Les tops de 2016 ! le 4 va vous étonner, vous bouleverser, vous tournebouler !

Cher(e)(s) lecteurice(s) de ce blog (on n’est pas encore sûrs que vous soyez pluriel(le)(s), la nouvelle année est arrivée ! Et avec elle l’espoir renaît, l’espoir d’une meilleure cuvée, car 2016, il faut bien se l’avouer, ne fut guère enjouée.

Mais trêve d’assonances en « é » ! Car nous avons du pain sur la planche. En effet, avec toute nouvelle révolution héliocentrique vient de nouvelles responsabilités pour nous, bibliothécaires. Celles de vous donner accès à la meilleure offre culturelle de l’univers habitable.

Si nous savons d’ores et déjà que 2017, grâce à vous, sera une merveilleuse année, repenchons-nous quelques instants sur cette 2016ème année que nous avons quittée sans regrets. Mais peut-être un peu vite. Car 2016, ne l’oublions pas, fut une année fort prodigue en terme de sorties culturelles. Et vous fûtes nombreux à vous jeter dessus telle une horde affamée de littérature et de cinématographe. Sans parler de videoludisme.

Mais comme un bon top 3 vaut mille mots, voici donc plein de tops 3 !

 Top trois n° 1 : les romans adultes.

Parce que le roman était encore une valeur sûre en 2016 mais bon c’était le bon temps maintenant on ne respecte plus rien et on joue à des jeux hyper violents comme Mario Kart Wii. Triste monde.

  • « Le remède mortel » de James Dashner avec 15 prêts tire sa seringue du bras. Vous noterez le subtil oxymore à effet de chiasme du titre et qu’il s’agit d’un tome 3. Le tome 3 de la saga du Labyrinthe pour être tout à fait exact.Vous y trouverez donc toutes les réponses aux questions dont vous vous fichiez complètement dans les deux premiers tomes.
Ses sales adolescents ne savent pas que le titre de leur livre est un oxymore parce que ce sont des ados qui passent leur temps à jouer aux jeux vidéo.

Ces sales adolescents ne savent pas que le titre de leur livre est un oxymore parce que ce sont des ados qui passent leur temps à jouer aux jeux vidéo.

  • Vient ensuite, avec également 15 emprunts, « Envoyée spéciale » de Jean Echenoz dont les prêts ont sûrement été dopés par le fait qu’il a obtenu cette année le grand prix de la BnF, succédant ainsi à Michel Houellebecq. Ou alors pas du tout, on ne sait pas vraiment ce qui vous passe par la tête, vous lecteurs.
  • Et enfin le grand gagnant, avec 22 prêts ! « L’origine de nos amours » d’Eric Orsenna, un écrivain qui ne sort plus avec Sophie Davant depuis 2013, sachez-le.

 Top 3.2 : la jeunesse !

La jeunesse vous a particulièrement séduit(e)s cette année puisque vous fûtes environ un milliard et demi à fréquenter la cabane des tout-petits dans les plus grands jours de notre glorieux établissement. Voyons donc ce que vous avez emprunté !

  • « Max et Lili en ont marre de se dépêcher » ce qu’a en commun avec eux l’agent B. L’agent B. a cependant été beaucoup moins prêté cette année car avec -12 prêts il n’égale pas du tout le record de Max et Lili établi à 23.

Voilà ce qu’en dit le résumé : « La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder…. Un film de genre plaisant et original qui parle de la place de l’individu dans un régime totalitaire… »

Ça a l’air vraiment bien !

  • « Un album avec un ourson dedans qui à un moment se perd mais finit par se retrouver. » au moins 20 prêts, bravo l’ours !
L'ours est très content d'être numéro 3, il n'est pas obsédé par les chiffres et l'avancement de sa carrière comme le vulgaire auteur de cet article.

L’ours est très content d’être numéro 3, il n’est pas obsédé par les chiffres et l’avancement de sa carrière comme le vulgaire auteur de cet article.

 Top 3.3 soit en fait le top trois au cube soit top 27. Le top des DVD bien sûr !

Ah, les DVD adultes ! Ce dernier bastion du prêt payant en bibliothèque qui cette année, en avril, a un peu vacillé avec l’arrivée de la gratuité pour les personnes bénéficiant de certains minimas sociaux (renseignez-vous auprès de votre bibliothécaire favori !) et pour les mineurs ! Consultons donc les meilleurs d’entre-eux.

  • « Le tout nouveau testament » qui avec 26 emprunts fait beaucoup mieux que les deux testaments précédents réunis (6 prêts) en une seule année alors que les deux autres ont eu des millénaires. Les glandes quoi !
  • « Le pont des espions » de S. Spielberg, un petit jeune qui monte, à Hollywood (22 prêts). Pour l’anecdote : sachez que le pont du titre ne désigne pas du tout le pont Doudeauville qui passe devant la bibliothèque et que d’ailleurs aucune scène de ce film n’a été tournée dans le 18ème pour la simple et bonne raison que le film se déroule en Allemagne. Cessez d’être autocentrés 5 minutes.
  • « Dear white people » (22 prêts) ce qu’on peut traduire par Chers peoples blancs, il s’agit sans doute d’un documentaire sur notre classe politique.

 Top 3 des jeux vidéo !

Le jeux-vidéo est bien entendu ce qu’on prête le plus à la bibliothèque. Mais avant de subir le triomphalisme exultant de la section en charge de la vidéoludie, il faut bien sûr prendre en considération que les jeux ne sont pas empruntables mais uniquement jouables sur place, sur l’une de nos consoles (2 PS4, un Xbox One, 2 Wii U, 4 3DS, une PS-Vita et une tablette Samsung).

  • Super Smash bros sur Wii U. Un jeu auquel je ne comprends rien et auquel je me fais régulièrement battre sauf une fois où j’ai gagné un tournoi en jouant Roi Dadidou et en éjectant tout le monde avec sa masse géante. Vous pouvez retrouver la narration de cet évènement, ainsi que d’autres tout aussi fascinants, dans mes Mémoires à venir.

A noter que SSB a quand même été joué 206 fois cette année – soit 206 fois de plus que le théâtre de Brecht. Bravo SSB !

  • FIFA 16. Excellente cuvée puisque FIFA16 totalise pas moins de 196 prêts uniquement sur Playstation 4 ! En effet, si on ajoute les prêts de la Playstation 3 et de la Xbox One on obtient un nombre non-euclidien qui ouvre un portail transdimensionnel et libère un démon qui ressemble à Ribéry.

A noter que ce jeu est très bien car on peut s’amuser à tacler Cristiano Ronaldo et lui casser les jambes sans risquer de terminer au poste de police.

  • Enfin, Mario Kart 8 a été prêté 104 fois. 104 fois c’est nul, méprisons ce loser.

Top 3 des jeux de société !

Et oui ! 2016 fut aussi l’année de la démocratisation du jeu de société en bibliothèque ! Enfin, dans la nôtre toujours ! Vous fûtes nombreux à venir jouer au « Stop » ou aux « Kaplas » mais le top revient à :

  • Le « kit A » qui contient notamment des raquettes de ping-pong. Le ping-pong a été fort joué cet été sur l’esplanade et j’ai moi-même pu personnellement exploser bon nombre d’usagers de type enfant à ce jeu.
  • Le jeu « quatre en ligne » qui consiste à aligner des pions de même couleurs et le premier qui en aligne quatre a gagné.
  • Le flipper foot, subtile alliance contre-nature de Flipper et du foot.
Ce dauphin, un être méprisable, vient de voler la balle d'un de nos usagers préféré et en plus ça le fait marrer. Fumier.

Ce dauphin, un être méprisable, vient de voler la balle d’un de nos usagers préféré et en plus ça le fait marrer. Fumier.

 Top 3 des documents qu’on n’a pas achetés.

Un top dont l’utilité vous semblera toute relative, j’en conviens, mais qui a droit  à une certaine visibilité. Stop à l’utilitarisme primaire !

  • Top Chef. Top chef est une émission culinaire diffusée sur la sixième chaîne. Étant donné que c’est une émission, il nous a été impossible de l’acquérir. Sans compter que le chef fait de la boxe et est un peu effrayant.
  • Top Gun. Un film avec Tom Cruise mal incrusté dans un avion. Ce n’est pas un très bon film mais c’est une sorte de classique. A noter que je trouve à titre personnel Tom Cruise assez mignon dans le film.
  • Tom Hardy. Tom Hardy n’est pas un document et il ne contient pas de top mais j’aime Tom Hardy alors je voulais Casey Affleck son nom quelque part.

Top 3 des bibliothécaires :

  • Allons, ne nous abaissons pas à ce genre de choses.
  • Toutefois, l’agent en poste au deuxième le 10 février à 14h30 n’a clairement pas démérité.
  • L’agent K et l’agent J ne sont pas mauvais non plus. Notamment dans Library’s Men in Black.

Top 3 des DVD volés cette année :

Le vol de DVD est en forte recrudescence cette année après une période plus calme. Quand on sait que le vol de DVD a sauté de 40 000% par rapport au Haut Moyen-âge, on est en droit de se dire la bibliothéconomie est en pleine déliquescence. Parfaitement.

  • Only Lovers left alive de Jim Jarmush. On ne sait pas trop si ce DVD a été volé en 2016 ou avant mais en tout cas il a fait plus de 36 prêts avant son ignominieux enlèvement. Si la personne qui l’a pris me lit qu’elle le rende immédiatement !
  • Les rois du désert avec George Clooney. Un film qui se passe donc dans le désert. Je me souviens que je m’étais ennuyé mais ça ne justifie pas qu’on puisse le voler.
  • Le dernier James Bond de Daniel Craig et d’ailleurs on sent qu’il était sur le départ tellement il n’est pas investi. Ce n’est pas bien Daniel. En plus, il a pris du ventre. Toujours est-il qu’on aimerait récupérer le DVD.
Avec le vol du DVD Daniel va pouvoir revenir à sa passion première : sosie de Vladimir Poutine.

Avec le vol du DVD, Daniel va pouvoir revenir à sa passion première : sosie de Vladimir Poutine.

 BONUS ! Top 3 des étages de la bibliothèque !

  • Le Rez-de-chaussée. Le Rez-de-chaussée n’est pas mauvais du tout puisque pas moins de 100% des usagers l’ont emprunté au moins deux fois cette année. C’est remarquable. Cela dit, c’est sans doute aussi parce que c’est là que se trouve la porte d’entrée.

Notons qu’on y a installé une petite table thématique avec exposition d’ouvrages tous les mois qu’il serait pas mal que vous veniez emprunter !

  • Le premier. Le premier est toujours top. Attention toutefois ! Nous l’avons récemment transformé fort habilement. Si vous n’y prenez pas garde vous pourriez bien emprunter par mégarde un livre d’art ou pire, d’histoire, en lieu et place de la BD que vous cherchiez.
  • Le deuxième. Mon favori personnel. Le deuxième est maintenant équipé de fenêtres de type châssis qu’on peut ouvrir à distance grâce à une télécommande. C’est assez magnifique. On y trouve également des DVD, des romans, des jeux vidéo et toute une salle réservée aux enfants qu’on aura tôt fait d’éviter.
  • Le bonus du bonus : l’étage secret ! Vous avez peut-être remarqué que dans l’ascenseur de notre bibliothèque adorée un mystérieux étage secret n’était accessible que grâce à une clef ! Cet « ES » a enfin accepté de se livrer et de vous révéler tous ses secret en exclu planétaire sur notre blog. En réalité, si vous tournez la clef idoine dans la serrure en question, vous accéderez au septième niveau des Enfers, peuplé par les plus abominablement vils Démons qui aient jamais vécu : les bibliothécaires. Vous passerez alors une éternité de souffrance avec des êtres cauchemardesques qui vous crient « chut » dans les oreilles et vous pourchassent avec des factures de pénalités de retard. brrrr.

Olivier.

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les sept mercenaires : 2h13 pour rien

261619.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxDétails : C’est un film d’Antoine Fuqua, américain, de type western, sorti le 28/09/2016 en France. 213 minutes. Détail amusant : les pistolets des gentils comportent environ 14 millions de fois plus de balles que ceux des méchants.

Genre : Ça tire.

Synopsis : Un entrepreneur (Bartholomew Bogue), qui sue beaucoup pour montrer qu’il est méchant, sème la panique dans une petite ville, Rose Creeks emplis d’habitants assez sales sur eux mais TRES travailleurs (le fait qu’ils sont très travailleurs sera répété au moins une fois par quart d’heure durant le film car on le sait bien, travailleur égal mec bien), Bogue n’hésitant pas à descendre quelques très travailleurs au pif assez régulièrement histoire de prouver qu’il est vraiment très méchant.

Son but ? Devenir encore plus riche qu’il ne l’est déjà en exploitant le village, lequel jouxte une mine de quelque chose (sans doute de l’hydrocarbure, je n’ai pas trop suivi, mais en tout cas c’est convoité.) EDIT : on me dit que c’est direct de l’or en fait.

Le film débute alors que les villageois sont en passe d’ébaucher l’idée qu’ils pourraient éventuellement se rebeller contre la tyrannie de l’homme d’affaire épaulé par ses environ 4 milliards de gardes du corps (pas de panique, ils meurent en un coup, ils devaient être en solde) et par le shérif local qui ne brille pas vraiment par son courage (lâcheté illustrée par sa surcharge pondérale.) Alors qu’ils discutent des détails dans l’église du village voilà-t-il pas que Bogue débarque et réaffirme sa méchanceté en tuant pas mal de monde, dont le petit-ami bogosse d’Emma Cullen, avant de mette le feu à l’église complètement gratuitement.

Ce bon vieux Batholomew est vraiment vraiment très méchant

Emma Cullen décide alors de se mettre en quête de mercenaires pour régler son compte à Bogue parce que trop c’est trop bon sang de bois.

Dans sa quête de vengeance, elle va rencontrer une clique hétéroclite de pistoleros clichés, dont : un solitaire qui cherche la vengeance, un fat qui alterne balle et vanne pourrie, un indien qui passait par là et qui ne comprend pas plus que nous ce qu’il fait dans ce film, un hors-la-loi mexicain, un colosse un peu foufou, un ex-tireur d’élite qui arrive plus à tirer sur des gens et un Chinois qui bien entendu pratique les arts martiaux.

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Regardez bien l’Apache, il ne sait absolument PAS ce qu’il fait là.

Tout ce petit monde va bien entendu d’abord se quereller, collaborer puis finir meilleurs amis du monde et protéger le village du vilain Bogue.

Ce que j’en ai pensé : Remake du fameux film éponyme de 1960 au casting de rêve (Yul Brynner, Charles Bronson, Steve mcQueen, Eli Wallach, excusez du peu !), lui-même une adaptation américaine des Sept Samouraïs de Kurosawa, Les Sept mercenaires version Fuqua (réalisateur notamment de Training day ou plus récemment d’Equalizer, toujours avec son acteur fétiche: Denzel Washington) se distingue par le plus grand nombre de mort à la seconde que j’aie jamais vu. Non vraiment, c’est impressionnant. Sachant que chaque mercenaire tue environ 794 vilain chacun et qu’ils sont sept je vous laisse faire le calcul.

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Derrière les pixels se cachent les sept mercenaires originaux, habile camouflage les gars.

 Les sept mercenaires surfe sur la vague de nostalgie pour les vieux films de genre qui ont fait l’âge d’or d’Hollywood, crise de la créativité oblige. On l’a vu récemment avec Ben-Hur, péplum dont les héros réussissaient le tour de force d’avoir un charisme négatif, et dont chaque plan parvenait à être plus mauvais que le précédent. Si encore cette crise remakale donnait naissance à des bons films ce ne serait pas si grave mais c’est malheureusement rarement le cas.

Non pas que le film soit intrinsèquement mauvais. Le problème serait plus qu’il est terriblement banal et qu’il empile les poncifs du western sans aucun second degré, comme si Sergio Leone n’était jamais passé par là, et multiplie les tueries de masse sans qu’à aucun moment on ne frissonne pour les héros, auxquels on ne s’attache jamais vraiment. Ces derniers esquivent les balles, font mouche à chaque coup et camouflent le fait qu’ils n’ont absolument aucune raison de se battre pour ce village derrière des blagues oubliables.

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Tout ceci laisse les sept Samouraïs parfaitement dubitatifs.

La palme revenant à Chris Pratt en cow-boy le moins crédible de l’histoire des cow-boys qui ne s’est toujours pas remis de son personnage des Gardiens de la galaxie.

Les autres acteurs font le job, menés par un Denzel Washington jouant Denzel Washington (depuis le temps, il a bien compris son personnage) et un Ethan Hawke qui incarne le traumatisé de guerre un poil mieux que le reste du casting. À noter la présence de l’excellent Vincent D’onofrio, l’inoubliable Baleine de Full metal Jacket, dont le jeu est ici tout à fait respectable (on l’a vu plus récemment, dans la série Netflix Daredevil, composer un excellent méchant tout en contraste.)

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Chris Pratt est tellement intense qu’à côté de lui Clint Eastwood passe pour Panpan le lapin.

Le final, une scène de bataille interminable qui voit mourir les trois-quart des figurants d’Hollywood illustre bien le problème du film. Le manque de tension dramatique, de véritable enjeu et d’émotion ne peut pas être compensé par le nombre de morts, de quelque camp qu’ils fussent.

La note : 5.5/10 à cause de Chris Pratt que j’adore et que quand même il aurait pu faire mieux.

Olivier.

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