Interview de Marina, écrivain public

photo-marina-fbkBonjour Marina,

Peux-tu nous décrire ton parcours et nous dire pourquoi tu as choisi de devenir écrivain public ?
Après le lycée je ne savais pas trop ce que je voulais faire. J’adorais la littérature, mais je savais que les études de lettres offraient peu de débouchés et je ne voulais pas être professeure. Je me suis dit que le droit était ce qui s’en rapprochait le plus. Je me suis donc inscrite en fac de droit, j’ai obtenu un master de juriste d’entreprise puis j’ai travaillé pendant un an en tant que consultante en droit du travail puis comme technicienne de greffe au Tribunal de Commerce de ma ville.
Quelle ville ?
C’était le Tribunal de Commerce de Douai (59), juriste en droit du travail, c’était à Nice. J’ai l’habitude des grands écarts géographiques. C’est durant cette expérience à Nice que j’ai eu le déclic, mon travail ne me faisait pas du tout vibrer. Passer 37 heures par semaine enfermée toujours dans le même bureau, avec nos codes du travail pour toute compagnie m’ennuyait. Les contacts que j’avais avec les clients se limitaient trop souvent aux mails et au téléphone, pour moi, ce n’était clairement pas suffisant. J’ai compris que j’avais besoin d’une activité au contact du public et/ou sur le terrain.

Tu manquais de contact humain ?
Oui, et l’écriture me manquait aussi. Je rédigeais des sanctions disciplinaires et des trames de contrats, mais cela ne mobilise aucune créativité. Je ne me voyais pas faire cela pendant 40 ans. Du coup j’ai cherché les métiers qui auraient pu me permettre d’allier écriture et relationnel et le métier d’écrivain public a surgi. Grâce à des recherches sur internet j’ai pu voir qu’il existait plusieurs formations, dont celle du CNED (Centre National d’Enseignement à Distance), à laquelle je me suis directement inscrite. J’ai vu qu’il y avait aussi une formation à Toulon en deux ans, et une à la Sorbonne en un an.
En sachant que l’exercice du métier d’écrivain public est complexifié par l’absence de réglementation qui rend difficile d’asseoir sa légitimité pour tout nouveau professionnel sur le marché, je me suis dit : « si tu veux te lancer là-dedans, c’est la Sorbonne ou rien. »

C’est justement une des questions que je voulais te poser : quelles sont les difficultés de ce métier, écrivain public ?
Il y en a beaucoup, mais la principale réside dans la non-réglementation du métier et le fait qu’il y ait beaucoup de bénévoles. Bon, c’est bien qu’il y ait des bénévoles, mais pour nous, écrivains publics professionnels, cela nous fait forcément du tort, et ils n’ont pas forcément les compétences que nous acquérons en formation. En général ces bénévoles, ce sont des personnes qui savent écrire, des professeurs de français, des retraités qui maîtrisent bien le français, des anciens journalistes. Mais savoir manier correctement le français ne signifie pas forcément maîtriser tous les codes de l’écrit, notamment ceux des correspondances administratives.

Ils n’ont pas forcément de compétences juridiques non plus.
Oui, mais les écrivains publics n’ont pas non plus de compétences juridiques normalement. Moi j’ai mes études de droit derrière, c’est forcément un plus, mais malgré tout, cela ne me permet pas de répondre à toutes les questions.

Mais tu sais où chercher…
Oui, savoir où chercher c’est un atout, c’est sûr, mais il est très fortement recommandé aux écrivains publics d’orienter les personnes vers les professionnels du droit plutôt que de jouer aux apprentis sorciers. Et puis il ne faut pas faire de concurrence déloyale aux métiers qui font du conseil en droit. Il ne s’agit pas de se mettre l’ordre des avocats à dos non plus.

Oui, c’est une profession qui souffre aussi du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Oui, toutes les professions libérales sont un peu en souffrance. C’est pour ça que je voulais passer le diplôme de la Sorbonne qui à mes yeux était celui qui me donnerait le plus de légitimité par la suite, même si cela nécessitait de réussir un concours fait d’un écrit et d’un oral…

Ah bon, il y a un concours pour accéder à cette formation ? Oui, c’est vrai que maintenant l’entrée à l’Université se fait par sélection.
Oui, au début il y a une présélection sur CV et lettre de motivation, et si on est retenu, on peut passer le concours, un écrit et un oral.
Qui consistent en quoi ?
L’écrit est un exercice qui ne paye pas de mine comme ça, mais que j’ai trouvé vraiment compliqué : le résumé de texte. J’ai un bac littéraire, je maîtrise le commentaire de texte mais le résumé de texte est un exercice très spécifique, il faut vraiment s’y préparer. Du coup je m’entraînais le soir chez moi en rentrant du boulot, et en continuant à suivre la formation CNED en parallèle. Je l’ai terminée en février et je m’en suis bien sortie, je suis contente.
Pour l’oral, il consiste en un entretien pendant lequel il vous faut convaincre le jury de vos motivations ainsi que de la solidité et la faisabilité de votre projet professionnel.
Je me disais qu’au pire des cas, si je ne réussissais pas le concours de la Sorbonne, j’aurais au moins la formation CNED, mais je savais que cela ne serait pas suffisant pour exercer. J’étais déterminée à repasser le concours l’année suivante si je le ratais.
Pour exercer à ton compte, ou dans une structure ?
Oui, enfin, cela suffira toujours pour exercer dans le sens où il n’y pas de réglementation de ce métier, il ne faut pas de diplôme aujourd’hui pour être écrivain public. Demain si tu veux être écrivain public, tu mets un petit panneau sur ta porte, tu te déclares en micro-entrepreneur et puis voilà, c’est tout, pas besoin de plus (en théorie du moins).

Tu exerces donc le métier d’écrivain public durant 7 mois à la bibliothèque Václav Havel, tout en suivant la formation de licence professionnelle de « Conseil en écriture professionnelle et privée » à Paris 3 Sorbonne Nouvelle.
Quelles sont les matières dispensées dans cette formation ?
Le panorama de matières proposées est aussi vaste que la pratique du métier, et c’est ce qui rend la formation si passionnante. On a notamment des ateliers d’écriture. Une pratique en vogue qui prend de plus en plus d’essor et devient un débouché pour l’écrivain public. Nous ne sommes pas formés à l’animation, mais on fait des ateliers d’écriture pour les vivre de l’intérieur, et après grâce aux stages, on peut s’essayer nous-mêmes à l’animation d’ateliers. Nous sommes formés à l’écriture biographique aussi, car de plus en plus de gens souhaitent écrire leur vie pour laisser une trace aux générations futures. On a des cours de rhétorique, parce que l’écrivain public peut faire des discours pour les hommes politiques mais aussi pour les particuliers à différentes occasions : les mariages, les enterrements, pots de départ… On étudie aussi tout ce qui a trait à l’intervention sociale (comme ce que je fais à la bibliothèque) : les règles de la correspondance administrative et personnelle, les demandes de logement, de mutuelle complémentaire… On s’exerce à la psychosociologie pour diriger les entretiens avec les usagers. Puisque nombre des étudiants de la formation souhaitent se lancer en libéral à la sortie, nous avons aussi des cours de création d’un cabinet libéral et beaucoup de cours de droit : droit pénal, droit de la famille, droit des étrangers, droit des contrats. Enfin il y a aussi des matières plus théoriques mais tout aussi passionnantes : littérature contemporaine, linguistique, sociologie de l’écriture… Des cours d’informatique viennent compléter notre malle à outil de professionnel de l’écrit en nous apprenant à utiliser toutes les fonctionnalités du traitement de texte et à créer des sites internet, utiles à ceux qui s’installeront à leur compte ou encore à ceux qui voudraient travailler au service des entreprises.
Ce mariage d’enseignements théoriques-pratiques fait tout l’intérêt de la formation, et puis nous avons les stages aussi, qui nous permettent de vivre le métier directement sur le terrain. Je regrette de ne pas avoir pu vivre la même chose en fac de droit.

La durée du stage est-elle aussi longue dans ta formation, ou bien c’est toi qui l’as voulu ?
On doit faire 420 heures de stage pratique obligatoirement.
C’est donc une formation professionnalisante, en fait.
Oui, exactement, mais c’est propre à la formation de la Sorbonne. À Toulon, le volume d’heures de stage exigées est beaucoup moins important (environ 140 heures). 420 heures, cela représente une charge conséquente de travail en parallèle des exigences de nos professeurs pour les cours, mais c’est aussi la force de cette formation. Chacun des stages effectués cette année a confirmé ma vocation.

C’est un métier de passion, n’est-ce pas ?
Oui, on peut le dire. Ce n’est pas avec le métier d’écrivain public que l’on fait fortune. Si on s’enrichit, c’est uniquement sur le plan humain : notre métier nous rapproche de notre domaine de prédilection (l’écriture), et c’est un métier qui a du sens surtout. Nous travaillons pour et avec l’humain. Nous sommes en permanence au contact des gens et la diversité de nos activités nous autorise aussi à faire preuve de créativité (par exemple lorsque nous intervenons comme biographes ou animateurs d’ateliers d’écriture).

Dans quelles structures pourras-tu et aimerais-tu exercer plus particulièrement, ou bien te mettras-tu à ton compte après tes études ?
C’est une grande question, car après avoir travaillé dans un tribunal de commerce, je n’ai pas très envie de monter une société.
Même avec le statut d’autoentrepreneur ?
Oh non, encore moins, ce statut est vraiment un gros piège. Mon expérience au tribunal de commerce ne me rend peut-être pas objective mais j’ai bien vu qu’à partir du moment où les charges deviennent exigibles, ça fait mal. Beaucoup de personnes mettent la clé sous la porte au bout de deux ans sans que l’activité n’ait jamais vraiment démarré.
Je pensais que ce statut permettait justement de faciliter la création d’entreprise pourtant.
Dans la théorie oui, le législateur a voulu faire de tous les Français des créateurs d’entreprises, mais en pratique, tout le monde n’a pas les compétences pour le devenir. Les questions fiscales et comptables sont lourdes, les personnes qui démarrent n’ont pas forcément les moyens de s’allier les services d’un expert comptable, et puis il faut réaliser les prestations sans jamais cesser de prospecter de nouveaux clients…. Je me sens trop jeune pour une telle responsabilité. Je suis plutôt dans l’optique de trouver un poste salarié. J’ai vu qu’en ce moment il y a pas mal d’offres d’emplois d’écrivain public ou de secrétaire particulier qui sortent justement dans la région de Nice et à Monaco. La mairie de Grenoble cherchait aussi à embaucher un écrivain public il y a peu. Il y a également la piste des associations d’aide aux personnes en difficulté sociale, comme Nouvelles voies.

En bibliothèque, cela dépend des mairies ?
J’adorerais travailler comme écrivain public en bibliothèque ; je suis une amoureuse inconditionnelle de lecture, cela me ferait un cadre passionnant par nature. Les bibliothèques ont aussi l’atout de fournir une « clientèle » aux profils très diversifiés. Je travaille également à la bibliothèque Louise Michel (dans le XXème arr.) et le public que j’y vois est complètement différent de celui d’ici, je trouve cette variété formidable. Finalement, je ne fais jamais vraiment la même chose.

Tu es en stage également à Louise Michel ? Combien as-tu d’heures de cours alors par semaine ?
J’ai deux jours de cours, soit 20h le jeudi et le vendredi, je travaille 9h à Václav Havel les mardis et mercredis, et 3h à Louise Michel le samedi. Le samedi après-midi j’anime un atelier d’écriture dans un café-restaurant. Je travaille également à la composition d’un recueil de témoignages de personnes non-binaires en genre, j’essaie de caler cette activité les autres jours et le week-end, quand les personnes sont disponibles, car elles travaillent aussi. Cela me fait une année bien chargée mais quand elle va se terminer, je vais avoir une sensation intense de vide.

Quels sont les horaires de ta permanence à la bibliothèque Václav Havel ?
Je travaille le mardi de 13h à 19h et le mercredi de 10h à 13h, jusqu’à la fin de mon stage mi-juin.

Quelles sont les qualités requises pour exercer cette profession ?
Capacités d’écoute et d’empathie, bienveillance. L’une des principales difficultés du métier, c’est de réussir à retranscrire les propos d’une personne de la façon la plus adaptée possible au contexte et au destinataire sans la trahir, sans déformer ce qu’elle veut dire. Cela nécessite donc une vraie écoute de fond, très attentive, et surtout, sans jugement. Plus vous établirez un lien de confiance avec la personne, un lien d’humain à humain, meilleur sera le rendu.
Malgré tout, j’ai compris qu’il ne fallait pas se montrer trop gentil non plus car certaines personnes ont tendance à en profiter, même si ce n’est pas conscient ni méchant, et deviennent un peu envahissantes. Il faut savoir poser ses limites, être gentil mais ferme pour prévenir les débordements, notamment hors du cadre professionnel. Je pense que le phénomène de transfert dont on parle souvent entre les psys et leurs clients est valable aussi pour l’écrivain public et sa clientèle.
Ils se confient trop ? Ils te prennent pour une assistance sociale?
Oui, il y a de cela aussi. D’un côté cela fait de la peine, ces situations m’ont alertée sur l’état lamentable de l’humain dans notre société… À la bibliothèque Louise Michel – où nous sommes deux écrivains publics – il y a deux trois personnes qui viennent uniquement pour parler. Chaque samedi, nous savons que nous allons les voir. Elles viennent toujours avec un petit courrier bidon à nous faire écrire, pour dire que, mais on sait bien qu’elles seraient parfaitement capables de le faire sans nous et que ce n’est qu’un prétexte pour nous voir. C’est leur rendez-vous de la semaine pour pouvoir discuter.
C’est un rôle du bibliothécaire également, il y a des gens pour qui le bibliothécaire est la seule personne à qui ils parlent dans la journée.
Cela ne m’étonne pas, c’est vraiment un gros problème de société, les gens ne se sentent pas suffisamment écoutés. Ils nous disent souvent comme cela fait du bien de trouver quelqu’un qui les « écoute enfin, car l’administration est très fermée ». Même nous, nous avons parfois du mal à joindre les services publics qui deviennent de plus en plus distants et froids, comme la CAF.
Ah oui ? Ils n’ont pas Qualiparis ?
Aucune idée. Même Pôle Emploi est parfois difficile à joindre selon les agences.
Cela dépend des villes aussi je pense.
Oui. Enfin, pour en revenir aux qualités du métier, il faut aussi des qualités rédactionnelles, et aimer le contact avec les gens. On voit des profils très différents, issus de tous les milieux, il faut savoir s’adapter. Une autre qualité – et aussi une mission de l’écrivain public à mon sens dans les permanences sociales – est de s’attacher à rendre les gens le plus autonomes possible. Lorsqu’on voit qu’ils seraient en mesure de faire certaines choses par eux-mêmes si quelqu’un leur montre comment faire, les aider à faire, et ne pas faire à leur place. J’essaye systématiquement d’apprendre aux usagers qui viennent me voir uniquement pour actualiser leurs droits auprès de Pôle Emploi à le faire eux-mêmes depuis chez eux, pour leur éviter le déplacement mais aussi d’être dépendants de mes jours de présence à la bibliothèque. Certains sont très contents que quelqu’un prenne le temps de leur expliquer, mais d’autres préfèrent toujours s’en remettre à moi et veulent continuer à se faire aider.

Quelles personnes sollicitent ton aide en tant qu’écrivain public, et que fais-tu pour elles ? Quels types d’écrits te demandent les lecteurs de la bibliothèque Václav Havel ?
A Václav Havel, il y a surtout un public de demandeurs d’asile et d’immigrés, j’ai donc beaucoup de questions en lien avec le droit des étrangers et leur insertion par le logement et par l’emploi.
Plus qu’à Louise Michel ?
Oui, à Louise Michel le public n’est pas le même, ce sont des gens en moins grande précarité. Les demandes se tournent davantage vers des problématiques concernant les impôts, la retraite, et des lettres de réclamation contre Free et d’autres sociétés commerciales.
Ici ce sont des choses plus basiques : demandes de RSA, de carte de transport solidarité, des demandes de logement aussi, mais plus spécifiquement pour les personnes sans abri ou demandeurs d’asile.

Tu les accompagnes dans tout leur parcours de demandeurs d’asile ?
Non, la plupart du temps quand ils viennent me voir ils ont déjà obtenu leur statut de demandeur d’asile ou la procédure est déjà en cours. Certains viennent me voir car ils n’arrivent pas à trouver d’assistante sociale. Je suis ennuyée de me dire qu’ils n’auront plus personne pour les suivre et les aider quand je vais partir.
Pour notre part nous les dirigeons aussi vers les CCAS des mairies, où ils peuvent être aidés, ainsi que vers des associations ou structures comme le BAAM (bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants).
Ah oui, mais pour tous ceux que j’accompagne dans la recherche d’emploi, il y aura un moment de flottement. Je fais les recherches avec eux sur internet puis je les aide à adapter leur lettre de motivation et leur CV à des entreprises ciblées.
Mais ce que j’ai en plus grand nombre, ce sont vraiment les demandes de logement de type ADOMA, les personnes que je reçois ici sont vraiment dans le besoin, beaucoup n’ont même pas de toit…
Oui, surtout que le Centre d’accueil des migrants de la Chapelle à côté ne suffit pas, et ne répond pas aux besoins de tous les jeunes Érythréens et Somaliens qui vivent dans les rues du quartier et qu’on peut difficilement aider car ils sont dits « Dublinés » [ils ne peuvent demander l’asile que dans le premier pays européen où ils sont arrivés].
Oui, c’est un des aspects du métier les plus durs, c’est terrible de rentrer chez moi en pensant que je ne peux rien de plus pour eux, qu’ils vont passer une nuit de plus à la rue.
Oui mais tu vois, il y a trois Afghans arrivés en décembre qui sont venus me voir chaque semaine, ainsi que mes collègues, pour demander de l’aide pour se loger, ils sont venus enfin me dire il y a quelques jours qu’ils allaient avoir une place en centre d’accueil.
Ah oui, là ça fait du bien ! Mais les associations d’aide aux étrangers sont submergées par le nombre et le manque de moyens. Cela fait de la peine, d’autant qu’avec les problèmes à Calais, de plus en plus de gens arrivent dans le Nord-Est de Paris.

Ta présence est essentielle à la bibliothèque, car nous ne sommes pas, nous bibliothécaires, à même de répondre à toutes les demandes des publics « en précarité sociale » que nous accueillons chaque jour. Aussi comment perçois-tu le rôle des bibliothèques suite à ton expérience à Václav Havel ?
Mon stage m’a fait prendre conscience du rôle capital des bibliothèques dans la vie d’un quartier. Ce ne sont pas que des lieux culturels, elles sont créatrices de lien social et ont aussi un rôle important à jouer dans le maintien de ce lien. Je vois souvent les mêmes têtes qui passent devant la permanence et ça me fait sourire, parce que je sais que vous les connaissez bien. Quand je discute avec les usagers, je me rends compte que la bibliothèque est un repère pour eux.
Oui, c’est vrai, il y a aussi des personnes âgées qui viennent chaque semaine, et une de nos lectrices les plus fidèles, âgée de 81 ans, m’a dit « Pour moi, la bibliothèque c’est tout ».
C’est vrai que pour des personnes comme cette dame, la bibliothèque est vitale, elle lui permet de rencontrer des personnes à qui parler et qui partagent au moins l’un de ses centres d’intérêt : la lecture. Ici les gens peuvent parler, se confier, ils se sentent écoutés, c’est bien.
En effet, pour moi qui travaillais en bibliothèque universitaire, c’est totalement nouveau, bien que nous avions quelques étudiants sans papiers que j’ai pu un peu aider, mais nous ne pouvions pas grand-chose pour les étudiants en précarité, plus ou moins nombreux selon les sections.
Oui, il y a beaucoup de misère parmi les étudiants également, c’est un fait.

Qu’est-ce que cette expérience à la bibliothèque t’a apporté dans ton projet de devenir écrivain public ?
Beaucoup de choses. C’est une expérience totalement différente d’écrire ici, avec une personne en chair et en os devant soi – parfois très bavarde alors que je compose – que de rédiger un devoir pour le CNED depuis chez moi pour un usager fictif. Cela m’a aidée à renforcer ma concentration, mais aussi à savoir aller à l’essentiel dans l’entretien comme dans le cœur du courrier.
Tu prends des notes ?
Oui, toujours.
Sur ton ordinateur ?
Cela dépend, c’est au feeling, parfois je prends des notes à l’ordinateur, mais je préfère écrire à la main en fait.
Parmi les autres choses que cette expérience m’a apportées, il y a aussi le fait de voir tout ce qui peut être demandé à un écrivain public au contact d’un public précarisé. Avant de travailler à la bibliothèque Václav Havel, je n’aurais jamais pensé fréquenter des réfugiés d’aussi près et je trouve cela génial. Je vois trop d’horreurs et de bêtises à leur sujet sur internet, sur Facebook. Cette expérience concrète me permet de démanteler les préjugés dans mon entourage. Il faut que les gens arrêtent de croire tout ce qu’ils lisent sur internet sans prendre la peine de vérifier les sources. Non un réfugié ne gagne pas 1000 euros par mois, loin de là ! Je peux l’affirmer parce que je m’occupe de leurs papiers. Ils sont aussi tellement respectueux, tellement reconnaissants du peu que l’on peut faire pour eux…
Oui, moi aussi, qui travaille là depuis peu, je me rends compte qu’ils sont très cultivés ; comme je l’ai lu, les gens qui parviennent à émigrer, ont quelques moyens, ont fait des études et espèrent s’en sortir par le travail ici, parfois faire venir leur famille.
Oui, complètement. Ce stage est autant une expérience professionnelle qu’une expérience humaine. La plupart des gens que je vois sont bien plus jeunes que moi et pourtant, je sais que je ne connaîtrais pas dans ma vie la moitié de ce qu’ils ont déjà vu (du moins je l’espère !). Ils ont eu des existences très dures, comme ceux qui viennent de Syrie qui ont vécu sous les bombes. Quand je les entends me parler de leur « vie d’avant », je me dis que vraiment on n’a pas eu la même enfance, la même jeunesse, c’est un autre monde.

Peut-on dire « écrivaine publique » au féminin ?
Ah mais oui 🙂 , on le peut ! Cela a été un grand débat dans ma promotion, des collègues ne trouvent pas le mot « écrivaine » très beau parce qu’il y a « vaine » dedans, mais je pense que c’est une question de sonorité et d’habitude. Je suis pour l’adoption sans restriction du langage inclusif et la féminisation des noms de métiers, comme professeure, auteure, on s’y habitue.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton métier ?
La diversité de missions qu’il offre : le travail social, la biographie, l’animation d’ateliers d’écriture (pouvant eux-mêmes se réaliser dans des structures très diverses avec des publics très différents), et sa richesse humaine. Je fais des rencontres très variées, parfois extraordinaires. Je ne fais jamais la même chose, cela me change beaucoup du métier de juriste. Dans une seule journée, j’ai des demandes très diverses : CV, lettre de motivation, un courrier personnel qu’une vieille dame souhaite envoyer à l’une de ses amies, un courrier de réclamation à une banque, quelqu’un qui me demande de relire ses poèmes pour corriger les fautes et lui faire un retour sur le style, quelqu’un d’autre qui me demande de l’aider dans la mise en page de son mémoire d’études. Diversité et humanité, voilà ce qui me plaît.

Tu vas beaucoup nous manquer.
Vous aussi vous allez me manquer, d’autant que je m’attache beaucoup aux gens, trop vite peut-être. C’est une année si passionnante que j’ai l’impression que tout ce que je vais faire après ne pourra jamais être aussi stimulant. Bon, je n’ai pratiquement plus aucune vie sociale – ma vie sociale c’est vous, les équipes des deux bibliothèques, le public, mes camarades de promotion et les participants de mes ateliers d’écriture. Je suis tout le temps en stage, dans mes partiels, les ateliers à préparer, j’ai le cerveau constamment en ébullition et j’ai l’impression qu’il se surpasse. Je m’étonne moi-même et je sais que je ne pourrais pas retrouver cet épanouissement en reprenant un travail classique, qu’on exerce enfermé 35h dans le même bureau. J’aimerais travailler dans plusieurs structures, pour que ce soit enrichissant, et que cela me permette de rencontrer des gens différents.

Eh bien, Marina, je te souhaite bonne chance pour la suite.
Merci 🙂

Maintenant veux-tu bien répondre à une partie du questionnaire de Marcel Proust ?
Allons-y !

Mon occupation préférée. 
Écrire.

Mon rêve de bonheur. 
C’est difficile pour moi de répondre à cette question car je pense que le bonheur n’est pas un objectif à atteindre, mais une manière de vivre.

Ce que je voudrais être. 
Écrivain. Oui, tout court cette fois. J’écris depuis très longtemps.
Tu veux écrire des romans ?
Oui, des romans, de science-fiction, du fantastique. Si je pouvais être écrivain en plus d’écrivain public ce serait génial.

Le pays où je désirerais vivre.
J’adore l’Italie, surtout Rome. J’ai une passion démesurée pour la Rome antique. Je n’y suis jamais allée mais je rêve de m’y promener, de voir le forum romain, les ruines…
Bah, tous les chemins mènent à Rome !
Oui 🙂 🙂 . Bon je sais que la ville est très très catholique, avec la présence du Vatican, le catholicisme est très présent, etc., cela ne m’attire pas trop, mais la ville doit être très jolie et ces fameuses ruines doivent vraiment valoir le voyage.
La cuisine italienne aussi !

La couleur que je préfère. 
Le violet.

La fleur que j’aime. 
Aucun don pour la botanique, je passe !

L’oiseau que je préfère. 
La pie. J’adore cet oiseau, je le trouve magnifique, et puis on dit qu’il est très intelligent.

Mes auteurs favoris en prose. 
Il y en a pas mal. Déjà j’aime J. Kate Rowling, pour tout l’univers qu’elle a développé dans Harry Potter. L’imagination de cette auteure me laissera toujours estomaquée.
J’apprécie également Anne Rice et ses Chroniques des vampires, elle a transcendé ce genre en lui donnant une dimension grandiose et magnifique.
Enfin, il y a Bernard Werber, mon chouchou. Il est connu pour La Trilogie des fourmis mais ce n’est pas mon œuvre préférée. Je préfère Troisième Humanité et surtout L’Empire des anges et Le Cycle des Dieux. Son écriture est pleine d’humour et fait  réfléchir sur notre monde. C’est quelqu’un qui tire l’humanité vers le haut avec ses romans. Je vais le voir le 27 mai, au Théâtre des Feux de la Rampe, il fait une master-classe de création et de construction d’un roman, j’ai hâte !

Mes poètes préférés.
Charles Baudelaire, sans hésitation.

Mes héros dans la fiction (littérature et cinéma)
Là sur le coup, aucun ne vient.

Mes héroïnes favorites dans la fiction (littérature et cinéma)
Hermione [Harry Potter] est la première qui me vient, mais il y en a beaucoup trop pour toutes les citer… (Katniss Everdeen [Hunger Games], Antigone, Esméralda [Notre Dame de Paris]…)

Mes héros dans la vie réelle. 
Paul Watson, l’écologiste, le capitaine du Sea Shepherd. C’est l’un des fondateurs de Greenpeace. Il a quitté Greenpeace parce qu’il n’appréciait pas ce que devenait l’association, il trouvait que les lourdeurs bureaucratiques l’empêchaient d’être réellement efficace dans ses actions, alors il a décidé d’agir de son côté. Avec son navire, le Sea Shepherd, et ses hommes d’équipage, il parcourt le globe pour protéger les océans. C’est l’un des plus ardents défenseurs des baleines, il s’est mis le Japon à dos en sabotant leurs chasses (chasses totalement illégales car le Japon, comme la Norvège, avait signé un accord stipulant qu’il ne chasserait plus de baleines. Mais aucun de ces pays ne respecte cet engagement). Watson lutte aussi contre le massacre des dauphins aux îles Féroé au Danemark, contre celui des requins, prisés pour leurs nageoires et leurs ailerons, contre celui des phoques et de leurs petits. En fait, Watson combat toutes les activités qui dégradent l’océan et sa biodiversité, et lui et son équipage prennent chaque fois des risques immenses. Non seulement ils partent en mer durant des mois pour mener leurs actions, mais ils se font des ennemis puissants dans les divers milieux politiques et parmi les mafias qui profitent des bénéfices engendrés par ces massacres… J’admire son courage et son dévouement. On le surnomme le Pirate des mers car il n’hésite pas à aller à l’abordage des bateaux hors la loi. Son équipage a une règle d’or : jamais de victimes humaines, par contre, sur le matériel, on peut se lâcher. Si les braconniers refusent de se rendre, le Sea Shepherd immobilise leurs bateaux en utilisant des canons à eau pour noyer les moteurs ou les coule. Le groupe Tryo a fait une superbe chanson en son hommage, intitulée « Watson ». C’est une chanson récente, la France vient de lui accorder l’asile. Il vit à Paris car il est recherché par le Japon et il sait que s’il reprend la mer, il se fera arrêter.
Il leur laisse des radeaux quand même ?
Il ne les laisse pas mourir, c’est un sacré homme ! Son combat est de plus en plus médiatisé, même le président du Costa-Rica fait appel à lui pour lutter contre les braconniers à la place des autorités du pays, insuffisamment équipées ou corrompues. Watson essaye d’éveiller les consciences, de faire comprendre au monde que l’océan est le poumon de la Terre et qu’en le maltraitant, l’espèce humaine compromet sa propre survie. Rob Stewart qui défendait les requins est mort en janvier 2017 et Paul Watson est un peu le dernier rempart qui se dresse entre l’avidité des Hommes et l’océan… Le dernier gardien.

Mes héroïnes dans l’histoire.
Louise Michel et Cléopâtre.

Mes compositeurs préférés.  
J’adore Matthew Bellamy, de Muse, Hans Zimmer, ses musiques de film sont magnifiques, ainsi que John Williams.
Quand j’écris j’aime beaucoup écouter de la musique classique, Vivaldi, Chopin…
Dans ta permanence ?
Non chez moi, cela fait très longtemps que j’écris. J’ai même tenu un site collaboratif d’écriture durant 8 ans mais j’ai décroché car je n’avais plus le temps de m’en occuper. Je ne sais pas si je vais m’y remettre, c’est une activité chronophage et j’ai peur que cela m’entrave dans l’écriture de mes propres fictions.
Oh mais tu trouveras un petit rythme de carrière !
🙂 🙂 🙂

Mes peintres favoris.  
Je n’y connais pas grand-chose en peinture, mais en général je suis fascinée par les tableaux de Dali.

Mes noms favoris.  
Mes noms ?
Oui, je pense que Marcel Proust pensait à des noms communs.
Il n’y a pas longtemps, j’ai subitement trouvé que le mot « mathématiques » est magnifique, pourtant les maths et moi, c’est une haine de longue date, mais le mot entier est beau, ne me demande pas pourquoi. À question bizarre, réponse bizarre !

Personnages historiques que je méprise le plus.  
D’après ce que j’ai appris en cours, je déteste Robespierre, la Terreur.
Je n’aime pas Napoléon non plus. L’un de mes amis l’adore, cela donne des discussions parfois animées…
Pourtant il est important pour le droit et a fait de grandes choses pour l’administration de la France…
Oui, c’est le père du Code civil, en effet.

Je déteste Louis XIV aussi. L’histoire de l’Homme au masque de fer me passionne et qui qu’ait pu être ce prisonnier, Louis XIV a une énorme part de responsabilité dans son destin misérable. C’était un roi très égoïste, très vaniteux. Je n’arrive pas à l’apprécier mais je peux comprendre qu’on admire la grandeur dont il a paré son siècle.
Oui, quand même, la culture classique, que j’aime beaucoup moi, Racine, Molière, la Fontaine… Je ne suis pas du tout royaliste, au contraire… Tu as vu le film Le Roi Danse, qui retrace la vie de Lully ? Louis XIV tout jeune est joué par Benoît Magimel, en danseur tout couvert d’or. Je le trouve touchant là, c’est un chouette film quand même. Sinon c’est un personnage abject, c’est clair. Bon voilà, c’est l’Histoire !
🙂

Ma devise.
La même que celle de Walt Disney : « Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire ».

Merci beaucoup Marina !

(interviewée par Cecilia, sur une idée de Lionel)

 

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Le festival Numok à la bib’ Havel : demandez le programme !

Le Numok, c’est quoi ?

C’est le festival numériques des bibliothèques de la ville de Paris, pardi ! Et c’est la seconde édition, et ouais !

Numok  proposera à tous, petits ou grands, novices ou hyperconnectés, de venir bidouiller, s’amuser et se laisser surprendre ! Qu’est-ce qu’on vous propose chez nous ? Voilà le programme !

Atelier découverte et création de jeux de société

Dans le cadre du festival NUMOK, Dcalk propose trois temps sur 3 jours pour découvrir le jeu de société autrement.

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DCALK, notre partenaire pour le Numok !

Le mardi 18 octobre à 17h30 on vous proposera de faire un petit tour du côté de l’historique des dispositifs de partage de ressources nomades existants, en lien avec le domaine du jeu : DeadDrop, Geocache… mais également d’aborder la question de comment partager ces contenus de manière libre : licences ouvertes et libres, contenus open-source.

Ce qui nous amènera tout naturellement à vous introduire au projet Ludobox : la ludothèque numérique, porté par l’association depuis maintenant plus d’un an. Inspiré des projets Piratebox et Bibliobox, ce dispositif permet de partager et d’échanger des ressources concernant le jeux de société : jeux en print & play (j’imprime, je joue), ressources bibliographiques, pièces imprimables ou réalisables avec une imprimante 3D ou découpeuse laser, tutoriel de création… Un temps sera prévu pour ceux qui le souhaitent pour tester et jouer avec les jeux contenus dans la Ludobox.

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Création d’un jeu de société avec des pièces en 3D !

Les journées du mercredi et jeudi seront consacrées de 15h à 19h à la création de jeux. Les habitant(e)s du quartier et les curieux(ses) sont invité(e)s à créer un ou plusieurs jeux sur une thématique propre au quartier Marx Dormoy. Pas besoin d’être spécialiste du jeu, Dcalk vous propose sur ces deux jours tous les outils nécessaires pour vous glisser dans la peau d’un créateur(atrice) professionnel(le) de jeux de société.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Atelier Friispray

Samedi 15 octobre à 16h

Vous qui avez toujours voulu tagger sans jamais oser, venez vous éclater virtuellement. A l’aide d’une bombe LED et d’un vidéoprojecteur, dessinez comme vous voulez ! A pratiquer seul ou en famille !

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Vandale du numérique !

Après une séance d’initiation au graffiti à 14h avec Seth One, place au numérique avec Friispray, un logiciel de graff numérique sur écran géant !

Entrée libre dans la limite des 12 places disponibles

Atelier aurasma et cie

Samedi 29 octobre à 10h30

Réalisation de critiques littéraires en réalité augmentée ou sous une autre forme autour de la Voie des indés ! Grâce à l’application Aurasma, votre texte prend vie et s’anime sous vos yeux.

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Tadam, magie !

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Etre youtubeur, c’est quoi ?

Samedi 29 octobre à 19h à l’auberge de jeunesse Yves Robert, à côté de la bibliothèque.

Comment est-ce qu’on devient un youtubeur ? Comment faire si moi aussi je veux devenir youtubeur ?

Des questions que beaucoup de personnes se posent ! Pour y répondre, plusieurs vidéastes/youtubeurs  nous présenteront leurs parcours, leurs activités et les problématiques liées à leur passion. Avec :

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Naya, chroniqueuse société, culture, livre, cinéma et série et membre du collectif the Nerdies factory.

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Mr Méa, youtubeur jeux vidéo, BD et comics, également intéressé par les questions d’adaptation films/jeux vidéo.

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Dorian, anciennement co-auteur, co-présentateur du 3615 Usul et auteur présentateur de « Merci Dorian, traitant de sujets autour du monde du jeu vidéo.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Le Numok, c’est plus de 200 animations gratuites dans une quarantaine de bibliothèques ! Si vous voulez plus de renseignements, allez sur le site https://bibliotheques.paris.fr/Numok/

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Cultures urbaines : demandez le programme !

« Ambiance scandale, danse de vandales
Sent d’où vient la chaleur
Gloire à l’art de rue
DJ, Breaker, Bboy, Graffeur, Beatbox
Jusqu’au bout art de rue !  » Fonky family – Art de Rue

Cultures urbaines, Kézako ?

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Des graffitis partout dans l’quartier !

Tout commence dans les années 80. Inspiré par les States, de par sa mixité sociale et sa densité, le quartier de la Chapelle devient un important foyer de cultures urbaines : Graffiti, Rap, Slam, Hip-hop, Human beatbox, Danses urbaines, Street art,  les disciplines sont nombreuses !

La rue devient à la fois le lieu d’expression et la source d’expression des artistes de ses différentes disciplines : pas. Les valeurs ? Respect, partage et échange. Pas de séparation avec le public qu’ils touchent, le contact est direct et authentique.

L’objectif de notre cycle est de faire découvrir un éventail de toutes ces disciplines qui font parties de l’identité de notre quartier et même de les pratiquer. Qui sait, il y a peut être une Bgirl ou un Bboy qui sommeille en vous !

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Démonstration et initiation Glisse

Samedi 17 septembre à 15h30

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Paris18 en force ! Les skaters sont dans la place !

Venez découvrir le monde de la glisse avec l’Espace Glisse Paris 18, le plus grand skate park couvert en France dédié au roller, au skate, au BMX et à la trottinette.

 

Balade Street art

Samedi 24 septembre à 15h30

Parcours

Kashink et Vhils

Vous ne voyez pas la différence entre un graff et les dessins de votre petit cousin ? Entre un blaze et un tag ? Vous avez envie de connaître un peu les spots street art du quartier ?

Venez vous balader avec nous pour vous initier au genre à travers les œuvres du quartier La Chapelle !

 

Initiation au Parkour

Samedi 1er octobre à 15h30

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YOLO !!! Yamakasi style !

Le parkour est une activité physique qui se pratique dans un milieu urbain et qui consiste à franchir des obstacles grâce à la course, le saut, l’escalade, etc. L’association Parkour Paris vous proposera une initiation à ce sport extrême !

Dans la limite des douze places disponibles, à partir de 10 ans

 

La Naissance du hip-hop en France

Rencontre avec Vincent Piolet

Samedi 8 octobre à 15h30

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Rap commercial, rap conscient, rap gangsta ou rap hardcore… Tout le monde connait aujourd’hui ce style musical. Parfois cliché et dans tous les cas assimilé aux habitants des « quartiers ». Vincent Piolet nous ramène 40 ans en arrière, date à laquelle des « frenchies » découvrent le Hip-Hop d’Ice T et les block party d’Africa Bambaataa aux États-Unis. Commence l’odyssée alors du rap en France. Un seul mot d’ordre pour cette rencontre « Peace, love, unity and having fun » !

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

Ateliers Graff

Samedi 15 octobre à 14h

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Seth One

Avec l’artiste Seth One : initiation au graffiti sur papier

puis sur le logiciel Friispray !

Samedi 22 octobre à 13h

Toujours avec Seth One, réalisation d’une œuvre collective sur toile !

 

Initiation au human Beatbox

Samedi 5 novembre à 14h

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L’école du micro d’argent

Le Human Beatbox consiste à imiter des instruments de musique, principalement les percussions grâce à sa voix. Cet art vocal existe dans de nombreux pays et se pratique à cappella.

Paul Vignes qui organise des Jam Session Beatbox au centre Barbara Fleury Goutte d’or proposera une démonstration suivie d’une initiation à cette performance.

Atelier adressé aux personnes entre 10 et 25 ans

 

Tournoi Just Dance et Sing Star spécial Hip-Hop !

Samedi 5 novembre à 16h

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Venez danser, chanter et bouger au rythme des sons rap, hip hop et funk !

Sur inscription, à partir de 8 ans

That’s all, folks ! Et retrouvez toutes nos animations et ateliers dans Que faire à Paris !

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Genre et mixité dans l’espace jeu vidéo

Article un peu spécial pour une fois, nous laissons la main à Colin Sidre, qui nous livre son impression et son point de vue sur le jeu vidéo dans notre bibliothèque :

Dans le cadre d’un stage de trois semaines réalisé à la bibliothèque Václav Havel, j’ai pu réfléchir à la problématique du genre et du jeu vidéo, et à la question de la mixité dans l’espace jeu vidéo de la bibliothèque. Cet article est un retour sur plusieurs réflexions que j’ai pu mener, et propositions que j’ai pu faire à l’établissement.

Les dernières années ont vu se multiplier les questionnements sur la question du genre dans le jeu vidéo, en particulier les réflexions sur la place des femmes dans les jeux et dans l’industrie. Dans un très gros dossier paru en ligne il y a quelques années, la blogueuse et développeuse Mar_Lard mettait l’accent sur l’importance du sexisme dans les communautés de joueurs, ou dans la manière dont les créateurs de jeux vidéo dépeignent leurs personnages féminins. Ces thématiques restent encore largement d’actualité aujourd’hui : les derniers mois ont vu de vastes campagnes de harcèlement en ligne être lancées, aux États-Unis, contre des développeuses ou des critiques qui réfléchissent à la place des femmes dans le jeu vidéo.

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Expérimentez le jeu vidéo

Voilà maintenant un peu plus d’un an que la bibliothèque a ouvert ses portes. Attendu au tournant sur les jeux vidéo, nous avons développé tout un tas d’animations et de partenariats sans vraiment rentrer dans un thème précis. C’est aujourd’hui chose faite avec le cycle, deux points, ouvrez les guillemets Expérimentez le jeu vidéo.

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Vous ne tirerez rien de bon de cette expérience par exemple

 

Le cycle aura pour but d’appréhender le jeu vidéo sous un autre angle, en montrant la diversité des créations et en offrant des perspectives différentes.
Ce coup-ci, on va moins jouer (un peu tout de même faut pas déconner), on va plus parler, tester, théoriser, échanger ensemble.

De fin janvier à fin mars la bibliothèque accueillera différents intervenants, pour des thématiques variées. Nous aurons une Masterclass autour de la pratique du Speedrun (c’est quoi ce mot barbare ?), une conférence intitulée « Jouer un peu, beaucoup, beaucoup trop », une exposition jouable (je vous avais dit qu’on jouerait) des étudiants de Isart Digital et nous finirons avec les jeux alternatifs du collectif Alineaire (que nous avons déjà reçu à la bibliothèque il y a quelques mois).

Et la bonne nouvelle dans tout ça, c’est que c’est gratuit !

Venez, on va se marrer.

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Toutes les bonnes choses et ce stage ont une fin [Jour 5]

Aujourd’hui, je commence encore à 10h mais la fin de mon stage s’annonce. C’est excitée mais un peu triste que je commence ma journée.

Chocolat chaud que m’a servi Lisa

 

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Moi ?! Je suis stagiaire.[Jour 4]

Le bureau de Mélanie que l’on m’a prêté pour mon stage

Aujourd’hui, j’ai aussi commencé à 10h. Le vendredi matin, c’est le grand rangement et les stagiaires doivent s’y mettre aussi ! J’ai rangé au premier étage avec Marie et Lisa, bibliothécaires de la bibliothèque Václav Havel et une autre stagiaire, Ketsia. J’ai rangé une partie des bandes dessinés en série, une autre des bandes dessinées one-shot et les mangas +12. Après, j’ai fait une petite pause manga : relecture du manga MairunoVich. Lire la suite

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Je sais pas , je suis stagiaire ! [Jour 3]

Je m’appelle Sarah, j’ai 14 ans et du 09 décembre au 13 décembre je suis en stage à la bibliothèque Václav Havel.

Interviews de deux personnages obscurs que vous pourriez croiser à la bibliothèque et qui ne sont pas les bibliothécaires de la bibliothèque par la stagiaire Sarah, spécialiste des articles du blog cette semaine.

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Journal de bord d’une mission au Rwanda #3

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Ici tout se passe bien, la formation suit son court et les choses prennent forme.
Nous avons travaillé les premières étapes de création d’un fonds : poldoc & volumétrie, installation d’un espace, puis recherche documentaire de jeux … Un vaste programme !

Demain on doit attaquer la question de la formation, des partenariats, du service public et mettre en place un calendrier pour clôturer tout ça !

J’espère ne pas trop assommer mes collègues, surtout après les riches repas que l’on fait ! Pour vous donner une petite idée de mon assiette ce midi : riz, bananes sautées (super bon), poulet au épices, petits pois & carottes, le tout arrosé d’une super sauce tomate.
C’est vrai que je ne vous ai pas tellement raconté ce que je mange, mais j’ai du mal à mettre de l’ordre dans tout ce que je vis, en substance ça donne : pleins de belles rencontres, pleins de découvertes, pleins de repas différents… Hier soir j’ai goûté une sorte de ragoût à base de tomate et de bananes, c’était délicieux … Il faut que je retrouve cette recette ! (Réservez moi un bon livre de cuisine africaine). 

Ce soir je vais me balader dans un quartier plus ancien, plus populaire que ceux que j’ai vu pour le moment, ça sera l’occasion de vous raconter comment vit Kigali la nuit !

une petite photo du ciel, qui ici est superbe…
Et de la bibliothèque ! enfin ! J’avais oublié le principal 🙂
j’essayerais de faire plus de photso vendredi matin : j’aurai un moment de libre, pour vous donner des images plus parlantes de la ville.

Au moment ou je vous écrit, le ciel est devenu noir, la température est descendue (ce qui vous ferait bien rire, parce que j’ai presque froid alors qu’il doit bien faire 20°C) … Je vais connaitre mon deuxième orage tropical, et celui là promet !

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Quand tu es stagiaire tu prends cher [Jours 1&2] !

Je m’appelle Sarah, j’ai 14 ans et du 09 décembre au 13 décembre je suis en stage à la bibliothèque Václav Havel. Mes tuteurs sont Géraud et Lisa, bibliothécaires de la bibliothèque. Chaque bibliothécaire travaille dans chaque pôle mais peut avoir une spécialité. Géraud a pour spécialité les jeux vidéo et  Lisa, les activités multimédia.

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Des jeux sur smartphone pour bronzer à la plage !

Cela fait quelque temps que je n’ai pas écrit sur le blog de la bibliothèque. Manque de temps et d’envie entre autre.
Il est temps de s’y remettre et de parler un peu jeux vidéo sur mobile cette fois-ci. Après tout c’est les vacances (et puis ça vous servira dans le métro à la rentrée tiens !).

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Android, c’est bien.

 

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Des liseuses dans votre bibliothèque preférée !

Les liseuses arrivent dans les bibliothèques de la Ville et à Václav Havel ! Vous êtes un aventurier du livre et vous êtes prêt à découvrir la lecture numérique ? Vos poils ne se hérissent pas à l’idée de lire sur un appareil électronique ? Ne plus sentir le papier sous vos doigts ne vous fait pas peur ?

Alors venez emprunter une de nos 29 liseuses, et inscrivez-vous à l’un de nos ateliers dédiés pour une découverte et une prise en main accompagnées.

Les liseuses sont empruntables gratuitement pour trois semaines sur présentation de votre carte de bibliothèque. Leur prêt est réservé aux adultes, et en cas d’indisponibilité les liseuses sont réservables.
Des centaines de documents dans votre poche sélectionnés par nos soins :

  • Des listes « Panachées » pour les indécis;
  • Des listes en  « Langues étrangères » (Espagnol, Anglais, Allemand et Italien);
  • Des listes de « Classiques » : les Lumières, le Romantisme, le Classicisme, le Réalisme, le Naturalisme;
  • Des « récits de Voyage »;
  • Les « Classiques de votre enfance »;

Passez d’un monde à l’autre d’un simple clic. Toutes ces sélections sont composées d’œuvres libres de droits ou issues du domaine publique.

Pour accompagner cette nouvelle forme de lecture, nous vous proposons des séances d’initiation à la liseuse.
Vous pourrez  prendre en main la liseuse avec nous mais aussi apprendre à télécharger légalement & faire vos propres sélections.
Vous pouvez vous inscrire aux ateliers auprès des bibliothécaires !

C’est au cours de nos ateliers que vous pourrez le mieux découvrir ces sélections. Nous vous y apprendrons bien sûr à vous servir de l’appareil, mais nous vous aiderons surtout à vous approprier un outil qui vous donnera accès à des milliers de documents patrimoniaux et autres classiques.
Vous pourrez ainsi y faire votre propre sélection en direct, et charger l’appareil vous-même avec des heures et des heures de lecture. Plus encore, nous essaierons de vous ouvrir la porte sur l’univers du libre de droits, en vous présentant différentes sources de livres numériques gratuits.

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Un an et pas une ride (ou comment vous êtes tombés chez nous !)

Prévu depuis quelques temps, cet article récréatif et ludique nous permet  de faire le point après (plus ou moins) un an de bon et loyaux services de notre blog « Une médiathèque sur les rails ».

Qui êtes vous ? D’où venez vous ? Et comment êtes vous tombés (par hasard ?) chez nous ?
Ce qu’il faut dire en premier, c’est merci. merci pour vos 9 533 visites uniques (je suis sûr que ce chiffre aura doublé quand je publierai cet article…)

 

Concernant les 3 311 visites qui nous séparent des 12 842, l’équipe à été forcée de cliquer tous les jours sur la page.
Un travail de longue haleine qui porte ses fruits…

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A la découverte des romans Jeunesse.

Notre collègue Clément de la section jeunesse, vous propose aujourd’hui de découvrir quelques romans disponibles pour notre plus jeune public dès l’ouverture de la bibliothèque.

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Vous pouvez retrouver ses autres billets par ici et par !

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Faut qu’on vous raconte !

(bêtisier d’une préfig’) 

Faut vous dire en préambule qu’on ne vous dira pas tout. Ceci  nous intime la modération… Mais, alors que commence l’été et nos dernières semaines de préfiguration, il nous monte l’envie de vous faire partager nos fous rires, nos plantages, nos détournements. L’heure est au bilan !

On s’est écrit des petits mots 
  • Sur la fenêtre, avec le stylo rose que M nous a offert, l’un de nous a écrit : « il ne resterait pas un rail pour moi? ». L’allusion à notre environnement de chemins de fer est sans équivoque.

  • Au moment de faire et refaire nos cartons, l’idée a émergé de certains cerveaux pervers d’écrire dans chaque carton un mot qui servira à faire un grand cadavre exquis.  Des cartons de livres, on en a 500…. De quoi faire 🙂 On vous en reparlera…
  • A trop faire de cotes, on a perdu le sens des proportions, et M n’a plus su écrire… Voir ci-dessous la cote produite et celle qui aurait du être faite !

  • Et quand F est parti pour des activités syndicales à plein temps, on a organisé un piquet de grève en guise de pot de départ. Il y avait en réalité beaucoup d’affection dans cette banderole !

 

On s’est aménagé les choses pour nous rendre la vie plus belle
  • Nos derniers jours à Aubervilliers ont été émaillés de parties de ping-pong bien rythmées.

 

  • Nos premiers jours par contre, ont permis à F d’exprimer toute sa créativité en design et aménagement intérieur.

 


 

On a fait des commandes… et on s’est trompés !
  • Certaines nous ont tellement fait rire qu’on en a fait des posters qu’on a soigneusement déménagé à chaque fois.
  • erreurs d’acquisition pour ces jeux vidéo tout en anglais…

 

On a surveillé notre chantier 
  • On vous a parlé beaucoup déjà de notre 1/2 étage. Il a posé problème à d’autres que nous, et même notre ascenseur s’y perd : tout sera rétabli pour l’ouverture où seuls nos deux étages figureront.

On s’est lancé des défis 
  • M a voulu guider tout le monde dans Issy-les-Moulineaux. A cette occasion, on a pris la mesure de son sens de l’orientation. On la laissera quand même peut être nous guider encore, vu qu’après avoir fait errer longtemps, elle paie sa tournée 😉
  • On a fait cuire une galette des rois, tant et si bien qu’on a même pu en offrir une part aux pompiers venus par l’odeur alléchés .
  • On ne se souvient plus qui a eu l’idée de cette BHLM de l’extrême en plein mois de décembre, mais elle reste gravée dans la tête de ceux qui l’ont fait !

 

 

  • De tous les défis relevés, celui du jour où F fit danser A sur la musique prometteuse de Dirty Dancing reste le plus beau :  des photos existent !
Des déclarations ont été faites  et des cadeaux offerts 
  • Un matin,  C pousse la porte du bureau, se plante devant L et lui dit tout de go avoir rêvé qu’elles élevaient un enfant ensemble : la chose drôle de l’affaire, c’est la tête qu’a fait L face à cette annonce inattendue.
  • Nos anniversaires et Noël ont été l’occasion de s’offrir un pistolet à eau géant, 40 briquets (certains géants), une corde à linge utile pour toute circonstance, des trèfles qui poussent, un matériel à natation synchronisée, des bonbons, des glaces, des chouquettes, et des trucs orange.
… Et des phrases inventées sont devenues nos leitmotiv 
  • Pour nous, il n’y a aucun problème à évoquer la cinquième roue du carrosse, à se tirer les pattes dans le dos, ou à se planter le compas dans le nez. Aucun, vraiment.
  • Mais le plus beau, le sublime fut atteint avec “j’ai le cerveau qui clapote dans un baquet d’eau tiède” sorti un jour moite de brainstorming et qui fit exploser de rire tout l’openspace.
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