Perdues de vue : les oeuvres street art du quartier !

Toujours en lien avec notre cycle cultures urbaines, on va s’intéresser aujourd’hui (et dans d’autres billets de blog à venir ) au street art dans notre beau quartier de la Chapelle qui a tant changé en si peu de temps ! Vous pouvez d’aillerus consulter d’anciennes photographies et des témoignages sur le quartier sur notre carte La Chapelle Numérique.

Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas ! que le coeur d’un mortel)

Ces vers de Baudelaire reflètent exactement la situation du street art dans le quartier de la Chapelle : remplie de fantômes ! En pleine mutation, notre charmant quartier se déleste de ces bâtisses vétustes, terrains vagues et autres endroits insalubres pour des logements flambants neufs ou des réhabilitations d’anciens bâtiments.

Juste à coté de la bibliothèque il y avait une magnifique oeuvre de l’artiste Vhils à la technique si particulière, sculptant sur des pans de murs délaissés des portraits. »Retirer pour révéler… » tel est son motto, redonner à ces murs gris devenus invisibles à nos yeux une place dans la cité.

et tout à coup, un mur vous regarde…

C’est au 2 rue de l’Evangile que nous allons trouver notre deuxième spectre : il s’agit d’une mosaïque d’Invader. Vous l’avez déjà croisé un peu partout dans Paris, voire dans d’autres villes : c’est une invasion ! En effet, le projet artistique et ludique d’Invader est de coloniser le monde (en commençant par Paris) à travers ses petits aliens tirés du jeu vidéo quasi-éponyme. Malheureusement les ravalements, voire les retraits par des amateurs éclairés ou non, ont petit à petit eu raison de ces charmants extra-terrestres dans la capitale.

La Chapelle envahie !

Et ce tigre féroce, en voie de disparition ? Les collages de Mosko et Associés ont égayé la rue Philippe de Girard pendant les projets de rénovation, ça a donné un bel ecosystème ! Une mission simple, mais juste : embellir la rue.

Dans la jungle de Mosko

Le nombre d’oeuvres détruites est innombrable, photographiez-les donc avant qu’elles ne disparaissent ! Et aussi envoyez-les nous à bibliotheque.vaclav-havel@paris.fr, pour alimenter la mémoire du quartier.

Et pour une sélection de livres et DVD sur le sujet dans nos rayons, c’est par là !

Share

Wikipédia à la bibliothèque, ou comment la Chapelle s’est vue dédier un éditathon (tonton).

Peut-être avez-vous croisé, il y a une dizaine de jours, au hasard de pérégrinations dans votre cher quartier, de drôles de touristes, qui équipés d’appareils photos avec des objectifs de trois mètres de long, qui badgés au pseudo Rogerdu80, qui parlant une novlangue séduisante et mystérieuse… Chers lecteurs, nous sommes à même de vous informer que vous avez croisé des wikipédiens !

Wikipedia tenait en effet chez nos voisins de l’auberge de jeunesse sa première convention annuelle francophone, les 20 et 21 août derniers.

Ce fut pour nous l’occasion (et quelle occasion) d’une part de rencontrer l’équipe de Wikimedia France, et d’autre part, grâce à leur aide, de mettre en place un éditathon sur deux jours à la bibliothèque. Un édiQUOI?! De QUOI?! A la QUOI?! Retour sur deux jours  qui ont changé l’Histoire.

A la Chapêêêêêêêêêêêlleuh

Lire la suite

Share

Chapelle Numérique, ou l’Histoire de la Chapelle à portée de clic

CHAPNUMLOGO

Vous n’avez pas été sans remarquer, chers lecteurs, l’apparition au premier étage de la bibliothèque d’un étrange panonceau qui matérialise l’avènement de la Chapelle numérique.

Vous ne vous êtes probablement pas demandé de quoi il s’agit. La raison d’être de cet article est, cher lecteur, de répondre à votre manque criant de curiosité intellectuelle.

La Chapelle numérique est un fonds quartier.

Que dis-je! C’est une démarche philosophique. Un mode de vie ! Presque une religion. C’est la collecte et la mise en commun de ressources numérisées, libres de droits parce qu’elles sont tombées dans le domaine public ou parce que leurs auteurs en ont autorisé le partage.

La Chapelle numérique tente de rendre justice à un quartier qui présente plus de facettes que ne pourront jamais en compter toutes les boules du même nom. Ces collections numériques se doublent d’une collection physique, qui pour le moment vous abasourdira certainement plus par sa qualité que par son volume, et que vous pouvez retrouver précisément en dessous de l’étrange panonceau susmentionné, au premier étage de la bibliothèque.

Rapide tour d’horizon d’un fonds qui poursuit son irrésistible progression à l’instant même où vous lisez ces lignes.

Lire la suite

Share

La recette miracle d’un partenariat réussi !

Ingrédients :

 Recette :

  • Se monter en association et lui donner le nom évocateur de Citératures : installer progressivement les enfants en littérature (en créant on fait des ratures) et inscrire la littérature dans la cité.
  • Se réunir une fois par mois dans une librairie de quartier pour monter des projets autour de la littérature jeunesse.
  • Inviter une auteur-illustratrice à travailler tout au long de l’année avec plusieurs classes mais aussi avec les adultes de l’association pour apprendre à créer des histoires.

AV

  • Se former (en dehors de son temps de travail !) à l’analyse d’albums, apprendre à conter et plein d’autres choses autour de l’album…
  • Proposer aux élèves des lectures à voix haute en librairie avec leurs parents le samedi matin régulièrement (les premières séances, les enseignants lisent puis les enfants prennent le relais)

 

  • Créer un livre avec un jeune illustrateur, qui sera donné à chaque enfant, vendu en librairie et empruntable à la bibliothèque.

 

  • Proposer des chocolats littéraires dans les classes car les élèves sont trop jeunes pour le café mais assez grand pour débattre sur les livres.
  • Organiser une grande fête à la bibliothèque avec l’exposition des travaux des élèves sur l’année, proposer des ateliers tout l’après-midi et inviter les parents de toutes les écoles.

 

Cabane

 

  • N’avoir jamais vu autant de monde au 2e étage de la bibliothèque !

 

cabane2

Share

Bib’impro épisode 2 !

 Après 2 semaines d’une intolérable attente, le Bib’impro est revenu ! Jeudi soir à 17h30 ! Avec des visages connus et d’agréables nouveaux on a d’abord hélé des taxis. Puis, on a dû choisir notre camp (et le crier haut et fort) entre celui du ketchup et de la mayo, des pull-overs et des cols roulés, parce que c’est important les convictions dans la vie !

On a erré dans des églises et des gares, se fuyant et s’attirant, se saluant et se repoussant, tout en exprimant d’intenses émotions !

Puis on a de nouveau transféré notre énergie à l’aide d’ « IA » de « AI » et de « HOLD ON » retentissants ! On s’est envoyé des balles bleues, rouge, vertes et jaunes à la figure !

Un AI parfaitement maîtrisé enchaîné par un IA non moins prodigieux, un vrai maître de l'impro !

Un AI parfaitement maîtrisé enchaîné avec un IA non moins prodigieux, un vrai maître de l’impro !

On s’est demandé : « mais qu’est-ce que tu fais ? » question ô combien importante et qui a donné lieu à des réponses pour le moins… déconcertantes (« Je saute d’un hélicoptère en flammes ») !

Puis, à l’aide de photos, on s’est inventé des histoires ! Enfin, on a rejoué des tableaux célèbres et des villes romantiques avec nos corps (Croyez moi sur parole, jouer l’arc de triomphe fait très mal aux abdos…) !

Encore une très bonne séance de Bib’impro, on vous attend jeudi 19 pour de nouvelles folles aventures !

Citation de la semaine : « Avec le bib’impro, on oublie ses sanglots » Claude Simon.

Share

Sélectable de septembre: la Chapelle

À la Chapelle

Aristide Bruant – à la Chapelle, Gallica.bnf.fr

La première « Sélectable » de la bibliothèque est consacrée au quartier de la Chapelle.

Au fil des documents que nous vous avons sélectionnés, vous aurez peut-être l’occasion d’apprendre des choses sur le quartier que vous chérissez, qui avant d’être rattaché à Paris fût un village connu sous le nom de Chapelle-Sainte-Geneviève, Chapelle-Saint-Denis ou Chapelle-Franciade.

On se laissera conter les transformations du quartier qui nous habite, et notamment comment en une cinquantaine d’année la Chapelle Saint-Denis est passée d’une centaine d’âmes, à plus de 40000 habitants juste avant son annexion à Paris.

moulins de la chapelle

Extrait de la deuxième carte du Terrier de la maison St Lazare lès Paris, seigneurie de la Chapelle Saint-Denis [lieu dit les Couronnes] clos en 1780, Gallica.bnf.fr

On imaginera comment moulins et vignobles cédèrent peu à peu la place aux chemins de fer, usines et forges (Cordier) et aux flots d’ouvriers qui les accompagnaient (Louis), avant que ces mêmes entrepôts industriels n’en viennent à héberger des bâtiments HQE et des moustaches en guidon de vélo.

Bruant vous rappellera en chanson que Saint-Denis alimentait Paris en gaz via la Chapelle, refuge des « sans toit » de la capitale qui s’y retrouvaient pour se réchauffer les orteils.

On apprendra, dans les lignes de Bournon, que l’enclavement du quartier est une vieille histoire, et que bien avant l’arrivée des chemins de fer du Nord et de l’Est celui-ci était déjà strictement délimité par la rue des poissonniers à l’ouest et la rue d’Aubervilliers à l’est, qui marquaient respectivement les frontières du comté de Neuilly et du comté de Pantin.

Rendez-vous dès maintenant pour accéder à notre sélection de documents électroniques (à cette adresse).

Et rendez-vous le 10 Septembre à la bibliothèque pour une sélection de documents papier à emprunter avec votre carte de lecteur:

SELECTABLESlivres

 

 

Share

La Question du Jeudi #6

Mis en place sur notre page Facebook,  LA QUESTION DU JEUDI est notre nouveau rendez-vous hebdomadaire.
Toutes les semaines, nous vous proposerons une question (dont la réponse n’est pas forcément 42), qui vous permettra de découvrir l’envers du décor de la bibliothèque Václav Havel. Les réponses sont données sur notre blog pour le mardi suivant.

Retour sur notre sixième question.

Lire la suite

Share