Journal de bord d’une mission à Maurice J#4

Après avoir perdu la totalité de mon travail sur la semaine (et dû tout recommencer), j’ai le plaisir de partager avec vous le début de mon angine ! Non, cela ne pouvait pas se passer sans problèmes !

Nous avons pas mal avancé : politique documentaire, imagination d’une forme de gestion du service public, début de réflexion autour des animations … Le projet prend une forme qui me plait beaucoup, je crois qu’on pourra dire que ce sont une collection et un service co-construits avec des usagers, si tout se passe bien !
L’idée, pour le moment, c’est d’aller chercher le savoir-faire à l’extérieur et de proposer un lieu d’animations ponctuelles au sein de l’Institut Français à Maurice.
Comme je vous le disais précédemment, le jeu vidéo n’est pas quelque chose de très bien vu ici et on pense que des joueurs voudront bénéficier d’une forme d’institutionnalisation via l’IFM. Reste à imaginer la forme et trouver les forces vives …

Pour le moment tout cela reste vague car nous n’en sommes qu’au projet et c’est à l’équipe de prendre le relais et d’en faire quelque chose qui lui ressemble, mais j’ai hâte (même si je n’y serai pas) de savoir ce que toutes ces réflexions vont devenir. C’est assez exaltant de se dire qu’on vous a invité pour trouver des solutions, que votre regard de professionnel peut compter. On l’a déjà vécu lors de colloques et autres mais là c’est une immersion, quelque chose de bien différent : il faut s’adapter et comprendre vite les enjeux …

Instant mondanité : je vais assister à une pièce de théâtre demain soir à l’IFM, et samedi je pars visiter Mahébourg, une ville dans le sud, proche de l’aéroport. Je ne sais donc pas s’il y aura un autre mail mais je vais essayer demain soir en rentrant.

Ci-jointe, la photo d’un oiseau dont je ne connais pas le nom, que je trouve superbe et que j’ai croisé au bord de l’océan ce matin.

zoizo

 

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#2

 Un petit mot pour la deuxième journée  :

  • Beaucoup de réflexions en cours autour de l’utilisation et de la mise en valeur d’un espace de jeux ponctuel : comment associer les usagers à la création de cet espace ? Comment mettre en valeur ou créer des associations autour du jeu ?
  • On a pas mal visité Rose-Hill, la ville où se trouve l’Institut : c’est assez délabré mais très étonnant comme endroit ! Beaucoup de lieux de culte de toutes sortes (temples, églises, mosquées) : on m’explique qu’ici la population est très religieuse.
  • Je discute beaucoup avec le directeur de la bibliothèque, il me fait volontiers visiter, m’explique comment tout ça fonctionne.
  • Ici tout le monde parle en français et en créole, assez déroutant … Je n’ai pas l’impression d’être à l’étranger, je pourrais très bien être dans un DOM, un TOM. Alors que pourtant la langue nationale est l’anglais ! D’ailleurs tous les panneaux sont en anglais…
  • Je découvre aussi que la population d’origine chinoise est très présente à Maurice. Du coup, beaucoup de restaurant chinois 🙂

Rosehill

To be continued.

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Journal de bord d’une mission à Maurice J#1

Préambule

Mélanie, responsable du pôle Jeux vidéo à la bibliothèque Vaclav-Havel, a été sollicitée par l’Institut français de Rose-Hill à l’Île Maurice. Le but est de les aider à monter un service de jeux vidéo qui réponde à l’environnement local. 

Elle nous envoie tous les jours un billet de ses aventures… 

Jour 1 

P10

C’est étonnant de voir à quel point le contexte peut être important même pour un service aussi léger que le jeu vidéo.
D’abord, il m’a fallu comprendre que le marché local est saturé de jeux vidéo pirates et que par conséquent les acquisitions ne pourront probablement pas se faire ici. Le premier jour a consisté à creuser la piste d’achat sur un autre territoire.

Je prends mieux conscience que, si le montage du projet à Vaclav Havel n’a pas été simple, nous n’avions pas de difficultés liées à un contexte extérieur au monde des bibliothèques.
Alors qu’ici, se pose un double problème : faire avec le fonctionnement du marché local et les réticences / inquiétudes des Mauriciens.
Par exemple, ici les seuls endroits pour jouer aux jeux vidéo en dehors de chez soi sont des lieux pas très attirants… Ce qui fait que le jeu vidéo est assez mal vu de manière générale.

To be continued. 

 

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