La Foire du Lendit

Pour prolonger l’exposition du mois d’avril sur les anciens métiers de la Chapelle, entièrement réalisée par l’équipe de la bibliothèque Václav Havel, nous vous proposons une escapade médiévale à la Foire du Lendit, qui avait lieu durant des siècles à l’orée du village de la Chapelle, sur la route des processions dionysiennes.

La Foire du Lendit

Cette foire s’est tenue depuis le Haut Moyen âge (du VIe au IXe) jusqu’au XVIIème siècle dans la Plaine du Lendit [1], entre Saint-Denis, Saint-Ouen, Aubervilliers et jusqu’au « Col de la Chapelle ». C’était l’une des plus importantes foires d’Europe après les foires de Champagne. Son origine remonte selon les sources à Charles le Chauve (823-877) qui aurait déplacé à Paris la grande Foire d’Aix-La Chapelle fondée par Charlemagne, mais aussi au roi Dagobert (602/605 ?-638?), ou encore à Suger (1080?-1151), abbé de Saint-Denis sous le roi Louis VI (1081-1137).

La Bénédiction du Lendit. Miniature du manuscrit latin Pontificale Senonense, édité entre 1301 et 1400. - Pontifical de Sens, XIVème siècle, latin 262, F. 264r Bénédiction du Lendit. - Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 962, domaine public.

La Bénédiction du Lendit. Miniature du manuscrit latin Pontificale Senonense, édité entre 1301 et 1400. – Pontifical de Sens, XIVème siècle, latin 262, F. 264r Bénédiction du Lendit. – Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 962, domaine public.

Les moines de l’abbaye de Saint-Denis louaient les emplacements aux marchands et tiraient grands profits de la foire, de même que le roi, qui prélevait des taxes sur les échanges [2]. La cérémonie inaugurale commençait par une procession solennelle partant du parvis de Notre-Dame pour se rendre au Lendit. L’évêque ouvrait la foire en bénissant le peuple et les marchands, lors de la Bénédiction du Lendit.

La Foire du Lendit durait une quinzaine de jours, du 11 juin, jour de la Saint-Barnabé, jusqu’au 24 juin, jour de la Saint-Jean. Par ordre du Roi, il était interdit de vendre aux Halles de Paris durant cette période. Alors que se développaient les hanses, associations de marchands qui s’assuraient un monopole, le Lendit devint l’un des principaux pôles commerciaux du Royaume jusqu’à la Renaissance. Des milliers de Parisiens et habitants des villages alentours venaient s’y approvisionner ou flâner. Les marchands et camelots venus de toute l’Europe et même depuis Byzance, se rassemblaient dès la St Barnabé, dans 1200 loges de bois pour vendre des produits de toute sorte : comestibles, bétails, chats angoras (en 1400 le prévôt de Paris en acheta un grand nombre pour dératiser la ville), cuirs et peaux, outils, étoffes, etc. [3] 

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La Foire du Lendit à Saint-Denis, Miniature du manuscrit des Grandes Chroniques de France, 1375-1379, [19 folio 122 verso], fonds patrimonial de la ville de Castres (81)

À la Foire du Lendit à de Saint-Denis, de nombreux drapiers et marchands de vêtements vendaient des toiles, de la « tiretaine » aux draps de luxe, ou étoffes « francigènes », et de la fine lingerie, tels qu’on les voit sur la miniature des Grandes Chroniques de France (1375-1379) ci-contre, aimablement communiquée par la Ville de Castres qui en possède le manuscrit.

Les marchands de la Foire du Lendit

Le Dit du Landit rimé, du chroniqueur parisien Guillot, composé au temps de Philippe Le Bel au XIIIème siècle, décrit la multitude de commerces représentés à la Foire du Lendit :

• marcheanz : marchands
• regratiers : revendeurs de pain, de sel, de fromages, de chandelles
• barbiers
• servoisiers : brasseurs, vendeurs de bière
• taverniers, marchands de vins
• tapiciers : tapissiers
• merciers
• la foire du parchemin
• li pourpoint : les marchands d’habits
• la Grant Peleterie : les vendeurs de peaux, tanneur
• la tiretaine : étoffe
• li lingières : les lingères
• cuirs cruz et lainne : cuirs bruts et laine
• la ferronerie : maréchal-ferrant
• la baterie : les chaudronniers
• cordouanier : marchands de cuirs et peaux, cordonniers
• megeis : mégissiers de peaux fines
• bourrelier, sellier
• freinier : marchands d’éperons, de freins
• cordier : marchands de cordes de chanvre
• marchands d’outils : faux et faucilles, haches, coigniés (cognées) et tarières, queus (pierres à aiguiser), et « tranchants de plusieurs manières »
• mortelier : marchands de mortier à piler• bancier : banquier
• changéour : changeur
• chaucier : marchand de chaussures
• huchier : coffretier, fabricant de huches, coffres, etc.
• li joüel d’argent : les bijoux
• orfaverie : orfèvrerie
• espisiers : épiciers, vendeurs d’épices
• marchands de platiaus (plats), escueles et pots, ouvré d’estain (ouvragés en étain)
• marchand de toile : la telle
• chanevacier : marchands de toile de chanvre
• drapiers• marchands de bestiaux : ceus qui amainent le bestaille, vaches, bueus, brebis et porciaux (vaches, bœufs, brebis et pourceaux)
• « et ceux qui vendent les chevaus, roncins, palefrois et destrier, jumens, poulains et palefroi »

Le Dit du Lendit

Composé vers 1290 par le chroniqueur parisien Guillot, il comprend 168 vers octosyllabiques à rimes plates. Voici sa transcription du gothique, en ancien français [4].
Cy commence le Dit du Lendit rimé.
En l’onneur de la Marchéandie
M’est pris talent que je vous die,
Se il vous plaist, un nouvel Dit.
Bonne gent, ce est du Lendit,
La plus roial Foire du Monde,
Si com Diex la fait à la ronde,
Por qui g’i ai m’entencion.
Premerain la Pourcession
De Nostre Dame de Paris
Y vient. Que Dieu gart de péris
Tous les bons Marcheans qui y sont.
Au bout par desa Regratiers,
Trouvé Barbiers et Servoisiers
Taverniers et puis Tapiciers ;
Asez pres d’eulz sont li Mercier.
A la coste du grant chemin
Est la Foire du parchemin ;
Et après trove li Pourpoint,
Dont maint homme est vestu à point,
Et puis la Grant-Peleterie.
La tiretaine dont simple gent
Sont revestu, de pou d’argent.
Les Lingières n’y sont pas toutes.
Je m’en retourne par les coutes.
Puis m’en reving en une plaine.
La où l’en vent cuirs cruz et lainne.
Puis adressai au bout arrier
Là où je commencai premier,
Par devers la Crois du Lendit
Pour miex aconsevoir mon Dit,
M’en ving par la Feronnerie.
Après trouvai la Baterie,
Cordouanier et Bourrelier,
Sellier et Freinier et Cordier,
Chanvre fillé et cordouan.
Assez y ot paine et ahan
Marchans qui là sont assamblez.
Faus, après fausilles à bliz
Si y treuv’on qui les set querre,
Queuz d’Ardenne et d’Engleterre.
Haches, coigniés et tarières,
Et trenchans de plusieurs manières,
Mortetier, bancier trouvoi,
Taneur, megeis de bon conroi,
Chausier, huchier et changéour
Qui ne sont mie le menour,
Ils se sont logié bel et gent.
Apres sont li jouël d’argent
Qui sont ouvré d’orfaverie :
Ce me semble grant desverie.
Je n’i vi que trois Espisiers,
Et si le mesconvient noncier.
Puis m’en vins en une ruelle
Estroite, ou l’en vent la telle,
Yceulx doi-je bien anoncier,
Et après le Chanevacier,
Ainçois que je soie a repos,
Platiaus, escueles et pos
Trouvé, qui sont ouvré d’estain.
On diroi du mestier hautain
Qu’à ma matière miex apère,
C’est cis qui tous les autres père,
Ce sont li Drapier que Dieu gart,
Par biaus dras l’alions regart ;
Diex gart ceus qui les sèvent faire !
Des marcheans de bon afaire
Doit-on parler en tous bons lieus.
Explicit
et si leur doint marcheander
qu’en Paradis puissent aler,
et les marchandes aussi,
je pri a Dieu qu’il soit ainsi.

Le manuscrit du Dit du Lendit rimé

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Le Dit du Lendit rimé. – Dits, fabliaux et pièces diverses, 1301-1400. Manuscrit français n°24432. Folio CCLXII. – Parchemin. – 443 feuillets à 2 col., plus les feuillets 198a-g. – 310 × 215 mm. – Reliure veau marbré. – Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 24432. Domaine public.

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Le Dit du Lendit rimé. – Dits, fabliaux et pièces diverses, 1301-1400. Manuscrit français n°24432. Folio CCLXIII. – Parchemin. – 443 feuillets à 2 col., plus les feuillets 198a-g. – 310 × 215 mm. – Reliure veau marbré. – Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 24432. Domaine public

La Foire aux parchemins

Le Lendit était aussi une foire aux parchemins très renommée, où tous les étudiants, les clercs de la basoche (employés au Parlement) et les universitaires se fournissaient.
Jean-Joseph Weerts (1846-1927) a peint deux fresques représentant le Lendit, événement important de la vie universitaire, deux huiles sur toile marouflées sur les murs de la Sorbonne, dont la Chancellerie des Universités de Paris nous a très aimablement communiqué les droits d’illustration pour cet article. Ces deux œuvres historiques sont également présentées sur le site de Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne (BIS).
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« La Foire aux parchemins ». Huile sur toile marouflée de Jean-Joseph Weerts (1846-1927), Paris, Cour d’honneur de la Sorbonne © Chancellerie des Universités de Paris.

La Fête du Lendit

Chaque année au mois de juin, s’ouvrait la grande Fête du Lendit : le Recteur des Universités conduisait depuis la Sorbonne un cortège d’étudiants turbulents qui s’adonnaient à des festivités débridées. Les professeurs recevaient à cette occasion leurs honoraires, 6 à 7 écus d’or, que l’on appelait aussi les « lendits ».
Les rixes et désordres des étudiants menèrent le Parlement à réduire le cortège à une simple délégation en 1550, puis à abolir la fête scolaire du Lendit en 1608.
En 1556, en raison des intempéries, mais surtout des troubles de la guerre de Cent Ans et des guerres de religion, la foire fut déplacée par un arrêt d’Henri II à l’intérieur des murs de Saint-Denis, à l’emplacement de l’actuelle place Jean-Jaurès, où de nouvelles loges en bois furent construites pour l’accueillir.
La Foire du Lendit gardera toute son importance pendant six siècles, jusqu’à sa suppression en 1793 sous la Révolution.
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« La Fête du Lendit. Cortège joyeux des étudiants se rendant à la fête ». Huile sur toile marouflée de Jean-Joseph Weerts (1847-1927). 1903. Paris, La Sorbonne, cour d’honneur © Chancellerie des Universités de Paris

Les processions estudiantines du Lendit, longtemps populaires à Paris, se sont poursuivies épisodiquement et joyeusement jusqu’au 20ème siècle dans le Quartier latin :fete-du-landyt-gallica  Spectacle historique organisé place du Panthéon à Paris pour la Fête du Lendit en 1911 (photographies de presse / Agence Rol. – Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France. Domaine public).Fête du Lendit Rue Soufflot 1911

Notes

[1] N.B. Étymologie du mot « Lendit ». L’Endit (indictum) était au départ un pèlerinage, de fidèles qui, dès l’époque carolingienne, venaient chaque année, le jour de la Saint-Jean – au moment de l’Endit, ou indictum -, vénérer les reliques de la Passion précieusement conservées à l’abbaye de Saint-Denis. Le mot « Lendit » vient vraisemblablement du mot latin « Indictum », qui signifie « le jour indiqué, ce qui est fixé, lieu d’assemblée » et qui a évolué vers le mot l’indict, orthographié l’endict, endit, lendit, lendi, landit, landi, landy ou landyt.
Au cœur de la plaine du Lendit se trouve la Montjoie, un tumulus, ancien centre religieux de la Gaule, où se déroula en 250 le martyre de Saint-Denis, alors qu’il avait été envoyé par Rome pour évangéliser les Gaules. Saint-Denis est le patron de Paris et de la Seine-St-Denis.
Sources : « Montjoie et saint Denis! », Le centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, p.22  / Anne Lombard-Jourdan. – Paris, Presses du CNRS, 1989.
[3] Source : Edmond Faral, La vie quotidienne au temps de Saint Louis, éd. Hachette, 1942.
[4] Le Dit du Lendit, transcrit d’après le recueil Les rues et les cris de Paris au XIIIe siècle : pièces historiques / publiées d’après les manuscrits de la Bibliothèque nationale et précédées d’une étude sur les rues de Paris au XIIIe siècle par Alfred Franklin,… – Ed. L. Willem ; P. Daffis, 1874. (Manuscrit de la Bibliothèque nationale de France, français, 24432).
(Cécile Pallarès Brzezinski)
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Perdues de vue : les oeuvres street art du quartier !

Toujours en lien avec notre cycle cultures urbaines, on va s’intéresser aujourd’hui (et dans d’autres billets de blog à venir ) au street art dans notre beau quartier de la Chapelle qui a tant changé en si peu de temps ! Vous pouvez d’aillerus consulter d’anciennes photographies et des témoignages sur le quartier sur notre carte La Chapelle Numérique.

Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas ! que le coeur d’un mortel)

Ces vers de Baudelaire reflètent exactement la situation du street art dans le quartier de la Chapelle : remplie de fantômes ! En pleine mutation, notre charmant quartier se déleste de ces bâtisses vétustes, terrains vagues et autres endroits insalubres pour des logements flambants neufs ou des réhabilitations d’anciens bâtiments.

Juste à coté de la bibliothèque il y avait une magnifique oeuvre de l’artiste Vhils à la technique si particulière, sculptant sur des pans de murs délaissés des portraits. »Retirer pour révéler… » tel est son motto, redonner à ces murs gris devenus invisibles à nos yeux une place dans la cité.

et tout à coup, un mur vous regarde…

C’est au 2 rue de l’Evangile que nous allons trouver notre deuxième spectre : il s’agit d’une mosaïque d’Invader. Vous l’avez déjà croisé un peu partout dans Paris, voire dans d’autres villes : c’est une invasion ! En effet, le projet artistique et ludique d’Invader est de coloniser le monde (en commençant par Paris) à travers ses petits aliens tirés du jeu vidéo quasi-éponyme. Malheureusement les ravalements, voire les retraits par des amateurs éclairés ou non, ont petit à petit eu raison de ces charmants extra-terrestres dans la capitale.

La Chapelle envahie !

Et ce tigre féroce, en voie de disparition ? Les collages de Mosko et Associés ont égayé la rue Philippe de Girard pendant les projets de rénovation, ça a donné un bel ecosystème ! Une mission simple, mais juste : embellir la rue.

Dans la jungle de Mosko

Le nombre d’oeuvres détruites est innombrable, photographiez-les donc avant qu’elles ne disparaissent ! Et aussi envoyez-les nous à bibliotheque.vaclav-havel@paris.fr, pour alimenter la mémoire du quartier.

Et pour une sélection de livres et DVD sur le sujet dans nos rayons, c’est par là !

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Wikipédia à la bibliothèque, ou comment la Chapelle s’est vue dédier un éditathon (tonton).

Peut-être avez-vous croisé, il y a une dizaine de jours, au hasard de pérégrinations dans votre cher quartier, de drôles de touristes, qui équipés d’appareils photos avec des objectifs de trois mètres de long, qui badgés au pseudo Rogerdu80, qui parlant une novlangue séduisante et mystérieuse… Chers lecteurs, nous sommes à même de vous informer que vous avez croisé des wikipédiens !

Wikipedia tenait en effet chez nos voisins de l’auberge de jeunesse sa première convention annuelle francophone, les 20 et 21 août derniers.

Ce fut pour nous l’occasion (et quelle occasion) d’une part de rencontrer l’équipe de Wikimedia France, et d’autre part, grâce à leur aide, de mettre en place un éditathon sur deux jours à la bibliothèque. Un édiQUOI?! De QUOI?! A la QUOI?! Retour sur deux jours  qui ont changé l’Histoire.

A la Chapêêêêêêêêêêêlleuh

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Chapelle Numérique, ou l’Histoire de la Chapelle à portée de clic

CHAPNUMLOGO

Vous n’avez pas été sans remarquer, chers lecteurs, l’apparition au premier étage de la bibliothèque d’un étrange panonceau qui matérialise l’avènement de la Chapelle numérique.

Vous ne vous êtes probablement pas demandé de quoi il s’agit. La raison d’être de cet article est, cher lecteur, de répondre à votre manque criant de curiosité intellectuelle.

La Chapelle numérique est un fonds quartier.

Que dis-je! C’est une démarche philosophique. Un mode de vie ! Presque une religion. C’est la collecte et la mise en commun de ressources numérisées, libres de droits parce qu’elles sont tombées dans le domaine public ou parce que leurs auteurs en ont autorisé le partage.

La Chapelle numérique tente de rendre justice à un quartier qui présente plus de facettes que ne pourront jamais en compter toutes les boules du même nom. Ces collections numériques se doublent d’une collection physique, qui pour le moment vous abasourdira certainement plus par sa qualité que par son volume, et que vous pouvez retrouver précisément en dessous de l’étrange panonceau susmentionné, au premier étage de la bibliothèque.

Rapide tour d’horizon d’un fonds qui poursuit son irrésistible progression à l’instant même où vous lisez ces lignes.

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La recette miracle d’un partenariat réussi !

Ingrédients :

 Recette :

  • Se monter en association et lui donner le nom évocateur de Citératures : installer progressivement les enfants en littérature (en créant on fait des ratures) et inscrire la littérature dans la cité.
  • Se réunir une fois par mois dans une librairie de quartier pour monter des projets autour de la littérature jeunesse.
  • Inviter une auteur-illustratrice à travailler tout au long de l’année avec plusieurs classes mais aussi avec les adultes de l’association pour apprendre à créer des histoires.

AV

  • Se former (en dehors de son temps de travail !) à l’analyse d’albums, apprendre à conter et plein d’autres choses autour de l’album…
  • Proposer aux élèves des lectures à voix haute en librairie avec leurs parents le samedi matin régulièrement (les premières séances, les enseignants lisent puis les enfants prennent le relais)

 

  • Créer un livre avec un jeune illustrateur, qui sera donné à chaque enfant, vendu en librairie et empruntable à la bibliothèque.

 

  • Proposer des chocolats littéraires dans les classes car les élèves sont trop jeunes pour le café mais assez grand pour débattre sur les livres.
  • Organiser une grande fête à la bibliothèque avec l’exposition des travaux des élèves sur l’année, proposer des ateliers tout l’après-midi et inviter les parents de toutes les écoles.

 

Cabane

 

  • N’avoir jamais vu autant de monde au 2e étage de la bibliothèque !

 

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Bib’impro épisode 2 !

 Après 2 semaines d’une intolérable attente, le Bib’impro est revenu ! Jeudi soir à 17h30 ! Avec des visages connus et d’agréables nouveaux on a d’abord hélé des taxis. Puis, on a dû choisir notre camp (et le crier haut et fort) entre celui du ketchup et de la mayo, des pull-overs et des cols roulés, parce que c’est important les convictions dans la vie !

On a erré dans des églises et des gares, se fuyant et s’attirant, se saluant et se repoussant, tout en exprimant d’intenses émotions !

Puis on a de nouveau transféré notre énergie à l’aide d’ « IA » de « AI » et de « HOLD ON » retentissants ! On s’est envoyé des balles bleues, rouge, vertes et jaunes à la figure !

Un AI parfaitement maîtrisé enchaîné par un IA non moins prodigieux, un vrai maître de l'impro !

Un AI parfaitement maîtrisé enchaîné avec un IA non moins prodigieux, un vrai maître de l’impro !

On s’est demandé : « mais qu’est-ce que tu fais ? » question ô combien importante et qui a donné lieu à des réponses pour le moins… déconcertantes (« Je saute d’un hélicoptère en flammes ») !

Puis, à l’aide de photos, on s’est inventé des histoires ! Enfin, on a rejoué des tableaux célèbres et des villes romantiques avec nos corps (Croyez moi sur parole, jouer l’arc de triomphe fait très mal aux abdos…) !

Encore une très bonne séance de Bib’impro, on vous attend jeudi 19 pour de nouvelles folles aventures !

Citation de la semaine : « Avec le bib’impro, on oublie ses sanglots » Claude Simon.

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Sélectable de septembre: la Chapelle

À la Chapelle

Aristide Bruant – à la Chapelle, Gallica.bnf.fr

La première « Sélectable » de la bibliothèque est consacrée au quartier de la Chapelle.

Au fil des documents que nous vous avons sélectionnés, vous aurez peut-être l’occasion d’apprendre des choses sur le quartier que vous chérissez, qui avant d’être rattaché à Paris fût un village connu sous le nom de Chapelle-Sainte-Geneviève, Chapelle-Saint-Denis ou Chapelle-Franciade.

On se laissera conter les transformations du quartier qui nous habite, et notamment comment en une cinquantaine d’année la Chapelle Saint-Denis est passée d’une centaine d’âmes, à plus de 40000 habitants juste avant son annexion à Paris.

moulins de la chapelle

Extrait de la deuxième carte du Terrier de la maison St Lazare lès Paris, seigneurie de la Chapelle Saint-Denis [lieu dit les Couronnes] clos en 1780, Gallica.bnf.fr

On imaginera comment moulins et vignobles cédèrent peu à peu la place aux chemins de fer, usines et forges (Cordier) et aux flots d’ouvriers qui les accompagnaient (Louis), avant que ces mêmes entrepôts industriels n’en viennent à héberger des bâtiments HQE et des moustaches en guidon de vélo.

Bruant vous rappellera en chanson que Saint-Denis alimentait Paris en gaz via la Chapelle, refuge des « sans toit » de la capitale qui s’y retrouvaient pour se réchauffer les orteils.

On apprendra, dans les lignes de Bournon, que l’enclavement du quartier est une vieille histoire, et que bien avant l’arrivée des chemins de fer du Nord et de l’Est celui-ci était déjà strictement délimité par la rue des poissonniers à l’ouest et la rue d’Aubervilliers à l’est, qui marquaient respectivement les frontières du comté de Neuilly et du comté de Pantin.

Rendez-vous dès maintenant pour accéder à notre sélection de documents électroniques (à cette adresse).

Et rendez-vous le 10 Septembre à la bibliothèque pour une sélection de documents papier à emprunter avec votre carte de lecteur:

SELECTABLESlivres

 

 

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La Question du Jeudi #6

Mis en place sur notre page Facebook,  LA QUESTION DU JEUDI est notre nouveau rendez-vous hebdomadaire.
Toutes les semaines, nous vous proposerons une question (dont la réponse n’est pas forcément 42), qui vous permettra de découvrir l’envers du décor de la bibliothèque Václav Havel. Les réponses sont données sur notre blog pour le mardi suivant.

Retour sur notre sixième question.

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