Spiderman Homecoming : l’histoire qu’on connaissait Parker

Le genre : Toile filante

L’histoire : Peter Parker est un adolescent assez brillant inscrit, on le comprend, dans un lycée haut-de-gamme de New-York compilant tout ce qu’on peut trouver de clichés du lycée américain. Il s’avère qu’il appartient à la caste des plutôt geeks pas très populaires. Mais moins que son meilleur pote sidekick rigolo qui va enchaîner les poncifs comme on enchaînerait bien le réalisateur de ce navet.

L’histoire commence alors que Peter, qui est en fait Spiderman (on nous épargne sa genèse de superhéros avec la piqûre d’araignée, la mort d’oncle Ben etc. parce que quand même après 198 524 comics et moitié moins de films on connaissait) est enrôlé par Tony Stark pour aller affronter Captain America dans une scène rigolote comme tout (c’est le sommet du film, attention) tourné au téléphone portable avec les commentaires live du héros. Bien entendu, il faut avoir vu les films précédents de la franchise pour comprendre, en l’occurrence le dernier Captain America : Civil war. Un film qui faisait passer n’importe quel Taxi pour du Kubrick.

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Dans deux secondes Spiderman va tomber, provoquant l’hilarité du blaireau assis derrière moi.

Bon peu importe : voilà que Spiderman est tout guèz parce qu’il a participé à un combat cross-over multi-franchise qui n’avait à l’époque fait saigner que les spectateurs. Des yeux. Il s’imagine qu’il peut alors rejoindre la team des Avengers, ce qui est d’ailleurs assez légitime puisqu’il vient de les aider à combattre l’un des leurs. Vous comprendriez si vous aviez subi Civil War ce que je ne vous souhaite pas.

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Une scène de Civil War avec Captain America et d’autres superhéros comme Nocharisman (au milieu) ou Goulagman (à droite)

Mais voilà t’y pas que Tony Stark alias Iron-Man lui oppose une fin de non-recevoir sanglante et assez absurde, arguant du fait qu’il est jeune (ça ne le dérangeait pas 2h avant) et qu’il doit pour l’instant demeurer un super-héros de quartier. Soit.

Peter reprend donc sa vie de lycéen, est amoureux d’une fille, ment sur son identité réelle, tente d’aider des gens dans la rue habillé en Spiderman, saute de toit en toit et passe son temps à tomber et à se casser la figure dans des cascades tout à fait hilarantes.

Bon après je me suis un peu endormi mais à mon réveil ils avaient tenté de lancer une ébauche de scénario avec Julien Lepers déguisé en oiseau (référence peu subtile à Birdman ?) et trafiquant d’armes aliens qui fomentait un sale coup contre Tony Stark mais heureusement Spiderman veillait, l’affrontait, chutait pas mal, faisait des blagues, y’avait des  quiproquos lolilol et puis c’était fini.

Ce que j’en ai pensé : Spiderman Homecoming n’est pas la suite de Amazing Spiderman ni de la trilogie de Sam Raimi. En effet, le rachat de la licence par Marvel permet désormais à ce studio d’utiliser Spiderman pour l’inclure à son grand projet : le Marvel cinematic Universe qui inclut plusieurs licences telles qu’Iron-Man, Captain America, Thor, j’en passe et des médiocres. Homecoming est donc une sorte de rereboot comme on aurait aimé s’en passer.

Le film en lui-même souffre surtout d’un excès d’humour. Toutes, absolument toutes, les répliques veulent être drôles et ce serait déjà assez épuisant si elles y parvenaient. Le problème étant qu’une sur dix fait vraiment mouche, et encore, une mouche prise dans la toile. Voilà c’est le niveau de blague du film.

L’action est illisible, le manque d’enjeu se fait très vite cruellement ressentir et l’image est assez moche. Alors, même si l’effort du studio pour créer un superhéros proche du peuple pourrait être louable, le tout ne casse pas 9 pattes à une arachnide.

La note : 5/10 parce que par rapport à Captain America c’est quand même très bon (sans doute la raison pour laquelle ils nous ont rebalancé des images dudit au début)

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L’affiche : ouais Spiderman a l’air aussi faux dans le film.

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