Le club des lecteurs avec Ali Zamir

Ali Zamir 01

Le samedi 15 octobre nous avons eu la chance de rencontrer Ali Zamir. Voici l’enregistrement de ce moment riche en discussions sur les femmes, la littérature, les langues, le monde de l’édition et la situation actuelle des Comores. Un grand moment de joie et de partage à (ré)écouter !

 

 

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Independence Day of the Reader’s Club

Un manifeste pour la liberté d’édition.

Mes très chers camarades indépendants,

Le 17 octobre dernier avait lieu le 7498ème comité pour l’indépendance de l’édition sis en salle Allegro de la bibliothèque Vaclav Havel, établissement connu pour être un soutien sans faille dans notre combat. Son opération dite de la « Rentrez des Indés » est en effet l’un des pivots de notre lutte indépendantiste et ce depuis pas moins d’à peu près 1 an selon la police corrompue, 1 an et demi selon les sources bien plus fiables de notre mouvement.

A cette occasion, épaulés par deux bibliothécaires d’une inestimable qualité, nous discutâmes avec force lecteurs de nos maisons d’éditions indépendantes et de l’incroyable mérite des écrits qu’elle s’efforcent de publier. Ce fut un moment de convivialité et d’échanges qu’hélas on ne vit plus que fort peu, en particulier depuis que Gallimard contrôle le monde en sous-main et que les enfants ont cessé de travailler dans les mines, ce qui fait qu’ils envahissent les espaces de la bibliothèque susnommée en glapissant d’étranges cris inintelligibles.

Mais avant de pousser plus avant la description de ce fabuleux comité, arrêtons-nous un instant sur l’édition indépendante.

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L’océan au bout du chemin de Neil Gaiman

voie des idés

Comment une mare peut elle se transformer en océan ? Comment une baby sitter qui plait trop à son père est une créature maléfique venue de la forêt ? Tout est une question de point de vue et peut-être d’âge, pense le narrateur qui se souvient de l’année de ses 7 ans….

Neil Gaiman plonge son lecteur au cœur des terreurs enfantines. A mi-chemin entre Edgar Poe et Tim Burton, il distille si bien le fantastique qu’il est difficile d’établir une frontière entre rêve et réalité. Il faut se laisser porter par la poésie de l’écriture…

Retrouvez ce livre dans nos collections : ICI !

Et les autres de l’auteur : 

L’étrange vie de Nobody Owens

Odd et les géants de glace

American Gods

Coraline

De bons présages

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John King – White Trash

John King est l’un des auteurs qui a le mieux décrit l’univers des londoniens blancs issus des classes sociales les plus basses. On doit notamment le remercier pour nous avoir appris a apprécié les hooligans grâce à ces précédents ouvrages Football Factory et Skinheads. Cette fois il a décidé de nous raconter une histoire a deux voix : Ruby, jeune infirmière issue de la classe populaire et qui vit dans une misère relative au milieu des drogués et des coups foireux ; M. Jeffreys, médecin riche, de bonne éducation et très cultivé qui vient d’être débarqué dans l’hôpital de la ville (qui ne sera jamais nommée).

Au lieu de dépeindre la dureté de l’univers hospitalier, John King a choisi de consacrer encore une fois son livre à la classe populaire, leurs rêves et conditions de vie, en y superposant une intrigue de thriller qui s’ajoute au fil des chapitres. La narration à deux voix, alternant un style cru et direct pour l’infirmière avec un style plus délicat et aéré pour le nanti, dilue malheureusement le propos social.

Et malheureusement, plus l’intrigue “policière” avance et plus l’on a l’impression de se trouver devant une mauvaise adaptation d’American Psycho.

Thomas

voie des idés

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Drift de Thierry Di Rollo

Dans un futur lointain, la terre n’est plus que l’ombre d’elle-même. Exsangue, clochardisée, et sous K.Beckin (une drogue de synthèse), sa population ne vit que la nuit ; les diurnes, de riches tueurs montés sur des mantes géantes donnent la chasse aux humains qui sortent le jour. Toute sa population ? Pas tout à fait : outre les diurnes, d’autres humains vivent sous le soleil. On les appelle les Justes, ce sont l’élite des terriens. Technologiquement améliorés (certains sont même immortels), ils vivent à l’écart de la plèbe, protégés, et ourdissent un départ imminent de cette Terre devenue désormais stérile par leur faute.

drift

Dans ce beau titre de science-fiction (vous l’aurez deviné), nous suivons Darker, cœur meurtri mais gâchette magique. Il brave le jour, ne sait plus où est sa place suite au décès de sa compagne, et embarquera malgré lui sur le Drift, vaisseau interstellaire titanesque construit par les Justes pour trouver une nouvelle Terre.

Di Rollo nous propose un texte de 340 pages où se mêlent différents thèmes de science fiction : post apocalyptique avec cette terre et son humanité ravagées, space opéra à bord de ce monumental vaisseau perdu entre les galaxies, et même cyberpunk avec la nano-technologie des Justes. L’auteur offre d’ailleurs ici un beau questionnement sur la solitude de l’homme immortel.

Une écriture dynamique qui tient en haleine, une intrigue originale et des environnements variés vraiment réussis, rien à redire : Drift est une belle pépite de SF dégotée pour la Voie des Indés !

Arthur

voie des idés

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Jeremiah Johnson, le Mangeur de foie de Raymond W. Thorp

Jeremiah

Ce texte de 280 pages retrace les péripéties et rudesses de la vie du trappeur Jeremiah Johnson : lutte ou vendetta contre les différentes tribus indiennes (Shoshonnes, Crows, Sioux, Utes etc.) et récolte de scalps qui les accompagne, chasse à la fourrure, survie aux rudes intempéries des Rocheuses, entretien quasi-fétichiste pour ses armes et solidarité avec les autres montagnards.

L’ouvrage, jusque dans sa narration, nous montre bien la construction d’une légende du folklore américain (propos rapportés, citation systématique des sources). L’écriture austère, très factuelle, ne s’embarrasse pas d’effets de style et le cynisme laconique des trappeurs peu diserts n’en est que plus mordant.

A mi-chemin entre le documentaire, la recherche universitaire et le mythe, Jeremiah Johnson le Mangeur de Foie vous transportera dans les Rocheuses de 1850, où la sauvagerie se fait légende. 

Arthur

voie des idés

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La vie rêvée de Rachel Waring de Stephen Benatar

Une lecture qui ne vous laissera pas indifférent : découvrez le quotidien de Rachel Waring alors qu’elle s’installe à Bristol dans un hôtel particulier du 18e siècle dont elle vient d’hériter. Finie la vie de vieille fille avec sa colocataire, Rachel, à 47 ans, veut concrétiser ses rêves. Elle se met à tourbillonner dans un nouvel univers, fait des mondanités, noue des amitiés et se plonge dans la rédaction d’un roman… Notaire, jardinier, pharmacien, pasteur, sont autant d’objets de fantasme pour la virginale Rachel, qui n’aspire qu’à connaitre l’amour et la sensualité. Elle l’a décidé, ce nouveau départ sera l’occasion d’exprimer son optimisme et de montrer à tous la femme « épatante » qui sommeille en elle !


Piégé dans les pensées de Rachel, le lecteur n’appréhende l’histoire qu’à travers ses considérations et impressions. Celle-ci étant prisonnière de ses illusions, c’est donc au lecteur de tenter de rétablir la vérité et de déceler les vraies intentions de son entourage. Ce qui est déroutant dans la lecture de ce roman introspectif, c’est le fossé qui semble se creuser entre la réalité et la « vie rêvée de Rachel ». Où est le vrai du faux ? L’imaginaire de Rachel, nourri de romances et comédies musicales du début du siècle dernier, s’emballe et c’est au fil des pages que l’on assiste à son glissement dans la folie.


Ne vous attendez pas pour autant à ce que cette descente aux enfers soit triste et morne. L’écriture est rythmée, l’optimisme de Rachel à toute épreuve et l’inconvenance de ses réactions donne lieu à des situations très cocasses. Car oui, il y a de l’humour dans ce texte, un humour noir qui, avec ces touches de cynisme, souligne à quel point les réactions de Rachel sont inadaptées et ce personnage qui pouvait sembler agaçant devient dès lors touchant. Stephen Benatar nous offre un roman psychologique toute en justesse et subtilité et nous permet de faire la rencontre d’une femme vraiment épatante !

Lisa et Emilie
Et en bonus : La playlist de Rachel
Editeur : Le tripode
Date de parution : 28/08/2014
Langue : Français
Format : grand format
Dimensions : 20,0 cm x 15,0 cm x 2,5 cm
ISBN-13 : 9782370550293
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L’île du point Némo de Jean-Marie Blas de Roblès

L’Ile du Point Nemo, s’ouvre sur le récit historique d’une bataille… de soldats de plomb !

Ce n’est que la première surprise d’une série de péripéties dont les rebondissements tiennent le lecteur en haleine d’un bout à l’autre de ce roman d’aventures palpitantes, foisonnant d’inventions.

Martial Canterel part avec son  vieil ami John Shylock Holmes rechercher un fabuleux diamant, l’Anankè qui a dérobé à Lady MacRae.  Accompagnés de Verity, la fille de Lady Mac Rae les voilà bientôt embarqués dans le Transsibérien à la poursuite du coupable.

En parallèle, on suit la mauvaise fortune d’Arnaud, le patron d’une fabrique de cigares du Périgord où se perpétue la tradition de la lecture à voix haute, obligé de mettre la clé sous la porte et dont la femme est plongée dans le coma. Son usine vient d’être rachetée par Monsieur Wang, un chinois pervers, directeur de B@bil Books, une entreprise spécialisée dans l’assemblage de liseuses numériques où travaillent Fabrice Petitbout, le geek abandonné par sa mère, et la belle Charlotte.

Mais il y a aussi Dieumercie Bonacieux le mari impuissant de Carmen qui invente pour lui les remèdes les plus extravagants, et beaucoup d’autres dont les histoires semblent au départ indépendantes mais que l’auteur imbrique au fil des chapitres pour nous conduire à la surprise finale.

On n’est jamais loin de L’île mystérieuse, de Vingt Mille Lieues sous les Mers, ou du  Crime de l’Orient Express…. Avec de nombreux clins d’œil littéraires, des mises en abyme vertigineuses,  des  traits d’humour, et une ironie décapante ce roman suscite aussi  en filigrane une réflexion sur la lecture et l’écriture, l’avenir du livre, la philosophie, l’écologie et la politique mondiale actuelle. A découvrir d’urgence !

 

 

 

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L’Affaire est dans le sac en papier

Cet article fait partie de l’opération La Voie des indés.

S’il y a bien une chose dont on peut être certain en refermant L’Affaire est dans le sac en papier, c’est que « le cadavre était mort ». Jean-Jacques de Tréfond-Trévise a été assassiné dans une pièce de son hôtel particulier du 79 rue des Cailloux-qui-Moussent, pièce dont la porte était verrouillée de l’intérieur et ne comportant aucune ouverture sur l’extérieur. Mais qui peut bien être l’assassin ? Le majordome, le valet de chambre, la cuisinière, la (très jeune) veuve, le neveu, le chauffeur, le jardinier, un nain ?
Lisez et vous le découvrirez peut-être.

       

Si vous cherchez un vrai roman policier passez votre chemin, mais si vous en avez ras-le-bol de ce genre littéraire plein de clichés et usé jusqu’à la corde, ce livre est fait pour vous.
Ici l’histoire du meurtre, la fameuse « Affaire », n’est qu’un prétexte à l’humour et à la dérision. L’auteur s’amuse avec les mots, avec la narration et surtout avec nous, lecteurs. Dès les premières pages, un pacte de lecture est suggéré : l’auteur connait nos préjugés, nos attentes, et il n’y répondra pas. A prendre ou à laisser. Parodique, loufoque, absurde, long et labyrinthique, ce roman mène partout et nulle part. Ce qui pourrait d’ailleurs agacer et/ou décourager un lecteur peu téméraire. Mais ce grand n’importe quoi a quelque chose de jouissif car, en s’affranchissant des codes narratifs, l’auteur nous rappelle à quel point l’écriture est liberté. Boll se lâche et signe un objet artistique à tout point de vue (exploitation des possibilités typographiques et de mise en page, illustrations), un premier roman en forme d’OVNI.

Du 4 novembre au 19 décembre, vous pourrez admirer à la bibliothèque une exposition des 20 dessins originaux de Boll à l’encre de chine représentant les personnages principaux. Mais ce n’est pas tout : l’auteur et Frédéric Martin des éditions Le Tripode seront présents le 20 novembre à 19h pour une rencontre autour de ce roman.

Emilie et Lisa

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The LP collection

Cet article fait parti de l’opération La Voie des indés.

Le concept de Laurent Schlitter et Patrick Claudet de présenter 50 LP de groupes totalement underground afin de réhabiliter la critique comme style littéraire est une belle réussite. A travers chaque texte on retrouve la ferveur qui a agité la presse musicale à une certaine époque. Au fil des critiques on retrouve cités Sonic Youth, Danger Mouse, Beach House mais aussi Shakespeare, Will Self ou Tarantino. Références tellement importantes qu’on retrouve un étrange glossaire à la fin du livre où sont répertoriées toutes les artistes cités.


Les deux auteurs pousseront leur concept jusqu’à proposer des compilations (http://thelpcompany.bandcamp.com) regroupant des reprises des morceaux cités dans le livre par d’autres groupes (Fauve, Holden…). Malgré cela on arrivera à se rendre compte, en lisant entre les lignes, de la supercherie. Toutes les histoires qui nous sont racontés sont de pures inventions. The LP Collection, la collection de Laurent et Patrick ou la volonté de réveiller les sens des lecteurs mais également de critiquer la surconsommation musicale aussi bien que l’élitisme des amateurs éclairés.

Thomas

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Journal de bord de l’Havel, samedi 18 octobre, 10h30

Déjà un an que le vaisseau Havel est à flot. Les vivres ne manquent pas et le moral est au beau fixe. Depuis quelques semaines, le navire a pris la Voie des Indés. Le club de lecture, sur le pont, s’apprête à augmenter la voilure en cette matinée où le soleil est haut, la mer calme, et les cookies savoureux.

voie des idés

Après avoir brièvement observé la carte marine dans sa cabine richement décorée, Caroline, la capitaine de ce beau voilier, a l’œil rivé sur la longue-vue.  Les quelques goélands qu’elle aperçoit au loin peinent à voler contre le vent. Bon signe : la brise se lève. La direction est toute trouvée : cap sur l’édition indépendante !

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Debout-payé de Gauz

Debout-payé

Debout-payé

Gauz

Le nouvel Attila

« DEBOUT-PAYÉ : désigne l’ensemble des métiers où il faut rester debout pour gagner sa pitance. Le métier de vigile est donc un debout-payé. »

Planté dans un magasin quelconque – Franprix de banlieue ou Séphora de désœuvrés –  le vigile, vêtu de noir, fait figure d’épouvantail. Le vigile n’a pas grand pouvoir, si ce n’est celui de dissuader, et si un vol est effectivement commis, que peut-il faire ? Courir après un énergumène qui aura quoi ? dérobé cinquante euros de marchandises à une grande fortune de France ? « (…) vigile est à la sécurité ce que la  “ vache qui rit” est au fromage. »

Debout-payé suit le périple d’Ossiri, étudiant ivoirien débarqué sans-papiers à Paris, devenu vigile grâce à ses relations. À travers la trajectoire particulière du jeune homme  – mise en perspective avec celle de ses parents et de ses camarades –,  Gauz, l’auteur, interroge l’immigration  africaine, l’accueil et le devenir en France, et par là-même les relations de celle-ci avec ses anciennes colonies. À la manière des allers-retours de tant de familles – partir, envoyer de l’argent au pays, revenir et envisager une meilleure situation, ou au contraire s’installer –, on déambule dans le temps et l’espace.

Le récit est ponctué d’interludes, énumérations de mille constats du vigile en poste : « Plus on s’éloigne de Paris, plus la peau des vigiles éclaircit vers le beurre. En province, loin, loin dans la France profonde, il paraît qu’il y a même des endroits où il y a des vigiles blancs. » S’il ne meurt pas d’ennui et d’indifférence, le vigile observe : car les mœurs consuméristes en disent bien long sur l’individu contemporain. Observer, c’est ce qu’a fait Gauz pour se distraire alors qu’il veillait sur les tee-shirts Camaïeu ou les produits cosmétiques, puisque lui-même fût Debout-payé.

Avec malice, Gauz épingle joyeusement nombre de travers contemporains et aborde l’immigration à Paris sous l’angle de l’histoire d’un métier qu’on se transmet : une planche de sauvetage autant qu’un plongeon dans les clichés. Un livre-mosaïque servi par une écriture nerveuse et un esprit mordant.

Eglantine

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Je peux écrire mon histoire ; itinéraire d’un jeune Afghan, de Kaboul à Mulhouse

Abdulmalik Faizi n’a pas 16 ans quand il doit quitter l’Afghanistan parce que presque toute sa famille a été assassinée par les talibans et que sa vie est menacée. Son oncle paye un passeur pour l’envoyer en Europe.

Abdulmalik Faizi nous raconte ici son périple de plusieurs mois pour arriver jusqu’en France où il vit aujourd’hui. Il va devoir passer par l’Iran, la Grèce et  l’Italie pour arriver en France. Les conditions dans lesquelles il voyage sont très difficiles, il va même risquer sa vie plusieurs fois.

La dernière partie du texte est dédiée à ses premiers mois en France, à Mulhouse, où il est tout d’abord protégé du fait qu’il est mineur et ainsi pris en charge et scolarisé. Il réussit d’ailleurs brillamment ses études. Malheureusement on lui refuse le statut de réfugié politique qu’il demande à sa majorité. Mais un élan de générosité autour de lui se met en place, il est soutenu notamment par ses professeurs et obtient la possibilité de rester en France pour faire ses études.

C’est une journaliste qui a rédigé ce témoignage qui est également illustré par des dessins en noir et blanc de Bearboz.

C’est un texte qui met en lumière les conditions terriblement difficiles que les réfugiés doivent endurer pour arriver en Europe. Ce récit nous fait prendre conscience des risques incensés que ces réfugiés doivent prendre. Il permet aussi d’en apprendre plus sur le système des passeurs.

On aimerait qu’à son arrivée en France, tout aille bien pour Abdulmalik mais ce qu’il raconte montre bien les difficultés que rencontrent les demandeurs d’asile sur notre territoire.

Si le texte a quelques maladresses et répétitions, il a le mérite de nous faire voir de l’intérieur ce que traversent ces réfugiés. C’est un texte dur mais plein d’espoir également pour ce jeune homme (qui vit désormais à Paris).

Delphine

Une interview du jeune auteur ici

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Vous êtes tous jaloux de mon jetpack de Tom Gauld

Recueil de strips écrits et dessinés par Tom Gauld pour le journal anglais « the Guardian » Vous êtes tous jaloux de mon Jetpack est un ouvrage à l’humour délicieusement anglais qui, hélas, ne fait pas mouche à chaque fois.

jetpack

Dans le registre de l’absurde et du non-sens, cet écossais amoureux de lettres, excelle et certains gags (où l’on trouve dans le désordre Shakespeare, Jane Austen, des robots et un bonhomme Flagada ( !)) sont si inattendus que l’éclat de rire stupéfait n’est jamais loin. D’autres, hélas, retombent comme si le Jetpack cher à l’auteur souffrait d’une avarie soudaine. Un très bon moment de lecture quand même !

http://s2.lemde.fr/image/2014/08/21/675x450/4474114_6_7e9d_un-dessin-extrait-de-vous-etes-tous-jaloux_3ac2771e483966ba81cee57e8c68f729.jpg

Une finesse en peu de cases, qui fait souvent mouche !

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Lettres de réclamation de la rentrée littéraire

LETTRE AU RESPONSABLE DE L’ OPÉRATION  RENTRÉE LITTÉRAIRE

MINISTÈRE DE LA CULTURE

DÉPARTEMENT LITTÉRATURE ET MARKETING

 MONSIEUR,

Une fois encore, telle un marronnier, et grâce à votre diligence que je reconnais  efficace, l’opération « Rentrée Littéraire »  a frappé. Oui, frappé, effectivement,  car pour moi, qui suis retraitée depuis quelque temps, non seulement, elle  n’a  pas « réveillé »  les enthousiasmes en  attente depuis la fin de l’été, mais elle a ravivé douloureusement  le traumatisme que je subis depuis ma mise à l’écart de la vie active.

En effet, toute rentrée , qu’elle soit littéraire ou  scolaire ou  d’autres collections, rentrée d’argent, ou encore rentrée…  à la maison,  souligne pour moi l’injustice douloureuse d’un brutal changement de vie, où je n’ai plus à rentrer chez moi puisque je n’en sors plus guère, que le terme même de « rentrées d’argent » m’est devenu un concept étrange,  et qu’enfin la rentrée scolaire ne me concerne plus  depuis  le dernier jour de mes lointaines  études. Pour tout dire, elle prend l’allure d’un rendez-vous redouté et terrifiant  au même titre que les impôts et autres dates fatidiques.

Ainsi,  au lieu de mobiliser un grand nombre de lecteurs potentiels, elle ne fait que stigmatiser  toute une population à laquelle  j’appartiens, insulte à la fois mon âge et mon statut social et, par le fait même, la  détourne de son objectif  qui se prétend noble car elle se veut culturelle  mais ne saurait cacher  ses fins mercantiles.

En conséquence, je me permettrai  de vous inciter à trouver un autre intitulé et, dans cette heureuse perspective, je me tiens à votre disposition pour participer au groupe d’échanges  et de consultations que vous auriez à constituer.

Recevez, Monsieur,  mes salutations distinguées.

MFO

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