicha)

Des gags en quatre cases suivant les déboires d’un adorable petit cafard cherchant à se faire des amis parmi les humains… qui restent de marbre devant ses bonnes intentions et sa carapace noirâtre ! Ce manga vous invitera à regarder d’un autre œil ces compagnons d’infortune des chaleurs estivales !

 

 

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Transmetropolitan  de Warren Ellis. – Urban comics. –  (cote comics Transmetropolitan)

Destitution ou pas ? Nouvelle bourde ou nouvelle teinture ? C’est moins sur l’été que sur l’actu politique que nous vous proposons de surfer avec ce comics en 5 tomes. Suivez Spider Jerusalem, journaliste ultra-cynique, qui reprend du service pour suivre la prochaine élection du président US. Ce double d’Hunter S. Thompson pour ce qui est de la consommation de produits vitaminés vous fera rire ou crisser des (sans)dents dans ce futur déglingué et plus que jamais inégalitaire. Du très bon Warren Ellis pour une anticipation mordante !

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Chapelle Numérique, ou l’Histoire de la Chapelle à portée de clic

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Vous n’avez pas été sans remarquer, chers lecteurs, l’apparition au premier étage de la bibliothèque d’un étrange panonceau qui matérialise l’avènement de la Chapelle numérique.

Vous ne vous êtes probablement pas demandé de quoi il s’agit. La raison d’être de cet article est, cher lecteur, de répondre à votre manque criant de curiosité intellectuelle.

La Chapelle numérique est un fonds quartier.

Que dis-je! C’est une démarche philosophique. Un mode de vie ! Presque une religion. C’est la collecte et la mise en commun de ressources numérisées, libres de droits parce qu’elles sont tombées dans le domaine public ou parce que leurs auteurs en ont autorisé le partage.

La Chapelle numérique tente de rendre justice à un quartier qui présente plus de facettes que ne pourront jamais en compter toutes les boules du même nom. Ces collections numériques se doublent d’une collection physique, qui pour le moment vous abasourdira certainement plus par sa qualité que par son volume, et que vous pouvez retrouver précisément en dessous de l’étrange panonceau susmentionné, au premier étage de la bibliothèque.

Rapide tour d’horizon d’un fonds qui poursuit son irrésistible progression à l’instant même où vous lisez ces lignes.

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Sélectable de juin : Sport je t’aime, moi non plus

Coupe du monde de football, féminine ou des U20, Roland Garros, et bientôt la Grande Boucle et la Copa America, les évènements sportifs se multiplient : certains s’en réjouissent, d’autres se désolent, la plupart s’en fiche.

Dépassement de soi, spectacle à forte valeur pécuniaire, esprit d’équipe, individualisme effréné, ou encore phénomène social, le sport, aujourd’hui plus qu’hier, présente des profils pluriels.

Vous êtes plus crampes, ampoules et odeur de vieille chaussette, ou pento, strass et paillettes ? En bref, vous, c’est quoi votre dope ? Lire la suite

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Sélectable de mars : tous au jardin

Parce que c’est bientôt le printemps.

Parce que nous avons pleins de (beaux) livres sur les jardins que vous, lecteurs, n’avez pas encore trouvé dans notre bibliothèque.

Parce que nous avons pleins de livres pour apprendre à jardiner, à faire pousser un potager même sur votre balcon.

Parce que nous avons aussi des belles histoires qui parlent de jardin, de nature, de fleurs…

Ce mois-ci vous trouverez notre nouvelle « sélectable » sur le thème des jardins, du printemps, de la verdure, des plantes, des petites fleurs…

© William Morris. D’autres illustrations à découvrir ici

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Sélectable de février: Éros et Tlazolteotl sont sur un bateau

Depuis quelques jours, les crocs acérés du froid s’attaquent au tendre épiderme des parisiens et des parisiennes, et laissent leurs visages blêmes profondément meurtris. Dans les officines, les pharmaciens font recette en inondant les rebords de lavabo de tubes de crème réparatrice, onguents bienfaisants et autres baumes reconstituants.

Et voilà qu’au beau milieu de ce tableau désastreux, cher lecteur, chère lectrice, vous arborez en pleine rue, avec une outrecuidance tout bonnement renversante, un rose aux joues qui ferait passer Porcinet pour le grisâtre rejeton d’un Hippopotamidae.

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– Alors, ça là, n’est-ce pas ? Et ça là.
– Comme ça?- Non. Comme ça. Ça, là. N’est-ce pas ?
– Comme ça?
– Oui. Là c’est très bien. C’est très très bien, très très très bien.
– En effet, c’est épatant… Ah oui, c’est épatant mon amoureux. C’est vraiment épatant dois-je dire ! Vraiment. Merci infiniment.

Et pour cause : vous êtes tombé(e) sur la Sélectable de février de la bibliothèque Václav Havel. Février est ainsi un mois d’hiver, mais c’est aussi le printemps! On parle ici du printemps des amoureux et des amoureuses, d’Eros et de l’amour charnel, qui comme chacun sait mène directement à la luxure et au stupre si l’on ne prend garde et qu’on y prend goût.

C’est donc ainsi que vous vous réchauffez, cher lecteur, chère lectrice ? C’est directement des flammes de l’enfer (de la BNF) que vous tirez votre insolente vi-gueur alors que vos con-génères se retrouvent con-gelés? Il faut dire que les ouvrages auxquels on fait référence ici ont des propriétés (oserais-je dire: des vertus) des plus utiles pour qui sait les manipuler comme il se doit.

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« Ie fuis long d’Vn efpan, delicat, rond & blanc, Ayant deuers le bas la pointe vn peu groffette: Madame m’a fans ceffe, ou auoir me fouhaitte Entre fes jeunes doigts, ou aupres de fon flanc. »
– Moi je sais, moi je sais! une QUENOUILLE! »

Vous pourrez ainsi tranquillement lire dans le métro l’Énigme joyeuse pour les bons esprits, qui vous plongera dans la gravelosité la plus subtile, celle qui n’a pas l’air d’y toucher et qui s’accompagne d’illustrations tout ce qu’il y a de plus respectables, en conformité avec la morale et la discrétion qui sied aux lieux publics.

Bien sûr, vous retrouverez entre autres les œuvres licencieuses des auteurs des plus connus, que ces œuvres furent avouées ou désavouées (Baudelaire, Feydeau, Théophile Gauthier ou encore Verlaine). Vous y trouverez Sade (Justine), évidemment, mais aussi d’autre fameux érotomanes quelque peu rétifs à la pensée sadienne (l’anti-Justine).

Les plus curieux d’entre nous se tourneront vers l’espion libertin, ouvrage exceptionnel qui fournit d’exhaustifs renseignements sur les charmes offerts à Paris à l’aube du XIXème siècle, leur nature et leur prix, avec toutes les descriptions idoines à ce genre d’annuaire.

Avec la revue la grivoiserie parisienne, vous aurez droit aux réflexions de ‘Mylord l’Arsouille’, ‘Don Cleophas’, ou encore ‘Minette’, sur les mœurs amoureuses des parisiens au XIXème (ce qui nous donne quelques perles incompréhensibles du type « Les femmes séduisantes se divisent en deux catégories, les femmes qui rayonnent et celles qui absorbent. Les hommes de génie et les nigauds confondent presque toujours ces dernières avec les autres »).

Enfin, les amateurs de langue ne seront pas en reste (comment pourrait-il en être autrement ?) avec l’inénarrable Lady Chatterley’s Lover ou les memorias intimas de Jacqueline de R..

Et si la culpabilité ne vous ronge pas encore, vous saurez trouver le chemin de la bibliothèque pour y retrouver au rez-de-chaussée notre enfer bien à nous: d’autres romans, des bandes dessinées, des documentaires, des jeux vidéo et plus encore.

 … À emprunter sous le manteau!

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« – Donc si je comprends bien, on ne risque absolument rien à se procurer ces ouvrages licencieux?
-C’est ça, ABSOLUMENT rien »

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Sélectable de Janvier: Les nouvelles fantastiques du XIXème siècle, ou la bouillote du diable

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« – Madeleine, je vous le répète, en 2015 JE ME RASE CETTE MOUSTACHE!
– Mais voyons Aristide, nul besoin de vous emporter de la sorte… D’ailleurs ça revient à la mode à la halle Pajol »

En janvier, il y a ceux qui, encore pleins du pétillement des coupes qu’ils ont bues, prennent des résolutions qui s’évanouiront le lendemain comme des bulles de savon.

Et il y a ceux qui, comme nous, lassés de répéter bonne année et plus inspirés par le froid qui taille dans les chairs et la brume qui escamote à nos regards des paysages pourtant si familiers, préfèrent un bon conte à dormir debout, bien court et bien senti. Lire la suite

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SELECTABLE DE DECEMBRE : LE JOUR LE PLUS COURT

   Les jours raccourcissent, les premiers frimas viennent s’immiscer sournoisement sous votre couette. Les oiseaux ont fui vers de plus augustes landes et leurs pépiements, pourtant encore à vos oreilles insupportables au printemps dernier, aujourd’hui vous manquent tandis que vous tremblotez sous vos manteaux, écharpes et bonnets.

La météo est devenue encore plus déprimante que les infos qu’elle précède et qu’elle suit, et même Julien Lepers semble souffrir des grands froids. Son débit de parole s’est nettement ralenti, ses cartes sont gelées, les candidats moins prompts subissent les foudres de son mécontentement.

Bref. En un mot comme en cent(igrades), c’est l’hiver et l’hiver c’est pas top.

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L’hiver, tel qu’on le fantasme fréquemment, surtout après une prise de substance…

 

Heureusement, il reste la bibliothèque. Et, les choses sont quand même bien faites, avouez, la bibliothèque est maintenant chauffée, ce qui va vous permettre d’y venir décongeler les membres qui vous restent. Et, comme un bonheur n’arrive jamais seul, la machine à café est de nouveau opérationnelle et vous permettra de noyer votre déprime hivernale dans un délicieux cappuccino !

Mais ce n’est pas tout. Et non. Car nous sommes en décembre et qui dit décembre dit : sélectable de décembre. Comme nous sommes particulièrement facétieux nous avons choisi comme thème de cette 74ème sélectable (non en vrai c’est la quatrième.) : les formes courtes !

Mais une forme courte, vous demandez-vous, qu’est-ce donc ?

Petite explication :

Dans forme courte, il y a courte et il y a forme. Courte qualifie forme qui lui-même décrit l’objet avec une concision tout à fait remarquable. Une forme, du latin forma, est, selon Aristote (qui était Grec, vous saisissez la logique ?) une « configuration sensible, structure intelligente d’une chose. » Courte, du latin curtus, a elle pour définition, dans le cas qui nous intéresse : « qui a peu de durée »

Voilà.

Donc une forme courte c’est une structure qui est brève. Cela valait vraiment la peine de lire ce blog pour apprendre ça.

Quelques exemples pour clarifier:

En littérature une forme courte sera, par exemple, une nouvelle ou un conte. Au cinéma nous parlerons plutôt de court métrage. Dans tous ces cas c’est évidemment la concision qui est mise en avant.

Un exemple d'histoire courte : avec un chat. Édifiant.

Un exemple d’histoire courte : avec un chat. Édifiant.

Et, comme nous sommes en hiver et qu’en hiver les jours sont courts, nous vous proposons une sélection d’œuvres qui ont toutes en commun d’être courtes, vous commencez à saisir non ?

Pour découvrir cette sélection, rien de plus simple, elle se situe tout prêt de la porte d’entrée, nul besoin de parcourir les innombrables kilomètres de la bibliothèque. Et si vous êtes vraiment très flemmard sachez qu’il existe une brève sélection d’ouvrages courts sur nos liseuses, à demander à l’accueil, où téléchargeable à cette adresse !

En définitive, je viens de vous prouver que ce qui est court est bien. Et donc, pour pousser la logique jusqu’au bout je vais clore ce sujet ici, maintenant, avec un court dicton :

« Le plus court chemin d’un point à un autre, c’est encore de ne pas y aller » Woody Allen. Ah bah non tiens en fait c’est Philippe Geluck…

Olivier.

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Sélectable de novembre

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L’automne vient finalement de se décider à pointer son nez à Paris, les arbres jouent les strippers, l’air se fait plus humide et plus froid. Le vineux mois d’octobre est passé, les vendanges de Lutèce sont terminées, on a la pâteuse et un peu mal au crâne… Rien de tel, à ce stade, qu’un bon gueuleton pour se remettre d’aplomb.

SELECTABLESlivresSELECTABLESliseuseEt ça tombe bien, car si comme l’affirme Grimod de la Reynière et son Almanach des gourmands[pdf] « Chaque mois, en cuisine comme en volupté, à ses jouissances particulières », le mois de novembre n’est rien de moins que le mois gras, entendez par là que tout ou presque est disponible à profusion pour festoyer : « Les vendanges sont faites, les fruits sont cueillis, le gibier abonde, la viande de boucherie est saine et grasse, la volaille est grosse et succulente ; poulets, dindonneaux, canetons, pigeonneaux joignent à la fraîcheur de l’adolescence le fumet de la maturité. » (GASTERMANN, in Le Gastronome Français ou l’art de bien vivre).

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Pour mieux affronter, donc, ce saindoux de Novembre, la bibliothèque vous assiste en cuisine et à table, avec une Sélectable sur le thème du goût et de la gourmandise. Lire la suite

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Les sélectables débarquent à Václav Havel

A partir de septembre, venez découvrir chaque mois de nouvelles Sélectables préparées par vos bibliothécaires : des sélections thématiques croisées sur papier et au format numérique, d’une dizaine de titres sur chaque support, autour de thèmes qui suivront l’actualité de la bibliothèque.

Les ouvrages papier sont empruntables comme n’importe quel livre de la bibliothèque, et les supports numériques sont proposés comme sélection thématique pour les liseuses de la bibliothèque (ou les vôtres !) et seront téléchargeables au rez-de-chaussée de la bibliothèque sur notre bibliobox, ou directement de chez vous via notre cloud à cette adresse.

La première sélectable est dédiée au quartier de La Chapelle, et ça se passe ici pour en savoir plus.

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Sélectable de septembre: la Chapelle

À la Chapelle

Aristide Bruant – à la Chapelle, Gallica.bnf.fr

La première « Sélectable » de la bibliothèque est consacrée au quartier de la Chapelle.

Au fil des documents que nous vous avons sélectionnés, vous aurez peut-être l’occasion d’apprendre des choses sur le quartier que vous chérissez, qui avant d’être rattaché à Paris fût un village connu sous le nom de Chapelle-Sainte-Geneviève, Chapelle-Saint-Denis ou Chapelle-Franciade.

On se laissera conter les transformations du quartier qui nous habite, et notamment comment en une cinquantaine d’année la Chapelle Saint-Denis est passée d’une centaine d’âmes, à plus de 40000 habitants juste avant son annexion à Paris.

moulins de la chapelle

Extrait de la deuxième carte du Terrier de la maison St Lazare lès Paris, seigneurie de la Chapelle Saint-Denis [lieu dit les Couronnes] clos en 1780, Gallica.bnf.fr

On imaginera comment moulins et vignobles cédèrent peu à peu la place aux chemins de fer, usines et forges (Cordier) et aux flots d’ouvriers qui les accompagnaient (Louis), avant que ces mêmes entrepôts industriels n’en viennent à héberger des bâtiments HQE et des moustaches en guidon de vélo.

Bruant vous rappellera en chanson que Saint-Denis alimentait Paris en gaz via la Chapelle, refuge des « sans toit » de la capitale qui s’y retrouvaient pour se réchauffer les orteils.

On apprendra, dans les lignes de Bournon, que l’enclavement du quartier est une vieille histoire, et que bien avant l’arrivée des chemins de fer du Nord et de l’Est celui-ci était déjà strictement délimité par la rue des poissonniers à l’ouest et la rue d’Aubervilliers à l’est, qui marquaient respectivement les frontières du comté de Neuilly et du comté de Pantin.

Rendez-vous dès maintenant pour accéder à notre sélection de documents électroniques (à cette adresse).

Et rendez-vous le 10 Septembre à la bibliothèque pour une sélection de documents papier à emprunter avec votre carte de lecteur:

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